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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 05:24

Acteur de théâtre au physique austère, au jeu sobre, Philip Baker Hall apparaît au début des seventies en prêtre dans « COWARDS » puis une décennie plus tard dans le rôle de Richard Nixon dans « SECRET HONOR » dont il est l’unique interprète.

On l’aperçoit en médecin dans « DÉTECTIVE COMME BOGART », en commissaire dans un plan de « S.O.S. FANTÔMES 2 », en inspecteur du fisc dans « UN MONDE POUR NOUS », en avocat du mafieux dans « MIDNIGHT RUN », en père asthmatique dans « KISS OF DEATH », en citoyen justicier dans « AU-DELÀ DES LOIS ».

On le redécouvre grâce à son personnage de joueur dans « HARD EIGHT » où il a l’autorité d’un grand premier rôle, et le même réalisateur le réutilise en financier tout-puissant du porno dans « BOOGIE NIGHTS » et en présentateur télé en fin de course dans « MAGNOLIA » où Hall est extraordinaire.

Il tourne alors de plus en plus : il est directeur de la chaîne de « THE TRUMAN SHOW », commissaire dans « RUSH HOUR », shérif dans « PSYCHO », patron de la firme d’avocats de « ENNEMI D’ÉTAT », détective privé à la fin du « TALENTUEUX M. RIPLEY », ex-militaire et père de Tommy Lee Jones dans « L’ENFER DU DEVOIR », prêtre satanique dans « LES ÂMES PERDUES », politicien usé dans « MANIPULATIONS », prêtre dans le remake de « AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE ».

BAKER HALL

Il apparaît non-mentionné au générique de « ROCK », en officiel et de « RUSH HOUR 3 » où il reprend son rôle de commissaire.

À la TV, on le voit dans le rôle de Sam Gochernour dans « 1000 HEROES ». Il est parfaitement casté dans le rôle d’Onassis dans « JACKIE » et apparaît régulièrement dans la série « SEINFELD ». Il est sénateur dans « À LA MAISON BLANCHE », milliardaire dominateur dans un « FBI—PORTÉS DISPARUS ».

Aujourd'hui, il fête ses 81 ans. Happy birthday, Philip.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 16:15

SANS ISSUELes films des années 80 et tout particulièrement les films d’action, sont ceux qui ont le plus mal vieilli, toutes décennies confondues. Question de rythme, de look, de musique, de SANS ISSUE (3)coiffures, de technologie… Rares sont ceux qui aujourd'hui échappent au ridicule et au kitsch.

À tout prendre, « SANS ISSUE » ne s’en sort pas trop mal, même s’il faut une bonne dose d’indulgence pour supporter ses brushings abominables, sa BO de discothèque et le manque évident de travail sur le scénario. Celui-ci estSANS ISSUE (1) pourtant signé de notre cher John Carpenter ! Mais quand on voit le héros, un voleur ultra-qualifié, surveiller un immeuble et prendre des notes, on s’attend à des coordonnées savantes, des calculs compliqués. En fait, il a simplement écrit sur un bloc : « gardes, alarmes, caméras » ! Et tout le reste est à l’avenant. On est loin des orgies informatiques de la ‘franchise’ des « MISSION : IMPOSSIBLE » à laquelle ce film fait penser, en très embryonnaire.

Tommy Lee Jones, très à l’aise, joue un personnage très ‘carpenterien’ de solitaire taiseux SANS ISSUE (2)et venu de nulle part, transposition des pistoleros de westerns cher à l’auteur. Il y ajoute un humour bienvenu, un physique surprenant pour l’époque et une réelle présence à l’image. Face à lui, Linda Hamilton manque un peu de ‘peps’ dans un rôle de voleuse de voitures caractérielle. Robert Vaughn joue le méchant avec la distance nécessaire du vieux pro qui a déjà joué ce rôle-là des dizaines de fois. Et on reconnaît des seconds rôles de l’ancienne génération comme Keenan Wynn et Richard Jaeckel.

La réalisation de Harley Cockliss est au mieux honnêtement télévisuelle, mais il filme ses acteurs avec soin et se sort plutôt bien du morceau de bravoure final, montrant une voiture supersonique – enfin, plus ou moins ! – volant littéralement d’un immeuble à l’autre.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 07:42

« INDIAN PALACE » s’inscrit dans la tradition de ces comédies anglaises douces-amères, qui partent du postulat de départ le plus déprimant possible, pour laisser progressivement filtrer une lueur d’espoir et de joie de vivre. Lueur le plus souvent générée par la chaleur humaine et l’entraide.

Ici, plusieurs retraités partent en Inde pour finir leurs jours dans un hôtel de luxe pour personnes âgées. Hélas, à l’arrivée, ils débarquent dans un vieux palais décrépit, en ruines et se retrouvent face à leur solitude et leur précarité.

Luxueusement produit, le film réalisé avec efficacité par John Madden, ne s’est privé de rien INDIANcôté casting. C'est la « crème de la crème » de la scène anglaise qui s’est réunie pour l’occasion. Ces immenses comédiens sont pour 90% dans le bonheur que procure ce film un peu trop calibré pour plaire (les anglo-saxons appellent ce genre de films des ‘crowd pleasers’, qu’on pourrait traduire par des ‘flatteurs de foules’), mais parsemé d’instants authentiquement émouvants et/ou jubilatoires. Il faudra fermer les yeux sur certains personnages beaucoup trop caricaturaux comme le jeune directeur du palace et de façon générale sur un scénario tellement vissé et symétrique, qu'il bloque toute possibilité de surprise.

De la magnifique distribution se détachent Judi Dench, bouleversante comme elle l’a rarement été, Tom Wilkinson qui se sort avec les honneurs d’un rôle que seul son métier et sa sensibilité rendent crédible, le toujours délectable Bill Nighy. Mais le bonus du film, c'est la merveilleuse Maggie Smith, extraordinairement drôle, qui maîtrise un cabotinage millimétré, pour créer un joli personnage de vieille fille aigrie et raciste, gagnée peu à peu par les charmes du pays et de son peuple. Un délice !

« INDIAN PALACE », malgré une durée de deux heures quelque peu exagérée, est un produit ‘made in Britain’ dont on aurait tort de se priver par les (tristounets) temps qui courent.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 05:45

Jane Greer a marqué l’Histoire du 7ème Art pour un seul rôle : celui de la séduisante et toxique sociopathe dans « LA GRIFFE DU PASSÉ ». Un personnage tellement marquant, qu'elle apparaîtra brièvement dans « CONTRE TOUTE ATTENTE », le remake du film.

On la revoit dans « LE PRISONNIER DE ZENDA », en journaliste dans « LA COURSE AU SOLEIL », en fiancée de ‘Coop’ dans « LA MARINE EST DANS LE LAC », en épouse de Lon Chaney dans « L'HOMME AUX MILLE VISAGES » et bien plus tard dans quelques épisodes de la série « MYSTÈRES À TWIN PEAKS ».

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 88 ans. Happy birthday, Jane.

GREER

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 16:55

PROUD MEN (1)Réalisé par le compétent William A. Graham, « PROUD MEN » est un remarquable téléfilm qui offre à Charlton Heston le meilleur rôle de sa fin de carrière et un de ses personnages les moins monolithiques.

Installé en France, un photographe (Peter Strauss) apprend que son père rancher qu'il n’a pas vu depuis quinze ans, va bientôt mourir. À la demande de sa mère, il revient au pays. Mais son père lui en veut toujours d’avoir déserté pendant la guerre du Vietnam et les retrouvailles ne sont pas tendres.

Après bien sûr, c'est la lente et difficile évolution de leur relation, qui va aboutir à la réconciliation in extremis. Malgré ce scénario sans surprise, on est accroché et même ému par ce film rugueux et intelligent, qui n’esquive pas le cliché, mais fouille les rapports père-fils avec finesse et ne prend parti pour aucun des deux hommes. Sous ses allures d’homme de l'Ouest à l’ancienne, taillé dans le roc du mont Rushmore, Heston compose un personnage étonnamment attachant, fragilisé par l’âge et la maladie, ébranlé dans ses certitudes et trop orgueilleux pour accorder son pardon. Face à lui, le toujours excellent Peter Strauss est parfaitement distribué dans le rôle de son fils unique, digne et courageux. La scène où il explique à Heston pourquoi il a déserté à la suite d’une attaque de village au Vietnam, est absolument saisissante. Sacrés comédiens ! On se demande encore une fois pourquoi Strauss n’a pas trouvé le succès au cinéma.

PROUD MEN

Si Nan Martin est émouvante en mère-courage, Maria Mayenzet est la seule faute du goût du casting, jouant l’épouse française avec un accent à faire grincer les dents de l’inspecteur Clouseau. Dommage… Cela doit sûrement mieux passer pour des oreilles non-francophones.

Bien écrit et efficacement filmé, « PROUD MEN » surprend par sa simplicité, par son émotion brute et émeut par les adieux du vieux Charlton au Far-West dans lequel il s’est souvent illustré.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:13

Faut-il qu’on l’aime Clint, pour tout lui pardonner.

Nous avons déjà parlé de la déconvenue de ses derniers films qui a mené « WWW » à boycotter « J. EDGAR », le premier film de et/ou avec Clint, non-visionné depuis des décennies. L’annonce de son prochain opus n’incite pas non plus à l’optimisme.

Et voilà maintenant qu'il nous inflige... Tampa ! Nul n’oubliera de sitôt ce 30 août 2012, où alors qu'il était allé soutenir le candidat républicain à la convention de Tampa, l’ami Clint s’est lancé dans une impro interminable, en s'adressant à une chaise vide censée représenter Barack Obama. Long, très long, comme un sombre tunnel sans issue, pas drôle (ah ! cet index en travers de la gorge !), voire embarrassant, le « discours » a provoqué une consternation quasi-générale et a rappelé au fan nostalgique de nos vieilles icônes d'enfance, les dernières interventions publiques de Charlton Heston.

TAMPA

On va peut-être se revoir « CHASSEUR BLANC, CŒUR NOIR » ou « IMPITOYABLE » un de ces jours, pour dissiper le malaise. Parce que là...

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:38

Fidèle à sa réputation d’excavateur professionnel, « WWW » décide de fêter l’anniversaire du totalement inconnu DeVeren Bookwalter, qui tourna une dizaine de films dans les seventies, avant de disparaître prématurément en 1987. 

On l’aperçoit en zombie blafard dans « LE SURVIVANT », dans un « STARSKY & HUTCH », mais le rôle de sa vie demeure celui du terroriste à brushing peroxydé dans « L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 73 ans. Happy birthday, DeVeren.

BOOKWALTER

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 05:41

À l’instar de James Earl Jones, Julie Kavner est plus connue par sa voix que pour son physique. C’est elle en effet qui double ‘Marge’ dans la série de cartoons « LES SIMPSONS » depuis le tout début !

Woody Allen a merveilleusement employé cette chaleureuse comédienne dans une déclinaison sur le thème de la « mama Juive » où elle fait des étincelles. Elle joue son assistante empressée dans « HANNAH ET SES SŒURS », sa mère pénible mais adorable dans « RADIO DAYS ». Elle apparaît brièvement en décoratrice dans « ALICE », en ex revancharde dans « OMBRES ET BROUILLARD », en épouse rassurante de Robin Williams dans « HARRY DANS TOUS SES ÉTATS ». Miss Kavner est inoubliable dans le sketch de « NEW YORK STORIES » en fausse voyante qui conquiert Woody grâce à son poulet bouilli. Elle est son épouse dynamique dans le téléfilm « DON’T DRINK THE WATER ».

Sans Woody, Kavner brille dans « L’ÉVEIL » en infirmière dévouée, « CORDES ET DISCORDES » en confidente perpétuellement enceinte. Son premier film en vedette « THIS IS MY LIFE » où elle est actrice de ‘stand up’, tend à prouver qu’elle s’épanouit mieux dans les seconds rôles. Elle y retourne d'ailleurs avec « LA PETITE STAR ».

KAVNER

À la TV, Julie Kavner joue la sœur de l’héroïne de la sitcom féministe « RHODA » et une attardée mentale amoureuse dans « NO OTHER LOVE », une aveugle accusée d’avoir tué son mari dans un « PETROCCELLI », une des épouses robotisées dans « REVENGE OF THE STEPFORD WIVES ». Elle fait partie du casting très « allenien » de « JAKE’S WOMEN », aux côtés d’Alan Alda, Mira Sorvino, etc.

Aujourd'hui, si on l’entend beaucoup, on ne la voit plus guère et elle fête ses 62 ans. Happy birthday, Julie.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:14

Épisode de la 4ème saison de « LA GRANDE VALLÉE », « HELL HATH NO FURY » réalisé par Virgil Vogel, abonné à cette série, vaut d’être vu pour Carol Lynley, égérie des sixties et inoubliable interprète de Preminger pour « BUNNY LAKE A DISPARU ».

Endossant un rôle plus ou moins calqué sur le personnage authentique de ‘Belle Starr’, elle mène une bande de hors-la-loi composée de ses trois frères à moitié débiles. Après l’attaque d’une diligence, elle tombe folle amoureuse de Lee Majors qu'elle a détroussé et se met en tête de l’épouser. Mais celui-ci, bien que troublé par le culot de la jeune femme, ne partage pas ses sentiments.

BIG VALLEY lynley

Avec son accent sudiste, son cran, son imprévisibilité, Lynley crée une ‘bandida’ formidable, à la limite de la comédie, mais capable de se métamorphoser en dangereuse psychopathe, quand Majors repousse ses avances. Elle a un très beau face à face avec Barbara Stanwyck à laquelle elle tient tête sans faillir. Ce qui n’était pas donné à la première venue !

Parmi les seconds rôles, on aperçoit Rayford Barnes jouant un des frères. Un bon épisode qui met parfaitement en valeur la personnalité à la fois solaire et instable de la très jolie Miss Lynley.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:08

WAKELe label ‘Hammer’ fait toujours tilter quelque chose au fond de l’âme nostalgique du cinéphile. Aussi est-on automatiquement attiré par un nouveau film où ce nom magique figure sur l’affiche. C'est le cas pour « WAKE WOOD », même si le résultat n’est pas à la hauteur des espérances.

Ce qui frappe d’abord et avant tout, c'est l’extrême laideur de l’image, au rendu HD plutôt cru et ingrat, la mise en scène pas très gracieuse tout en focales courtes. On peut passer sur ces fautes de goût quand le scénario est original et prenant. Mais celui-ci est copieusement inspiré du « SIMETIERRE » de Stephen King. Donc côté nouveauté, on repassera ! Le thème des morts que l’on ramène parmi les vivants et qui reviennent un peu « modifiés » a déjà été bien traité dans l’adaptation du roman.

« WAKE WOOD » nous inflige des images d’animaux mutilés, qu'il s’agisse de la « césarienne » à vif d’une vache, de l’écorchage d’un chien, de l’égorgement d’un taureau, cela semble une constante. On n’est pas obligé d’aimer ça.

Difficile de se raccrocher au cast, pauvret et dénué de personnalité, hormis bien sûr le toujours excellent Timothy Spall, jouant une sorte de sorcier boiteux et débonnaire, avec sa rouerie habituelle. Nous lui sommes reconnaissants d’être là. Que dire de plus d’un film d’angoisse qui n’angoisse pas, d’un film de trouille qui laisse de marbre, d’un suspense qui ennuie ? Pas grand-chose d’autre, hélas. Espérons que la vieille firme anglaise nous proposera plus de « DAME EN NOIR » que de « WAKE WOOD » à l’avenir.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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