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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:56

"AU NOM DE LA LOI", série datant de 1958 et qui dura trois ans, serait très certainement oubliée depuis des lustres si elle n'avait révélé la personnalité unique de son interprète Steve McQueen.
Le personnage du chasseur de primes Josh Randall qui était apparu dans un épisode de la série "TRACKDOWN", était très novateur pour l'époque et McQueen renforça ses traits de MCQUEENSTEVEsuite.jpgcaractère peu orthodoxes : Randall est un pragmatique, un besogneux courageux mais pas téméraire, toujours hésitant à se mouiller et n'oubliant jamais pourquoi il fait ce job. L'argent.
Avec son jeu faussement hésitant, plein de demi sourires, de tics, de regards obliques, sa façon d'avoir mal aux jointures après avoir donné un coup de poing, cette volonté forcenée de composer un personnage à plusieurs dimensions, McQueen laissait apparaître sa formation Actors Studio, très en vogue au cinéma à l'époque mais peu usitée en TV. C'est par cette accumulation de détails que Randall est encore aujourd'hui une référence du genre et un des meilleurs rôles du comédien, alors âgé seulement de 28 ans.
Une édition DVD extrêmement soignée, est sortie il y a quelques années, ainsi que plusieurs ouvrages, dont "AU NOM DE LA LOI : UNE MYTHOLOGIE DE L'OUEST", de Didier Liardet, qui est d'une précision quasi clinique et finit par donner l'impression que la série est plus épique qu'elle n'est réellement.
Car pour distrayants qu'ils soient, ces épisodes ne sont que des fables rudimentaires, plutôt bien écrites, situées dans des décors fauchés (toutes les villes que traverse Randall sont RIGOUREUSEMENT identiques les unes aux autres !). Parmi les guest stars, McQueen croisait deux des "7 MERCENAIRES", Brad Dexter et James Coburn (dans ses bras, sur la photo), ainsi que Warren Oates (plusieurs fois), Lee Van Cleef (dans un des meilleurs épisodes), Martin Landau, Dyan Cannon ou John Carradine.
Sans doute fan de la série, Sergio Leone lui adressera un clin d'oeil au début de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", en donnant comme arme à
Woody Strode, le fusil à canon scié de Josh Randall.

SMCQUEEN suite

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:00

Impossible de parler Western, sans recommander toutes affaires cessantes, l'indispensable coffret "BUDD BOETTICHER"  (prononcer "Botiker"), récemment paru en zone 1, mais avec v.f. (à éviter) et sous-titres français (merci).
Là sont regroupés les meilleurs westerns du réalisateur, ceux qu'il tourna avec Randolph Scott pendant les années 50 : "THE TALL T", "DECISION AT SUNDOWN", "BUCHANAN RIDES ALONE", "RIDE LONESOME" et "COMANCHE STATION".
Tous ne sont pas d'égale valeur, mais au moins trois sont de pures merveilles, ma préférence allant à "RIDE LONESOME / LA CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE" et "THE TALL T / L'HOMME DE L'ARIZONA".
Dans le premier, Boetticher fait une utilisation du format Scope époustouflante, on dirait qu'il fut inventé rien que pour lui, et utiilise des débutants comme James Coburn et Lee Van Cleef (remarquable, dans un rôle de méchant subtil), dans le second, Richard Boone compose un des "bad guys" les plus marquants de l'histoire du genre, une crapule élégante et cultivée, absolument sociopathe, qui admire son adversaire et méprise ses propres hommes. Grand personnage, grand acteur, et surtout très très grand western. En voyant les cinq films, on réalise l'énorme influence que Boetticher a pu avoir sur le western italien, et sur l'oeuvre de Clint Eastwood réalisateur. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si celui-ci apparaît dans les suppléments, même si comme à son habitude, il est très laconique, et ne dit rien de passionnant.

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Published by Fred Jay - dans LES SORTIES DVD
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:43

Pour régler une bonne fois pour toutes une question grave (je pèse mes mots), qui taraude le cinéphile depuis près de 40 ans, soyons clairs : la trilogie des "SABATA" est maintenant disponible en DVD partout dans le monde. C'est une bonne chose. Mais cette trilogie n'en est pas une, c'est un dyptique auquel on a accolé un parasite fallacieux, un imposteur.
Si "SABATA" et "LE RETOUR DE SABATA", interprétés par Lee Van Cleef (d'abord sans, puis avec moumoute) méritent l'appellation contrôlée, "ADIOS SABATA" est un intrus.
Le titre original en est "INDIO BLACK", qui est en fait le nom du personnage principal joué par Yul Brynner dans sa tenue des "7 MERCENAIRES" avec quelques franges en plus.

Constatant probablement que Sabata était lui aussi vêtu de noir, les distributeurs U.S. et européens ont fait doubler tous les dialogues et remplacer "Indio Black" par "Sabata" ! Aussi simple que ça et "ADIOS SABATA" était né. Ce qui n'en fait pas un meilleur film, soit dit en passant. Mais pour être tout à fait honnête, les deux autres ne sont pas bien exaltants non plus ! Et même s'il porte la même tenue, manie des armes aussi sophistiquées que pour son rôle du colonel Mortimer dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", il manquait à Van Cleef l'essentiel : Sergio Leone à la caméra.

A NOTER : Si Brynner ne reprit donc pas réellement un rôle créé par Van Cleef, celui-ci reprit bel et bien un rôle créé par Brynner, dans l'ultime avatar des "7 MERCENAIRES" : "LA CHEVAUCHEE DES 7 MERCENAIRES", où il campait un Chris Adams devenu shérif, et bientôt veuf.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:31

L'excellente revue anglaise de cinéma "EMPIRE", a recensé dans son numéro de novembre 2008, les 500 meilleurs films de l'Histoire du 7ème Art. "LA PRISONNIERE DU DESERT" faisait heureusement partie du lot (en 164ème position), et un article était consacré à l'occasion à John Wayne.
L'auteur de l'article en question posait là une question, ma foi, très pertinente, en écrivant :
"Pour certains, il était une icône. Pour d'autre, un vieux con belliqueux avec une moumoute".
Alors, l'un ou l'autre, le "Duke" ? Ou les deux à la fois ?
That is the question...

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Published by Fred Jay - dans LES ACTEURS WESTERN
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:50
La mort de David Carradine, dans un hôtel de Bangkok, et dans des circonstances plus ou moins claires, nous rappelle qu'avant son comeback (éphémère) dans le surestimé "KILL BILL", il fut une figure décalée et atypique de l'Ouest. D'abord en campant quelques bad guys sans grande personnalité dans "UN HOMME FAIT LA LOI" ou "LA VENGEANCE DU SHERIF", un Indien spolié dans "LE CLAN DES McMASTERS", et surtout lors de sa période de vedettariat en "liste A", un Cole Younger assez impressionnant dans "LONG RIDERS" de Walter Hill, aux côtés de ses frères Keith et Robert.
Mais son style de jeu léthargique, mollement ironique, la lenteur de ses réactions, en firent l'interprète rêvé du personnage de Kwai Chang Caine, le "petit scarabée" (Grasshopper, en v.o., ce qui signifie "sauterelle" !) dans la série "KUNG FU", où il remplaça au pied levé Bruce Lee, jugé "trop chinois" par les producteurs. Au bon endroit au bon moment, Carradine avait introduit un peu de la génération hippie dans l'univers du Far West, et créé une icône indéboulonnable de la TV. Son père, le légendaire John ("LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE"), fut plusieurs fois invité dans la série, qui dura trois saisons.
L'acteur tenta de capitaliser sur ce succès, en apparaissant dans des films d'arts martiaux (alors qu'il maîtrisait manifestement assez mal la chose !), et en reprenant le rôle de Caine, dans une série contemporaine, vingt ans plus tard. Il écrivit un livre de souvenirs "ENDLESS HIGHWAY" plutôt décevant, qui ne connut guère d'écho.
"Petit Scarabée" s'en est allé rejoindre son Maître Pô... Via Bangkok. Parviendra-t-il encore à attraper le galet ?
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Published by Fred Jay - dans LE CARNET NOIR
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:29

Ancien sportif olympique, à la musculature statuesque, Woody Strode a débuté dans de tout petits rôles dans "LES DIX COMMANDEMENTS" et divers "TARZAN", avant d'être repéré par John Ford. Curieusement, celui-ci lui donna des rôles de chefs Indiens ("LES DEUX CAVALIERS") voire de bandits chinois ("FRONTIERE CHINOISE"), mais lui offrit surtout le rôle de sa vie, avec "LE SERGENT NOIR", dans lequel Strode campe un "buffalo soldier", soldat noir de la Cavalerie U.S., injustement soupçonné de viol et jugé. Généralement utilisé pour son physique, Strode y révélait lors du procès, un talent et une émotion insoupçonnés. Il retrouvera d'ailleurs un personnage très similaire dans un remarquable épisode de "RAWHIDE".
Ford le ré-utilise dans le rôle plus secondaire de Pompey, le garde du corps dévoué de John Wayne dans "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE", et Woody Strode connaîtra son rôle sinon le plus important, du moins le plus mémorable, en incarnant Sharp, un des quatre "PROFESSIONNELS", où il fait jeu égal avec Lee Marvin, Burt Lancaster et Robert Ryan. Sa première apparition dans le film, en chasseur de primes musculeux traînant un prisonnier au bout d'une chaîne, est encore gravé dans toutes les mémoires.
A la suite d'une courte apparition au début de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", où il attend Harmonica à la gare en compagnie de Jack Elam et Al Mulock, Strode reste en Italie, et devient une figure familière du "spaghetti western". On le voit ainsi en acrobate dans "LA COLLINE DES BOTTES", puis dans quelques films valables comme "KEOMA". Il reparaît en Indien dans "SHALAKO", dans le rôle d'un des prisonniers envoyés en mission dans "LES DYNAMITEROS" ou "LA POURSUITE SAUVAGE".
On reverra Woody Strode, vieilli et chenu dans de très courtes apparitions-hommages dans des post-westerns comme "MORT OU VIF" ou "POSSE".
Acteur monolithique, quasiment inexpressif,  Woody Strode fut un des premiers acteurs de couleur à pénétrer l'univers du western, dans des rôles valorisants, qui ne devaient rien à l'imagerie "Oncle Tom" en vigueur jusque dans les années 70.
WOODY STRODE suite 

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Published by Fred Jay - dans LES ACTEURS WESTERN
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:11

Evidemment, un générique qui annonce un scénario de Sam Peckinpah et Robert Towne, une musique de Maurice Jarre, un trio de stars de films d'action et un biopic du révolutionnaire mexicain jadis incarné par Wallace Beery, ça peut faire rêver.
Plus dure est donc la chute en découvrant ce "VILLA RIDES !", tourné en Espagne, par un faiseur venu de la TV (après une dispute entre Yul Brynner et Peckinpah censé réaliser).
Le scénario est tellement bâclé et mal fichu, qu'au bout de quelques minutes tout l'intérêt se focalise sur le personnage de Fierro le bras-droit de Villa qui exécute lui-même des centaines de prisonniers.
Villa, campé par un Brynner perruqué, empesé et l'air constamment exaspéré, n'est qu'un figurant morose dans un film dont il est censé être le héros. Mitchum se traîne dans une des plus tristes prestations de sa carrière et il ne reste donc à Charles Bronson (Fierro) qu'à ramasser les miettes. Il est à la fois drôle et effrayant dans ce rôle de tueur sanguinaire mais bon-enfant, qui aligne les prisonniers trois par trois, afin d'économiser les munitions. Mais ce numéro semble tout de même étonnamment hors-sujet, surtout quand il fait le clown autour de l'avion ou joue les idiots dans une séquence avec Herbert Lom.
"PANCHO VILLA" ressemble parfois à un western spaghetti bas de gamme (on retrouve même des seconds rôles comme Frank Wolff), et on aurait aimé au moins quelques plans réellement tournés au Mexique pour donner un semblant d'authenticité au spectacle et peut-être - mais c'est beaucoup demander - un ou deux comédiens mexicains au générique...

PANCHO VILLAsuite

A NOTER : Deux grandes premières, concernant Bronson dans ce film : l'apparition de la moustache qui ne le quittera pratiquement plus pendant 30 ans, et celle de Jill Ireland, alors sa fiancée, qu'on voit à la fin du film, soûlant le pauvre Mitchum d'inepties, dans un restaurant.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:50

"VAQUERO" est un petit western, visiblement fauché (hormis pour la séquence où Anthony Quinn se rend en ville avec sa "horde sauvage", riche en figuration), qui ne présente d'intérêt, que par la complexité de ses protagonistes.
Robert Taylor est un curieux héros, taciturne, effacé, opaque, sorte de garde du corps d'un bandido fou furieux campé par Anthony Quinn. La relation plus qu'ambiguë entre les deux personnages fait tout le prix de "VAQUERO", car il est peu contestable que Esquada est amoureux fou de Rio, depuis l'enfance, et qu'il préfère mourir avec lui, que le laisser à quelqu'un d'autre. Surtout une femme... Curieusement, Taylor connaîtra le même genre de relation, avec Richard Widmark dans "LE TRESOR DU PENDU" de John Sturges et même avec John Cassavetes dans "LIBRE COMME LE VENT". Dur d'être un sex-symbol...
Ava Gardner et le très pâlot Howard Keel n'ont que des rôles de pure convention, et "VAQUERO" ne vaut que pour le numéro délirant de Quinn, mi-Quasimodo, mi-Zapata, qui éructe, se contorsionne, transpire, ricane, et abat un de ses propres hommes parce qu'il a bu dans sa bouteille. Du pur cabotinage certes, mais bienvenu en l'occurence. Parmi les seconds rôles, l'incontournable Jack Elam en éminence grise d'Esqueda, qui se moque constamment de sa laideur.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:36

Sorti des limbes du passé par la grâce d'une édition DVD inespérée, "BARQUERO" est à la fois excessivement décevant et tout à fait jouissif. Décevant, parce que le scénario est inepte, mal construit et que l'action s'arrête au bout de quelques minutes pour ne reprendre qu'à la toute fin, un peu à la manière de "JOE KIDD". Jouissif, parce que ce n'est pas tous les jours que deux "tronches" comme Lee Van Cleef et Warren Oates, anciens stakhanovistes des seconds rôles, se partagent la vedette.
Récemment promu tête d'affiche par le succès de "LA HORDE SAUVAGE", Oates est tout simplement prodigieux dans le rôle de Jake Remy le hors-la-loi aux neurones bouffés par la marijuana, qui finit par vider son chargeur sur la rivière qui contrarie ses plans ("I killed the river"). La lippe molle, l'oeil fou, portant un chapeau à pièces d'argent, Oates en totale liberté compose un personnage hors du commun et parvient à éclipser son partenaire, moins gâté. Lee Van Cleef malgré sa première place au générique et un rôle de "héros", ne survit pas à l'ouragan Oates et fait ce qu'il peut d'un personnage de passeur mal défini, pas vraiment attachant. C'est sauf erreur, la première fois qu'une femme s'offre à un héros de western pour qu'il sauve son mari et que celui-ci... accepte et consomme ! Reste le physique athlétique de Van Cleef, mis en valeur dans chaque scène, sa "gueule" burinée et son oeil perçant, inimitables, irremplaçables. Sa maîtresse mexicaine est jouée par Marie Gomez, la plantureuse bombe des "PROFESSIONNELS", celle qui "ne dit jamais non".

"BARQUERO" est donc un film réservé à l'afficionado nostalgique et plutôt indulgent, car il a tout pour plaire, sauf un scénario. Et le duel final, expédié en dix secondes, laisse totalement sur sa faim. Tout ça pour ça ?

A NOTER : l'affiche américaine (ci-dessus) est une photo de Warren Oates, que l'on reconnaît à son chapeau, sur laquelle on a collé la tête de Lee Van Cleef. Bizarre...

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:23

La série "RAWHIDE", qui démarra en 1959 et dura sept saisons, vient de connaître une sortie DVD aux U.S.A. (en tout cas les trois premières années) et permet de voir un jeune Clint Eastwood débutant, glabre et fringant dans le rôle de Rowdy Yates, que l'acteur surnommait lui-même "l'idiot des plaines", un garçon-vacher effectivement pas bien fûté, dragueur mais loyal.
La série est inspirée de "LA RIVIERE ROUGE" de Howard Hawks, et vaut surtout aujourd'hui pour ses "guests", allant de Victor McLaglen à Woody Strode, en passant par Kim Hunter, Mary Astor, Warren Oates, et la plupart des grands seconds rôles des années 50. Les rôles que tenait Eastwood au cinéma à ses débuts étaient proches de la figuration, aussi "RAWHIDE" est l'occasion de le voir évoluer année après année, même s'il est impossible d'imaginer que ce bellâtre à la voix de crooner, deviendrait un jour le vieux vétéran enroué de "GRAN TORINO".
L'acteur de série B, Eric Fleming tient le premier rôle de "RAWHIDE", celui du chef de convoi, rôle central de la plupart des épisodes, mais Eastwood tient quelques histoires à bout de bras, dont un formidable face à face avec Woody Strode, soldat déserteur. Il faudra attendre la dernière saison pour voir Rowdy enfin mûri, prendre la tête du convoi, après le départ de son mentor. Mais la série n'y survivra pas...
RAWHIDE suite
On peut sourire en voyant Eastwood jouer les têtes brûlées et les naïfs, mais cela permet surtout de se rendre compte du chemin parcouru. Et là... Respect !

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