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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:48

Disons-le tout net et n’y allons pas par quatre chemins : « EXPENDABLES » est un film qui gagne à être revu, en prenant du recul, en ayant oublié l’exceptionnelle attente qu'il avait suscité à l’époque de sa sortie en salles, la déception puis les sarcasmes qui accueillirent son EXP DSCexploitation et enfin la sale réputation qu'il a acquise en deux ans à peine.

Est-ce le recul qui le rend meilleur aujourd'hui ou alors les fameuses 13 minutes supplémentaires de ce « EXPENDABLES : EXTENDED DIRECTOR’S CUT » annoncé depuis longtemps ? Les deux, probablement. Car si on serait bien en peine de dire précisément ce qu’ont ajouté ces poignées de scènes et/ou de répliques, force est de reconnaître que le film fonctionne mieux, qu'il paraît moins syncopé, moins idiot et mieux bâti. À première vue, il semblerait que c'est le personnage de Jet-Li qui a le plus bénéficié de ce ‘redux’, mais qui aura le courage de revoir le montage original pour comparer ?

Le fait est qu’on peut – toute honte ravalée – prendre grand plaisir à la (re)vision de ce film qui s’inscrit dans la lignée des « 12 SALOPARDS », des « OIES SAUVAGES » et du génial « CHIENS DE GUERRE ». Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et s’être bien entendus, on trouve des répliques-culte (« Size matters ») et on a son soûl de gros fusils qui transforment tout en « sauce rouge et en gelée ». Encore une grande réplique !

Dans son introduction – tournée sur le plateau de la sequel – Stallone s’avoue content de ce remontage et considère que le film a « plus de cœur ». Du cœur, c'est peut-être beaucoup dire, mais il a certainement plus de « quelque chose », c'est indéniable.

Et à la fin, quand Jason Statham lance son gros couteau en direction de la caméra, on se surprend à penser qu’on serait bien envoyé le n°2 dans la foulée. C'est dire !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 12:05

INCOS stanwyck« ELEGY » est un des deux épisodes de la série « LES INCORRUPTIBLES », que Barbara Stanwyck tourna en ‘guest star’ dans le rôle du lieutenant Aggie Stewart du Bureau des Personnes Disparues de Chicago. Elle est d'ailleurs la vraie héroïne du téléfilm, Eliot Ness étant relégué à jouer les utilités de temps à autres. Mais quoi, on n’accueille pas la ‘Queen’ tous les jours !

Réalisé par Robert Butler, l’épisode montre le racketteur John Larch apprenant qu'il n’a plus que quelques semaines à vivre. Sa fille qu'il n’a pas vue depuis dix ans a disparu, aussi demande-t-il à Ness de la retrouver en échange de documents inestimables sur la mafia. Ness se tourne alors vers Miss Stanwyck. Le scénario suit la laborieuse enquête de terrain qui va l’amener dans les bas-fonds. La jeune femme est en effet devenue une « traînée » usée avant l’âge.

INCOS stanwyck (1)

Le film ne fait pas partie des meilleurs de la série, mais contient quelques moments d’émotion tout à fait inattendus, dus à l’époustouflante maîtrise de Stanwyck. Alors qu’on ne sait rien du passé de son personnage, qu'elle n’est censée être là que pour enquêter, interroger, fouiner, elle laisse filtrer des indices infimes par des yeux qui s’embuent à un moment inattendu, une voix qui se brise au milieu d’une phrase. Toute une histoire humaine qui se dessine en non-dits et en creux. Du Grand Art !

À ses côtés, de solides acteurs comme Ed Asner en co-équipier, Larch excellent et Peggy Ann Garner formidable en vieille gamine fanée et à la dérive. Son face à face avec Stanwyck dans une cafeteria vaut à lui seul qu’on voie l’épisode.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 09:43

« WWW » se devait de célébrer à sa façon le 14 juillet, à travers sa mascotte indéboulonnable, Charley Bronson, toujours sur le coup.

14 JULY

D’abord en rappelant que notre héros se nommait ‘Holland’ (sans « e » à la fin) dans « L’ENFER DE LA VIOLENCE » et en craignant bien que le président (celui avec un « e » à la fin) ne se retrouve une fois encore « PASSAGER DE LA PLUIE », lors des cérémonies officielles sur les Champs Élysées, pendant cet été particulièrement pourri.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 06:08

Nancy Olson est une comédienne des années 50, remarquée dans un emploi de ‘girl next door’ à la belle énergie. Elle est scénariste dans « BOULEVARD DU CRÉPUSCULE », témoin dans « MIDI, GARE CENTRALE » où elle retrouve son partenaire William Holden, épouse d’un soldat dans « LE CRI DE LA VICTOIRE » et elle achève sa discrète carrière à la télévision.

Aujourd'hui, elle fête ses 84 ans. Happy birthday, Nancy.

OLSON

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:35

INCOS marvin 3 (1)« A FIST OF FIVE », épisode de la 4ème et ultime saison de la série « LES INCORRUPTIBLES » possède un générique à faire pâlir de jalousie bien des longs-métrages : la réalisation est signée par rien moins que Ida Lupino et les ‘guest stars’ sont Lee Marvin, James Caan, Roy Thinness, Frank DeKova et Marianna Hill ! Excusez du peu.

C'est le 3ème et dernier film de la série où apparaît Marvin. Si les deux précédents étaient entièrement centrés sur son personnage, il n’est ici qu’un des nombreux protagonistes de l’histoire. Une bonne histoire par ailleurs, qui n’hésite pas à brouiller les cartes et à inverser les rôles avec une certaine perversion. Ainsi, Marvin flic irlandais honnête mais brutal, devient-il un odieux assassin et kidnappeur après avoir été démis de ses fonctions. Obsédé par un caïd impuni, il devient littéralement fou de haine et perd toute moralité, toute limite. Le caïd lui, joué par DeKova, est un voyou apparemment ignoble, mais on découvre qu'il aime passionnément sa femme infirme et s'apprête à prendre sa retraite. Rien n’est simple à Chicago !

INCOS marvin 3

C'est carré, rude et efficace à 100%, Eliot Ness est égal à lui-même : à un malfrat qui lui propose de goûter un melon, le ‘fed’ répond : « Je ne mange pas avec les porcs ». Ce qui s’appelle une réplique qui fait mouche ! Et il n’y a que Robert Stack pour la sortir avec une telle froideur, un tel mépris.

Si on regrette que Marvin ne soit pas plus présent à l’image, on se console avec Caan en frère arnaqueur au billard et le futur David Vincent en cadet entraîné malgré lui dans les malversations de son aîné. Vraiment de la belle télé haut-de-gamme.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE MARVIN
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:37

BALAFREÀ bien y regarder, « LE BALAFRÉ » n’avait pas suffisamment de matière pour faire un long-métrage : les rouages du scénario peinent à s’enclencher, les « comme par hasard » s’enchaînent de façon presque comique, les coups de théâtre sont téléphonés des heures à l’avance et le concept même de l’histoire « à chute » fait penser à un épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE » de 26 minutes. À part qu’ici, on a droit à 50 minutes de plus !BALAFRE (1)

La première vraie erreur est d’avoir donné le rôle de ce ‘tough guy’ implacable et tête brûlée à… Paul Henreid. Acteur fade et ennuyeux, jouant les amants passifs dans « UNE FEMME CHERCHE SON DESTIN » et les résistants cocus dans « CASABLANCA », il tient justement ici un rôle à la Bogart. Henreid, acteur civilisé et élégant s’il en fut, n’est absolument pas à sa place et plombe gravement le film. Mais il faut dire qu'il en était le producteur ! Qui d’autre aurait pensé à lui pour jouer ce dur-à-cuire ? Fort heureusement, il a en face de lui la roborative et sexy Joan Bennett, tout à fait délectable en secrétaire médicale blasée et revenue de tout, amoureuse sans vouloir le montrer, soumise mais rétive. Sa seule présence apporte un semblant de vie et d’énergie au film.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît les jeunes Henry Brandon en braqueur peu téméraire et Jack Webb en ‘torpedo’ maigrichon.

Les histoires de sosies ont toujours du mal à convaincre et celle-ci n’a même pas fait l’effort de trouver les petites touches qui l’auraient rendue à peu près crédible. On suit donc ce petit jeu d’ombres avec un ennui poli, on sourit à quelques bonnes idées (la photo tirée à l’envers) et on remarque que la toute fin a été carrément empruntée à… « PÉPÉ LE MOKO » ! Pour les fans de Joan Bennett, donc.

 

À NOTER : le film est connu sous les titres « HOLLOW TRIUMPH », « THE SCAR » et « THE MAN WHO MURDERED HIMSELF » !

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 09:34

Tiens ! Un petit private joke interblogs, pour fêter cette belle journée d’été !

Sur le blog de notre amie ‘Val’, notre facétieux camarade ‘Lemmy’ l’avait défiée de lui trouver une photo de John Wayne en short. Aujourd'hui, Val a fait de son mieux, s’est approchée de très près du graal : elle a bien trouvé un short et le ‘Duke’ sur la même photo, mais ce n’est pas lui qui le porte.

SHORT

Alors, toujours généreux et magnanime, « WWW » a fouillé dans sa caverne d’Ali Baba et dégotté la photo-culte : le jeune Marion Morrison (c'est son vrai nom) effectivement en short dans le très peu connu mais bien titré « GIRLS DEMAND EXCITMENT ».

What else ?

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 09:14

Tod Browning fut comédien au temps du Muet, mais c'est comme réalisateur qu'il a laissé une marque profonde dans l’Histoire du 7ème Art et du fantastique en particulier.

Il dirigea plusieurs fois Lon Chaney, signa le premier « DRACULA » avec Bela Lugosi, fit son chef-d’œuvre : « FREAKS – LA MONSTRUEUSE PARADE » dans la foulée, un film encore traumatisant quand on le revoit avec nos yeux blasés, sept décennies plus tard.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses… 132 ans ! Happy birthday, Mr Browning. Et comme disaient les ‘freaks’ : « You’re one of us ! One of us ! One of us ! One of us !!! ».

BROWNING

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:52

Étonnant de voir à quel point le taxi a jalonné le parcours de Robert De Niro. À ses débuts, il joua un ‘taxi driver’ schnouffé dans « JENNIFER ON MY MIND », ensuite, ce fut le « séminal » classique de Scorsese, plus récemment Robert Rodriguez lui adresse un amusant clin d’œil dans « MACHETE » et maintenant, ‘Bob’ âgé et blanchi, se retrouve chauffeur de taxi dans « BEING FLYNN ».

Inspiré d’une histoire vraie, le film relate les retrouvailles entre un jeune poète paumé et un père qu'il n’a jamais connu. Le premier travaille dans un centre d’hébergement pour SDF, le BEING FLYNNsecond y débarque parmi d’autres laissés-pour-compte du Rêve Américain. Il n’y a pas de scénario construit à proprement parler, on colle au personnage du jeune homme et à ses tourments intérieurs. À travers ses yeux, on découvre ce père monstrueux, « humain, trop humain ». On retrouve avec plaisir le De Niro qu’on aime : sans l’humour pachydermique, sans les grimaces. C'est un vrai rôle, qu'il remplit avec conviction, à tel point qu’on arrive à l’oublier complètement à partir d’un moment et à croire au personnage. Mythomane égotique, raciste, homophobe, imbu de lui-même, ce Flynn est un méprisable individu, mais De Niro parvient à lui insuffler une certaine grandeur shakespearienne et accepte de se clochardiser avec un manque de vanité que pourraient lui envier bien des jeunes comédiens. Face à lui, le très étrange Paul Dano est tout à fait crédible, avec sa mollesse naturelle, sa transparence chronique. Julianne Moore n’apparaît que sporadiquement et en flash-back, dans le rôle de la mère défunte. Ces ‘caméos’ frustrants commencent à devenir une fâcheuse habitude dans la carrière de la belle actrice ! On aperçoit le toujours remarquable Wes Studi qui dirige avec une calme fermeté le centre d’accueil.

« BEING FLYNN » n’est pas un grand fim, mais l’étude psychologique est rigoureuse, le scénario ne cède à aucun poncif hollywoodien, ni même au mélo facile. Quand enfin le fils lit le manuscrit de son père, ce « grand roman américain » qu'il a mis toute une vie à écrire, il n’y aura aucun miracle, aucune révélation, pas de ‘happy ending’ pour le raté velléitaire. Comme dans la vraie vie… Un film à ne pas voir un soir de déprime !

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:38

KING NY (1)On peut ne pas être client de l’œuvre chaotique et brouillonne d’Abel Ferrara et béer d’admiration pour son « KING OF NEW YORK », un concentré de polar urbain, dont chaque revision révèle les ambiguïtés et les richesses.

Dès les premières séquences, le film mélange tout, fusionne les univers, mixe les milieux, KING NYtélescope les classes sociales, les ethnies. Les magistrats, les journalistes, les politiciens dînent avec les gangsters en toute familiarité, les filles sont faciles, la cocaïne coule à flots. Le caïd ‘Frank White’ n’a qu’un rêve : bâtir un hôpital pour les enfants déshérités, alors que les flics impuissants et frustrés se transforment en ‘vigilantes’ dont les méthodes sont dignes des escadrons de la mort. Et tant pis pour les dommages collatéraux ! Tout est brassé, inversé, déflagré, au rythme de la BO syncopée et des éruptions volcaniques de violence.

Enfer bleuté d’acier et de verre où se reflètent des lumières dorées, le New York de Ferrara ne ressemble pas à celui de Woody Allen, ni même à celui de Scorsese. Le film explore des zones obscures, des no man’s land rarement filmés où s’ébattent des grands fauves barbares, quel que soit le côté de la loi où ils se trouvent. Mais avant tout, « KING OF NEW YORK » comme l’indique son titre, est le portrait saisissant d’un gangster sortant de prison et reprenant possession de son territoire. Dès sa première apparition, Frank White apparaît comme un mort-vivant. Ou plutôt comme un « non-mort » : un vampire. Ce n’est certainement pas par hasard que Ferrara insère un extrait de « NOSFERATU » dans une scène. Le choix de Christopher Walken pour l’incarner est évidemment plus que judicieux. Blafard, les yeux morts, éteints, passant en une fraction de seconde de la jovialitéKING NY (2) juvénile à la brutalité la plus choquante, les cheveux dressés sur la tête, comme s’il avait survécu à la chaise électrique, Walken trouve un de ses plus grands rôles. Il électrise l’écran dès qu'il apparaît, en sachant rester totalement imprévisible du début à la fin, en parvenant à être fascinant sans jamais se montrer attachant ou susciter l’empathie. White est une vermine… Parmi les vermines. Mais le jeu de l’acteur comme possédé, un pied dans la tombe, laisse deviner l’être humain qu'il a dû être un jour, qu'il aurait pu être.

Regrettons seulement – et c'est un petit regret ! – que trop de dialogues soient improvisés KING NY (3)et manquent de substance, car certaines séquences s’en trouvent appauvries.

Les seconds rôles sont formidables : de David Caruso en jeune poulet enragé et haineux à Larry Fishburne en ‘gangsta’ ingérable, en passant par Wesley Snipes, Steve Buscemi et l’excellent Victor Argo dans un rôle de flic besogneux et taiseux, discret Némésis de White.

Chef-d’œuvre nocturne, cauchemardesque, « KING OF NEW YORK » est tellement primitif dans sa narration, si nihiliste et j’usquauboutiste dans son traitement, que quelques gros-plans du visage de Walken les yeux levés vers le ciel noir, laissent imaginer que tout le film n’est que le rêve/fantasme éveillé d’un homme en fait resté dans sa cellule.

Car comme tous les grands films uniques en leur genre, celui-ci laisse la porte ouverte à toutes les interprétations.

KING NY (4)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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