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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 16:59

MAN ON FIRE (2)Tony Scott, qui vient de nous quitter, passait pour un bon faiseur de ‘blockbuster’', un ex-fils de pub surdoué pour l’image, soignant davantage le contenant que le contenu de ses MAN ON FIRE (1)films. Ce n’était pas tout à fait erroné et il n’a jamais atteint la notoriété de son frère aîné Ridley. Pourtant, s’il est un film et un seul, qui pourrait remettre ces affirmations en question, c'est bien « MAN ON FIRE ».

Basé sur un scénario en béton de Brian Helgeland, ce thriller est un véritable bijou dans son genre. Sans rien renier de ses excès et de son goût de la luxuriance visuelle, Scott signe un de ces films rarissimes qu’on peut revoir régulièrement, comme s’ils n’avaient pas révélé tous leurs secrets. Sec,MAN ON FIRE (4) rapide, sans une once de graisse, « MAN ON FIRE » prend néanmoins le temps d’installer ses personnages, de fouiller leurs relations, leur passé, avant de « libérer l’enfer » dans une seconde moitié apocalyptique, qui renvoie tous les films de ‘vigilantes’ à leurs chères études. Outre une maîtrise époustouflante du tournage à multiples caméras, une maestria dans la façon de trafiquer les images, de télescoper le montage, à la limite du compréhensible, Scott dirige magnifiquement son duo d’acteurs : Denzel Washington, épaissi, comme anesthésié par le remords et la tentation du suicide, compose un personnage d’une belle épaisseur humaine. Quant à la petite Dakota Fanning, alors en plein dans ses « années magiques », elle est d’une maturité presque dérangeante. Leur histoire d’amitié est totalement émouvante et crédible et justifie les MAN ON FIREdébordements de violence de la partie « vendetta ». Et il fallait qu'elles soient fortes leurs scènes ensemble, pour accepter une bombe enfoncée dans le rectum d’un ripou, des mains arrachées au fusil à pompe, des doigts coupés au couteau et cautérisés à l’allume-cigare, etc.

Baignant dans une ambiance mexicaine que le réalisateur connaît bien depuis son beau « REVENGE », « MAN ON FIRE » est un Grand-8 d’émotions diverses, allant du mélodrame à l’ultra- violence, saupoudré d’une pointe de religion et hanté par la Grande Faucheuse.

Autour de ses stars, Scott a réuni le gratin des acteurs U.S. : Christopher Walken en vieux pote retiré des voitures, Mickey Rourke en avocat pourri jusqu'à l’os, Giancarlo Giannini en flic ambigu et les belles Radha Mitchell et Rachel Ticotin, excellente en journaliste alliée à ‘Creasy’ dans sa croisade sanglante.

MAN ON FIRE (3)

Sous ses dehors de film d’action très seventies à la « ROLLING THUNDER », derrière son incessante pyrotechnie, le film dégage un charme étrange, une étincelle de vie et d’émotion brutes, qu'il serait difficile de nier.

En apprenant le suicide de Tony Scott, on ne peut qu’être extrêmement troublé par la fin de ‘Creasy’, dont le passage du monde des vivants à celui des morts, se fera… sur un pont. Perturbant…

 

À NOTER : le film est en fait la seconde adaptation du roman de A.J. Quinnell, après « MAN ON FIRE » (1987), réalisé par Élie Chouraqui, avec un cast (déjà) américain composé entre autres de Scott Glenn et Jade Malle.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:09

Au cours des années 70 et 80, Lee Marvin ne tourna finalement pas beaucoup. Empêtré dans un procès interminable avec son ex-compagne, accumulant les mauvais choix (après avoir renoncé à « LA HORDE SAUVAGE », il refusa quand même « LES DENTS DE LA MER » !), il perdit progressivement son statut de superstar et passa probablement à côté d’une fin de carrière à la Spencer Tracy.

Heureusement, deux grands films se détachent du lot : « MONTE WALSH » et « THE BIG RED ONE ».

AFFICHES LM SEVENTIES 1

AFFICHES LM SEVENTIES 2

AFFICHES LM SEVENTIES 3

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:00

Les sixties, c'est LA décennie de Lee Marvin. Après des années de télé, il revient avec quelques seconds rôles, puis s’impose grâce à un Oscar pour « CAT BALLOU », des films d’hommes et enfin une image de tueur froid.

On notera sur ses affiches une omniprésence des armes à feu et de l’U.S. Army. L’essence même de ‘Big Lee’.

AFFICHES LM SIXTIES 1

AFFICHES LM SIXTIES 2

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 08:27

Venu de la pub comme son frère Ridley, le britannique Tony Scott a réalisé une vingtaine de films au style volontiers flamboyant, n’hésitant jamais à pousser les limites jusqu'à l’illisibilité (« DOMINO »).

TSCOTT

Si « WWW » n’a jamais été sensible à ses ‘blockbusters’ les plus rentables, il a par contre une vraie tendresse pour des réussites plus mineures comme son premier film, le sensuel « LES PRÉDATEURS », le peckinpien « REVENGE », le jouissif « TRUE ROMANCE » et les remarquables « MAN ON FIRE » et « SPY GAMES ». Il vient de se donner la mort à l’âge de 68 ans. R.I.P.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 06:01

Theresa Saldana est une actrice des années 80, connue pour avoir créé une association après avoir été victime d’une agression.

On la remarque en épouse de Joe Pesci dans « RAGING BULL », en veuve d’un reporter dans « L’ENFER DE LA VIOLENCE », en sœur de la star dans le téléfilm ‘biopic’ « SOPHIA LOREN ». Elle tourne beaucoup pour la TV, où elle est en particulier la femme du commissaire Michael Chiklis dans la série « L’AS DE LA CRIME » pendant cinq saisons.

Aujourd'hui, elle fête ses 58 ans. Happy birthday, Theresa.

SALDANA

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 05:32

Au tour de Lee Marvin d’avoir sa postérographie exhaustive sur « WWW ».

Ses affiches des années 50 frappent, premièrement par leur laideur et deuxièmement, par l’absence quasi-totale de notre cher Lee sur les visuels. Même les films où il tient un rôle central comme « EIGHT IRON MEN » ou « RÈGLEMENT DE COMPTES » négligent d’utiliser son image. Dans ce dernier film, l’illustrateur U.S. pousse le vice à utiliser le corps de Marvin pour y coller la tête de Glenn Ford ! Nous en avons choisi une autre !

Il se rattrapera lors de la décennie suivante…

AFFICHES LM FIFTIES 1

AFFICHES LM FIFTIES 2

AFFICHES LM FIFTIES 3

AFFICHES LM FIFTIES 4

AFFICHES LM FIFTIES 5

AFFICHES LM FIFTIES 6

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:22

VOYAGE (1)« LE VOYAGE »  situé dans un contexte historique très précis, écrit avec un souci de l’unité de temps et de lieu, a quelque chose de théâtral dans son concept et la réalisation VOYAGEplatement illustrative d’Anatole Litvak le rapproche d’un téléfilm.

Malgré tout, et malgré aussi une longueur pas vraiment nécessaire, le film se laisse regarder sans déplaisir pour la richesse de son casting et la profondeur psychologique de ses personnages centraux. Deborah Kerr et Yul Brynner, le couple de « LE ROI ET MOI » sorti trois ans plus tôt, sont très à leur avantage dans des rôles bien dessinés et VOYAGE (2)évolutifs : elle en ‘lady’ au goût du sacrifice prononcé, jouant à merveille le « feu sous la glace », lui qui n’est jamais aussi crédible que lorsqu’il joue des Russes. En major impérieux et impénétrable, il a des moments inattendus : on le voit chanter sur des musiques traditionnelles, laisser filtrer de subtils changements d’humeur dans son regard toujours fixe et même devenir humain lorsque l’aventure s’achève. La séquence où elle vient s’offrir à lui, pour sauver ses VOYAGE (3)compagnons d’infortune est assez fascinante par la complexité des enjeux et des non-dits.

Autour du couple-vedette, d’excellents comédiens internationaux : Anne Jackson (Mme Eli Wallach à la ville), formidable en femme enceinte au bon sens populaire, Gérard Oury en délateur à fine moustache, Anouk Aimée en résistante hongroise farouche, le toujours savoureux Robert Morley en journaliste anglais. Dans sa première apparition au cinéma, Jason Robards est excellent en fugitif blessé, qui passe tout le film le visage livide, suant à grosses gouttes. La scène où on lui ôte une balle de l’épaule laisse deviner le grand acteur qu'il allait devenir par la suite. Pour la petite histoire, un des agaçants garçonnets yankees n’est autre que… Ron Howard !

Archi-classique dans sa forme, un peu scolaire dans son découpage, « LE VOYAGE » vaut malgré tout un coup d’œil, pour la beauté de ses décors de studio et pour l’alchimie générée par le couple Kerr-Brynner. La situation finale, même si au fond elle n’a pas grand-chose à voir, fait penser aux adieux de « CASABLANCA ».

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 08:08

Le scénario de « L’AGENCE TOUS RISQUES » est une sorte de prequel à la célèbre série de Stephen J. Cannell des années 80, décrivant la rencontre des quatre héros et l’origine de leur équipe de mercenaires.

On pense plutôt à une version tous-publics de « EXPENDABLES », allégée en muscles ATEAMhypertrophiés et en violence ‘gore’, et Liam Neeson semble s’inspirer davantage du Lee Marvin de « 12 SALOPARDS » que du George Peppard de la série TV, pour camper ce chien de guerre fumeur de havanes. L’humour et le second degré n’étant tout de même pas le fort de l’excellent Irlandais, la tonalité du film s’en trouve légèrement déséquilibrée. Entre le gros comique de ses acolytes et une volonté de « sérieux », le film oscille trop souvent et peine à trouver son identité.

Joe Carnahan est un bon réalisateur, mais il se laisse visiblement dépasser par la logistique de ce ‘blockbuster’ : trop de F/X numériques qui tuent dans l’œuf toute notion de danger ou de suspense, un télescopage de séquences d’action qui finissent par s’annuler, trop de personnages mal définis et surtout une durée inutilement excessive. Sur-monté (les séquences d’action sont trop souvent illisibles), sur-mixé, « L’AGENCE TOUS RISQUES » finit par lasser, alors même qu’on apprécie son humour et son ambiance générale.

Alors on appréciera le clin d’œil à Mr. T (le tatouage sur les phalanges de son successeur est un hommage direct à « ROCKY III : L’ŒIL DU TIGRE »), le ‘caméo’ final de Jon Hamm toujours aussi classieux et quelques références sympathiques (le méchant mexicain se nomme ‘Tuco’), mais tout cela est un peu noyé dans le bruit et la fureur, et quand arrive la fin, on a déjà pratiquement tout oublié de ce qu’on vient de voir – et d’entendre.

Quand le public arrivera-t-il à saturation de ces F/X de plus en plus élaborés, mais qui rendent les films impalpables, déconnectés de toute réalité au profit d’une abstraction absolue ? Ici, des bombes et des missiles explosent à quelques mètres des comédiens, sans les brûler ou même les faire sursauter.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 06:24

Diana Muldaur est une actrice de télévision des années 60 et 70, à la beauté austère, au visage intelligent. Au cinéma, on l’aperçoit dans « NUMBER ONE » au côté de Charlton Heston, elle apparaît dans le western « LE DERNIER TRAIN POUR FRISCO » et dans le beau « L’AUTRE ».

À la TV, elle a eu des rôles récurrents dans les séries « VIVRE LIBRE », « UN SHÉRIF À NEW YORK », « STAR TREK : LA NOUVELLE GÉNÉRATION » et « LA LOI DE LOS ANGELES ».

Aujourd'hui, elle fête ses 74 ans. Happy birthday, Diana.

MULDAUR

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:07

RIFIFIIl y a deux façons de visionner « DU RIFIFI À PANAME ». Soit en y cherchant un polar sérieux sur le gangstérisme et un vrai ‘film noir’ dans la grande tradition et là, dure est la chute ! Le scénario est une enfilade de clichés, de scènes figées et inertes, d’échanges de RIFIFI (3)répliques « ciselées » dans des bureaux, de balades touristiques interminables entre Paris, Tokyo et Londres.

Il n’y a pas vraiment de personnage principal : Jean Gabin n’est qu’un des protagonistes dans un rôle peu sympathique et Claudio Brook jouant le flic infiltré dans sa bande, n’a strictement aucune épaisseur ouRIFIFI (2) présence. Donc, on s’ennuie ferme et on s’endort dans un ronron pantouflard.

L’autre façon, c'est de prendre tout cela à la rigolade et de profiter de ce qu'il y a à prendre çà et là : le face à face inespéré entre « PÉPÉ LE MOKO » et l’ex-gangster de « SCARFACE », George Raft. Ils ne font rien de spectaculaire, à part discuter à n'en plus finir (en anglais), mais la rencontre est amusante. Et Raft finit même par faire sauter une pièce dans sa main, comme il le faisait dans le film de Hawks. On peut aussi rire franchement de certaines répliques en « argot de Saint-Ouen ». Ainsi, Marcel Bozzuffi est-il très drôle en garde-du-corps teigneux mais enjoué de Gabin, qui RIFIFI (1)prévient Brook : « Paulo, c'est pas d’hier que je l’pratique. Et il aime pas beaucoup qu’on vienne lui râper les bonbons ». On se demande à quoi servent les scènes complètement hors-sujet de Mireille Darc, en prostituée candide dans sa vénalité, à part ajouter un nom connu au générique. Claude Brasseur apparaît le temps de se faire « torturer » dans une scène hilarante d’inefficacité et Gert ‘Goldfinger’ Fröbe joue un malfrat finançant... la révolution cubaine ! Sans parler de la séquence à se tordre de rire où Gabin avoue à la toujours belle Nadja Tiller absolument raide-dingue de lui, qu'il « n’a plus le moral pour ces choses-là » et « qu'il leur reste ce qu'il y a de mieux : la tendresse ».

Tout cela est archaïque, poussif, poussiéreux, désuet, et cela devait déjà probablement l’être en 1966. Mais comment détester complètement un film où Gabin s’appelle ‘Paulo-les-Diams’ et ordonne à ses sibres d’aller lui « chercher le calibre dans la tire » ? Impossible…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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