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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:34

SUN RISES (2)Hemingway, Zanuck, Ava Gardner, Errol Flynn… Autant de noms alignés au même générique qui ne peuvent qu’aimanter le cinéphile curieux. De fait, « LE SOLEIL SE LÈVE SUN RISES (1)AUSSI » se présente sous les meilleurs augures : budget important, CinémaScope, tournage en extérieurs, que des promesses de dépaysement et de romanesque.

Hélas, il faut vite déchanter. Car passé au crible hollywoodien, le roman de « Papa » n’est plus qu’un circuit touristique organisé en Espagne, pendant la feria de Pampelune, où l’on suit passivement et pendant deux longues heures, la dérive d’un groupe d’oisifs américains, une bande de pochtrons plus ou moins lamentables, agglutinés autour d’une belle femme elle-même sérieusement portée sur la bouteille. On devine que le fond de l’histoire est l’impossible amour entre cette aventurière fantasque et le journaliste revenu « diminué » de la WW1, mais les thèmes ont vraiment du mal à faire surface au milieu de ce semi-reportage bigarré et bruyant. On assiste à quelques corridas « light », à des bagarres d’ivrognes, des lendemains de cuite et on se perd dans les ruelles en folie, jusqu'à l’endormissement complet.

Le cast si attractif est terriblement décevant : Gardner si belle, n’a rien à jouer, ou plutôt semble constamment rejouer la même scène. Tyrone Power n’a aucun charisme, aucunSUN RISES humour et a tout du raseur, mais le plus triste est encore Flynn, empâté, vieilli avant l’âge, pathétique dans ce personnage de vieux lord ruiné et ivre-mort du matin au soir. Difficile de savoir où s'arrête la réalité et où commence la composition. À noter la brève présence de Juliette Greco dans quasiment son propre rôle transposé dans les années 20 et de Dalio, jouant un restaurateur servile appelé ‘Zizi’ (sic !). Sans oublier le futur producteur Robert Evans, qui offre une des pires prestations de l’Histoire du Cinéma en matador espagnol. Éclats de rire assurés.

Bref, on peut voir ce pudding bourratif pour des vues d’un Paris à peine reconnaissable, pour des courses de taureaux (si on aime les courses de taureaux) et pour la divine Ava qui paraît s’ennuyer autant que nous. On peut aussi ne PAS le voir !

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:39

« BELLA MAFIA » est un gros, un copieux plaisir coupable de 2 H 40, mêlant le mélodrame mafieux à la tragédie antique, les méandres scénaristiques à la Mario Puzo et les clichés du ‘soap opera’, ne craignant aucune ficelle aussi énorme soit-elle (ce sont parfois des câbles !) et ne reculant devant aucun coup de théâtre délirant. Bref, un bonheur !

BELLA MAFIA

La première partie a beau se passer à Palerme, le cast ne compte pas énormément d’Italiens. En fait, il compte… Franco Nero, dans un rôle effacé de ‘consigliere’, le reste est un mélange hétéroclite d’acteurs américains, anglais ou allemands qui se sortent étonnamment bien de rôles qui sont parfois d’hallucinantes caricatures. Mais commeBELLA MAFIA (1) souvent, plus c'est gros, mieux ça fonctionne. Et c'est le cas ici.

Après le massacre de tous les hommes et enfants d’un clan mafieux sicilien, ce sont les veuves qui prennent la vendetta en mains et entreprennent d’éradiquer les assassins. C'est déjà jouissif en soi, mais on a droit en bonus à un personnage fascinant de bâtard sauvage et à moitié cinglé, qui s’immisce dans le matriarcat et séduit tout le monde, comme dans « THÉORÈME ». Ce qu'elles et lui ignorent, c'est qu'il est le fils de l’une d'elles et qu'il a massacré lui-même sa propre famille. Bambins compris !

On le voit, c'est de la pure « pulp fiction » et on ne sent vraiment pas le temps passer. En tête de générique, Nastassja Kinski est très bien, passant de l’adolescente virginale à la « marraine » implacable avec finesse. James Mardsen est exceptionnel dans le rôle du tueur à face d’ange, un rôle qu’aurait parfaitement pu tenir un jeune Alain Delon. Vanessa Redgrave semble échappée des « TROYENNES ». Seule Jennifer Tilly détonne un peu, sa voix suraiguë finissant par vriller les nerfs les plus solides.

« BELLA MAFIA » est une sorte de concentré de fantasmes sur la Cosa Nostra, nourrie de références aux films de Coppola (on cite même « une offre qu’on ne peut pas refuser ») et de Scorsese. De la grande télé, sans doute pas, mais de ‘l’entertainment’, certainement !

 

À NOTER : ce téléfilm en deux parties fut diffusé en France sous le titre – vraiment pas terrible – de « LES CHARMES DE LA VENGEANCE ».

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 13:49

Pendant des années, les services de presse des studios ont fait circuler des « bios » bidon sur leurs acteurs pour titiller les journalistes et fabriquer des légendes à partir de souvent pas grand-chose.

Charles Bronson n’a pas échappé à la règle et on a pu lire çà et là qu'il fit de la prison, qu'il fut boxeur professionnel et même catcheur à cagoule ! S’il n’en est évidemment rien, l’acteur a CB BOXIN (1)par contre joué un nombre respectable de pugilistes à l’écran et surtout à la TV.

Au cinéma, il a été boxeur dans « LA MARINE EST DANS LE LAC » (amateur), « TENNESSEE CHAMP », ex-champion devenu coach dans « UN DIRECT AU CŒUR » et boxeur clandestin à poings nus dans « LE BAGARREUR ». Il affirme avoir pratiqué le Noble Art dans sa jeunesse dans « YES VIRGINIA,  THERE IS A SANTA CLAUS ».

Parmi ses personnages de boxeurs au petit écran : le soldat dans « MEMORY IN WHITE », le benêt dans « PUBLIC DEFENDER », le novice dans « THE JOE PALOOKA STORY », l’émigré dans « THE CRUSADER », le sentimental dans « PLAYHOUSE 90 », le vieillissant superstitieux dans « ONE STEP BEYOND », le menacé dans « M-SQUAD ». Dans sa série « MAN WITH A CAMERA » on apprend qu'il pratiqua la boxe en pro et on le voit renfiler les gants dans deux ou trois épisodes.

Curieusement, hormis dans le film de Walter Hill, Bronson sortait rarement vainqueur de ces combats sur le ring. Il était même mis KO par… le cowboy chantant Roy Rogers !

CB BOXIN (2)

CB BOXIN

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:37

ADAM RIB (2)D’abord et avant toute autre considération, un mot sur le titre français de « ADAM’S RIB » (« LA CÔTE D’ADAM ») : « MADAME PORTE LA CULOTTE », qui est probablement un des pires, des plus vulgaires, des plus inappropriés de l’Histoire pourtant déjà bien chargée des « traductions » de titres d’œuvres étrangères. Il fallait que ce fût dit !

C'est pourtant une des grandes réussites de George Cukor avec le tandem Spencer Tracy-ADAM RIBKatharine Hepburn, un film qui parvient à rester léger et constamment spirituel, tout en étant résolument féministe, militant, à la limite de l’iconoclaste. Car nous sommes à la fin des années ’40 et les auteurs prônent l’égalité des sexes de façon aussi drôle qu’argumentée, en s’axant sur un domaine un peu particulier : le crime passionnel ! Oui, la femme a autant de droit de flinguer son mari volage que l’inverse.

L’idée de confronter un mari procureur et son épouse avocate de la défense autour de ce dossier est formidable. Et le choix des comédiens est évidemment idéal, puisque le thème qui revient souvent dans les films que tournèrent ensemble le célèbre couple illégitime, est justement la masculinisation de l’héroïne et la fragilisation du mâle. À ce petit jeu, la roublardise et l’humour de Tracy jouant le D.A. borné et psychorigide éclipse le jeu légèrement mécanique et appliqué de sa partenaire. Mais les voir s’appeler « Pinky » et « Pinkie » en plein tribunal est un délice. À leurs côtés, d’excellents seconds rôles comme Judy Holliday étonnamment réaliste et émouvante dans le rôle de l’accusée, la merveilleuse Jean Hagen en bécasse vindicative et l’incroyable Hope Emerson en témoin acrobate qui soulève Tracy à bout de bras en plein procès.

ADAM RIB (1)

Tourné en longs plans-séquences, faisant la part belle aux acteurs, porté par un dialogue étincelant, « ADAM’S RIB » est un modèle inoxydable de comédie U.S. de l’Âge d’Or, et probablement le film où l’alchimie entre ‘Kate’ et ‘Spence’ est la plus manifeste.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 05:46

Linda Evans n’est peut-être pas la plus grande actrice de sa génération, mais elle régna sur la TV des années 60 et 70 grâce à deux séries : « LA GRANDE VALLÉE » où elle est la fille de Barbara Stanwyck et le ‘soap’ « DYNASTIE ».

Au cinéma, elle fut deux fois la partenaire de Lee Marvin dans « L'HOMME DU KLAN » et « AVALANCHE EXPRESS » et trouve son meilleur rôle dans « TOM HORN », en institutrice du Far-West.

Aujourd'hui, elle fête ses 70 ans. Happy birthday, Linda.

EVANS

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:28

DALLOWAYAdapté du célèbre roman de Virginia Woolf, « MRS. DALLOWAY » est un film subtil et délicat, dressant le portrait d’une femme du début du 20ème siècle, que sa peur de l’aventure a poussée très jeune à choisir une vie sans passion, sans risque. Un choix qui la rattrape le soir où, devenue une femme mûre, elle organise une ‘party’ chez elle et revoit tous ses amis de jadis.

Alternant les séquences du passé et du présent de l’héroïne – incarnée par NataschaDALLOWAY (1) McElhone puis par Vanessa Redgrave – le film met un certain temps à installer sa thématique, puis finit par envoûter par son infinie tristesse. La vie ne serait donc qu’une succession de renoncements ? De deuils ? De petites lâchetés qui nous font passer à côté de l’essentiel ? À côté du grand amour ? C'est à cette conclusion qu’arrive Clarissa à l’automne de son existence alors que sa jeunesse et son présent se mélangent soudainement.

C'est poétique et profond, jamais insistant et on en ressort troublé et vaguement cafardeux. Mais comme dans la plupart des films anglais, la distribution est un feu d’artifice. Outre Mrs. Redgrave, aérienne, sur le fil, extrêmement émouvante, on retrouve de remarquables comédiens comme Rupert Graves en jeune homme détruit par la guerre, Lena Headey et Amanda Bullmore.

À noter qu'il est très recommandé de voir ce film en double-programme avec « THE HOURS », grand film qui fait constamment allusion à l’œuvre de Virginia Woolf. Les échos d’un film à l’autre sont absolument passionnants.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 07:22

Il est agréable de temps en temps, de tomber sur un film qui déjoue les pronostics, esquive les clichés et parvient à surprendre. « APPEL D’UN INCONNU » démarre comme un film-APPELcatastrophe : quatre passagers d’un vol de nuit sympathisent à la suite d’une avanie et échangent leurs coordonnées. Après l'inévitable crash, le survivant (Gary Merrill) décide de rendre visite aux familles de ses infortunés compagnons. On s’attend à un mélo, voire à un suspense avec usurpation d’identité et… pas du tout ! L'homme devient une sorte d’ange-gardien qui va solder les comptes des défunts.

Le scénario est malin, les tonalités sensiblement différentes, le « sketch » de Shelley Winters jouant une strip-teaseuse se permet même des flash-backs « menteurs » très étonnants et drôles. Evelyn Varden s’y montre d'ailleurs extraordinaire en vieille chanteuse acariâtre et castratrice.

Les personnages sont parfaitement dessinés, leurs relations crédibles et même touchantes et le casting est impeccable : outre Merrill étonnamment intense, Keenan Wynn est excellent en VRP « beauf » et insupportable, qui s’avère finalement cacher des trésors d’humanité, Michael Rennie est un médecin alcoolique rongé par le remords, Beatrice Straight prête son visage tourmenté au rôle de sa femme et miss Winters a rarement été plus sympathique que dans ce personnage sincère et émouvant. Bette Davis (Mme Merrill à la ville) apparaît dans le dernier segment, dans un contremploi pour le moins déconcertant : elle est la femme paralysée du VRP, un ange de douceur et d’altruisme !

APPEL (1)

« APPEL D’UN INCONNU » est un joli film modeste et intelligent, techniquement bien maîtrisé (même l’accident d’avion n’est pas ridicule) et laissant s’épanouir un beau cast de formidables comédiens.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BETTE DAVIS
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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 05:24

Lauren Hutton est un ex-top model des années 70 et 80 qui a tourné une cinquantaine de films, la plupart mineurs. Son vrai grand succès fut « AMERICAN GIGOLO ».

Elle a souvent tourné aux côtés de Burt Reynolds à partir de « GATOR ». Ils apparaissent ensemble dans « PATERNITY » ou « MALONE, UN TUEUR EN ENFER ». On la voit dans des films français comme « FLAGRANT DÉSIR » et « TOUT FEU, TOUT FLAMME ». À la TV, elle fut l’héroïne traquée du suspense de John Carpenter « SOMEONE IS WATCHING ME ».

Aujourd'hui, elle fête ses 69 ans. Happy birthday, Lauren.

HUTTON

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:56

Le livre de souvenirs d’Harriet Tendler, la première épouse de Charles Bronson, nous apprend que l'homme était un maniaque de la propreté et du rangement. Mais qu’en est-il du Charley de celluloïd ? Aimait-il l'eau, lui aussi ?

CB WATER (1)

Il est à noter qu'il se douche joyeusement dès son premier film « LA MARINE EST DANS LE LAC » et plonge depuis le pont du navire. Il se baigne dans l’océan dans « LA BELLE DU PACIFIQUE », s’évade en nageant sous l’eau dans « BIG HOUSE U.S.A. », il se castagne dans des rivières dans "L'AIGLE SOLITAIRE", « LA BATAILLE DE SAN SEBASTIAN » et « SOLEIL ROUGE », est dérangé pendant son bain dans un baquet dans « CHINO », fait le joli cœur dans la flotte dans « PROPRIÉTÉ INTERDITE », « CITÉ DE LA VIOLENCE » et « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES ».

CB WATER (2)

Mais sa relation à l’eau est la plus signifiante dans une séquence de « PANCHO VILLA », où Bronson se lave les mains dans un abreuvoir, après avoir massacré des dizaines de prisonniers. Cela suffira-t-il à laver le sang qu'il a sur les mains ?

CB WATER

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 06:14

Excentrique actrice de seconds rôles, Missi Pyle a prêté ses traits élastiques et son charme bizarroïde mais bien réel à des films de Tim Burton comme « BIG FISH » et « CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE », elle tourne énormément pour la TV, on s’en souvient dans des personnages étonnants dans « MON ONCLE CHARLIE » ou « HEROES » et elle apparaît dans le film français « THE ARTIST ».

Son personnage le plus mémorable demeure l’extra-terrestre amoureuse de Tony Shalhoub dans l’irrésistible « GALAXY QUEST ».

Aujourd'hui, elle fête ses 40 ans. Happy birthday, Missi.

PYLE

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