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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:23

C'est un Charley complètement éberlué qui consulte le petit carnet où il note scrupuleusement tous les chiffres du blog, jour après jour. En effet, hier « WWW » a dépassé le cap des 4000 ‘posts’ ! Un évènement de portée planétaire, qui nous pousse à faire un petit bilan chiffré de la vie du Blog du West.

4000

« WILD WILD WESTERN » fut créé le 14 juin 2009, autrement dit il y a 3 ans et 3 mois. Démarrant comme un blog exclusivement consacré au western, il évolue rapidement et étend ses centres d’intérêt au cinéma (et à la télé) populaire de façon plus générale.

À l’heure où sont écrites ces lignes, « WWW » a eu le plaisir et l’avantage de recevoir 465 227 visiteurs et ceux-ci ont lu ou parcouru 1.261 899 pages du blog. Sans oublier qu'ils ont laissé pas moins de 6428 commentaires. Le mois-record en termes de fréquentation fut ce mois d’août 2012.

Le blog reçoit une moyenne quotidienne de 600 à 700 visiteurs par jour et il est classé 354ème au Top des Blogs d’Overblog.

 

Et ce n’est qu’un début…

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 05:34

Hollywood a beaucoup misé au début des fifties sur ce colosse sympathique à la voix enrouée, lancé par son rôle de jeune époux velléitaire dans « JE RETOURNE CHEZ MAMAN ! » et confirmé par son hilarant numéro de boxeur simplet dans « MADEMOISELLE GAGNE-TOUT ».

Aldo Ray incarne ensuite plusieurs soldats : sympas (« LA BELLE DU PACIFIQUE », « LE CRI DE LA VICTOIRE ») ou brutaux (« LES NUS ET LES MORTS »). Il est drôle en forçat naïf dans « LA CUISINE DES ANGES » puis prend du poids et change d'emploi.

On le revoit en G.I. rigolard dans « QU’AS-TU FAIT À LA GUERRE, PAPA ? », en complice d’un escroc dans « UN TRUAND », en très méchant hors-la-loi dans « FRONTIÈRE EN FLAMMES », en contrebandier dans « TRAFIC DANS LA TERREUR », en sergent dans « LES BÉRETS VERTS », en flic dont la fille se drogue dans « RIOT ON SUNSET STRIP », et quasi-figurant en mafioso dans « LE SICILIEN », sans compter son rôle de shérif dans le western érotique « SWEET SAVAGE ».

RAY

Il trouve les meilleurs rôles de sa carrière au côté de Robert Ryan dans « LE PETIT ARPENT DU BON DIEU » en ouvrier, « CÔTE 465 » en sergent inhumain (un de ses meilleurs rôles) et dans le film français « LA COURSE DU LIÈVRE À TRAVERS LES CHAMPS » où il est un ex-boxeur infantile, en admiration devant son chef.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Aldo.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 15:41

L’affiche, le titre, le cast, on pourrait imaginer que « PASSION PLAY » est une sorte de néo-film noir teinté d’érotisme chic façon années 80. Et on aurait tort. Parce que cet OVNI ne ressemble à rien de connu et ce n’est pas forcément un compliment.

L’histoire ? Un gangster fait exécuter un trompettiste qui a couché avec sa femme. Mais celui-ci échappe à la mort et rencontre… un ange. Une jeune femme ailée dans une foire à ‘freaks’, PASSIONqu'il décide de « vendre » au caïd contre sa vie. le postulat est déjà plutôt dur à avaler, mais si en plus on sait que le musicos ex-junkie est joué par Mickey Rourke, l’ange par Megan Fox et le malfrat par Bill Murray, on devine qu’on s'apprête à naviguer dans le grand n'importe quoi du DTV en roue-libre.

Le rythme est extrêmement lent, le scénario affreusement mince, l’auteur mise sur une poésie ostentatoire et un brin kitsch, plutôt que sur l’imagerie ‘polar’ et l’intrigue se traîne jusqu'à sa conclusion où subitement tout s’éclaire. Cette fin renvoie évidemment à des œuvres antérieures comme « SIESTA » ou « STAY ». C'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus réussi dans le film, même si ça ne rattrape pas tout.

Rourke est égal à lui-même, avec son corps qui semble si lourd, si douloureux, sa tête de papier-mâché, son mal-de-vivre qu'il trimbale avec lui et qui le rend attachant malgré lui. La jeune Fox est bien jolie et les ailes lui vont bien. Quant à Bill Murray, les cheveux teints, l’air absent, il parvient à être assez inquiétant par instants.

Difficile de détester complètement un film qui a tenté quelque chose, même s’il a foncé droit dans le mur. L’idée en valait une autre, on devine par instant ce que cela aurait pu donner dans les mains d’un cinéaste plus authentiquement fou. Tel quel, c'est un drôle d’objet, à classer dans les bizarreries, mais qui ne dépare nullement dans la filmo éclectique et démentielle du cher Mickey.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 13:11

De ‘Charley’ Bronson, l'homme aux muscles d’acier, on se souvient généralement de l’image de celui qui cogne-plus-vite-que-son-ombre, du boxeur aux mouvements ultra-rapides et aux KO CB (1)poings de béton. « LE BAGARREUR », où il mettait KO des adversaires bien plus jeunes (et grands) que lui d’un seul direct au menton, est encore dans toutes les mémoires.

Pourtant, Bronson a aussi pris son lot de gnons dans la poire. Et plus souvent qu’à son tour ! Il commence même par se faire étriller par Katharine Hepburn dans « MADEMOISELLE GAGNE-TOUT ».

Il est assommé par un acolyte dans « VERA CRUZ », maltraité par le même Richard Devon dans « MITRAILLETTE KELLY » et « UN DIRECT AU CŒUR », corrigé par… George Hamilton dans « TONNERRE APACHE » et Dean Jones dans « LA PROIE DES VAUTOURS », massacré par George Kennedy dans « LE SOLITAIRE DE L’OUEST », il se prend des coups d’Alain Delon dans « ADIEU L’AMI », de Michel Constantin dans « DE LA PART DES COPAINS », mais à partir du début des seventies, il en donne plus qu'il n’en reçoit. Il faut bien des avantages à devenir star !

Notons que son plus beau passage à tabac, frappé par quatre hommes, jeté dans un escalier, traîné dans une grange, n’a jamais été vu par personne, puisqu’il s’agit d’une séquence coupée au montage de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

KO CB

KO CB (2)

KO CB (3)

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:46

GAME (2)Sorti deux ans après le choc frontal que fut « SE7EN », « THE GAME » fut reçu tièdement, comme une diffuse déception. Pourtant, à le revoir aujourd'hui, hors de ce contexte, force est de reconnaître que c'est une œuvre de première grandeur, qui va bien au-delà de sa promesse de départ.

Bâti sur le principe de la série-culte « MISSION : IMPOSSIBLE » (une organisation recrée le monde réel pour piéger un quidam), le film transcende la thématique du « film GAMEd’arnaque », pour devenir une sorte de psychanalyse de choc, un trip existentiel brutal et ludique à la fois, sous des allures de cauchemar kafkaïen. Devenu un business man froid, cassant et sans âme, Michael Douglas en acceptant de participer à un « jeu » dont il ne sait rien, va connaître une expérience limite, un véritable « reboot » de sa personnalité, qui va l’obliger à affronter ses peurs les plus primales, à faire tomber tous ses boucliers mentaux et à repartir de zéro.

Le scénario est proprement machiavélique, mais pas gratuitement. C'est un jeu pervers et dangereux, certes, mais qui va détruire un homme pour mieux le faire renaître. C'est l’originalité fondamentale de ce film noir et suffoquant, dans lequel on s’empêtre, on s’embourbe, jusqu'à ne plus discerner le vrai du faux.

C'est un des plus beaux accomplissements de David Fincher, qui signe un véritable diamant noir, d’une perfection formelle époustouflante et qui offre à Douglas un de ses plus beaux rôles. De retour dans les rues de San Francisco, deux décennies après la série qui fit sa renommée, il n’est plus un gentil héros propre sur GAME (1)lui, mais une machine-à-fric sans cœur, ni chaleur, chahuté du début à la fin, dont on va suivre la dégringolade mentale et physique, jusqu'à cette chute finale qui annonce celle du générique de « MAD MEN ».

À ses côtés, l’actrice aux yeux de chat, Deborah Kara Unger n’a jamais été mieux employée qu’en arnaqueuse qui ment tellement qu'elle en oublie elle-même qui elle est, et Sean Penn amusant en frère bon-à-rien et porte-poisse.

Ne pas sous-estimer « THE GAME » donc, qui sous ses allures de « bad trip » sophistiqué, froid comme une lame, cache un chef-d’œuvre perturbant, quasi-onirique, une sorte de poupée-gigogne vertigineuse et exaltante.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:10

Le succès du « SIXIÈME SENS » de l’éphémère M. Night Shyamalan a généré une flopée de longs-métrages et de séries TV dont les héros voyaient des « dead people ». Les plus durables furent la sympathique « MÉDIUM » et l’infantile « GHOST WHISPERER ». Mais c'est d’Angleterre que vint la plus éclatante réussite avec « AFTERLIFE », une relativement courte série de deux saisons et 14 épisodes.

Ancrée dans une Grande-Bretagne concrète et réelle jusqu'à la déprime, cette série met en scène une médium rescapée d’un accident de train, harcelée par des esprits réclamant justice ou cherchant à communiquer avec leurs proches. Mais ‘Allison Mundy’ n’a rien d’une héroïne traditionnelle : c'est une femme meurtrie dans sa chair et son âme, une sorte de sainte martyre qui noie ses angoisses dans l’alcool et poursuit sa « mission » avec une sorte AFTERLIFEde masochisme aveugle. Les épisodes doivent beaucoup – presque tout, en fait – à l’interprétation extraordinaire de Lesley Sharp, comédienne au physique quelconque, mais au regard fascinant, à l’intensité presque embarrassante par moments. Elle dégage une compassion mêlée de terreur, qui happe littéralement dans l’univers glacé dans lequel évolue son personnage.

Outre la révélation de cette actrice hors-pair, ce qui frappe dans la série, c'est que certains épisodes pourraient parfaitement tenir sur une durée de 90 minutes, comme le terrifiant « DANIEL ONE AND TWO », qui file carrément le frisson et hante la mémoire tel un cauchemar particulièrement atroce, le malsain « SLEEPING WITH THE DEAD » dont la chute laisse pantois et admiratif ou encore le dernier épisode de la 1ère saison « THE 7: 59 CLUB » qui offre la séance de spiritisme la plus terrifiante et crédible (terrifiante PARCE QUE crédible !) de mémoire de spectateur.

Six épisodes d’une remarquable densité, d’une rigueur irréprochable, qui font passer leurs équivalents américains pour d’amusantes fantaisies dignes de Casper le fantôme. De la très grande télévision qui en plus, s’offre le luxe d’aller au-delà de la peur, pour ouvrir de vraies pistes de réflexion sur la mort, l’au-delà, le deuil et… la vie tout court. Magistral !

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 05:54

Elle est morte jeune, après une vie marquée par la gloire et la tragédie. Elle est entrée dans le panthéon très fermé des actrices iconiques dont l’image est devenue plus importante que la carrière elle-même.

Romy Schneider a eu un parcours chaotique, fait de cassures, de redémarrages à zéro. Tout le monde a sa propre image d'elle, qu'il s’agisse des premières sucreries allemandes ou des œuvres de la maturité. Les images qui nous restent ? L’actrice avilie mais fière de « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER », ce sourire inoubliable dans « LE VIEUX FUSIL », cette présence inquiète et lumineuse à la fois dans les films tournés avec Claude Sautet, la sensualité de « LA PISCINE »… Et quelques autres encore.

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 74 ans. Joyeux anniversaire, Romy.

ROMY

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 13:54

DW1« UN JUSTICIER DANS LA VILLE » (le titre anglais « DÉSIR DE MORT » était quasi-intraduisible) devait être celui de la consécration de Charles Bronson aux U.S.A., mais allait également marquer les limites de son vedettariat. Inspiré d’un roman de Brian Garfield, le DW1 (1)film fut d’abord soumis à Henry Fonda et Burt Lancaster, comédiens sexagénaires et « intellectuels », qui auraient par leur imageDW1 (2) libérale, apporté l’ambiguïté nécessaire au sujet, présente dans le roman.

Mais le personnage de ‘Paul Kersey’ fut étonnamment proposé à Bronson. Pourtant ce sujet sur l’autodéfense et la justice individuelle, nécessitait un acteur « neutre » permettant l’identification instantanée, voire l’empathie du public. Bronson lui-même pensa que quelqu'un comme Dustin Hoffman serait plus approprié. De comptable dans le roman, Paul Kersey devint architecte, DW1 (3)l’apparence physique de l’acteur fut légèrement altérée en affinant sa moustache et en l’habillant de costumes élégants. Ce casting, malgré le succès que rencontra leDW1 (5) film, fausse irrémédiablement le message véhiculé par l’auteur.

Desservi par deux décennies de films d’action, de rôles de tueurs ou de pistoléros, Bronson a bien du mal à convaincre qu'il est objecteur de conscience, pacifiste et qu'il vomit tripes et boyaux après avoir abattu son premier voyou. Le comédien se donne du mal et se montre même très convaincant dans plusieurs séquences, mais son image est tellement forte, si profondément ancrée dans l’inconscient collectif et depuis si longtemps, que « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » se réduit au bout du compte et malgré tout, à une histoire de vengeance westernienne et Kersey, de citoyen lambda « pétant un câble », s’avère plutôt être un vengeur implacable, version urbaine de l'homme à l’harmonica. Les allusions au Far West sont de plus trop nombreuses, du voyage en Arizona au face à face final avec le commissaire, pour qu’on puisse en faire abstraction.

DW1 (4)

Pourtant, pour la première fois, Bronson joue un homme de son âge, il a une femme de 50 ans, une grande fille, un job « normal » et des collègues. Il est intégré à une réalité sociale, généralement absente de ses films. Mais Michael Winner n’était probablement pas l'homme de la situation non plus et sa réalisation trop voyante, la direction d’acteurs approximative caricaturant grossièrement des personnages comme le flic ou même les loubards, neDW1 (6) servent pas le propos.

Malgré ses défauts, « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » parvient – presque à l’insu de son plein-gré – à capturer l’air du temps des seventies, l’atmosphère d’un New York glacial et pourrissant, l’état d’esprit d’une Amérique encore traumatisée par le Vietnam et à la recherche de ses racines héroïques. Même si elles sont, pour la plupart complètement fictives. En fait, à bien y réfléchir, pour traiter à fond le sujet tel que l’imaginaient Winner et ses producteurs, c'est... John Wayne qui aurait dû incarner le ‘vigilante’ ! Cela demeure encore aujourd'hui, un polar tout à fait plaisant et efficace, très putassier, mais étrangement irrésistible.

À noter, parmi les petits rôles, la présence de Jeff Goldblum et Denzel Washington en loubards et Olympia Dukakis en fliquette.

À sa sortie aux États-Unis, « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » connut un énorme retentissement, fit la une des médias et souleva une polémique qui lui assura une publicité gratuite.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 06:03

Manifestement, l’auteur-réalisateur-producteur de « GOOD DAY FOR IT » a beaucoup aimé « A HISTORY OF VIOLENCE » de Cronenberg, dont on ressent l’influence tout du long. Ce qui ne veut hélas, pas dire, qu'il en a retenu les leçons ! Il a simplement recyclé certains éléments : le fugitif rattrapé par son passé, les relations familiales, le ‘diner’, l’inévitable recours à la violence. Mais le scénario est terriblement faible et sous-écrit, le GOOD DAYdialogue est ce qu'il y a de pire, à la limite de l’amateurisme, la plupart des réactions des protagonistes sont illogiques, voire absurdes.

Alors comment se fait-il que le film ne soit pas complètement nul et qu’on arrive à aller jusqu'au bout sans trop de souffrance ? Le cast, évidemment ! Rameutant quelques vieux acteurs comme Hal Holbrook, Robert ‘Freddy’ Englund, des stakhanovistes du DTV comme Robert Patrick ou Lance Henriksen, des comédiennes qu’on voit peu dans ce genre de série B comme Kathy Baker et Samantha Mathis, l’auteur parvient à donner une certaine texture à son entreprise. D'ailleurs, le film démarre plutôt bien, de façon elliptique, intrigante, jusqu'à l’arrivée au restaurant où tout se fige, s’enlise et où les gens commencent à dire n'importe quoi. Surtout des clichés vieux comme le monde… Quand les ennemis jurés se retrouvent enfin face à face pour un dialogue interminable, on a envie de leur sortir la phrase mythique de Tuco : « Quand on tire on tire, on raconte pas sa vie ! ».

Patrick est excellent en ex-malfrat au grand cœur. Sa première rencontre avec sa fille qu'il n’a jamais vue est même franchement émouvante. Mais c'est Henriksen qui vaut vraiment le détour dans un rôle qu'il a pourtant déjà joué bien des fois. Il incarne un caïd fou à lier, qui adore découper ses débiteurs en morceaux et se déshabille pendant l’opération pour ne pas saloper ses vêtements. On a beau connaître par cœur la moindre de ses mimiques, l’acteur – et c'est un hommage à son génie – parvient tout de même à encore faire peur. Son visage en gros-plan fait penser à un vieux saurien dans son marigot.

De la série B donc, pas meilleure ni pire qu’une autre, que le visiteur de « WWW » se devra pourtant de voir, pour son casting d’enfer. Que n’ont-ils pas été mieux employés !

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 18:48

DW5 (3)« Je n’ai pas peur des armes. Elles ont leur utilité. Ce qui me fait peur, ce sont les crétins avec des armes ! ». C'est la GRANDE phrase de ce n°5 de la saga de Paul Kersey, d'ailleurs DW5 (1)répétée deux fois au cours du film !

Le plus navrant dans « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT », ce n’est pas tant que ce soit un navet infâme, on en a vu d’autres, mais surtout qu'il s’inscrive pour la postérité comme le dernier long-métrage tourné par Charles Bronson, qui a tenu, semble-t-il, àDW5 donner raison à ses détracteurs et ses railleurs.

Tourné au Canada pour quelques dollars, ressemblant esthétiquement (si l’on peut dire…) à un épisode de « DERRICK », ce n°5 ne fait pas réellement partie de la ‘franchise’ déjà pas reluisante de Paul Kersey. D'ailleurs, au départ, le scénario donnait à Bronson le rôle d’un avocat. Ce n’est qu’en dernière minute que le film fut intégré à la « geste » du ‘vigilante’ et que le personnage fut rebaptisé Kersey.

On atteint ici les tréfonds les plus abyssaux. Kersey n’affronte plus les loubards ou les mafieux, mais… des racketteurs du monde de la haute-couture ! Non, ce n’est pas une blague… Menés par le grimaçant Michael Parks, qui bénéficie du plus long temps à l’image, DW5 (2)les vilains défigurent puis tuent la nouvelle fiancée de Kersey, provoquant son ire et sa vengeance. À 72 ans, ‘Charley’ ne tient plus la grande forme. Il se traîne visiblement, s’économise beaucoup et n’apparaît que sporadiquement, braquant son cher vieux flingue dans sa grosse pogne et massacrant les ‘bad guys’ de diverses façons plus grotesques les unes que les autres (une bombe dans un ballon de foot, une plastification-express, etc.). Pour le fan, c'est très pénible à regarder, donc on n’imagine même pas ce que peuvent en penser les non-fans ! Le visage sphérique, une petite moustache riquiqui au-dessus de la lèvre, Bronson accomplit des gestes qu'il a déjà faits cent fois et traverse le film en voisin, pressé de retourner chez lui. On compatit.

Dans un cast abominable, on reconnaît Robert Joy en ‘hitman’ travesti, la toujours belle Lesley-Anne Down qui connaît le sort de toutes les copines de Kersey (elle aurait dû prendre ses renseignements !) et Miguel Sandoval en ripou. Ce dernier a d'ailleurs la seule scène potable du film. Alors qu'il s'apprête à tirer sur Kersey dans le dos, il murmure : « Je n’aurais jamais cru que ce serait aussi facile ». Bronson le flingue froidement et rétorque : « Moi non plus ». Pas du Shakespeare, d'accord, mais sur le moment, cela fait sourire.

On n’attendait certes pas de Bronson une sortie en fanfare à la John Wayne dans « LE DERNIER DES GÉANTS », mais là, franchement, c'est la grosse déprime !

DW5 (4)

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