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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 08:40

Dès la fin des années 40, le long visage de gargouille de Jack Elam, son regard divergent, son sourire chevalin, ont fait de lui une figure familière du western, le plus souvent dans des rôles minuscules (le vagabond au couteau de "L'HOMME QUI N'A PAS D'ETOILE"), ou de quasi figurations sans dialogue ("VERA CRUZ"). Catalogué dans les rôles de tueurs idiots et menaçants, Elam jouait d'un mélange très singulier de cruauté et de drôlerie naturelle, un penchant pour le burlesque qui devait s'accentuer avec les années, pour aboutir à son hilarant personnage de shérif-adjoint couard dans "NE TIREZ PAS SUR LE SHERIF".
Mais c'est son pourtant bref passage dans "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", qui fit entrer définitivement Jack Elam dans les mémoires : dans le rôle de Snaky, un homme de main, il attendait un inconnu à la gare, pendant le long générique du film, en emprisonnant une mouche dans le canon de son revolver. Filmé en extrême gros-plans, le visage luisant de sueur (ou de miel, pour attirer la mouche, comme on l'apprit plus tard !), Elam  jouait de son oeil baladeur, de l'incroyable expressivité de ses traits élastiques, avec une rouerie consommée.
Si sa filmographie est longue comme un jour sans pain, et ses apparitions à la télé encore plus nombreuses, Jack Elam se montra particulièrement mémorable en bandit vicieux dans "L'ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE", en fripouille de la bande de Fonda dans "5 HORS-LA-LOI", en violeur abruti dans "UN COLT POUR TROIS SALOPARDS", en "old timer" rancunier dans "RIO LOBO", où il reprenait ouvertement les vieux emplois de Walter Brennan, en ex-malfaiteur nommé adjoint dans "PAT GARRETT & BILLY THE KID", où il affrontait sans grand espoir, le kid en duel. Si on s'en souvient mal dans "L'ANGE DES MAUDITS", "LES COMANCHEROS" ou "LE TROUILLARD DU FAR-WEST", c'est parce qu'Elam, qui en bon artisan, ne refusait aucun job, faisait tapisserie à l'arrière-plan, sans avoir la moindre réplique.
Nullement oublié aujourd'hui, Jack Elam est un des rarissimes comédiens hollywoodiens à avoir acquis une sorte de statut "culte", en n'ayant jamais tourné un seul film en vedette.
Son ami
Ernest Borgnine, avec lequel Elam avait tourné plusieurs fois, lui vouait une véritable admiration et raconte dans ses mémoires qu'il basa son interprétation dans "L'EMPEREUR DU NORD", sur les maniérismes de Jack Elam. Borgnine relate également que lors du tournage de "VERA CRUZ", Burt Lancaster qui recevait ses enfants sur le plateau, leur indiqua Elam en disant "Vous avez vu, quel drôle d'oeil il a ?". Ce qui ne plut aucunement à l'intéressé, qui sauta sur Lancaster (pourtant producteur du film !) et déclencha une bagarre à coups de poings. On n'en fait plus, des comme ça !
ELAMsuite2
A NOTER :
Elam faillit ne jamais tourner son rôle le plus célèbre, puisque Leone avait proposé à Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef de jouer les trois tueurs à la gare, au début de son film. Le refus du premier obligea le réalisateur à se rabattre sur des seconds rôles emblématiques moins onéreux.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 06:49
Le concept de "L'homme sans nom", fut inventé par les distributeurs américains de la trilogie de Sergio Leone, qui cherchaient un angle promotionnel pour sortir - presque en même temps - ces films venus de nulle-part (l'Europe), dont la vedette était un quasi inconnu. C'est d'ailleurs probablement ce manque de notoriété de l'acteur, qui a donné l'idée de son sobriquet...
Ce surnom de "The man with no name" colle encore à Clint Eastwood, un demi siècle plus tard. Et pourtant... Son gringo à cigarillo a bien un nom. Enfin, un prénom et même des diminutifs, pour être exact. Dans "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS", on l'appelle Joe. Dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", Monco ou Manco, et "le manchot" en v.f., en relation avec le manchon de cuir qu'il porte au poignet droit. Dans "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND" enfin, c'est Tuco qui lui donne son patronyme : Blondie ("Blondin" en v.f.). Mais "L'homme sans nom", pistolero barbu et invincible, âpre au gain et avare de paroles, n'avait pas achevé sa carrière avec Leone. Eastwood en créa un premier avatar dans "SIERRA TORRIDE" de Don Siegel, où il se nommait cette fois Hogan. Le chapeau était différent, le poncho avait disparu, mais c'était bien le même "hombre", barbe et cigarillos inclus. La musique du film, signée Ennio Morricone venait en quelque sorte confirmer l'impression.
Puis le personnage revint encore, dans le second film réalisé par Eastwood : "L'HOMME DES HAUTES PLAINES", mais cette fois, il avait évolué. Vraiment anonyme, il débarquait dans une petite ville côtière, pour venger le shérif assassiné. Mystérieux et désincarné, ce "Stranger" se révélait peu à peu comme un ange exterminateur implacable. Un fantôme ? L'incarnation de la mauvaise conscience des habitants ? Sans doute... Mais mis à part son goût pour les jolies femmes, il n'avait plus grand chose d'humain.
C'est à nouveau sous sa forme ectoplasmique, que "No Name" fit sa dernière apparition dans "PALE RIDER", également réalisé par Eastwood en 1985. Toujours barbu, toujours sorti du néant, encore vengeur, ce "Preacher" sans nom était devenu un ange protecteur. Un plan le montrant torse nu, révélait les cicatrices de plusieurs balles dans son dos, qui l'avaient traversé de part en part. Rien que des blessures mortelles !

A la fin, "No name" disparaissait dans le paysage montagneux, tandis que l'adolescente qu'il avait sauvée criait "Preacher ! We love you ! I love you !".
Jolie sortie de scène, pour ce personnage à peine esquissé, qui devait tout au charisme de son interprète, et que celui-ci avait su transcender, poussant son mystère jusqu'a surnaturel.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 20:06

Liberty Valance. Voilà un beau nom de héros ! Un nom plein de fougue, évoquant les cowboys naïfs et héroïques à la Roy Rogers ou Tom Mix des serials d'antan.
Dans ce cas, pourquoi est-ce une infâme crapule qui le porte ? Nul n'a songé à le demander à John Ford. Curieusement, celui-ci voulait confier ce rôle à son vieux copain Ward Bond, sexagénaire ventru qu'il avait fait tourner des dizaines de fois. Mais le brave Ward eut la mauvaise idée de mourir avant le tournage de "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE", et Ford le remplaça par son exact opposé : un acteur de 38 ans, venu de la télé (la série "M-SQUAD", qu'il avait jouée pendant plusieurs années), spécialisé dans les rôles de salopards irrécupérables, le dénommé Lee Marvin.
Vêtu en torero proxénète, l'oeil torve, la peau grasse de sueur, les mains baguées, Valance est un hors-la-loi qui terrorise toute une région avec ses deux acolytes. Ricanant, véritable brute épaisse, il vire d'un coup de pied un pauvre cowboy de sa chaise, pour prendre sa place au restaurant, frappe à mort un journaliste qui l'a critiqué dans sa feuille de chou, mais se dégonfle lamentablement face à John Wayne. Alors que Liberty a déjà la main sur sa crosse, le "Duke" lui dit simplement "Vas-y... Essaie". Evidemment, ça calme.
Symbole des dangers de l'Ouest sauvage, face au progrès représenté par l'avocat, Liberty Valance est une bête fauve vorace, sans Dieu ni maître, un des "méchants" les plus odieux et inhumains de l'Histoire du western. Lee Marvin l'interprète avec un aplomb extraordinaire, sans chercher à lui trouver la moindre qualité : Valance est la preuve vivante que le progrès peut être une bonne chose.
Et quand à la fin, le contrôleur du train dit au sénateur : "Rien n'est trop beau, pour l'homme qui a tué Liberty Valance", on ne peut qu'approuver. Même si les choses sont plus compliquées que ça...

A NOTER : Quand on demanda à Marvin, comment il faisait pour donner un air aussi méchant et abruti à certains de ses personnages, il avoua avoir trouvé un truc : respirer par les narines !

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 17:54

Quand Cheyenne parle de lui, dans "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", c'est de différentes façons, selon les contrées. En v.f. cela donne "Les hommes comme lui viennent de très loin. La mort, ils la vivent tous les jours". Alors qu'en v.o., cela donne "Les hommes comme lui ont quelque chose en eux... Quelque chose qui ressemble à la mort". Pas tout à fait pareil. Mais les deux répliques sont intéressantes.
Homme sans nom, venu de nulle-part, celui qu'on surnomme "Harmonica", n'a qu'un but dans l'existence : venger la mort de son frère, pendu par un tueur sans pitié, quand lui-même n'était qu'un adolescent. Son frère avait la corde au cou, et Harmonica le tenait sur ses épaules, vacillant sous la charge. Quand l'ado perdit enfin connaissance, son frère lui, perdit la vie, sous l'oeil amusé de ses bourreaux.
D'Harmonica, on ne saura rien. Pas même qu'il est Indien. C'est Sergio Leone qui nous l'apprendra dans une interview. L'homme n'a pas de cheval, pas même de holster pour mettre son arme. Il porte des haillons crasseux (qui sont d'ailleurs les mêmes que dans le flash-back le montrant adolescent !), et poursuit inlassablement son but, insensible aux charmes de
Claudia Cardinale, à la possibilité de vivre une existence normale. Une fois sa vengeance accomplie, il disparaît dans le paysage, fantôme anonyme qui ne peut même plus endosser son surnom, puisqu'il a laissé son instrument dans la bouche de son ennemi juré, mort dans la poussière.
Harmonica est le vengeur suprême, l'individu réduit à sa seule fonction. Un spectre inexpressif, tenace, obstiné. La peau tannée, le visage buriné, crevassé comme un cuir de reptile, les yeux clairs qui ne cillent jamais,
Charles Bronson a trouvé là le rôle de sa vie. A l'origine, Leone l'avait proposé à Clint Eastwood, mais Bronson fut son second et dernier choix.
"Vous avez un cheval pour moi ?", demande-t-il aux tueurs venus l'attendre à la gare. Quand ceux-ci reconnaissent qu'il leur en manque un, Harmonica répond "J'en vois deux qui ne sont à personne", avant de descendre les imbéciles. Ce héros à la fois abstrait, et terriblement concret, est une sorte de concentré de vengeur, dont le sourire fait encore plus peur que le masque impassible.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 15:20
Rendu célèbre par son rôle de chasseur de primes cathodique dans "AU NOM DE LA LOI", à l'âge de 28 ans, Steve McQueen confirma l'essai au cinéma, avec un personnage très proche de Josh Randall (jusqu'au chapeau !) dans "LES 7 MERCENAIRES". Vin est un pistolero malchanceux au jeu, et avec les femmes, un brave type un peu lent d'esprit, amateur d'histoires drôles (le fameux "Jusqu'ici, ça va" de "LA HAINE", c'est lui !), et mortel avec un revolver. "We deal in lead, friend", dit-il à Eli Wallach. Notre monnaie, c'est le plomb, en bon français.
Devenu star par la grâce du film de guerre et du polar, McQueen ne revint que très rarement au western, ce qui peut sembler surprenant. "NEVADA SMITH" est un bon film d'Henry Hathaway, dans lequel McQueen à 35 ans passés, est bien trop âgé pour le rôle-titre : il est censé camper un jeune métis de 18 ans ! On repassera pour la crédibilité, mais McQueen porte bien les tenues de peau, et manie le couteau avec grâce. Et puis, le voir éliminer Martin Landau, Karl Malden et Arthur Kennedy, est un plaisir ineffable.
"JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR" en 1972, n'est pas exactement un western, mais se passe dans l'Ouest contemporain, et offre à McQueen un rôle de champion de rodéo mûrissant, un peu au bout de son rouleau. Un Peckinpah étonnamment pacifique et tendre, et un rôle tout en finesse pour Steve.
Dernier retour dans l'Ouest pour le sous-estimé "TOM HORN", réalisé par McQueen lui-même, en sous-main, et dans lequel il joue une sorte de Josh Randall vieilli et usé, tellement obsolète, qu'il accueille la pendaison avec une sorte de résignation. Ridé, fatigué, amaigri, visiblement déjà malade, McQueen trouvait là un de ses meilleurs rôles, dans un film joli mais imparfait, qui clôturait néanmoins avec élégance son bref passage dans le western. Comme un boucle qui se bouclait. En douceur...
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 13:39
Devenu, au fil des ans, un spécialiste du western italien, puis plus précisément de son géniteur Sergio Leone, le "professor" Christopher Frayling, sympathique érudit anglais moustachu, multiplie les articles, les bouquins, les interviews, pour clamer son amour de l'oeuvre du grand Sergio. Inconditionnel mais toujours lucide.
Son "SOMETHING TO DO WITH DEATH" (en référence à une réplique de Cheyenne, parlant de son ami Harmonica dans "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST"), est un pavé passionnant, qui suit pas à pas le parcours de l'ancien assistant, devenu réalisateur de péplums, puis qui assouvit ses fantasmes d'Amérique, en recréant le western en 1964, sous le pseudo de Bob Robertson.
C'est parfaitement documenté, truffé d'anecdotes inédites. Frayling relate entre autres le suicide du comédien Al Mulock (celui qui se faisait craquer les phalanges dans "...L'OUEST") : dépressif, ce second rôle canadien se jeta par la fenêtre de son hôtel, en plein tournage, et encore vêtu du cache-poussière légendaire que portait son personnage. Dans l'affolement général, la première réaction de Leone fut de s'enquérir de l'état... du cache-poussière.
A ça qu'on reconnaît un vrai réalisateur ?
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 12:23

De son vrai nom Justus E. McQueen, ce comédien de second plan a pris pour pseudonyme, le nom de son tout premier rôle, dans un film de guerre. C'est ainsi que sous ce patronyme tronqué, L.Q. Jones a hanté les plateaux de westerns, à la TV et au cinéma, pendant cinquante ans. Il a également réalisé un ou deux films, dont "APOCALYPSE 2024".
Sa route a croisé celle de Sam Peckinpah pour "COUPS DE FEU DANS LA SIERRA", où Jones jouait un des frères dégénérés de James Drury, on le revit en prisonnier de guerre sudiste dans "MAJOR DUNDEE", en charognard balafré dans "LA HORDE SAUVAGE" (en tandem avec Strother Martin), puis dans "UN NOMME CABLE HOGUE" et "PAT GARRETT & BILLY THE KID", où il était tué par James Coburn, sur le toit d'une bicoque.
L.Q. Jones, avec sa longue silhouette voûtée, ses petits yeux malins, et ses cheveux longs en bataille, n'a pas tourné qu'avec "Bloody Sam", loin de là. Parmi ses autres rôles mémorables : un des sudistes dans "LE CAVALIER DU CREPUSCULE", un messager dans une séquence de "L'HOMME AUX COLTS D'OR", un raciste dans "LA RUEE VERS L'OUEST", Loomis, un des lyncheurs de "PENDEZ-LES HAUT ET COURT", l'acolyte obsédé sexuel, et à l'hygiène dentaire douteuse d'Oliver Reed dans "LES CHAROGNARDS" (où Jones a une magnifique scène d'agonie), le très méchant rancher dans le téléfilm de John Badham "THE JACK BULL", le shérif pernicieux de "CASINO" (pas un western, mais Jones incarnait le genre à lui tout seul, face à Robert De Niro), le complice des bandidos dans "LE MASQUE DE ZORRO".
Depuis quelques années, l'acteur blanchi et ridé, mais le cheveu toujours aussi abondant, apparaît souvent dans les suppléments DVD des rééditions de films de son ami Sam, pour parler lui, sans langue de bois, et avec dérision. Sa façon de traiter Charlton Heston de "poseur" était fort drôle.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:13
L'oeuvre de Sam Peckinpah, si elle n'est pas abondante, a connu une incroyable postérité, et son influence se fait encore ressentir, décennie après décennie. Rares sont les réalisateurs de films d'action, qui ne revendiquent pas son héritage visuel ou thématique. Controversé de son vivant, en proie aux luttes meurtrières avec ses producteurs, Peckinpah a vu ses films mutilés, négligés, critiqués, et a achevé sa carrière avec des oeuvrettes indignes de lui et de sa réputation de visionnaire "trash" et autodestructeur.
Pourtant, cette oeuvre a inspiré une impressionnante littérature à travers le monde, dont nous allons tenter de recenser ici, les plus beaux fleurons : "CRUCIFIED HEROES", le premier en date (1979) est signé Terence Butler, et tente une approche psychanalytique moyennement emballante du réalisateur. Vinrent ensuite, dans le désordre l'excellent "IF THEY MOVE... KILL 'EM !" de David Weddle, le très bon aussi "BLOODY SAM" de Marshall Fine, "PECKINPAH : A PORTRAIT IN MONTAGE" de Garner Simmons, "PECKINPAH THE WESTERN FILMS : A RECONSIDERATION" de Paul Seydor, "SAM PECKINPAH'S FEATURE FILMS" de Bernard F. Dukore, "THE FILMS OF SAM PECKINPAH" de Neil Fulwood, "SAVAGE CINEMA" de Stephen Prince.
En France, on peut lire (en Français, donc !) "SAM PECKINPAH : LA VIOLENCE DU CREPUSCULE" de François Causse, "SAM PECKINPAH : UN REALISATEUR DANS LE SYSTEME HOLLYWOODIEN DES ANNEES 60 ET 70", de Gérard Camy. Des ouvrages de Fabrice Revault, Stephen Prince et Michael Bliss ("DOING IT RIGHT" qui recense les critiques du film) se concentrent uniquement sur "LA HORDE SAUVAGE".
Enfin, last but not least, le plus beau du lot : le livre allemand (en Allemand, hélas !) "PASSION & POETRY : SAM PECKINPAH IN PICTURES", de Mike Siegel, le plus complet, bourré de photos totalement inédites, d'affiches du monde entier. Une vraie somme... Le lecteur bilingue confirmera sans doute que le texte est à la hauteur de l'image.
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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:44
"RUN OF THE ARROW" demeure un des films les plus connus de l'oeuvre de Sam Fuller, et paradoxalement un des moins visibles. A peine pourra-t-on recenser une édition DVD en Angleterre et quelques autres pays.
Pourtant, le film annonce clairement "DANSE AVEC LES LOUPS", de Costner sans en avoir l'ampleur épique, et propose un antihéros original, en la personne de ce Sudiste aigri et haineux, qui intègre une tribu Sioux, après la reddition de son camp. La séquence du supplice de la flèche est entrée dans les annales du western, ainsi que celle des sables mouvants, mais contrairement à d'autres films du réalisateur, "RUN OF THE ARROW" a un peu vieilli, survole trop hâtivement ses thèmes, et laisse finalement sur sa faim. Ce qui n'empêche pas d'admirer le dynamisme visuel de Fuller, en particulier lors du fulgurant prologue du film, lorsque O'Meara tire "la dernière balle de la guerre de sécession". Le genre d'idée à l'emporte-pièce que seul "Sam" pouvait vendre...
Autour d'un Rod Steiger grassouillet et peu sympathique, dont le jeu lourdement cérébral dessert le personnage de O'Meara, quelques grands seconds rôles des années cinquante, comme Brian Keith, Ralph Meeker et Charles Bronson, dont l'apparition en chef Indien tolérant, tient de l'exhibition culturiste. Sarita Montiel dont l'accent mexicain était trop prononcé pour être crédible en squaw, fut post-synchronisée par Angie Dickinson, alors à peu près inconnue.
Un film qu'on aimerait voir sortir en DVD, un de ces jours... Parce qu'il le vaut bien.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:24
"Il était innocent, aucune accusation n'était vraie... Mais on disait qu'il avait fui !". Voilà ce que clamait la chanson du générique-début de cette série des années 60, dont le héros, Jason McCord, était un officier de la cavalerie, accusé d'avoir déserté en plein combat, et qui, dégradé, humilié, chassé de l'Armée, jurait de laver son nom.
Alors McCord arpentait l'Ouest, à la recherche de témoins, et - manque de bol ! - ne cessait de croiser la route de parents ou d'amis, de ceux qu'il était censé avoir trahis, et qui bien sûr voulaient sa peau. Aussi poissard que Kimble dans "LE FUGITIF", le pauvre !
Série de deux saisons, au ton sombre et paranoïaque, "LE PROSCRIT" offrait à Chuck Connors un nouveau succès dans le western, après sa longue série plus familiale "L'HOMME A LA CARABINE". L'essentiel de la réussite du "PROSCRIT" tenait à la personnalité de ce géant au visage taillé à la serpe, qui trouva là le rôle de sa vie.
L'image de ce général brisant le sabre de McCord sur son genou, est restée dans toutes les mémoires...

A NOTER : "LE PROSCRIT" est sorti en zone 1, dans des transferts très moyens, et sans aucun sous-titre. C'est à ce jour, la seule façon de revoir la série au complet...
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