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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 22:16

007 (2)Il serait injuste de juger « JAMES BOND 007 CONTRE DOCTEUR NO », 50 ans après sa réalisation, en le comparant à ses successeurs ou au cinéma d’action contemporain. Mais force est de reconnaître qu’au-delà de ses naïvetés, de ses faiblesses scénaristiques et 007esthétiques, le film a posé les jalons de tout un pan de cinéma, que ce soit au niveau de son (anti)héros ou de la construction de l’histoire.

Étonnant aussi de s’apercevoir à quel point tous, absolument TOUS les éléments qui firent le succès de la ‘franchise’ 007 sont déjà opérationnels : le générique « psychédélique » (rudimentaire, mais bien présent), le prologue avec ‘Q’ et ‘M’, le Martini,007 (1) l’exotisme (ici, la Jamaïque), le superméchant aux projets destructeurs, les pin-ups peu farouches, etc. Jusqu'à l’arrivée de Daniel Craig, tous les autres films ont repris exactement le même schéma. Alors aujourd'hui, que reste-t-il vraiment de ce précurseur tout de même un peu vieillissant ? De jolies couleurs vives (surtout en Blu-ray), des décors bien exploités, des femmes sexy en diable et surtout le jeune Sean Connery. Déjà incroyablement sûr de lui et de son charisme, il traverse l’action avec un flegme mêlant machisme et autodérision, donnant de l’épaisseur à un personnage somme toute fantomatique et sans âme. C'est un plaisir de le voir se mouvoir, esquisser ce demi-sourire menaçant, lever imperceptiblement le sourcil avec une 007 (3)pointe d’autosatisfaction. Dès le premier plan, dès sa première réplique (« Bond… James Bond »), tout Connery est là, tel qu’en lui-même il ne fera que se bonifier par la suite. Et le voir abattre un ennemi désarmé de sang-froid a dû créer un choc en 1962... 

Parmi ses partenaires, on reconnaît avec plaisir l'Américain Jack Lord en agent de la CIA et le Canadien Joseph Wiseman (jouant Dr. No, un savant fou… chinois !) et évidemment la mythique Ursula Andress, dont le bikini blanc et les cheveux mouillés n’ont pas fini de susciter des fantasmes.

Ne pas s’attendre à un miracle donc, en revoyant ce n°1 d’une collection qui dure encore. On s’y ennuie pas mal, les transparences sont vieillottes, la durée est excessive, mais il contient tant de choses en germe qu’on ne peut qu’applaudir des deux mains, en appuyant de temps en temps sur la touche « avance rapide » de sa télécommande.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:40

« LADIES THEY TALK ABOUT » est une variante du ‘film de prison’ cher à la Warner dans LADIESles années 30, puisqu’il met en scène un pénitencier de femmes ou tout du moins, une aile de Saint-Quentin. Le scénario se concentre sur l’une de ces détenues, une ‘gangster moll’, une braqueuse de banques dure-à-cuire, arrêtée et condamnée à deux ans de prison, à cause du témoignage d’un prédicateur amoureux d'elle.

À vrai dire, le film n’est intéressant que par la présence de Barbara Stanwyck qui incarne avec un aplomb extraordinaire ce petit bout de femme qui marche comme un docker, mâche du chewing-gum et ment comme elle respire. Son œil ironique, ses manières de fille des rues et son art du double-jeu font du personnage de ‘Nan’ une héroïne complexe et ambiguë, face à un partenaire sans intérêt.

Les seconds rôles féminins par contre, sont amusants, comme cette vieille taularde ex-maquerelle truculente ou cette gardienne promenant un cacatoès sur son épaule.

Simpliste et linéaire, ce petit film d’à peine heure et des poussières se laisse regarder pour sa vedette féminine, dont la faculté à se glisser dans toutes sortes de milieux et de situations était vraiment surprenante.

LADIES (1)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:36

Venu de la pub où il a acquis un sens de l’image hors du commun, Ridley Scott tourne beaucoup. À ses débuts dans le long-métrage, il a enchaîné les œuvres majeures comme « DUELLISTES », « ALIEN » ou « BLADE RUNNER » dont l’influence se faire encore sentir de nos jours. Il a connu l’échec avec « LEGEND », est devenu ‘bankable’ à Hollywood avec « THELMA & LOUISE » et le remarquable « BLACK RAIN ».

RIDLEY S

On préfèrera oublier « 1492 », « À ARMES ÉGALES », « LES ASSOCIÉS », « UNE GRANDE ANNÉE » ou « ROBIN DES BOIS », pour s’extasier devant « GLADIATOR » et la version longue de « KINGDOM OF HEAVEN » (une de ses plus belles réussites).

Aujourd'hui, il fête ses 75 ans et il est plus actif que jamais. Happy birthday, Sir.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:10

PROMISE (1)Tout le monde sait que James Woods est un excellent comédien. D’Aldrich à Scorsese en passant par Leone et Cronenberg, il a tourné pour les plus grands. Aussi est-il surprenant de découvrir qu'il donna le meilleur de lui-même dans un modeste téléfilm :PROMISE « PROMISE ». Si le postulat de départ évoque « RAIN MAN », le traitement n’a rien à voir. Woods joue non pas un autiste placide, mais un schizophrène aux violents changements d’humeur. Par contre, lui aussi retrouve son frère qui « hérite » de lui à la mort de leur mère.

Sobrement écrit, entièrement centré sur les personnages et l’étude précise de la maladie, le film est poignant du début à la fin, sans jamais céder au mélo lacrymal ou aux facilités hollywoodiennes. Malgré une note d’espoir fugace, il n’y aura pas de happy end. Que dire de la performance de Woods, si ce n’est qu'elle frise le prodige ? Non PROMISE (2)seulement on oublie instantanément tous ses rôles de méchants et ses habituels tics de jeu, mais l’acteur disparaît dans son rôle, se fond dedans au point qu'il est parfois douloureux et pénible de le voir dans des situations de panique ou de crise aiguë. C'est beaucoup plus qu’un bon sens de l’observation. Face à lui, James Garner ne démérite pas dans un rôle plus ingrat. C'est lui qui joue l’aîné, un « beauf » sympathique mais égoïste et maladroit, incapable d’aider ce « boulet » ingérable sans sacrifier sa propre existence, toute médiocre qu'elle soit. Quelques face à face sont d’une intensité insoutenable.

C'est très soigneusement réalisé, la photo est digne d’un long-métrage de cinéma, seuls pèchent un peu les rôles secondaires à peine esquissés. « PROMISE » n’est pas un film agréable ni consensuel, mais même si on n’aime pas forcément se plonger ainsi dans la misère humaine, on doit le voir pour admirer un James Woods au sommet de son art. Électrisant !

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 11:02

Cathy Moriarty fut la révélation de « RAGING BULL » en blonde platine de 19 ans capable de jurer comme un charretier de sa voix rauque, et où elle rivalise de présence avec De Niro et Joe Pesci.

On la revoit en vamp dans « LES VOISINS » et elle subit une longue éclipse pour revenir dans les années 90, plus mature, en mère d’un gosse à problèmes dans « UN FLIC À LA MATERNELLE », en reporter dans le vieux Sud dans « BURNDOWN », en fiancée d’un des « MAMBO KINGS », en star de séries B blasée dans « PANIC SUR FLORIDA BEACH », en prostituée dans « UN FLINGUE POUR BETTY LOU », en témoin traqué dans « INDISCRÉTION ASSURÉE ».

Elle est la méchante de « CASPER » et joue la femme soumise d’un macho dans « FORGET PARIS », celle décatie et négligée du flic Harvey Keitel dans « COP LAND ». Elle apparaît dans une séquence du remake de « GLORIA » en maquerelle mûrissante et en mafieuse dans « MAFIA BLUES 2 : LA RECHUTE ».

Elle est extraordinaire de drôlerie dans « SOAPDISH » dans un rôle de star de sitcom nympho qui se révèle être un… travesti.

Aujourd'hui, elle fête ses 52 ans. Happy birthday, Cathy.

MORIARTY

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:37

CB ARMY (2)Pendant la WW2, Charles Bronson alors ‘caporal Charles D. Buchinski’ fut mitrailleur à bord d’un B-29. Et – pour une fois ! – ce n’est pas une invention d’attaché de presse hollywoodien cherchant à viriliser un comédien en mal de pub !

CB ARMY

Comme son copain Lee Marvin, Bronson a réellement combattu les ‘Japs’, ce qui le rend tout à fait crédible en soldat à l’écran. Et il eut plusieurs fois l’occasion de le prouver : il est troufion dans « BATTLE ZONE », « LA BELLE DU PACIFIQUE », « TONNERRE APACHE » (dans la Cavalerie) ou « WHEN HELL BROKE LOOSE », sergent dans « 10 POUR L’ENFER » et « LA PROIE DES VAUTOURS », il porte un uniforme bizarre dans « TWILIGHT ZONE », joue un caporal peu motivé dans « COMBAT ! », un commandant dans « LA BATAILLE DES ARDENNES ». Il est un ex-colonel dans « LES BAROUDEURS », il garde le même grade mais sans uniforme dans « LE PASSAGER DE LA PLUIE » et il est légionnaire dans « ADIEU L’AMI ». Il est un des salopards dégradés d'Aldrich et un ex-pilote de la RAF chez Sturges. Est-il nécessaire de citer les titres ?

CB ARMY (1)

CB ARMY (3)

Sans oublier que son premier rôle fut un ‘marine’ bagarreur dans « LA MARINE EST DANS LE LAC ».

Sir ! Yes, Sir !!!

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 06:23

Actrice blonde des fifties, Hope Lange joue essentiellement des rôles de filles sages, d’épouses compréhensives : elle est la ‘WASP’ épousant un Juif dans « LE BAL DES MAUDITS », l’amie du caïd dans « MILLIARDAIRE POUR UN JOUR ». Elle est l’épouse de Paul Kersey au sort funeste dans le premier « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », la mère de Laura Dern dans « BLUE VELVET » et celle du héros dans « LA REVANCHE DE FREDDY ».

Elle apparaît en sénateur soupçonneuse dans « DANGER IMMÉDIAT » et en belle-mère de Sean Connery dans « JUSTE CAUSE ».

LANGE

À la TV elle reprend le rôle créé par Gene Tierney dans la série « MADAME et SON FANTÔME », tirée de « L’AVENTURE DE Mme MUIR », elle est l’épouse du héros de « THE NEW DICK VAN DYKE SHOW » et hérite d’une ferme dans « THE CROWHAVEN FARM ».

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 81 ans. Happy birthday, Hope.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 07:39

Barbara Anderson est une actrice blonde des sixties, qui a pour particularité de n’avoir pas tourné un seul long-métrage de cinéma. Elle n’est apparue qu’en ‘guest’ dans des séries TV et a tenu le rôle récurrent de l’assistante proprette de Raymond Burr dans « L'HOMME DE FER ».

Elle fut également l’élément féminin de l’équipe de « MISSION : IMPOSSIBLE » pendant quelques épisodes de la dernière saison, on l’aperçoit en bonne copine dans le téléfilm-culte « DON’T BE AFRAID OF THE DARK ».

Aujourd'hui, elle fête ses 67 ans. Happy birthday, Barbara.

ANDERSON

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 06:18

Si les bios de Charles Bronson ne manquent jamais de mentionner qu'il fit de la prison dans sa jeunesse en Pennsylvanie, il semble que cela tienne davantage du fantasme d’attaché de presse que de la réalité.

CB JAIL (2)

Par contre Charley passa un temps considérable derrière les barreaux dans ses films, sans compter les films ou téléfilms où il s’est évadé de prison avant le début de l’action (trop nombreux pour être comptabilisés ici !).

CB JAIL

Il est taulard dans « MES SIX FORCATS », « BIG HOUSE U.S.A. », il est jeté en prison dans « L’AIGLE SOLITAIRE » et « WHEN HELL BROKE LOOSE », se retrouve carrément dans un camp de prisonniers dans « LA GRANDE ÉVASION » et « 12 SALOPARDS », purge de courtes peines dans « MISTER MAJESTYK », « LE JUSTICIER DE NEW YORK », « L’ANGE ET LE DÉMON », « CITÉ DE LA VIOLENCE » et « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES » (où il est vêtu comme les Dalton !). Enfin, il est condamné à perpète dans « COSA NOSTRA ».

CB JAIL (1)

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:12

G QUEST (1)Attention ! Avec « GALAXY QUEST », on ne parle pas vraiment de SF, on dépasse largement le simple pastiche, on transcende l’hommage. Cette ode hilarante aux cabotins de séries télé, aux ‘geeks’, aux fans déguisés en monstres dans les conventions, aux scénarios débiles torchés à la va-vite, est presque mieux qu’un simple film : c'est une friandise ! Un gros gâteau riche et dégoulinant de crème et de sucre, mais étrangement pasG QUEST du tout bourratif et parfaitement digeste. En un mot comme en cent, une petite merveille.

On pense bien sûr à « STAR TREK » quand les stars has-been d’une vieille série arrêtée depuis vingt ans, sont enlevées par des aliens qui les prennent pour leurs personnages héroïques et demandent leur aide. Mais très vite, le scénario s’enrichit de lui-même, les personnages prennent une vraie épaisseur et – surprise des surprises – on se surprend même à être ému à deux ou trois reprises. Pas plus, parce que le reste du temps on pleure de rire.

Comment oublier Sigourney Weaver peroxydée en « blonde de service » au décolleté débordant ? Comment ne pas s’attacher au gentils Thermiens opprimés par un gros homard belliqueux ? Comment ne pas craquer devant Alan Rickman en cabot british au crâne aussi grotesque que les oreilles en pointe de Spock ? Et comment ne pas trouver ravissante Missi Pyle en extra-terrestre sexy, malgré ses tentacules et ses ventouses ?

L’air de rien, le film en dit long sur le pouvoir et la nécessité du rêve dans nos vies, sur le dépassement de soi et sur la toute-puissance de l’imaginaire. L’humour est d’une finesse constante, sans aucun dérapage, aucune facilité et les F/X sont d’un bout à l’autre, étonnamment soignés.

Bref, vous l’aurez compris, « GALAXY QUEST » fait partie du panthéon très select des films chéris de « WWW », de ceux qu’on peut voir, revoir, re-revoir à chaque fois qu’on sent arriver un petit spleen automnal, par exemple.

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