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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 12:23

De son vrai nom Justus E. McQueen, ce comédien de second plan a pris pour pseudonyme, le nom de son tout premier rôle, dans un film de guerre. C'est ainsi que sous ce patronyme tronqué, L.Q. Jones a hanté les plateaux de westerns, à la TV et au cinéma, pendant cinquante ans. Il a également réalisé un ou deux films, dont "APOCALYPSE 2024".
Sa route a croisé celle de Sam Peckinpah pour "COUPS DE FEU DANS LA SIERRA", où Jones jouait un des frères dégénérés de James Drury, on le revit en prisonnier de guerre sudiste dans "MAJOR DUNDEE", en charognard balafré dans "LA HORDE SAUVAGE" (en tandem avec Strother Martin), puis dans "UN NOMME CABLE HOGUE" et "PAT GARRETT & BILLY THE KID", où il était tué par James Coburn, sur le toit d'une bicoque.
L.Q. Jones, avec sa longue silhouette voûtée, ses petits yeux malins, et ses cheveux longs en bataille, n'a pas tourné qu'avec "Bloody Sam", loin de là. Parmi ses autres rôles mémorables : un des sudistes dans "LE CAVALIER DU CREPUSCULE", un messager dans une séquence de "L'HOMME AUX COLTS D'OR", un raciste dans "LA RUEE VERS L'OUEST", Loomis, un des lyncheurs de "PENDEZ-LES HAUT ET COURT", l'acolyte obsédé sexuel, et à l'hygiène dentaire douteuse d'Oliver Reed dans "LES CHAROGNARDS" (où Jones a une magnifique scène d'agonie), le très méchant rancher dans le téléfilm de John Badham "THE JACK BULL", le shérif pernicieux de "CASINO" (pas un western, mais Jones incarnait le genre à lui tout seul, face à Robert De Niro), le complice des bandidos dans "LE MASQUE DE ZORRO".
Depuis quelques années, l'acteur blanchi et ridé, mais le cheveu toujours aussi abondant, apparaît souvent dans les suppléments DVD des rééditions de films de son ami Sam, pour parler lui, sans langue de bois, et avec dérision. Sa façon de traiter Charlton Heston de "poseur" était fort drôle.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:13
L'oeuvre de Sam Peckinpah, si elle n'est pas abondante, a connu une incroyable postérité, et son influence se fait encore ressentir, décennie après décennie. Rares sont les réalisateurs de films d'action, qui ne revendiquent pas son héritage visuel ou thématique. Controversé de son vivant, en proie aux luttes meurtrières avec ses producteurs, Peckinpah a vu ses films mutilés, négligés, critiqués, et a achevé sa carrière avec des oeuvrettes indignes de lui et de sa réputation de visionnaire "trash" et autodestructeur.
Pourtant, cette oeuvre a inspiré une impressionnante littérature à travers le monde, dont nous allons tenter de recenser ici, les plus beaux fleurons : "CRUCIFIED HEROES", le premier en date (1979) est signé Terence Butler, et tente une approche psychanalytique moyennement emballante du réalisateur. Vinrent ensuite, dans le désordre l'excellent "IF THEY MOVE... KILL 'EM !" de David Weddle, le très bon aussi "BLOODY SAM" de Marshall Fine, "PECKINPAH : A PORTRAIT IN MONTAGE" de Garner Simmons, "PECKINPAH THE WESTERN FILMS : A RECONSIDERATION" de Paul Seydor, "SAM PECKINPAH'S FEATURE FILMS" de Bernard F. Dukore, "THE FILMS OF SAM PECKINPAH" de Neil Fulwood, "SAVAGE CINEMA" de Stephen Prince.
En France, on peut lire (en Français, donc !) "SAM PECKINPAH : LA VIOLENCE DU CREPUSCULE" de François Causse, "SAM PECKINPAH : UN REALISATEUR DANS LE SYSTEME HOLLYWOODIEN DES ANNEES 60 ET 70", de Gérard Camy. Des ouvrages de Fabrice Revault, Stephen Prince et Michael Bliss ("DOING IT RIGHT" qui recense les critiques du film) se concentrent uniquement sur "LA HORDE SAUVAGE".
Enfin, last but not least, le plus beau du lot : le livre allemand (en Allemand, hélas !) "PASSION & POETRY : SAM PECKINPAH IN PICTURES", de Mike Siegel, le plus complet, bourré de photos totalement inédites, d'affiches du monde entier. Une vraie somme... Le lecteur bilingue confirmera sans doute que le texte est à la hauteur de l'image.
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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:44
"RUN OF THE ARROW" demeure un des films les plus connus de l'oeuvre de Sam Fuller, et paradoxalement un des moins visibles. A peine pourra-t-on recenser une édition DVD en Angleterre et quelques autres pays.
Pourtant, le film annonce clairement "DANSE AVEC LES LOUPS", de Costner sans en avoir l'ampleur épique, et propose un antihéros original, en la personne de ce Sudiste aigri et haineux, qui intègre une tribu Sioux, après la reddition de son camp. La séquence du supplice de la flèche est entrée dans les annales du western, ainsi que celle des sables mouvants, mais contrairement à d'autres films du réalisateur, "RUN OF THE ARROW" a un peu vieilli, survole trop hâtivement ses thèmes, et laisse finalement sur sa faim. Ce qui n'empêche pas d'admirer le dynamisme visuel de Fuller, en particulier lors du fulgurant prologue du film, lorsque O'Meara tire "la dernière balle de la guerre de sécession". Le genre d'idée à l'emporte-pièce que seul "Sam" pouvait vendre...
Autour d'un Rod Steiger grassouillet et peu sympathique, dont le jeu lourdement cérébral dessert le personnage de O'Meara, quelques grands seconds rôles des années cinquante, comme Brian Keith, Ralph Meeker et Charles Bronson, dont l'apparition en chef Indien tolérant, tient de l'exhibition culturiste. Sarita Montiel dont l'accent mexicain était trop prononcé pour être crédible en squaw, fut post-synchronisée par Angie Dickinson, alors à peu près inconnue.
Un film qu'on aimerait voir sortir en DVD, un de ces jours... Parce qu'il le vaut bien.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:24
"Il était innocent, aucune accusation n'était vraie... Mais on disait qu'il avait fui !". Voilà ce que clamait la chanson du générique-début de cette série des années 60, dont le héros, Jason McCord, était un officier de la cavalerie, accusé d'avoir déserté en plein combat, et qui, dégradé, humilié, chassé de l'Armée, jurait de laver son nom.
Alors McCord arpentait l'Ouest, à la recherche de témoins, et - manque de bol ! - ne cessait de croiser la route de parents ou d'amis, de ceux qu'il était censé avoir trahis, et qui bien sûr voulaient sa peau. Aussi poissard que Kimble dans "LE FUGITIF", le pauvre !
Série de deux saisons, au ton sombre et paranoïaque, "LE PROSCRIT" offrait à Chuck Connors un nouveau succès dans le western, après sa longue série plus familiale "L'HOMME A LA CARABINE". L'essentiel de la réussite du "PROSCRIT" tenait à la personnalité de ce géant au visage taillé à la serpe, qui trouva là le rôle de sa vie.
L'image de ce général brisant le sabre de McCord sur son genou, est restée dans toutes les mémoires...

A NOTER : "LE PROSCRIT" est sorti en zone 1, dans des transferts très moyens, et sans aucun sous-titre. C'est à ce jour, la seule façon de revoir la série au complet...
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:35

"Vos cheveux étaient plus foncés, alors", fait remarquer Ralph Bellamy à Rico, en voyant une vieille photo de lui, prise pendant la révolution mexicaine. "Mon coeur était plus léger, alors", répond Rico dans un souffle.
Cet idéaliste, qui a tout sacrifié, jusqu'à sa femme, à la révolution, est devenu marchand d'armes, démonstrateur zélé de mitrailleuses. Retiré des voitures. Mais quand un riche propriétaire lui demande de retrouver sa jeune épouse kidnappée, Rico replonge, et s'apprête à repasser la frontière, avec trois hommes, dont son vieux compagnon d'armes Bill Dolworth.
Leader des "PROFESSIONNELS", Rico Fardan est un tueur méthodique, sans état d'âme apparent, prêt à tout supporter, sauf être pris pour un imbécile. Quand il comprend que son employeur lui a menti, que sa femme n'a jamais été enlevée, Rico refuse de la lui rendre. "Espèce de bâtard !", lui lance le vieux. "Dans mon cas, un accident de naissance", rétorque Rico. "Mais vous, monsieur, vous êtes un self made man". Et il part, ayant tout perdu, son argent, son temps, quelques illusions encore, mais pas son honneur.
Juste après son numéro de cabotinage éhonté dans "CAT BALLOU" (qui lui valut pourtant l'Oscar) Lee Marvin trouve en Rico Fardan un de ses meilleurs rôles, lui insufflant une humanité meurtrie, une tristesse, absentes de ses autres personnages de "pros", comme ceux des "12 SALOPARDS" ou "LE POINT DE NON-RETOUR".
On raconte que Lee Marvin apprécia particulièrement ce tournage, parce qu'après des années de seconds couteaux, il tenait enfin le rôle du chef, et pouvait donner des ordres à Burt Lancaster...

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:37

Un drôle de film hybride, à la fois série B américaine par son réalisateur (l'acteur Vic Morrow, qui fut remercié après une semaine de tournage) et sa vedette, et spaghetti western, par son producteur Dino de Laurentiis, ses décors (on retrouve le village de "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS") et ses acteurs de second plan.
"UN NOMME SLEDGE", souffre d'un scénario maladroitement bâti en trois actes distincts, presque indépendants les uns des autres, d'un dialogue d'une platitude inouïe ("Avant de te rencontrer, je croyais que quelque chose clochait chez moi", roucoule Ria la prostituée frigide, "Et puis tu es venu..."), et de séquences de fusillade évoquant les spectacles pour touristes, dans les villages western d'Arizona.
James Garner, acteur si à l'aise dans la comédie et l'autodérision (la série, puis le film "MAVERICK"), est beaucoup moins convaincant, quand il joue les durs, comme ici, où sa grosse moustache, sa démarche chaloupée et son air chafouin, desservent un héros déjà bien quelconque. A ses côtés, des seconds couteaux connus comme Claude Akins, Dennis Weaver ("DUEL") ou John Marley(insupportable !) grimacent à loisir, tandis que débute discrètement le futur sex symbol transalpin Laura "MALICIA" Antonelli.
Peu de choses à mettre à l'actif de ce film bâtard donc, surtout pas l'horrible musique. A côté, l'autre chasse au coffre plein d'or, "LA CARAVANE DE FEU" passerait presque pour un classique !

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 14:04

"THE DEPUTY", série western datant de la fin des années 50, est surtout connue pour la sympathique escroquerie de son concept. C'était censé être la première série avec Henry Fonda en vedette, dans le rôle du sherif Simon Fry. Jusque là, formidable ! Seulement, si on regarde attentivement, le titre signifie "L'ADJOINT"... Et à la grande surprise du public, l'excellent Fonda n'apparaît qu'au début d'un épisode, pour donner sa mission à son jeune collègue (l'inconnu Allen Case), ou à la fin, pour le féliciter. Et des fois, pas du tout ! Grosso-modo, trois minutes par film.
L'idée était drôle : se payer une star de cinéma, et la rentabiliser au maximum, en lui faisant tourner toutes ses apparitions en quelques jours.
"THE DEPUTY", invisible depuis des décennies, a récemment été exhumée par les éditions TMG, qui ont édité 12 épisodes triés dans les trois saisons. Le matériel est en piteux état, mais on peut reconnaître des "guests" connues comme les jeunes James Coburn, Lee Van Cleef, la très belle Karen Steele ("LA CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE"), et même un blondinet nommé Robert Redford (sur la photo, avec l'air méchant), dont c'est la première apparition devant une caméra, et qui joue un fou de la gâchette.
Honnêtement, la série n'a rien d'exceptionnel, hormis le fait d'être une série AVEC Henry Fonda, presque SANS Henry Fonda. Il fallait un certain culot, pour faire gober ça au public, tout de même...

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:25

L'avantage de ces rééditions de vieilles séries venues des U.S.A., est qu'on tombe parfois sur de véritables perles, des raretés absolues. La série "GUNSMOKE" qui dura vingt ans, mais demeure pratiquement inconnue en France, accueillit bon nombre de "guests" au fil des années, mais l'épisode "THE JAILER" réalisé par Vincent McEveety en 1966, offre la vedette à rien moins que Bette Davis. MISS  Bette Davis comme l'indique fièrement le générique.
JAILER suite
L'actrice qui venait de retrouver son statut grâce à deux films de Robert Aldrich, apparaît ici dans le rôle d'Etta Stone, une matriarche inflexible qui kidnappe le shérif James Arness pour venger son mari. Comme celui-ci qui mourut sur la potence, elle pendra haut et court notre héros à l'aube ! Son fameux regard de faucon fixe comme jamais, rehaussé par la couleur criarde du NTSC balbutiant, Bette Davis crève l'écran dans ce rôle pathétique et monstrueux : elle n'hésite pas à abattre froidement un de ses fils qui voulait laisser tomber ! Quand on sait que les rejetons sont incarnés par Bruce Dern, Tom Skerritt et le futur producteur de films érotiques Zalman King, on sait qu'on a affaire à un épisode d'exception.
Si Miss Bette était parfois capable de se laisser aller au plus débridé des cabotinages, elle est ici tout à fait sobre (enfin... Autant qu'elle peut l'être !) et compose une sorte de Ma Dalton terrifiante dans sa folie tranquille. Un vrai "collector", cet épisode...

Et puis, on n'a pas eu si souvent l'occasion de voir la vraie couleur des fameux "Bette Davis eyes" célébrés par Kim Carnes...

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 11:03

Encore un personnage sans nom de famille. Frank est un tueur, un assassin sadique et insensible, qui a loué ses services au propriétaire d'une ligne de chemins de fer. Pendant des années, il a "nettoyé les petits obstacles sur la voie", pour son boss. Mais arrivé à un certain âge, Frank rêve de devenir un homme d'affaires, et pourquoi pas, prendre la place de Mr. Morton, dont la santé ne s'arrange pas. C'est compter sans un joueur d'harmonica, qui colle aux basques de Frank,  et compte bien régler un vieux compte. Bien sûr, Frank a tué tellement d'innocents, qu'il ne garde aucun souvenir particulier de ce type-là, mais il aurait dû.
Campé par n'importe quel autre comédien, accoutumé à jouer les "bad guys", Frank aurait été un salopard flamboyant de plus, un homme à abattre comme on en voit dans tous les westerns. Mais pour son "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", Sergio Leone a engagé l'idole de sa jeunesse cinéphile : Henry Fonda en personne, l'homme qui incarna Abraham Lincoln, Tom Joad et Wyatt Earp pour John Ford. Fonda, avec ses yeux clairs, sa voix cultivée, sa démarche coulée.
Dans ses mémoires, l'acteur raconte que lorqu'il tourna son premier plan, son face à face avec le garçonnet dont il vient de massacrer la famille, et que la caméra tourne autour de lui, pour révéler son visage, il comprit enfin pourquoi Leone l'avait choisi pour un contremploi aussi radical. Il voulait qu'en le reconnaissant soudain, le public se mette à crier : "Mon Dieu ! Mais c'est Henry Fonda !!!". Mission accomplie, car incarné de cette façon, Frank est le plus troublant, le plus odieux, le plus haïssable des méchants de l'Histoire du western. Juste avant d'abattre l'enfant de sang froid, Fonda lui adresse un sourire complice, et actionne le percuteur de son revolver. Difficile de faire pire !
Ah si... La façon dont il pendit jadis le frère d'Harmonica. Pas mal aussi.

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 10:31

LEE

De lui, on ne sait pas grand chose. Pas même son nom de famille. Il est devenu, par la force des choses, un des "7 MERCENAIRES", qui accepte d'affronter une quarantaine de bandidos, pour défendre un pauvre village mexicain. Lee n'est pas au mieux de sa forme, il fut sans doute un tireur d'élite sans pitié, il aime bien frimer devant les copains ("Pas d'ennemi... Vivant"), mais aujourd'hui il a peur. Il pète de trouille, se réveille la nuit en hurlant, et pendant les combats, se planque derrière un mur, en suant d'angoisse. C'est un des villageois qui, sans le vouloir, offrira à Lee une voie de sortie, en lui disant "Seuls les morts n'ont pas peur", ce qui mènera le chasseur de primes à un baroud d'honneur suicidaire.
Incarné par un jeune
Robert Vaughn, Lee est un des "magnifiques" les plus fascinants du classique de John Sturges, s'il n'est pas le plus sympathique. Froid, cassant, d'une élégance déplacée, Lee est un homme au bout de son rouleau, et la scène où il tente d'attraper plusieurs mouches à la main, est entrée dans la mythologie westernienne. Vaughn, aujourd'hui encore, ne peut se promener dans la rue, sans que quelqu'un ne lui refasse ce geste ! Le rôle le marqua par ailleurs tellement, qu'il apparut dans un remake US du film "LES MERCENAIRES DE L'ESPACE", et joua un juge dans quelques épisodes de la série TV "LES 7 MERCENAIRES", avec Michael Biehn.
Qu'un personnage aussi trouble, ambigu et négatif soit traité en héros, démontre à quel point "LES 7 MERCENAIRES" ouvrait la voie au western moderne, qu'il soit U.S. ou européen...

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