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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:38

KING NY (1)On peut ne pas être client de l’œuvre chaotique et brouillonne d’Abel Ferrara et béer d’admiration pour son « KING OF NEW YORK », un concentré de polar urbain, dont chaque revision révèle les ambiguïtés et les richesses.

Dès les premières séquences, le film mélange tout, fusionne les univers, mixe les milieux, KING NYtélescope les classes sociales, les ethnies. Les magistrats, les journalistes, les politiciens dînent avec les gangsters en toute familiarité, les filles sont faciles, la cocaïne coule à flots. Le caïd ‘Frank White’ n’a qu’un rêve : bâtir un hôpital pour les enfants déshérités, alors que les flics impuissants et frustrés se transforment en ‘vigilantes’ dont les méthodes sont dignes des escadrons de la mort. Et tant pis pour les dommages collatéraux ! Tout est brassé, inversé, déflagré, au rythme de la BO syncopée et des éruptions volcaniques de violence.

Enfer bleuté d’acier et de verre où se reflètent des lumières dorées, le New York de Ferrara ne ressemble pas à celui de Woody Allen, ni même à celui de Scorsese. Le film explore des zones obscures, des no man’s land rarement filmés où s’ébattent des grands fauves barbares, quel que soit le côté de la loi où ils se trouvent. Mais avant tout, « KING OF NEW YORK » comme l’indique son titre, est le portrait saisissant d’un gangster sortant de prison et reprenant possession de son territoire. Dès sa première apparition, Frank White apparaît comme un mort-vivant. Ou plutôt comme un « non-mort » : un vampire. Ce n’est certainement pas par hasard que Ferrara insère un extrait de « NOSFERATU » dans une scène. Le choix de Christopher Walken pour l’incarner est évidemment plus que judicieux. Blafard, les yeux morts, éteints, passant en une fraction de seconde de la jovialitéKING NY (2) juvénile à la brutalité la plus choquante, les cheveux dressés sur la tête, comme s’il avait survécu à la chaise électrique, Walken trouve un de ses plus grands rôles. Il électrise l’écran dès qu'il apparaît, en sachant rester totalement imprévisible du début à la fin, en parvenant à être fascinant sans jamais se montrer attachant ou susciter l’empathie. White est une vermine… Parmi les vermines. Mais le jeu de l’acteur comme possédé, un pied dans la tombe, laisse deviner l’être humain qu'il a dû être un jour, qu'il aurait pu être.

Regrettons seulement – et c'est un petit regret ! – que trop de dialogues soient improvisés KING NY (3)et manquent de substance, car certaines séquences s’en trouvent appauvries.

Les seconds rôles sont formidables : de David Caruso en jeune poulet enragé et haineux à Larry Fishburne en ‘gangsta’ ingérable, en passant par Wesley Snipes, Steve Buscemi et l’excellent Victor Argo dans un rôle de flic besogneux et taiseux, discret Némésis de White.

Chef-d’œuvre nocturne, cauchemardesque, « KING OF NEW YORK » est tellement primitif dans sa narration, si nihiliste et j’usquauboutiste dans son traitement, que quelques gros-plans du visage de Walken les yeux levés vers le ciel noir, laissent imaginer que tout le film n’est que le rêve/fantasme éveillé d’un homme en fait resté dans sa cellule.

Car comme tous les grands films uniques en leur genre, celui-ci laisse la porte ouverte à toutes les interprétations.

KING NY (4)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:05

CHARLEY DVD« 9 THRILLING HOURS » annonce sans complexe le boîtier « métal » d’une collection de DVD à sortir aux U.S.A. cet été. Oui, pas moins de neuf heures de Charles Bronson concentré ! Voilà qui ne peut que réjouir « WWW » comme vous l’imaginez. Les deux photos – avec et sans moustache – sont extraites de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » et « MAN WITH A CAMERA », ce qui ne laisse présager en rien du contenu du coffret.

Un rapide coup d’œil aux noms inscrits dessus confirme nos soupçons : Jill Ireland, Anthony Perkins, James Mason, Susan George… « and more » ! C'est encore une énième réédition-recyclage de films libres de droits comme « QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE », « DE LA PART DES COPAINS » ou « L’ANGE ET LE DÉMON », auxquels on a dû coller quelques épisodes de séries TV des années 50 pour colmater. Bien sûr, il arrive parfois que se glissent un inédit ou une rareté, mais c'est peu probable en l’occurrence.

Quoiqu’il en soit, cette sortie confirme l’incroyable pérennité de Bronson en tant que produit commercial. Il est un des seuls acteurs de cette génération à avoir régulièrement des coffrets DVD qui lui sont consacrés, des compilations de téléfilms, etc. Un jour, il faudra analyser le pourquoi de la chose !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:47

Thomas Mitchell fut un des plus grands ‘character actors’ du cinéma américain, aussi à l’aise dans les rôles de bons copains que dans les psychopathes.

Le grand public s’en souvient comme papa devenu fou de Scarlett dans « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », en ‘doc’ porté sur la bouteille dans « LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE », en oncle gaffeur dans « LA VIE EST BELLE ». Il faisait froid dans le dos en SDF jaloux et vicieux dans « LA PÉNICHE DE L’AMOUR », jouait Ned Buntline dans « BUFFALO BILL », le maire pleutre dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ». Un emploi qu'il reprit dans la série TV « MAYOR OF THE TOWN », en plus sympathique.

À noter que c'est lui qui créa le personnage de Columbo au théâtre.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 120 ans tout ronds. Happy birthday, Tom.

MITCHELL

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 17:51

Pour être tout à fait honnête, on s’attendait à un hommage foutraque et bordélique à la BADASS« HOBO WITH A SHOTGUN », concocté par des ‘geeks’ émules de Robert Rodriguez. Eh bien, bonne nouvelle : « BAD ASS », ce n’est pas du tout ça ! C'est beaucoup mieux. C'est un hommage, certes, mais qui a le bon goût (enfin... façon de parler !) d’être fait au premier degré, sans clin d’œil ou presque, avec un vrai respect du genre et surtout affichant une approche inédite de sa star Danny Trejo.

Celui-ci joue un loser, un viet vet laissé-pour-compte devenu vendeur de hot-dogs, qui devient une star du Web en cassant la gueule à deux voyous dans un bus. Pris au jeu, il va devenir un justicier dans la ville du 3ème âge et venger son vieux pote assassiné.

Le scénario est archi-classique, mais le portrait qui est fait du héros est réussi. Débarrassé de son aspect iconique caricatural, adouci par une grosse barbe, Trejo est filmé avec sympathie et même tendresse par son réalisateur et se révèle humain et drôle. L’auteurBADASS2 emprunte à « GRAN TORINO », « HARRY BROWN » et plus inattendu à « ROLLING THUNDER » (la main dans le broyeur). Il n’esquive pas l’inévitable clin d’œil à « DEATH WISH » : un flic surnomme Trejo ‘Charles Bronson’, comme il se doit. Mais l’essentiel n’est pas là. Il est dans le sérieux et l’émotion avec lesquels l’acteur incarne ce ‘Bad Ass’. Il faut l’avoir vu avec ses shorts, sa casquette de baseball, ses sourires timides avec sa jolie voisine. Plus les années passent, plus il fait penser à Anthony Quinn. D'ailleurs, dans une séquence, la musique reprend l’air de « ZORBA LE GREC ». Était-ce une filiation délibérée avec l’autre grand ‘chicano’ du cinéma U.S. ?

Cela reste de la série B simpliste et primitive, bien sûr, mais nullement honteuse et on sent que Craig Moss a tiré le maximum de son petit budget. Dans un cast homogène et bien dirigé, on aperçoit Ron Perlman en maire ripou et Charles S. Dutton qui affronte Trejo dans un duel de vieux titans particulièrement brutal.

Contre toute attente, « BAD ASS » est donc hautement recommandé par « WWW », parce qu'il ne prend pas le spectateur pour un abruti abreuvé de jeux vidéo, parce qu'il adopte le style visuel et narratif des films des seventies sans aucun passéisme et tout bêtement parce qu'il fait passer 1 H 30 de pure distraction, sans un soupçon d’ennui. Qui dit mieux ?

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 11:48

BATTLING ERNIE (1)La mort d’Ernest Borgnine a suscité une vive émotion parmi les cinéphiles et les médias se sont montrés étonnamment prolixes, surtout quand on pense qu'il s’agit d’un comédien nonagénaire de seconds rôles, dont les plus grands accomplissements datent déjà de plusieurs décennies. Mais ‘Ernie’ avait le don de se faire aimer et aussi de se rendre BATTLING ERNIE (2)inoubliable. D'ailleurs, la fréquentation du présent blog a fait un bond en avant, hier, dû à l’annonce de sa disparition.

« WWW » se devait de lui rendre un dernier hommage en parlant d’une particularité du brave Ernest : malgré ses kilos en trop, sa bedaine conquérante, sa silhouette balourde, l'homme n’a jamais rechigné à se bagarrer à l’écran. Et la plupart du temps, il effectuait lui-même les cascades avec une souplesse tout à fait surprenante. Cela commence par une castagne avec Monty Clift dans « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES », ensuite Ernie se bastonne à poings nus avec Sterling Hayden dans « JOHNNY GUITARE » et « QUAND LE CLAIRON SONNERA », avec Spencer Tracy dans « UN HOMME EST PASSÉ ». Dans « LA MAFIA » il a une bagarre sanglante avec un colosse, son affrontement avec Rod Taylor dans « CHUKA LE REDOUTABLE » est un point fort du film, il se chope Jim Brown dans « LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS », et se chamaille à coups de chaînes et de hache avec Lee Marvin dans « L’EMPEREUR DU NORD » alors qu'il n’était déjà plus un jeune homme.

BATTLING ERNIE

Il se calme avec l’arrivée des cheveux blancs, mais joue tout de même un ancien catcheur surnommé « M. Mort Blanche » dans un épisode de « MAGNUM ».

Sacré Ernie…

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:10

Ne cherchez pas : William Smithers est TOTALEMENT inconnu. C’en est même étonnant, quand on pense qu'il partagea la vedette du chef-d’œuvre « ATTAQUE ! » d’Aldrich avec Palance, Marvin et Eddie Albert, d’égal à égal et qu'il tint de nombreux rôles récurrents à la TV comme dans « PEYTON PLACE » ou « DALLAS » (pendant 50 épisodes).

On l’aperçoit en espion dans « SCORPIO », en garde du bagne dans « PAPILLON ».

Comédien sobre, effacé, ayant bien digéré les dogmes de l’Actors Studio, il fête aujourd'hui ses 85 ans. Happy birthday, Bill.

SMITHERS

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:14

GERIATRIC (1)« Il est méchant. Il est en colère. Il est vieux », annonce sobrement la ‘tagline’ sur la jaquette de l’édition française de « BAD ASS » qui vient de sortir chez 20Th Century Fox.

Et le look de l’ineffable Danny Trejo parcheminé comme un vieux cuir, batte de baseball à la main, prouve que GERIATRICl’accroche n’est sans doute pas mensongère. À presque 70 ans, ‘Machete’ aurait-il inventé le concept du justicier du 3ème âge ? Le ‘geriatric vigilante’ pour parler en v.o. ? Évidemment pas ! Il est l’héritier d’une tradition amorcée dans les seventies par John Wayne qui faisait encore le coup de feu à l’âge de la retraite et GERIATRIC (3)surtout par Charles Bronson qui après s’être montré crédible en vengeur urbain dans le premier « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », a continué de flinguer à tout-va bien après ses 75 ans.

Sir Michael Caine lui a repris le calibre des mains pour son superbe « HARRY BROWN » où lesGERIATRIC (2) auteurs poussaient le concept encore plus loin : si Bronson était censé avoir dix ans de moins que son âge réel dans « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT », Caine lui était bel et bien quasi-octogénaire et avait du mal à se déplacer.

L’exemple des deux papys défourailleurs fut bientôt suivi par un Rutger Hauer ridé et en net surpoids dans « HOBO WITH A SHOTGUN » où en SDF crasseux, l’ex-réplicant s’improvisait éradiqueur de voyous à coups de fusil à pompe.

Avec « AMERICAN GUN » et « GRAN TORINO », James Coburn et Clint Eastwood ont eux aussi effleuré le thème du grand-père justicier, sans réellement traiter le sujet à fond. Dommage ?

Quoiqu’il en soit, et avec l’espérance de vie qui ne cesse de s’allonger, il est probable qu’on n’a pas encore vu la fin de cette vague de films d’action rhumatisants voire grabataires, qui a au moins l’avantage de faire travailler de vieux acteurs qu’on aime et – cerise sur le gâteau ! – qui nous offre de temps en temps de vrais bons films.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:28

BORGNINE (1)

 

Originellement publié en janvier 2011.

 

D’origine italienne, typé par un surprenant physique de batracien, Ernest Borgnine a tendance à ses débuts à se voir catalogué dans des emplois de machos stupides se faisant casser la figure par le héros du film après l’avoir provoqué. C’est ainsi qu’Ernest se fait rosser par Gary Cooper dans « VERA CRUZ », Sterling Hayden dans « JOHNNY GUITARE »BORGNINE et Spencer Tracy dans « UN HOMME EST PASSÉ » dans des scènes curieusement similaires.

Le rôle-titre de « MARTY » où il est un boucher célibataire et complexé, lui rapporte l’Oscar. Un an plus tard, Borgnine reparaît (artificiellement vieilli pour être le mari de… Bette Davis) dans un film écrit par le même auteur Paddy Chayefsky : « LE REPAS DE NOCES » où il incarne un taxi mariant sa fille. Depuis, il a toujours alterné les rôles de brutes épaisses comme le sadique sergent ‘Gras-double’ de « TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES », avec les personnages plus attachants auxquels il prête sa rondeur rigolarde : l’officier soupçonné de communisme de « 3 BRAVE MEN ».

Bob Aldrich le fait beaucoup tourner : le bandit soupçonneux de « VERA CRUZ » donc, mais aussi un des passagers dans « LE VOL DU PHÉNIX », le général bon-enfant de « 12 SALOPARDS », le mogul dans « LE DÉMON DES FEMMES », le commissaire de « LA CITÉ DES DANGERS » et le chef de train bestial de « L’EMPEREUR DU NORD ».

Parmi ses rôles marquants : le caïd de « DANS LA GUEULE DU LOUP », l’entraîneur dans BORGNINE (2)« LES GLADIATEURS », le bandit dans « LES MASSACREURS DU KANSAS », le fermier Amish qui tue Lee Marvin d’un coup de fourche dans « LES INCONNUS DANS LA VILLE », l’acolyte d’Alan Ladd dans « L’OR DU HOLLANDAIS », le rancher jaloux de « L’HOMME DE NULLE-PART », le chef braillard dans « LES VIKINGS » où il se jette dans une fosse aux loups avec un entrain inimitable, le père de famille obsédé par son travail dans « THE RABBIT TRAP », le flic honnête de « LA MAFIA », le père de Tony Franciosa dans « VOLUPTÉ », un des premiers Chrétiens de « BARABBAS », le patron du studio dans « LA STATUETTE EN OR MASSIF », le sergent dévoué corps et âme à son supérieur dans « CHUKA LE REDOUTABLE ».

Sam Peckinpah offre à Borgnine son plus beau rôle avec Dutch, le second dévoué de William Holden dans « LA HORDE SAUVAGE » où l’acteur est à la fois humain et d’une violence sans pardon. L’acteur retrouve Peckinpah pour le moins enthousiasmant « CONVOI » où il est un shérif tenace.

BORGNINE (3)

On le revoit en flic marié à une prostituée dans « L’AVENTURE DU POSÉIDON », en rancher mexicain haineux dans le ‘spaghetti western’ « LES 4 DESPERADOS », en boss qui finit grignoté par les rats dans « WILLARD », dans le rôle comique d’un des frères dégénérés de « UN COLT POUR 3 SALOPARDS », en voleur de bourses dans « THE PRINCE AND THE PAUPER », en détrousseur de cadavres dans « LA POURSUITE SAUVAGE ».

Il est le démon cornu de « LA PLUIE DU DIABLE », le coiffeur justicier de « L’ORDRE ET LA LOI », le taxi collant de « NEW YORK 1997 », un des cosmonautes dans « LE TROU NOIR », le plouc dangereux de « LA FERME DE LA TERREUR », le commanditaire des mercenaires dans « NOM DE CODE : OIES SAUVAGES », le flic aveugle dans « LE JOUR DE LA FIN DU MONDE », il joue le parrain de « SPIKE OF BENSONHURST ». À ce propos, il est intéressant de savoir que lorsque « LE PARRAIN » fut mis en chantier, Borgnine fut envisagé dans le rôle de Don Corleone, d’autant qu’il était le choix des mafiosi questionnésBORGNINE (4) à ce sujet…

Borgnine apparaît dans deux ‘caméos’ non-mentionnés au générique : dans « HOLLYWOOD MISTRESS » où il tient son propre rôle puis en amiral dans « McHALE’S NAVY » tiré de la série TV dont il fut le héros trente ans plus tôt.

À noter qu’on revoit un Borgnine octogénaire, en ami de la tortue dans « MEL » et en homme de ménage dans « BIENVENUE À GATTACA » où son rôle a pratiquement disparu au montage. Le même réalisateur lui offre une apparition clin d'œil (en photo dans l’ordinateur, parmi les composantes de… la femme idéale !) dans « S1MØNE ».

Il prête sa voix à… un chien, dans le cartoon « ALL DOGS GO TO HEAVEN 2 » puis à un des jouets-mercenaires de « SMALL SOLDIERS ».

Ernest Borgnine apparaît en veuf dans le sketch de « 11/09/01 », réalisé par Sean Penn, en shérif infirme dans le film français « BLUEBERRY – L’EXPÉRIENCE SECRÈTE », il est l’archiviste de « RED ».

Tout compris, il compte plus de 500 titres à son palmarès.

À la TV, Borgnine est un officier de marine hilare dans la série « McHALE’S NAVY », un Basque dans « LA GRANDE CARAVANE », un shérif raciste se prenant d’amitié pour un Noir BORGNINE (5)dans « THE TRACKERS », un vagabond nommé shérif dans « SAM HILL : WHO KILLED THE MYSTERIOUS MR. FOSTER ? », le vieux soldat dans le remake de « À L’OUEST, RIEN DE NOUVEAU », le capitaine fantôme dans « THE GHOST OF FLIGHT 401 », un ermite – mais peut-être Dieu lui-même ! – dans « LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE », l’ex-catcheur dans « MAGNUM », le coéquipier du pilote dans la série « SUPERCOPTER ». Il reprend le rôle du général Worden créé dans « 12 SALOPARDS », dans la sequel « THE DIRTY DOZEN : THE NEXT MISSION », puis dans quelques téléfilms. Il apparaît dans le rôle de… Ernie, dans la copro française « LA MONTAGNE DE DIAMANTS ». À plus de 85 ans, on voit Borgnine en caïd sortant de prison dans un « DEMAIN À LA UNE », en mari d’une malade en phase terminale dans « URGENCES », en papy dans « UN GRAND-PÈRE POUR NOËL ».

Il est mort à l'âge de 95 ans, après une carrière et une vie bien remplies...

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 08:38

CHINAQui donc est ‘Hu Chang’ ? C'est le patron chinois d’un tripot à Shanghai, le « Dragon Vert ». Une crapule vénale qui n’a de cesse de mettre la main sur des pierres précieuses. Et alors, me direz-vous ? Pourquoi « WWW » s’intéresse-t-il à ce fourbe ? Mais parce qu'il s’agit du tout premier rôle au cinéma d’Ernest Borgnine qui nous a quittés hier ! Et qu’en plus, c'était apparemment un rôle assez central et important. Pour être plus précis, c'était son troisième tournage, mais le premier film à être sorti en salles.

Il s’agit de « CORSAIRE DE CHINE », une série B tournée en 1951 par Ray Nazzaro. Les vedettes (enfin – les têtes d’affiche, plutôt !) en étaient Jon Hall, Lisa Ferraday, Ron Randell, Douglas Kennedy. Parmi les seconds rôles, on reconnaît tout de même John Dehner, Philip Ahn, Angela Loo.

Aucun autre nom familier au générique. Le film dure 1 H 16, il est en noir & blanc. Dans ses mémoires, l’acteur en gardait un souvenir ému : « Ils me collaient des bandes adhésives pour étirer mes yeux. Je les portais pendant toute la journée. Je ne voyais foutrement pas où je mettais les pieds ».

Évidemment, tout ça n’a rien de particulièrement attractif pour un éditeur (ou même un acheteur, pour être tout à fait franc !), mais quoi, c'est le premier film d’Ernie. Et il joue un Chinois ! ON VEUT VOIR ÇA !!!

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 07:10

Il fallait bien que ça arrive un jour… Et 95 ans, c'est un bel âge, surtout quand on a profité de la vie comme lui. Mais tout de même, depuis le temps, à force, on avait fini par le croire immortel Ernest Borgnine.

Depuis ses rôles de ‘bad guys’ à son Oscar pour « MARTY » où il jouait un vieux garçon solitaire, jusqu'à « LA HORDE SAUVAGE » et tant d’autres classiques, Borgnine a occupé le terrain pendant presque 60 ans.

BORGNINE RIP

On pensera toujours à lui avec tendresse et aussi avec un sourire aux lèvres. Ce même sourire glouton aux dents de devant écartées qui fut sa signature. Espérons que ses quelques contemporains survivants comme Kirk Douglas ou Eli Wallach prennent bien soin d’eux ! R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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