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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:25

L'avantage de ces rééditions de vieilles séries venues des U.S.A., est qu'on tombe parfois sur de véritables perles, des raretés absolues. La série "GUNSMOKE" qui dura vingt ans, mais demeure pratiquement inconnue en France, accueillit bon nombre de "guests" au fil des années, mais l'épisode "THE JAILER" réalisé par Vincent McEveety en 1966, offre la vedette à rien moins que Bette Davis. MISS  Bette Davis comme l'indique fièrement le générique.
JAILER suite
L'actrice qui venait de retrouver son statut grâce à deux films de Robert Aldrich, apparaît ici dans le rôle d'Etta Stone, une matriarche inflexible qui kidnappe le shérif James Arness pour venger son mari. Comme celui-ci qui mourut sur la potence, elle pendra haut et court notre héros à l'aube ! Son fameux regard de faucon fixe comme jamais, rehaussé par la couleur criarde du NTSC balbutiant, Bette Davis crève l'écran dans ce rôle pathétique et monstrueux : elle n'hésite pas à abattre froidement un de ses fils qui voulait laisser tomber ! Quand on sait que les rejetons sont incarnés par Bruce Dern, Tom Skerritt et le futur producteur de films érotiques Zalman King, on sait qu'on a affaire à un épisode d'exception.
Si Miss Bette était parfois capable de se laisser aller au plus débridé des cabotinages, elle est ici tout à fait sobre (enfin... Autant qu'elle peut l'être !) et compose une sorte de Ma Dalton terrifiante dans sa folie tranquille. Un vrai "collector", cet épisode...

Et puis, on n'a pas eu si souvent l'occasion de voir la vraie couleur des fameux "Bette Davis eyes" célébrés par Kim Carnes...

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 11:03

Encore un personnage sans nom de famille. Frank est un tueur, un assassin sadique et insensible, qui a loué ses services au propriétaire d'une ligne de chemins de fer. Pendant des années, il a "nettoyé les petits obstacles sur la voie", pour son boss. Mais arrivé à un certain âge, Frank rêve de devenir un homme d'affaires, et pourquoi pas, prendre la place de Mr. Morton, dont la santé ne s'arrange pas. C'est compter sans un joueur d'harmonica, qui colle aux basques de Frank,  et compte bien régler un vieux compte. Bien sûr, Frank a tué tellement d'innocents, qu'il ne garde aucun souvenir particulier de ce type-là, mais il aurait dû.
Campé par n'importe quel autre comédien, accoutumé à jouer les "bad guys", Frank aurait été un salopard flamboyant de plus, un homme à abattre comme on en voit dans tous les westerns. Mais pour son "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", Sergio Leone a engagé l'idole de sa jeunesse cinéphile : Henry Fonda en personne, l'homme qui incarna Abraham Lincoln, Tom Joad et Wyatt Earp pour John Ford. Fonda, avec ses yeux clairs, sa voix cultivée, sa démarche coulée.
Dans ses mémoires, l'acteur raconte que lorqu'il tourna son premier plan, son face à face avec le garçonnet dont il vient de massacrer la famille, et que la caméra tourne autour de lui, pour révéler son visage, il comprit enfin pourquoi Leone l'avait choisi pour un contremploi aussi radical. Il voulait qu'en le reconnaissant soudain, le public se mette à crier : "Mon Dieu ! Mais c'est Henry Fonda !!!". Mission accomplie, car incarné de cette façon, Frank est le plus troublant, le plus odieux, le plus haïssable des méchants de l'Histoire du western. Juste avant d'abattre l'enfant de sang froid, Fonda lui adresse un sourire complice, et actionne le percuteur de son revolver. Difficile de faire pire !
Ah si... La façon dont il pendit jadis le frère d'Harmonica. Pas mal aussi.

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 10:31

LEE

De lui, on ne sait pas grand chose. Pas même son nom de famille. Il est devenu, par la force des choses, un des "7 MERCENAIRES", qui accepte d'affronter une quarantaine de bandidos, pour défendre un pauvre village mexicain. Lee n'est pas au mieux de sa forme, il fut sans doute un tireur d'élite sans pitié, il aime bien frimer devant les copains ("Pas d'ennemi... Vivant"), mais aujourd'hui il a peur. Il pète de trouille, se réveille la nuit en hurlant, et pendant les combats, se planque derrière un mur, en suant d'angoisse. C'est un des villageois qui, sans le vouloir, offrira à Lee une voie de sortie, en lui disant "Seuls les morts n'ont pas peur", ce qui mènera le chasseur de primes à un baroud d'honneur suicidaire.
Incarné par un jeune
Robert Vaughn, Lee est un des "magnifiques" les plus fascinants du classique de John Sturges, s'il n'est pas le plus sympathique. Froid, cassant, d'une élégance déplacée, Lee est un homme au bout de son rouleau, et la scène où il tente d'attraper plusieurs mouches à la main, est entrée dans la mythologie westernienne. Vaughn, aujourd'hui encore, ne peut se promener dans la rue, sans que quelqu'un ne lui refasse ce geste ! Le rôle le marqua par ailleurs tellement, qu'il apparut dans un remake US du film "LES MERCENAIRES DE L'ESPACE", et joua un juge dans quelques épisodes de la série TV "LES 7 MERCENAIRES", avec Michael Biehn.
Qu'un personnage aussi trouble, ambigu et négatif soit traité en héros, démontre à quel point "LES 7 MERCENAIRES" ouvrait la voie au western moderne, qu'il soit U.S. ou européen...

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 10:03

Deux bonnes décennies après sa mort, voici que paraît une biographie d'un des comédiens les plus singuliers du cinéma américain. Avec sa stature chétive, sa dentition anarchique, son allure perpétuellement débraillée, Warren Oates n'a connu que quelques courtes années de vedettariat (tout relatif), mais a marqué toute une génération de comédiens, et sert encore de modèle et de référence à bon nombre d'entre eux, comme Harry Dean Stanton ou le plus jeune Benicio Del Toro.
L'auteur Susan Compo écrit que faire ce livre était "le job le plus cool du monde". Et il est vrai que parcourir la carrière de Oates, depuis ses petits rôles, jusqu'à son beau parcours aux côtés de Sam Peckinpah, permet d'explorer un cinéma moins "officiel", que celui qu'on rencontre dans les habituelles bios d'acteurs américains. Révélé par son rôle de gringo abruti dans "LA HORDE SAUVAGE", Oates trouva le rôle de sa vie dans "APPORTEZ-MOI LA TÊTE D'ALFREDO GARCIA", où il réinvente le sens du mot "destroy".
Il jouera le mercenaire taiseux dans "LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM" de Monte Hellman, le vagabond dans le très beau "L'HOMME SANS FRONTIERE" de son copain Peter Fonda, en gardant son jeu naturaliste, son allure d'homme de la rue, et son goût de l'authenticité. La bio de Susan Compo est au diapason du bonhomme.
Comme il est peu vraisemblable que le livre soit un jour traduit en Français, il ne touchera hélas, que les lecteurs doués pour les langues... Et c'est bien dommage, car c'est un travail exemplaire.

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Published by Fred Jay - dans LIVRES ET MAGAZINES
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 09:28
Signalons la ressortie, avec une nouvelle couverture (l'affiche française de "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND", signée Jean Mascii), de l'ouvrage-somme de Jean-François Giré, "IL ETAIT UNE FOIS... LE WESTERN EUROPEEN" le livre exhaustif sur le genre, qui renvoie aux oubliettes tous ceux du même genre parus avant lui.

De la très belle ouvrage, d'une précision maniaque, magnifiquement illustrée qui plus est.
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Published by Fred Jay - dans LIVRES ET MAGAZINES
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 09:02

De son vrai nom Charles Pendleton, ce culturiste qui fit partie des shows de Mae West à Las Vegas, fit quelques figurations à Hollywood (qui l'a repéré dans "RIO BRAVO" ?), avant de s'exiler à Rome, où les gros bras venus des U.S.A. faisaient les beaux jours du Péplum.
Après quelques Maciste et Hercule de rigueur, qu'il tourna sous le pseudonyme de Gordon Mitchell, le costaud resta en Italie, où il devint un régulier du western et du film fantastique.
Avec son visage raviné, ses petits yeux bleus enfoncés dans les orbites, ses cheveux blonds, il proposait aux producteurs une alternative moins coûteuse à Jack Palance, qui sévissait également à Cinecittà, à la même époque.
Sans être un grand comédien, Gordon Mitchell savait se montrer réjouissant dans le cabotinage en roue libre et la grimace satanique, mais il ne trouva jamais LE rôle qui l'aurait fixé à jamais dans la mémoire du public.
Parmi ses très nombreux westerns, seuls quelques films surnagent dans un océan de ringardise, comme "PAS DE PITIE POUR LES SALOPARDS", où Mitchell est irremplaçable en bandit vêtu de noir, qui apparaît comme un grand vautour, ou "SHANGHAÏ JOE" où il ne fait que passer en chasseur de primes, "LE FOSSOYEUR" en méchant de répertoire.
Dans un cinéma plus grand public, Mitchell apparut dans "SATYRICON" de Fellini, et "LE COUP DU PARAPLUIE" de Gérard Oury.
MITCHELL suite
Il fait partie de cette espèce rare de comédien, qui ne furent jamais vraiment des têtes d'affiche, dont la plupart des amateurs seraient bien en peine de citer un seul film, et dont le talent n'avait rien de shakespearien, mais dont l'image imprécise resurgit de temps à autres, à la vision d'un vieux western international, où apparaît la haute silhouette de Gordon Mitchell, un des rares "musclés" à avoir réussi le transfert de la Rome Antique au Far West. Pour le meilleur (rarement) et pour le pire (fréquemment).

A noter que le fanzine "CINE ZINE ZONE" lui consacra un numéro spécial, le 102 pour être précis.

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Published by Fred Jay - dans LES ACTEURS WESTERN
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 07:30

"THE GRAVE", western d'une vingtaine de minutes tourné en 1961, est un épisode de la légendaire série de Rod Serling, "THE TWILIGHT ZONE".
Réalisé et écrit par Montgomery Pittman, c'est un quasi huis clos réunissant un magnifique casting de grandes gueules : Lee Marvin, Lee Van Cleef, James Best et Strother Martin.
Marvin, portant un cache-poussière prémonitoire, campe un "lawman" arrivant dans une petite ville-fantôme, pour apprendre que l'homme qu'il traquait est déjà mort. Van Cleef, joueur cynique (et glabre, c'est assez rare pour le noter !), lui lance un défi : oser visiter la tombe du défunt par cette nuit de tempête et y planter son couteau. Du gâteau, s'il n'y avait pas cette tempête, si on ne croyait pas aux fantômes et si la malchance ne s'en mêlait pas...
C'est simple et rudimentaire, mais le trio Marvin-Van Cleef-Martin (bientôt reformé pour "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE") vaut largement le coup d'oeil et le mélange western-horreur est suffisamment rare pour qu'on se prive de ce plaisir.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:56

"AU NOM DE LA LOI", série datant de 1958 et qui dura trois ans, serait très certainement oubliée depuis des lustres si elle n'avait révélé la personnalité unique de son interprète Steve McQueen.
Le personnage du chasseur de primes Josh Randall qui était apparu dans un épisode de la série "TRACKDOWN", était très novateur pour l'époque et McQueen renforça ses traits de MCQUEENSTEVEsuite.jpgcaractère peu orthodoxes : Randall est un pragmatique, un besogneux courageux mais pas téméraire, toujours hésitant à se mouiller et n'oubliant jamais pourquoi il fait ce job. L'argent.
Avec son jeu faussement hésitant, plein de demi sourires, de tics, de regards obliques, sa façon d'avoir mal aux jointures après avoir donné un coup de poing, cette volonté forcenée de composer un personnage à plusieurs dimensions, McQueen laissait apparaître sa formation Actors Studio, très en vogue au cinéma à l'époque mais peu usitée en TV. C'est par cette accumulation de détails que Randall est encore aujourd'hui une référence du genre et un des meilleurs rôles du comédien, alors âgé seulement de 28 ans.
Une édition DVD extrêmement soignée, est sortie il y a quelques années, ainsi que plusieurs ouvrages, dont "AU NOM DE LA LOI : UNE MYTHOLOGIE DE L'OUEST", de Didier Liardet, qui est d'une précision quasi clinique et finit par donner l'impression que la série est plus épique qu'elle n'est réellement.
Car pour distrayants qu'ils soient, ces épisodes ne sont que des fables rudimentaires, plutôt bien écrites, situées dans des décors fauchés (toutes les villes que traverse Randall sont RIGOUREUSEMENT identiques les unes aux autres !). Parmi les guest stars, McQueen croisait deux des "7 MERCENAIRES", Brad Dexter et James Coburn (dans ses bras, sur la photo), ainsi que Warren Oates (plusieurs fois), Lee Van Cleef (dans un des meilleurs épisodes), Martin Landau, Dyan Cannon ou John Carradine.
Sans doute fan de la série, Sergio Leone lui adressera un clin d'oeil au début de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", en donnant comme arme à
Woody Strode, le fusil à canon scié de Josh Randall.

SMCQUEEN suite

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:00

Impossible de parler Western, sans recommander toutes affaires cessantes, l'indispensable coffret "BUDD BOETTICHER"  (prononcer "Botiker"), récemment paru en zone 1, mais avec v.f. (à éviter) et sous-titres français (merci).
Là sont regroupés les meilleurs westerns du réalisateur, ceux qu'il tourna avec Randolph Scott pendant les années 50 : "THE TALL T", "DECISION AT SUNDOWN", "BUCHANAN RIDES ALONE", "RIDE LONESOME" et "COMANCHE STATION".
Tous ne sont pas d'égale valeur, mais au moins trois sont de pures merveilles, ma préférence allant à "RIDE LONESOME / LA CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE" et "THE TALL T / L'HOMME DE L'ARIZONA".
Dans le premier, Boetticher fait une utilisation du format Scope époustouflante, on dirait qu'il fut inventé rien que pour lui, et utiilise des débutants comme James Coburn et Lee Van Cleef (remarquable, dans un rôle de méchant subtil), dans le second, Richard Boone compose un des "bad guys" les plus marquants de l'histoire du genre, une crapule élégante et cultivée, absolument sociopathe, qui admire son adversaire et méprise ses propres hommes. Grand personnage, grand acteur, et surtout très très grand western. En voyant les cinq films, on réalise l'énorme influence que Boetticher a pu avoir sur le western italien, et sur l'oeuvre de Clint Eastwood réalisateur. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si celui-ci apparaît dans les suppléments, même si comme à son habitude, il est très laconique, et ne dit rien de passionnant.

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Published by Fred Jay - dans LES SORTIES DVD
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:43

Pour régler une bonne fois pour toutes une question grave (je pèse mes mots), qui taraude le cinéphile depuis près de 40 ans, soyons clairs : la trilogie des "SABATA" est maintenant disponible en DVD partout dans le monde. C'est une bonne chose. Mais cette trilogie n'en est pas une, c'est un dyptique auquel on a accolé un parasite fallacieux, un imposteur.
Si "SABATA" et "LE RETOUR DE SABATA", interprétés par Lee Van Cleef (d'abord sans, puis avec moumoute) méritent l'appellation contrôlée, "ADIOS SABATA" est un intrus.
Le titre original en est "INDIO BLACK", qui est en fait le nom du personnage principal joué par Yul Brynner dans sa tenue des "7 MERCENAIRES" avec quelques franges en plus.

Constatant probablement que Sabata était lui aussi vêtu de noir, les distributeurs U.S. et européens ont fait doubler tous les dialogues et remplacer "Indio Black" par "Sabata" ! Aussi simple que ça et "ADIOS SABATA" était né. Ce qui n'en fait pas un meilleur film, soit dit en passant. Mais pour être tout à fait honnête, les deux autres ne sont pas bien exaltants non plus ! Et même s'il porte la même tenue, manie des armes aussi sophistiquées que pour son rôle du colonel Mortimer dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", il manquait à Van Cleef l'essentiel : Sergio Leone à la caméra.

A NOTER : Si Brynner ne reprit donc pas réellement un rôle créé par Van Cleef, celui-ci reprit bel et bien un rôle créé par Brynner, dans l'ultime avatar des "7 MERCENAIRES" : "LA CHEVAUCHEE DES 7 MERCENAIRES", où il campait un Chris Adams devenu shérif, et bientôt veuf.

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