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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:10

« LES QUATRE FILLES DU DOCTEUR MARCH » est la première adaptation parlante du roman de Louisa May Alcott, qui fut souvent porté à l’écran, que ce soit au cinéma ou à la télévision.

C'est le « chick flick » par excellence, l’édifiante histoire d’une famille privée d’hommes (partis 4 FILLESà la guerre de sécession) sur plusieurs années. Dire que cela a vieilli est un doux euphémisme ! Le ton angélique, la musique sirupeuse, les embrassades perpétuelles, les scènes éhontément mélodramatiques qui font aujourd'hui sourire : les adorables sœurettes qui offrent leur déjeuner à une famille nécessiteuse, la mort de la douce Beth, etc.

La réalisation purement illustrative de George Cukor ne fait rien pour alléger les choses et on finit par rendre les armes et par assister passivement à ce joli livre d’images aux décors somptueux, à la photo léchée et aux numéros d’actrices soigneusement préparés.

Bien sûr, il faut avaler le fait qu’à 26 ans, l’anguleuse Katharine Hepburn joue une adolescente qui en a bien dix de moins. Par la force des choses, elle en fait des tonnes, minaude et surjoue, comme ses partenaires d'ailleurs, qui restent sagement dans son4 FILLES (1) ombre. Même la jolie Joan Bennett, affublée d’une perruque blonde, n’a pas grand-chose à faire. À noter, pour la petite histoire que dans la version tournée quinze ans plus tard, c'est Liz Taylor qui reprendra le rôle de ‘Amy’. Et Joan Bennett jouera la mère de Liz dans « LE PÈRE DE LA MARIÉE » et sa sequel ! Filiation logique, donc…

Tout ceci pour dire qu'il faut être dans une bonne disposition d’esprit pour jouir pleinement de ce film empesé et balourd, qu'il faut ranger son esprit critique au placard devant le jeu d’un Douglass Kennedy excessivement bizarre dans le rôle du sympathique voisin ‘Laurie’ et qu'il est fort probable que pour une fois, la nécessité de faire des remakes était justifiée.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:36

Anne Jackson a toujours privilégié la scène à l’écran, qu'il soit grand ou petit, et  n’a tourné qu’une modeste soixantaine de films et téléfilms. Elle est surtout connue pour être la femme depuis… toujours du grand Eli Wallach aux côtés duquel elle a énormément travaillé.

On se souvient de son sourire joyeux et de son œil qui frise dans « LE VOYAGE » en touriste enceinte, en mairesse dans « UN BEAU SALAUD », en médecin dans une séquence uniquement visible dans la version U.S. de « SHINING » et plus récemment en mourante dans un poignant épisode de « URGENCES », aux côtés d’Eli Wallach.

Aujourd'hui, elle fête ses 86 ans. Happy birthday, Anne.

JACKSON

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 16:54

COMPULSION (2)Inspiré de faits réels qui furent déjà à l’origine de « LA CORDE » d’Hitchcock, « LE GÉNIE DU MAL » relate le meurtre gratuit d’un jeune garçon perpétré par deux étudiants pervers, juste pour le plaisir d’accomplir un crime parfait.

Dès les premières scènes, la maîtrise de Richard Fleischer est aveuglante : noir & blanc de compétition, fabuleuse utilisation du format Scope, rythme haletant, tout s’accorde pour COMPULSIONcaptiver. Du moins, pendant la première heure. Avec l’arrivée de l’avocat des deux assassins, joué par un Orson Welles trop grimé et affublé d’un faux nez, tout bascule. L’énormeCOMPULSION (1) bonhomme s’accapare subitement le film, vampirise tout et tout le monde, éclipse ses partenaires et même le scénario, pour transformer le film en ‘one man show’. Sa plaidoirie dévie même le récit de sa trajectoire, puisque c'est un (admirable) pamphlet contre la peine de mort. Mais de façon très générale, à peine adaptée à ses clients. D'ailleurs, à partir de là, ceux-ci ne font plus que de la figuration dans la salle d’audience. Ce déséquilibre nuit énormément au « GÉNIE DU MAL », qui jusque-là avait maintenu une formidable tension, une complexité inouïe pour un film de cette époque et posait des questions fondamentales sur la nature du Mal, le sort qu'il faut réserver à des sociopathes a priori irrécupérables et même sur… Nietzsche !

On garde donc – et c'est rageant – un sentiment mitigé sur une œuvre qui s’annonçait COMPULSION (3)comme un chef-d’œuvre du film criminel.

Saluons la direction d’acteurs, tout particulièrement l’emploi fait de Bradford Dillman et Dean Stockwell (qui évoque un Montgomery Clift encore plus torturé), jouant les amis-jumeaux aux relations plus qu’ambiguës avec une authenticité effrayante. Et aussi le toujours fiable E.G. Marshall parfait en procureur roué et intuitif.

Le dernier plan entre l’avocat et ses deux clients odieux, pas même effleurés par le remords, fait encore plus regretter l’absence pratiquement totale d’un dialogue entre eux, avant le procès. Là était vraiment le sujet !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 07:09

« ON NE MEURT QUE DEUX FOIS » est le dernier film dialogué par Michel Audiard et il clôt la trilogie policière qu'il signa pour Michel Serrault, après « GARDE À VUE » et « MORTELLE RANDONNÉE ». Malgré le talent incontestable de Jacques Deray, ce film-là n’est pas tout à fait du même tonneau pour diverses raisons. Le scénario d’abord, tiré d’une Série Noire de 2 FOISl’Anglais Robin Cook, dont la trame est d’une extrême simplicité : oui, les coupables sont bien ceux qu’on soupçonnait dès la première séquence et les fausses pistes ne se donnent même pas la peine d’être crédibles ! La mise en scène ensuite, très (trop)     académique et finalement l’image trop éclairée, ôtant tout mystère ou ambiguïté à l’atmosphère et aux décors.

Ce qui frappe dans ce polar « vénéneux », c'est à quel point il n’existe que par et pour Audiard, dont quelques saillies sur la mort sont aussi brillantes que désespérées et qui délaisse les « bons mots » qui ont fait sa gloire, pour un ton lugubre, d’une lucidité frisant l’amertume absolue. Il trouve un porte-parole idéal en la personne de Serrault qui se promène de scène en scène avec aisance et facilité, sans jamais toutefois retrouver l’intensité et la folie dont il avait fait preuve chez Claude Miller. Il n’est pas très bien entouré, il faut bien le dire, par un cast sous-employé (Jean-Pierre Darroussin) ou mal à l'aise (Charlotte Rampling) ou bizarrement distribué (Xavier Deluc). Seuls ses face à face avec Jean-Pierre Bacri délectable en barman résigné et chaleureux, sont à la hauteur des espérances et font regretter leur rareté.

On ne sait pas trop ce qui cloche dans « ON NE MEURT QUE DEUX FOIS », une trop grande dichotomie entre la forme et le fond, peut-être, une certaine complaisance dans le ton « décalé »… Toujours est-il que pour un ‘film noir’ basé sur la perversion et l’obsession, il ne possède pas 10% du pouvoir de fascination qu’on pouvait trouver dans le moins ostensible « LA PISCINE » que le même Deray tourna quinze ans plus tôt. Dommage…

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 18:07

Il y a des films – assez rares – tellement denses, intenses, hors des normes et de la morale, qu’on ne sait pas par quel bout les prendre. « LADY VENGEANCE » en fait partie, c’en est même le parfait exemple.

Comme tous les films venus de Corée, celui-ci dépayse dès ses premières images, nous prive LADY Vdu confort d’une narration ultra-codée par le cinéma américain, pour nous entraîner presque de force, dans un monde âpre, brutal, toujours à l’extrême limite de l’onirisme et du fantasme.

Le scénario est très déroutant, commençant comme un film de prison, se mâtinant de polar, de mélodrame pour s’achever dans son dernier tiers en massacre cathartique stupéfiant, voire traumatisant. La trame dramatique en est d'ailleurs très simple et connue puisqu’elle s’inspire (volontairement ?) de celle du « CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS » d’Agatha Christie.

Mais Chan-wook Park est loin de traiter son sujet « à l’Anglaise » ! La confrontation finale entre le tueur d’enfants, abject animal humain et les familles de ses victimes est terriblement perturbante. Les auteurs frisent la manipulation, en nous montrant au préalable les vidéos des gamins terrorisés, en larmes, leur exécution atroce. Comment ensuite, ne pas donner raison à ceux qui veulent se rendre justice eux-mêmes ? Heureusement, on n’est pas chez l’Oncle Sam et ici, rien n’est aussi manichéen. Les « vengeurs » improvisés ne sont pas des saints et tout en accomplissant leur vendetta, ils n’oublient pas de réclamer l’argent des rançons et de laisser leur RIB !

Dans le rôle-titre, Yeong-ae Lee est prodigieuse. Le visage marmoréen, le sourire inquiétant, le regard toujours au bord de l’abime, elle crée un personnage fascinant et pathétique, qu'elle a l’intelligence de ne pas iconiser en créature de BD. Cet ange de la vengeance est une femme détruite, rongée, foutue, qu’un dernier plan bouleversant condamne à l’errance.

Un chef-d’œuvre ? Il faut déjà se remettre du voyage avant de trancher !

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:03

LIENSL’œuvre littéraire de Jim Thompson a inspiré des films aussi différents que « GUET-APENS » de Peckinpah, « SÉRIE NOIRE » et « COUP DE TORCHON » en France et plus LIENS (3)récemment « THE KILLER INSIDE ME ». Pape du ‘noir’, l’auteur est également à l’origine du moins connu « LIENS SECRETS ».

C'est un très curieux produit, situé dans les années 50 et tout imprégné d’une vieille mythologie hollywoodienne : Billy Zane ressemble au jeune Brando (c'est même signalé dans leLIENS (2) dialogue !), Gina Gershon évoque Ava Gardner et ils jouent des jumeaux aux relations ambiguës. À vrai dire, avec sa voix ‘off’ ininterrompue, sa musique qui enrobe toutes les scènes, ses plans systématiquement « à effet », son érotisme chic et ses volutes de cigarette, « LIENS SECRETS » fait songer à une très longue pub ou un clip musical en hommage au polar de l’Âge d’Or. Ce n’est pas toujours passionnant, puisqu’il nous est interdit de ressentir la moindre émotion ou intérêt pour les LIENS (1)personnages, mais le soin apporté à l’image, au mixage, aux cadrages, finit par hypnotiser.

Jadis révélé par « CALME BLANC », Zane – également producteur du film – a déçu par la suite. Il trouve ici un de ses meilleurs rôles, au point qu'il est difficile d’imaginer quelqu’un d’autre à sa place. Gershon n’a pas un rôle suffisamment développé pour s’imposer vraiment et se fait un peu éclipser par la toujours sublime Sheryl Lee, jouant un rôle compliqué de fliquette frustrée et accro au sexe « hard ».

« LIENS SECRETS » n’est pas vraiment un ‘film noir’, ni même un néo-polar, c'est une sorte d’hommage visuel au genre tout entier, fait avec goût et un évident sens de l’image. Une curiosité…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 05:42

George Maharis est un jeune premier des années 60, séduisant et tourmenté, qui fut un des deux héros de l’excellente série TV « ROUTE 66 » en tandem avec Martin Milner.

On l’a vu en Israélien dans « EXODUS », dans les westerns « LA HAINE DES DESPERADOS » et « L’OUEST EN FEU » et dans le téléfilm « QU’EST-IL ARRIVÉ AU BÉBÉ DE ROSEMARY » où il reprend le rôle créé par John Cassavetes dans le chef-d’œuvre de Polanski.

Aujourd'hui, il fête ses 84 ans. Happy birthday, George.

MAHARIS

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 05:17

Un autre petit hommage-clin d’œil à notre mascotte Charles Bronson, dont « WWW » EBERTdéplorait récemment le décès, il y a déjà neuf ans. Il s’agit d’une brève rencontre sur le plateau de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » en 1974, entre le grand critique Roger Ebert et l’acteur. Celui-ci se montre distant et rétif, refuse d’adresser la parole au journaliste (venu expressément pour l’interviewer, tout de même !).

Finalement, il accepte de communiquer et pendant l’échange, Ebert lui demande pourquoi il refuse de discuter de ses rôles avant les tournages. Trouve-t-il cela plus difficile ? Réponse de Charley : « Ça n’a rien à voir avec le fait de jouer un rôle. C'est juste que je n’aime pas parler, c'est tout ».

« Pourquoi ? » insiste Ebert.

« Parce que je m’intéresse plus à mes propres pensées qu’à celles des autres », répond Bronson. « Ça ne me dérange pas de répondre à des questions. Mais quand il s’agit d’une conversation, je me transforme en une paire d’oreilles ».

C'est pour ça qu'il nous manque, Charley !

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 16:01

La première saison de « MAD DOGS » nous avait ravis par sa maîtrise et son culot, un an plus tard, la seconde (même s’il est difficile de parler de « saison » quand on n’a droit qu’à 4 épisodes de 43 minutes !) reprend très précisément là où s’achevait la précédente.

C'est la même chose donc, mais pas tout à fait. Visuellement déjà, la réalisation est moinsMAD DOGS 2 chargée, l’image moins bidouillée, plus réaliste. Disons que si la 1ère saison était une sorte d’orgie alcoolisée aux couleurs saturées, la seconde est plutôt la gueule de bois carabinée qui s’ensuit.

Nos quatre copains continuent de s’embourber dans un engrenage de trouille, de violence, dont ils ne voient pas l’issue. D’heure en heure, ils tombent de charybde en scylla. De la vieille femme pratiquant la santeria, jusqu'aux tueurs jumeaux, en passant par le caïd local, ils sont embarqués dans une folle épopée à Ibiza. Quand les touristes s’amusent, eux sont obligés de fabriquer des pilules d’ecstasy, passent leurs journées à cavaler, une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Leur longue quête d’argent pour rembourser leur dette à la pègre, finit par être réellement stressante !

Les quatre acteurs principaux habitent littéralement leurs rôles comme des secondes peaux. On ne se rend même plus compte qu'ils sont excellents, tant on les identifie aux personnages. À leurs côtés, la très ravissante Leticia Dolera tient un rôle ambigu et attachant et on a le bonheur de retrouver David Warner en très grande forme, en narcotrafiquant plus qu’inquiétant, malgré son look de retraité en villégiature.

La fin ouverte nous promet une 3ème saison au Maroc. Espérons que les auteurs sauront maintenir ce niveau de qualité et ne pas céder au systématisme. À suivre…

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:50

Jacques Tourneur fut un maître du fantastique allusif. Son père Maurice, quand il s’essaie au genre avec « LA MAIN DU DIABLE » opte pour une optique radicalement opposée : le « poétique » revendiqué à la Cocteau, en adaptant un texte faustien de Gérard de Nerval.

Le film a une excellente réputation et il demeure un des rares exemples de réussite française dans le fantastique. Ce n’est pas le modeste « WWW » qui va démolir cette aura, mais force est de reconnaître qu’on n’est pas obligé d’adhérer à cette approche. C'est extrêmement bavard, d’une naïveté parfois confondante, la direction d’acteurs part en tous sens : il faut avoir vu Noël Roquevert en restaurateur italien exalté ! Et le jeu de Pierre Fresnay semble souvent à côté de la plaque, voire illogique. Et que dire de cette confrontation finale entre celui-ci et les fantômes des anciens propriétaires du talisman ? C'est d’un kitsch achevé.

MAIN DIABLE

Alors bien sûr, il faut replacer le film dans son contexte, admettre qu'il a essuyé les plâtres dans un genre alors bien peu exploré, qu'il pâtit probablement d’avoir été tourné en pleine occupation allemande. La photo est souvent magnifique et la grande réussite de Tourneur est sa vision du Diable : un petit bonhomme replet au sourire mielleux, au physique d’huissier de province, qui vient chercher les âmes comme d’autres collectent les impayés. Palau offre – et de loin – la meilleure interprétation du film.

 Que dire de plus ? Ne pas apprécier « LA MAIN DU DIABLE », c'est presque aussi sacrilège que d’avouer qu’on s’ennuie à la vision de « CITIZEN KANE ».

Donc, à chacun de se faire une opinion.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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