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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:29

Ancien sportif olympique, à la musculature statuesque, Woody Strode a débuté dans de tout petits rôles dans "LES DIX COMMANDEMENTS" et divers "TARZAN", avant d'être repéré par John Ford. Curieusement, celui-ci lui donna des rôles de chefs Indiens ("LES DEUX CAVALIERS") voire de bandits chinois ("FRONTIERE CHINOISE"), mais lui offrit surtout le rôle de sa vie, avec "LE SERGENT NOIR", dans lequel Strode campe un "buffalo soldier", soldat noir de la Cavalerie U.S., injustement soupçonné de viol et jugé. Généralement utilisé pour son physique, Strode y révélait lors du procès, un talent et une émotion insoupçonnés. Il retrouvera d'ailleurs un personnage très similaire dans un remarquable épisode de "RAWHIDE".
Ford le ré-utilise dans le rôle plus secondaire de Pompey, le garde du corps dévoué de John Wayne dans "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE", et Woody Strode connaîtra son rôle sinon le plus important, du moins le plus mémorable, en incarnant Sharp, un des quatre "PROFESSIONNELS", où il fait jeu égal avec Lee Marvin, Burt Lancaster et Robert Ryan. Sa première apparition dans le film, en chasseur de primes musculeux traînant un prisonnier au bout d'une chaîne, est encore gravé dans toutes les mémoires.
A la suite d'une courte apparition au début de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", où il attend Harmonica à la gare en compagnie de Jack Elam et Al Mulock, Strode reste en Italie, et devient une figure familière du "spaghetti western". On le voit ainsi en acrobate dans "LA COLLINE DES BOTTES", puis dans quelques films valables comme "KEOMA". Il reparaît en Indien dans "SHALAKO", dans le rôle d'un des prisonniers envoyés en mission dans "LES DYNAMITEROS" ou "LA POURSUITE SAUVAGE".
On reverra Woody Strode, vieilli et chenu dans de très courtes apparitions-hommages dans des post-westerns comme "MORT OU VIF" ou "POSSE".
Acteur monolithique, quasiment inexpressif,  Woody Strode fut un des premiers acteurs de couleur à pénétrer l'univers du western, dans des rôles valorisants, qui ne devaient rien à l'imagerie "Oncle Tom" en vigueur jusque dans les années 70.
WOODY STRODE suite 

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Published by Fred Jay - dans LES ACTEURS WESTERN
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:11

Evidemment, un générique qui annonce un scénario de Sam Peckinpah et Robert Towne, une musique de Maurice Jarre, un trio de stars de films d'action et un biopic du révolutionnaire mexicain jadis incarné par Wallace Beery, ça peut faire rêver.
Plus dure est donc la chute en découvrant ce "VILLA RIDES !", tourné en Espagne, par un faiseur venu de la TV (après une dispute entre Yul Brynner et Peckinpah censé réaliser).
Le scénario est tellement bâclé et mal fichu, qu'au bout de quelques minutes tout l'intérêt se focalise sur le personnage de Fierro le bras-droit de Villa qui exécute lui-même des centaines de prisonniers.
Villa, campé par un Brynner perruqué, empesé et l'air constamment exaspéré, n'est qu'un figurant morose dans un film dont il est censé être le héros. Mitchum se traîne dans une des plus tristes prestations de sa carrière et il ne reste donc à Charles Bronson (Fierro) qu'à ramasser les miettes. Il est à la fois drôle et effrayant dans ce rôle de tueur sanguinaire mais bon-enfant, qui aligne les prisonniers trois par trois, afin d'économiser les munitions. Mais ce numéro semble tout de même étonnamment hors-sujet, surtout quand il fait le clown autour de l'avion ou joue les idiots dans une séquence avec Herbert Lom.
"PANCHO VILLA" ressemble parfois à un western spaghetti bas de gamme (on retrouve même des seconds rôles comme Frank Wolff), et on aurait aimé au moins quelques plans réellement tournés au Mexique pour donner un semblant d'authenticité au spectacle et peut-être - mais c'est beaucoup demander - un ou deux comédiens mexicains au générique...

PANCHO VILLAsuite

A NOTER : Deux grandes premières, concernant Bronson dans ce film : l'apparition de la moustache qui ne le quittera pratiquement plus pendant 30 ans, et celle de Jill Ireland, alors sa fiancée, qu'on voit à la fin du film, soûlant le pauvre Mitchum d'inepties, dans un restaurant.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:50

"VAQUERO" est un petit western, visiblement fauché (hormis pour la séquence où Anthony Quinn se rend en ville avec sa "horde sauvage", riche en figuration), qui ne présente d'intérêt, que par la complexité de ses protagonistes.
Robert Taylor est un curieux héros, taciturne, effacé, opaque, sorte de garde du corps d'un bandido fou furieux campé par Anthony Quinn. La relation plus qu'ambiguë entre les deux personnages fait tout le prix de "VAQUERO", car il est peu contestable que Esquada est amoureux fou de Rio, depuis l'enfance, et qu'il préfère mourir avec lui, que le laisser à quelqu'un d'autre. Surtout une femme... Curieusement, Taylor connaîtra le même genre de relation, avec Richard Widmark dans "LE TRESOR DU PENDU" de John Sturges et même avec John Cassavetes dans "LIBRE COMME LE VENT". Dur d'être un sex-symbol...
Ava Gardner et le très pâlot Howard Keel n'ont que des rôles de pure convention, et "VAQUERO" ne vaut que pour le numéro délirant de Quinn, mi-Quasimodo, mi-Zapata, qui éructe, se contorsionne, transpire, ricane, et abat un de ses propres hommes parce qu'il a bu dans sa bouteille. Du pur cabotinage certes, mais bienvenu en l'occurence. Parmi les seconds rôles, l'incontournable Jack Elam en éminence grise d'Esqueda, qui se moque constamment de sa laideur.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:36

Sorti des limbes du passé par la grâce d'une édition DVD inespérée, "BARQUERO" est à la fois excessivement décevant et tout à fait jouissif. Décevant, parce que le scénario est inepte, mal construit et que l'action s'arrête au bout de quelques minutes pour ne reprendre qu'à la toute fin, un peu à la manière de "JOE KIDD". Jouissif, parce que ce n'est pas tous les jours que deux "tronches" comme Lee Van Cleef et Warren Oates, anciens stakhanovistes des seconds rôles, se partagent la vedette.
Récemment promu tête d'affiche par le succès de "LA HORDE SAUVAGE", Oates est tout simplement prodigieux dans le rôle de Jake Remy le hors-la-loi aux neurones bouffés par la marijuana, qui finit par vider son chargeur sur la rivière qui contrarie ses plans ("I killed the river"). La lippe molle, l'oeil fou, portant un chapeau à pièces d'argent, Oates en totale liberté compose un personnage hors du commun et parvient à éclipser son partenaire, moins gâté. Lee Van Cleef malgré sa première place au générique et un rôle de "héros", ne survit pas à l'ouragan Oates et fait ce qu'il peut d'un personnage de passeur mal défini, pas vraiment attachant. C'est sauf erreur, la première fois qu'une femme s'offre à un héros de western pour qu'il sauve son mari et que celui-ci... accepte et consomme ! Reste le physique athlétique de Van Cleef, mis en valeur dans chaque scène, sa "gueule" burinée et son oeil perçant, inimitables, irremplaçables. Sa maîtresse mexicaine est jouée par Marie Gomez, la plantureuse bombe des "PROFESSIONNELS", celle qui "ne dit jamais non".

"BARQUERO" est donc un film réservé à l'afficionado nostalgique et plutôt indulgent, car il a tout pour plaire, sauf un scénario. Et le duel final, expédié en dix secondes, laisse totalement sur sa faim. Tout ça pour ça ?

A NOTER : l'affiche américaine (ci-dessus) est une photo de Warren Oates, que l'on reconnaît à son chapeau, sur laquelle on a collé la tête de Lee Van Cleef. Bizarre...

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:23

La série "RAWHIDE", qui démarra en 1959 et dura sept saisons, vient de connaître une sortie DVD aux U.S.A. (en tout cas les trois premières années) et permet de voir un jeune Clint Eastwood débutant, glabre et fringant dans le rôle de Rowdy Yates, que l'acteur surnommait lui-même "l'idiot des plaines", un garçon-vacher effectivement pas bien fûté, dragueur mais loyal.
La série est inspirée de "LA RIVIERE ROUGE" de Howard Hawks, et vaut surtout aujourd'hui pour ses "guests", allant de Victor McLaglen à Woody Strode, en passant par Kim Hunter, Mary Astor, Warren Oates, et la plupart des grands seconds rôles des années 50. Les rôles que tenait Eastwood au cinéma à ses débuts étaient proches de la figuration, aussi "RAWHIDE" est l'occasion de le voir évoluer année après année, même s'il est impossible d'imaginer que ce bellâtre à la voix de crooner, deviendrait un jour le vieux vétéran enroué de "GRAN TORINO".
L'acteur de série B, Eric Fleming tient le premier rôle de "RAWHIDE", celui du chef de convoi, rôle central de la plupart des épisodes, mais Eastwood tient quelques histoires à bout de bras, dont un formidable face à face avec Woody Strode, soldat déserteur. Il faudra attendre la dernière saison pour voir Rowdy enfin mûri, prendre la tête du convoi, après le départ de son mentor. Mais la série n'y survivra pas...
RAWHIDE suite
On peut sourire en voyant Eastwood jouer les têtes brûlées et les naïfs, mais cela permet surtout de se rendre compte du chemin parcouru. Et là... Respect !

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:33

Le film est récemment sorti en Italie, sous forme d'un splendide Blu-Ray, à l'image quasi définitive. C'est aussi épais qu'une VHS, car l'objet contient un livret, des reproductions de photos, d'affiches, et last but not least, le film lui-même, plus resplendissant qu'il n'a jamais été. Sans doute même pas en salles de première exclusivité.
Le premier western de Sergio Leone n'a pas forcément bien vieilli et ce qui semblait révolutionnaire au public de 1964 (ou '66 date de sa sortie U.S.), a tellement été pillé, plagié, parodié depuis, que les défauts ressortent : le scénario totalement décalqué sur celui de "YOJIMBO" le chef-d'oeuvre de Kurosawa, les seconds rôles parfois limite (qui n'a eu envie de claquer le gamin pleurnichard ?).
Malgré tout, impossible de nier l'impact de "PER UN PUGNO DI DOLLARI" : le masque grimaçant et le poncho de Clint Eastwood, qui prenait là un congé entre deux saisons de sa série "RAWHIDE", les excès permanents d'un Gian-Maria Volonte en sueur, les décors espagnols inédits à l'époque, et surtout, la BO d'Ennio Morricone, et l'utilisation ahurissante du gros-plan.
Cette édition Blu-Ray, qui contient la version anglaise (pas géniale, hormis le fait qu'on entend la "vraie" voix d'Eastwood), est une sorte d'écrin-hommage au film qui révéla Leone, qui révolutionna définitivement le western, et marqua aussi le point de non-retour d'un genre qui jusque là, était exclusivement américain. Malgré tous ses défauts, "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS" sera toujours une des dates charnière du western.

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