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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 09:17

Étonnante et inattendue conséquence des incroyables restaurations effectuées par Universal sur son catalogue de classiques de l’horreur : nettoyés, liftés, sans le moindre scratch, le WOLFMAN (1)son parfaitement audible, le plus menu détail visible, les films apparaissent à nos yeux d’aujourd'hui, tels qu'ils sont réellement et ne génèrent donc plus la même indulgence, la même nostalgie. C'était le cas pour « DRACULA », ça l’est à nouveau pour « LE LOUP-GAROU ». Ce qui tendrait à prouver que, comme pour ces peintures noircies par le temps qui deviennent méconnaissables une fois restaurées, ce genre d’opération n’est pas forcément bénéfique à certaines œuvres. À méditer…

Le scénario est linéaire, simpliste, voire bébête, les décors de studio et matte-paintings sautent aux yeux et les fautes de casting sont impossibles à ignorer. Ainsi, Lon Chaney, Jr. avec son physique de pilier de bar, sa voix encrassée de tabac, est-il censé jouer le fils de Claude Rains, qui paraît bien plus jeune que lui ! L'effet frôle le comique involontaire. 

Il y a eu beaucoup de films sur la lycanthropie depuis celui-ci, aussi tout ce qui pouvait sembler nouveau concernant le folklore entourant ce mythe, a pu intéresser en 1940, mais paraît aujourd'hui redondant et laborieux : les gitans, la canne à pommeau d’argent, etc. Seule la pleine lune n’est pas utilisée comme composante de la métamorphose du brave ‘Larry Talbot’ en satyre poilu.

On s’ennuie donc pas mal, on aimerait se montrer plus patient et indulgent, mais le film n’avance pas ou plutôt, il progresse mais « by the book », sans laisser l’espace à la moindre surprise. Les comédiens n’étant pas particulièrement passionnants (le pauvre Bela Lugosi apparaît quelques minutes en diseur de bonne aventure nommé… Bela, avant de se transformer en loup et d’être tué à coups de canne), l’heure et des poussières que dure le film semble bien longue.

WOLFMAN

On préfèrera plutôt revoir « LE LOUP-GAROU DE LONDRES » ou même le récent remake avec Benicio Del Toro.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 06:40

Dans la « vraie vie », Charles Bronson fut marié trois fois. Ce qui n’est pas une mauvaise moyenne à Hollywood. À l’écran et malgré ses rôles de ‘tough guys’ et sa propension à tourner des « films d’hommes », il fut assez souvent l’époux de femmes ravissantes.

CB WIFE (4)

Dans « 10 HOMMES POUR L’ENFER », on apprend qu’une femme et des enfants l’attendent au pays, dans diverses séries télé il est l’heureux époux de Norma Crane, Coleen Gray, Chana Eden ou Lois Nettleton. Au cinéma, il est un bon père de famille dans « X-15 » avec l’anglaise Patricia Owens pour femme, il a épousé Liv Ullmann dans « DE LA PART DES COPAINS », Jill Ireland dans « COSA NOSTRA » (on assiste même à la noce !) et la mineure Susan George dans « L’ANGE ET LE DÉMON ». Sa femme est tuée dans « GANG WAR » et « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », violée dans « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Il est divorcé dans « LE CERCLE NOIR », on apprend qu'il a été largué sans autre forme de procès dans « LA LOI DE MURPHY » (son ex est même devenue strip-teaseuse…), il est veuf dans « INDIAN RUNNER », « FAMILY OF COPS » et « LE MESSAGER DE LA MORT ». Il est marié à des femmes de son âge dans « DONATO & DAUGHTER » et « ACT OF VENGEANCE » (à Ellen Burstyn, qu'il avait déjà épousée dans un épisode de série télé).

CB WIFE

CB WIFE (3)

À noter que la série « HAVE GUN – WILL TRAVEL » lui a offert plusieurs rôles de mariés un peu bizarres : dans l’un, il épouse une femme par correspondance mais ne sait pas la garder, dans un autre, il veut tuer sa douce moitié qui le dénonça à la police.

CB WIFE (1)

CB WIFE (2)

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 06:11

De 1930 à 1980 – deux chiffres bien ronds – Victor Jory a mené une carrière de second rôle prolifique aux presque 200 films, le plus souvent dans des emplois d’infâmes salopards, de bigots, de fanatiques et a endossé un grand nombre d’ethnies.

Il est un ‘carpetbagger’ dans « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », un touareg dans « LA VALLÉE DES ROIS », le père de la sourde-muette dans « MIRACLE EN ALABAMA », des Indiens dans « LES CHEYENNES », « PAPILLON » et « LA FUREUR SAUVAGE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 110 ans. Happy birthday, Victor.

JORY

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:21

RAFFINNous apprenons la mort à l’âge de 59 ans, de l’actrice Deborah Raffin, qui tourna quelques œuvres immortelles dans les années 70 et 80 telles que « LA SENTINELLE DES MAUDITS », « UNE FOIS NE SUFFIT PAS » ou le mythique « LE JUSTICIER DE NEW YORK », où elle était l’assistante sociale assez naïve pour s’amouracher de Paul Kersey et y laissait bien évidemment sa peau. Elle a fini sa carrière à la TV. R.I.P.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:16

« WWW » a récemment exploré bien des facettes de sa mascotte n°1 Charles Bronson, à travers son amour des animaux, des enfants, des ice creams, de la dive bouteille, de la boxe, etc. Au point de devoir admettre qu'il arrivait à bout de ressources… Mais c'est gravement sous-estimer l’ami Charley que de croire qu’on en vient si facilement à bout !

TSHIRT CB

Aujourd'hui donc, nouveau dossier brûlant : Bronson et les T-shirts. Le plus célèbre est bien sûr le noir qui constitue son seul vêtement dans « DE LA PART DES COPAINS » et a révélé au public européen ses biceps de légende. Mais ce n’était ni la première, ni la dernière fois qu'il portait un « maillot de corps » pour mettre en valeur ses atouts.

Il boxe en T-shirt dans « LES DÉGOURDIS DE LA MP », décharge des caisses en T-shirt (noir !) dans « DANS LA GUEULE DU LOUP », se tourne plutôt vers le blanc dans « LA BELLE DU PACIFIQUE » et « CHASSE AU GANG ».

TSHIRT CB (1)

Il sculpte en T-shirt dans « LE CHEVALIER DES SABLES » et s’enhardit à tenter le débardeur sans manches dans « LA PROIE DES VAUTOURS » et « L’ÉVADÉ ».

À noter qu’après 1977, le public n’eut plus droit au spectacle des célèbres bras de Charley à l’écran. Ils prirent donc leur retraite à 55 ans, alors que ceux de Sly ou Schwarzie qui ont une bonne dizaine d’années de plus, sont toujours en activité.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 11:08

Grande dame du théâtre U.S., Geraldine Page ne connaît pas tout à fait la même renommée au cinéma, mais trouve au fil des années, de beaux rôles de prestige à un âge déjà mûr : elle est la pionnière dont le mari est tué par John Wayne dans « HONDO, L’HOMME DU DÉSERT », l’actrice vieillissante aimant les gigolos dans « DOUX OISEAU DE JEUNESSE » (qu’elle avait créé à la scène), la mère castratrice de « BIG BOY », la prédicatrice dans « LE JOUR DU FLÉAU », la directrice du collège pour jeunes filles au passé incestueux dans « LES PROIES » (son meilleur rôle), la nonne de « DRÔLES DE MANIÈRES », l’imprésario de « SOLEIL DE NUIT ». Geraldine Page est extraordinaire dans « LE PAPE DE GREENWICH VILLAGE », en mère ivrogne d’un ripou.

PAGE

Elle est méconnaissable en vieille paysanne mal aimée dans « SOUVENIRS DU TEXAS » qui donne la mesure de son talent de composition. Elle est également bouleversante en grande bourgeoise abandonnée après quarante ans de mariage dans « INTÉRIEURS ».

À la TV, on la voit en juge protégeant son petit-fils dans « KOJAK » et en mère de l’héroïne dans « THE BEATE KLARSFELD STORY ».

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 88 ans. Happy birthday Miss Page.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 12:06

Nous apprenons la mort à l’âge de 96 ans de l’acteur américain John Frederick qui tourna une soixantaine de films, dont une bonne partie en Europe.

FREDERICK

On l’aperçoit en officier égyptien dans « LES DIX COMMANDEMENTS », en soldat dans « AMBUSH AT CIMARRON PASS » (avec le jeune Eastwood), en SS dans « LES DAMNÉS », en cardinal dans « LES SOULIERS DE SAINT-PIERRE ». Il tourna deux fois pour Sergio Leone : il est un des deux sbires de Frank descendus par ‘Harmonica’ au puits dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et un des passagers de la diligence au début de « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION ». R.I.P.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:29

WINDS WAR (2)Herman Wouk a adapté lui-même son best-seller « LE SOUFFLE DE LA GUERRE » en une imposante minisérie de douze heures. Le principal intérêt de la chose n’est pas le côté ‘soap opera’ du scénario, mais bien le cours magistral qu'il développe sur la WW2 ou plutôt sur les trois années qui amenèrent progressivement les États-Unis à s’engager dans le conflit. Le film commence avec l’invasion de la Pologne et s'arrête juste après Pearl Harbor.WINDS WAR Le tout est vu à travers le destin d’une famille de militaires dont le père est un capitaine de l’U.S. Navy catapulté diplomate à Berlin puis un peu partout en Europe.

L’équilibre entre les séquences « familiales » et celles montrant les grands de ce monde n’est pas toujours très heureux, mais malgré des hauts et des bas parfaitement normaux pour un film d’une telle durée, on ne peut que respecter les moyens mis en œuvre, que ce soit pour les décors, les extérieurs extrêmement variés et la figuration. On ne ressent presque jamais les contraintes budgétaires de la télé, grâce à un montage au cordeau et aux cadrages toujours dynamiques de Dan Curtis.

Côté casting, c'est un peu moins irréprochable, surtout au niveau des têtes d’affiche : Robert Mitchum est, à 66 ans, bien trop âgé pour jouer ce soldat dur-à-cuire et son air perpétuellement crevé, blasé, ses soupirs à fendre l’âme, laissent à penser qu’un Charlton Heston aurait été plus adéquat. Même chose pour les quadragénaires Ali MacGraw (insupportable !) et Jan-Michael Vincent, censés jouer des personnages quinze ans plus jeunes qu’eux. Quant à Polly Bergen, incarnant la femme de Mitchum, son rôle est écrit avec une misogynie terrifiante ! Heureusement, les seconds rôles sont remarquables, à commencer par Gunther Meisner jouant un Hitler clownesque et monstrueux et le réalisateur Enzo G. Castellari, magnifique Mussolini. Ralph Bellamy est également une saisissante réincarnation de Roosevelt, jusqu'aux moindres maniérismes.

WINDS WAR (1)

« LE SOUFFLE DE LA GUERRE » est un téléfilm à prendre dans son ensemble, qualités et défauts compris. On alterne les séquences passionnantes et le mélodrame pesant, on comprend parfois l’enchaînement des évènements et les relations entre pays de façon lumineuse et on se perd dans des scènes répétitives assommantes (MacGraw et son vieil oncle John Houseman, l’adultère de Polly Bergen). Bref, c'est un trip dans lequel il faut entrer sans réfléchir, d’autant qu’on est compensé de quelques moments d’ennui par le sourire radieux de la très charmante Victoria Tennant.

Quatre ans après, fut tournée la suite de même longueur : « REMEMBRANCE OF WAR ».

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 05:45

CB HAT2Suite à la suggestion de notre ami ‘Lemmy’, « WWW » se lance dans une nouvelle exploration de l’univers inépuisable de sa mascotte n°1 : Charles Bronson. Aujourd'hui, les couvre-chefs de Charley. Vu le nombre de westerns qu'il tourna, il est évident qu'il en porta beaucoup. Énormément, même.

CB HAT

On notera qu'entre « LES 7 MERCENAIRES » et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et quelques téléfilms, il eut souvent le même, gris, légèrement abimé devant. Le sien propre ? Il en eut des plus moches (« CHINO »), il porta des hauts-de-forme (« LE MAÎTRE DU MONDE » et « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES »), des calots militaires et des casques à foison, des toques en fourrure et pas mal de casquettes dont la plus mémorable est celle de « MISTER MAJESTYK ». Sans oublier son chapeau de paille dans « L’ÉVADÉ ». Et bien sûr le bonnet de laine de Paul Kersey, censé le métamorphoser à lui seul en SDF dans les rues de L.A.

CB HAT (1)

CB HAT (2)

CB HAT (3)

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:21

TRAP (1)Dès les premiers plans de « DANS LA SOURICIÈRE » on est en terrain connu : celui de « LES INCONNUS DANS LA VILLE » ou « UN HOMME EST PASSÉ », de ces westerns TRAPdésertiques où les voitures remplacent les chevaux, mais qui grouillent malgré tout de shérifs, de hors-la-loi et de justiciers.

Court, nerveux, allant droit au but, le film crée une réelle tension dès l’ouverture et ne relâche jamais la pression,TRAP (2) maintenant la psychologie au minimum et révélant les caractères des protagonistes dans le feu de l’action. L’intérêt ne faiblit jamais, d’autant que Richard Widmark est parfaitement à sa place en avocat obligé de revenir dans sa ville natale, d’affronter son passé et de négocier l’arrivée d’un caïd de la mafia en fuite, pour lequel il travaille malgré lui. Le postulat mis en place, l’action commence et du huis clos dans le bled perdu, le film évolue en road movie, puis s’achève en film d’action des plus honorables.

On étouffe à la vue de ses personnages constamment enTRAP (3) sueur, qu’on voit peiner dans la rocaille, au milieu de la fournaise du désert et on compatit aux malheurs de cette famille détruite par un mensonge.

Torturé mais solide, entêté et vulnérable, Widmark est vraiment excellent, épaulé par Earl Holliman jouant son jeune frère loser et alcoolique et par l’irremplaçable Lee J. Cobb, parfait en mafieux goguenard et tentateur. Sans oublier – comment le pourrait-on ? – la bellissime et sexy (c'est un faible mot) Tina Louise, déchirée entre les deux frères ennemis.

Un peu mieux qu’une série B, pas suffisamment ambitieux pour égaler le chef-d’œuvre de John Sturges cité précédemment, « DANS LA SOURICIÈRE » n’en demeure pas moins un bon morceau de cinoche à l’ancienne, qui n’a d’autre souci que d’agripper le spectateur à la gorge pour ne plus le lâcher.

TRAP (4)

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