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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 08:31

D'accord, on a compris : on ne reverra certainement jamais de chef-d’œuvre signé Woody Allen. Et pour se souvenir des raisons pour lesquelles on l’aime tant, il faut revenir à ses anciens films. Aussi, c'est sans illusion qu’on se plonge dans sa livraison touristique annuelle, « TO ROME WITH LOVE ».

Que dire ? C'est plutôt meilleur que les précédents et tout particulièrement que l’affreux « MIDNIGHT IN PARIS ». Meilleur parce qu'il apparaît dedans dans son rôle habituel et que c'estROME toujours sympathique de le retrouver, parce que la photo de Darius Khondji met bien la Ville Éternelle en valeur et parce que quelques idées comme ce chanteur d’opéra qui n’est génial que sous la douche ou la satire de la télé-réalité, sont plutôt bien vues.

Mais que de radotage ! Combien de fois a-t-on déjà vu cette « kamikaze » incarnée par Ellen Page qui reprend le flambeau de Charlotte Rampling, Winona Ryder ou Juliette Lewis ? Pourquoi doit-on subir dix fois la même situation avec Roberto Begnini, alors que l’idée tourne court aussi vite ? Comment justifier que le sketch de la jeune prof cédant aux avances du cabotin ventripotent, tourne ainsi au vulgaire vaudeville ?

« TO ROME WITH LOVE » fait s’entrecroiser plusieurs historiettes vaguement désuètes, toutes basées sur le fantasme et les dangers qu'il y a à le réaliser, sur les bienfaits de la transgression tant qu'elle ne reste qu’à l’état de projet. Ça patine beaucoup, ça bégaie même parfois et la durée – presque deux heures, tout de même – fait regretter le temps où les films de Woody atteignaient à peine les 80 minutes.

On peut se consoler avec la beauté fulgurante de Penélope Cruz amusante en call-girl délurée, avec le plaisir fugace de revoir Judy Davis dans un rôle d’épouse sans intérêt et de constater qu’Alec Baldwin a retrouvé la ligne. C'est peu, mais si on n’est pas trop exigeant, on peut s’en contenter. Heureusement, comme toujours, le choix de chansons anciennes de la BO est un vrai plaisir !

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 18:59

« DEAD LIFT » est un des derniers épisodes de la série « LES RUES DE SAN FRANCISCO », connu pour la participation du jeune Arnold Schwarzenegger en ‘guest star’ principale dans un rôle (relativement) autobiographique de culturiste autrichien.

Le scénario hélas, explore platement le milieu sportif, se focalisant sur l’aspect « ridicule » des bodybuilders. Arnold est en effet la victime de moqueries et de quolibets qui le font entrer dans des colères noires. Au début du film, il s’énerve contre une jeune fille qui éclate de rire en le voyant – le torse huilé – prendre des poses avantageuses dans son living room, et la tue accidentellement. Avec son air placide, sa lenteur de mouvements, son accent à couper au couteau, ‘Schwarzie’ ne rend pas très crédibles les crises de démence de son ‘Joe Schmidt’ et on se surprend souvent à avoir aussi envie de rire. À noter pour le fan de l’acteur/gouverneur une scène où il vient se dénoncer dans un commissariat et parle à un agent à travers une vitre de sécurité, préfigurant une célèbre séquence de « TERMINATOR ».

RUES arnold

Karl Malden et son co-équipier (pas Michael Douglas, parti pour d’autres cieux) passent leur temps à cavaler d’un décor à l’autre à la recherche de M. Muscles et on reconnaît de bons comédiens comme Diana Muldaur en bourgeoise émoustillée par les biceps du futur Conan ou le vétéran Bert Freed.

Un ‘collector’ donc pour le fan compulsif et complétiste d’Arnold, mais – et c'est bien dommage – un des épisodes les plus faibles de la série.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 09:04

Incroyable mais vrai, un des doyens des comédiens U.S. fête aujourd'hui ses 97 printemps. On a vu récemment Eli Wallach dans « WALL STREET : L’ARGENT NE DORT JAMAIS », toujours aussi incisif, drôle et malicieux et on espère encore le revoir un de ces jours.

Le plus sympathique adepte de la Méthode de l’Actors Studio a tourné avec les plus grands, de Kazan à Leone, en passant par Brooks, Coppola et… Oury. Alors « WWW » lui souhaite un excellent birthday.

ELI W

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:26

Avec sa seconde saison, la série « THE WALKING DEAD » émigre de la ville à la campagne pour une douzaine d’épisodes entièrement situés dans une ferme où se réfugient nos héros. L’univers inspiré de la BD d’origine est parfaitement campé, la menace des zombies toujours présente et l’accent est mis sur les conflits humains et les questions qui se posent quant à la WDEAD2préservation de ce qui reste d’Humanité en chacun de nous, quand les lois n’ont plus court.

Pourtant, malgré ses indéniables qualités addictives et des séquences horrifiques excellemment filmées, la saison paraît moins forte que la 1ère. Bien sûr, l’effet de nouveauté a disparu, mais ce n’est pas que cela. Les scénarios semblent délayés, comme s’il y avait trop d’épisodes pour ce qu'il y a à raconter. Ça discute beaucoup, les choses sont répétées, deux, trois, voire quatre fois d’affilée, les dilemmes ne sont pas toujours très justifiés ou compréhensibles. Bref, le huis clos imposé dans cette ferme finit par peser un peu sur l’intérêt du récit.

Une fois n’est pas coutume dans une série U.S., le cast n’est pas toujours à la hauteur. Pour un excellent Andrew Lincoln en leader incertain et un superbe Scott Wilson en patriarche rural, on doit supporter les grimaces lassantes de Laurie Holden ou Jon Bernthal, le jeu systématique d’une Sarah Wayne Callies. Mais comme pour la première saison, c'est le formidable Norman Reedus qui se détache progressivement comme le vrai protagoniste de la série : un ‘biker’ violent et mal embouché qui s’intègre peu à peu à la communauté et s’avère être le personnage le plus attachant.

Une série à voir donc, malgré ses défauts persistants, pour ses scènes d’action magistrales, pour la façon toujours originale (et drôle au second degré) de dégommer les morts-vivants, pour quelques plans particulièrement « dégueu » (le gros zombie dans le puits) et aussi pour des surprises qui nous cueillent quand on ne s’y attend pas du tout, comme la mort par exemple, de deux rôles principaux. À suivre, donc…

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 10:51

CB COP (2)Les rôles de flics ont toujours été privilégiés par les ‘tough guys’, comme équivalents modernes des justiciers de western. Clint Eastwood par exemple, a trouvé rapidement son emploi archétypique avec ‘Dirty’ Harry Callahan, ce qui ne l’a pas empêché, malgré les sequels, de tenir d’autres personnages de policiers au fil des ans.

Curieusement, Charles Bronson a tardivement sacrifié à cet emploi quasi-obligatoire et qui plus est, à un âge où la plupart des vrais flics commencent à penser à leur retraite ou l’ont prise depuis longtemps.

CB COP

On l’a aperçu à la TV dans « TREASURY MEN IN ACTION » en infiltré, « ALFRED HITCHCOCK PRESENTS » en enquêteur de la Crim’ ou « LE FUGITIF » en limier opiniâtre. Mais son premier vrai personnage de « poulet », Bronson le trouve dans « LE CERCLE NOIR » où il s’attaque à la mafia. Il ne rempile pas avant quelques années pour « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE » où il part en mission en Suisse, devient flic frontalier dans « CHICANOS – CHASSEURS DE TÊTES », lieutenant peu regardant sur la déontologie dans « LE JUSTICIER DE MINUIT ».

Il est toujours efficace malgré son alcoolisme dans « LA LOI DE MURPHY », s’avère légèrement raciste sur les bords dans « KINJITE », se retrouve sous les ordres de sa propre fille dans le téléfilm « DONATO & DAUGHTER ». Bronson achèvera sa carrière avec une trilogie de polars pour la télé : « FAMILY OF COPS », où déjà bien âgé, il incarne le patriarche d’une famille de policiers.

CB COP (1)

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:43

CB GANGSTAL’exploration thème par thème de la carrière de notre mascotte Charles Bronson a révélé quelques surprises, des récurrences amusantes, des ‘TOC’ inattendus, a mis en lumière ses emplois les plus fréquents : boxeur, ‘Native’, cowboy, soldat, taulard, etc. Aussi en s’intéressant aujourd'hui aux rôles de gangsters de Charley, on s’attend à une liste imposante. Eh bien… pas du tout !

Bien sûr, il a campé énormément de voyous, de tueurs, d’évadés, de psychopathes, mais des gangsters dans le sens premier du terme (membre d’un gang de malfaiteurs) pas autant qu’on aurait pu l’imaginer.

À ses débuts, il endosse le costard et le chapeau règlementaires pour jouer le racketteur dans « MADEMOISELLE GAGNE-TOUT » et l'homme de main dans « BLOOHOUNDS OF BROADWAY ». Il a également toute la panoplie – sulfateuse comprise ! – dans « MITRAILLETTE KELLY » un de ses meilleurs rôles, où il est cette fois promu chef du gang et incarne un individu ayant réellement existé.

Quelques années plus tard, c'est à la TV que Bronson redevient ‘gangsta’ dans un épisode de la série « LES INCORRUPTIBLES » : avec son costume à rayures, son chapeau blanc, ses robes-de-chambre de soie et ses cheveux brillantinés, il est ‘Janoš Kolescu’ un trafiquant de whisky de Chicago à la solde d’Al Capone.

CB GANGSTA (1)

Mais c'est dans « COSA NOSTRA » que Bronson a incarné son gangster le plus connu : ‘Joe Valachi’, un tueur de la mafia, qui brisa l’omerta au début des années 60, en révélant à ses juges les rouages de la pègre italienne.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 06:13

La belle et grande JoBeth Williams se fait d'abord remarquer dans des petits rôles : l’ex de Walken dans « CHIENS DE GUERRE », la maîtresse à lunette de Dustin Hoffman dans « KRAMER CONTRE KRAMER ».

L’actrice marque un point dans « LES COPAINS D’ABORD » où elle est remarquable de finesse dans un rôle complexe d’ex-vamp embourgeoisée. On la retrouve en enseignante dans « RAS LES PROFS ! », en mère déchirée dans « POLTERGEIST » et sa première sequel où elle arrache sa fille aux forces occultes. Elle joue une mère-porteuse qui décide de garder son enfant dans « BABY M ».

JoBeth tient plusieurs rôles en vedette dans les années 80 : le shérif de « ENDANGERED SPECIES », la ménagère entraînée dans de folles aventures de « AMERICAN DREAMER », une des ex-maîtresses du héros assassiné de « DANS LA PEAU D’UNE BLONDE », la schizo imprévisible dans « ME, MYSELF AND I » et la commissaire amoureuse de Stallone dans « ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER ! », la mère du petit héros de « DUTCH ». Dans « WYATT EARP », elle est la prostituée mariée à un des frères Earp.

JB WILLIAMS

À la TV, elle est une infirmière irradiée dans « LE JOUR D’APRÈS », la mère détruite d’un garçonnet assassiné dans « ADAM » et sa sequel, l’épouse d’un alcoolique dans « MY NAME IS BILLY W. », elle fait preuve de ses dons d’improvisation dans « CHANTILLY LACE », campe une attachée de presse politique dans « PARALLEL LIVES », une ex-prostituée dans « RUBY JEAN AND JOE ». Elle reprend le rôle de l’avocate ‘Reggie Love’, créé au cinéma par Susan Sarandon dans la série « LE CLIENT » et y rencontre un vrai succès populaire. On la revoit en femme d’un traître dans « 24 HEURES CHRONO », et en mère d’une comateuse dans « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ». Elle poursuit sa carrière en ‘guest’ à la TV dans des séries telles que « DEXTER ».

Aujourd'hui, elle fête ses 64 ans. Happy birthday, JoBeth.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 16:31

KING UINDERWORLD (1)Deux ans avant son accès « officiel » au vedettariat, « HOMMES SANS LOI » est le premier film présentant Humphrey Bogart en vedette avec son nom et son nom seul au-dessus du titre. Et cela, même s’il n’a pas véritablement le premier rôle, qui est dévolu à la charmante Kay Francis !

Celle-ci joue une femme-médecin (pas si courant en 1939 !) qui cherche à laver son nom, suite à la mort de son mari qui frayait avec le gang du caïd KING UINDERWORLD (2)Bogart. Pistant le malfrat jusqu'en province, elle se débrouille pour le faire coincer par la police. Le scénario est d’une banalité absolue et ne dure qu’une petite heure. C'est le ton adopté qui est plutôt original : on sent quelques emprunts au premier succès de ‘Bogie’ : « LA FORÊT PÉTRIFIÉE ». Cet écrivain anglais plus ou moins vagabond est calqué sur le personnage que joua Leslie Howard, à part que cette fois, Bogart lui demande d’écrire sa bio. Il faut dire que l’acteur incarne un curieux gangster, un abruti souriant et charismatique, obsédé par Napoléon, plus malin qu’intelligent. Le talent de Bogart est de ne jamais sombrer dans la caricature et de rester crédible, voire menaçant, alors même que son rôle frise par moment le pastiche pur et simple. En agonisant, il demande juste à son biographe de ne pas dire qu'il fut arnaqué par une « gonzesse » !

KING UINDERWORLD

On passera sur la tantine vieille fille qui en fait des tonnes, sur les seconds rôles grotesques, sur cette longue séquence où l’héroïne aveugle tout le gang avec ses gouttes pour les yeux, pour garder en mémoire la relation étrange et pas inintéressante qui se noue entre le ‘tough guy’ illettré et parano et la doctoresse qui n’a pas froid aux yeux. Inoffensif, mais assez rigolo.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:11

Suivant la récente sortie en Blu-ray du classique-culte « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » en France, voici que les excellentes éditions Wild Side, semblant répondre à la supplique de « WWW », s'apprêtent à éditer dans les mois qui viennent le méconnu, sous-estimé et méprisé « TUEUR D’ÉLITE » de Sam Peckinpah.

KILLER ELITE

Non seulement il s’agit d’une exclusivité mondiale (le DVD U.S. aujourd'hui épuisé était affreux et en 4/3), mais en plus on annonce un ‘director’s cut’ !

Du bonheur en perspective donc, pour les amateurs de ‘Bloody Sam’ et avec un peu de chance, une redécouverte de ce film imparfait et délirant.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:11

CB FOTOSAujourd'hui, dans son exhaustive exploration des récurrences bronsoniennes dans la carrière de sa mascotte n°1, « WWW » s’essaie à la mise en abyme. Autrement dit, il a choisi pour thématique du jour des photos de photos de Charles Bronson !

Car il ne faut pas croire, mais même à l’intérieur de ses films, Bronson est photographié. On le voit sur des fiches de police, des clichés anthropométriques, des dossiers pénitentiaires, mais aussi dans des articles de journaux et évidemment, sur des posters ‘wanted’ dans ses westerns.

D'ailleurs que fait Tony Curtis quand il tourne avec Charley ? Il le photographie.

CB FOTOS (1)

CB FOTOS (2)

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