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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 20:09
A force, année après année, bouquin après bouquin, "AMBUSH AT CIMARRON PASS" a fini par devenir un film quasi mythique. Première raison : il est totalement introuvable, jamais sorti sur aucun support vidéo, ne passant jamais à la télé, et en plus le seul comédien connu du générique a déclaré à plusieurs reprises que c'était "le plus mauvais western jamais réalisé". Alléchant, non ? Surtout quand le comédien en question n'est autre que Clint Eastwood.
C'est en fait le dernier film de cinéma qu'il tourna avant la longue interruption de six années que fut le tournage de la série TV "RAWHIDE", et son film suivant ne devait être que "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS". Ce film est donc une sorte de chaînon manquant, le lien entre les rôles de têtes brûlées juvéniles, et les "hommes sans nom" à cigarillo...
Alors qu'est-ce que "AMBUSH AT CIMARRON PASS" ? C'est une série B réalisée par un certain Jodie Copelan (?), dont les vedettes sont Scott Brady le Dancing Kid de "JOHNNY GUITARE", et Margia Dean (??). Eastwood y joue Keith Williams, jeune soldat sudiste, haïssant violemment les "blue bellies", à tel quel point que la seule mention de leur nom, le fait sortir de ses gonds. Clint a beaucoup de qualités, mais l'impulsivité et la nervosité à fleur de peau n'en ont jamais fait partie. On peut donc supputer qu'il ne tient pas là son meilleur rôle...
Le film n'est jamais sorti en France, et la seule trace qu'on en trouve - en chinant un peu - c'est ce "photoroman" paru en 1966, et sorti en kiosque pour "1 franc", sous le titre "LE CRI DE GUERRE DES APACHES" ! Tout frais de ses succès avec Leone, Clint se retrouvait naturellement en tête de générique.
Un vrai collector, ce film...
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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 18:28

"CENTENNIAL", connue en France sous le titre "COLORADO", la célébrissime minisérie tirée de l'oeuvre de James A. Michener, et qui fit les beaux jours de la télé française, à la fin des années 70, est enfin disponible en DVD, après les supplications de hordes de fans, sur tous les forums de cinéma de l'univers...
Nous reviendrons plus tard sur le film lui-même, car aujourd'hui, c'est le dilemme qui nous préoccupe : faut-il voir "COLORADO" dans sa version zone 2, récemment éditée, et qui ne comprend que la v.f. ? Ou faut-il prendre des cours pour devenir parfaitement bilingue, puis une fois cette formalité accomplie, commander le magnifique coffret zone 1, qui - car rien n'est simple ! - ne comporte lui, que la v.o. et aucun sous-titre ?
Comme nous avons la preuve que cette v.o. existe, et qu'elle est tout à fait exploitable, nous pourrions nous demander pourquoi elle ne figure pas sur le zone 2. Histoire de laisser le choix au client.

Hein ? Pourquoi ? ("Why ?" en v.o.)

A NOTER : Cette absence est d'autant plus dommageable, qu'elle prive le public francophone d'une merveille linguistique : l'accent français que prend le trappeur Pasquinel (Robert Conrad !), et ses chansons braillées pendant qu'il pagaie, et qui atteignent le pur surréalisme, tant elles sont incompréhensibles. Dans la v.f. Conrad parle bêtement... Français.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:46

 Si Walter Hill a débuté comme scénariste pour John Huston ou Sam Peckinpah, il est surtout connu pour ses polars comme "48 HEURES", ou l'excellent survival "SANS RETOUR". Il a pourtant la particularité de n'avoir jamais pu surpasser son premier film, le magnifique "LE BAGARREUR", oeuvre sombre sur la Grande Dépression, où il avait réuni deux des "7 MERCENAIRES" : James Coburn et Charles Bronson. Pas un hasard !
Car c'est dans le western qu'en tant que réalisateur, Hill aurait pu devenir un "grand". Vingt ans plus tôt ! Car lorsqu'il réalisa "LONG RIDERS", le genre était déjà quasi mort, et malgré sa bonne idée de faire jouer les membres du gang de Jesse James par de vrais frères (Carradine, Quaid, Keach), le film ne relança pas le western aux U.S.A. Trop austère, sans aucun personnage sympathique auquel se raccrocher, ni grande star charismatique à admirer. L'Ouest, le vrai, en somme...
Pourtant Walter Hill ne renonça pas, et signa bon an mal an, un nombre respectable de westerns : "GERONIMO", qui relate les derniers mois de la vie du chef, n'est pas un grand film, malgré la présence du superbe Wes Studi dans le rôle-titre, et de seconds rôles nommés Robert Duvall ou
Gene Hackman et le débutant Matt Damon. Esthétiquement très beau, mais manquant curieusement de vie. Autre biopic tout aussi moyennement réussi, "WILD BILL" s'intéressait à "Wild" Bill Hickcock, le tueur aux cheveux longs, campé par Jeff Bridges. La seule grande trouvaille du film, fut de distribuer Ellen Barkin dans le rôle de Calamity Jane.
"DERNIER RECOURS" n'est pas un western, mais Hill signait là un remake de "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS" (lui-même remake de "YOJIMBO"), revenant aux sources littéraires du récit.
Enfin, Walter Hill dut attendre les années 2000, pour signer deux vrais beaux westerns, à la réussite indiscutable. Mais... pour la télé !
"BROKEN TRAIL" est une belle aventure, dans laquelle
Robert Duvall, dans un rôle proche de celui qu'il tenait dans "LONESOME DOVE", protège un convoi de prostituées asiatiques. Un joli film violent et tendre, maîtrisé de bout en bout, malgré sa longue durée. Puis vint la production de la série HBO "DEADWOOD", dont Hill réalisa également le pilote. Fidèle à sa volonté de réalisme stylisé, Hill signe un des westerns les plus brutaux, sordides, poisseux qu'il soit donné de voir. Difficile après vision de ces trois magnifiques saisons, de revoir un western avec les mêmes yeux. Même la crasse des "spaghetti westerns" semble sortie de Disney World, après cela !
Né au mauvais moment, Walter Hill aurait probablement pu devenir l'équivalent des plus grands auteurs de westerns, dans les années 50 et 60. Il a su maintenir le genre en respiration assistée à lui seul, ou presque, pendant des années. Et pour cela, il lui sera beaucoup pardonné.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 09:35
On l'avait aperçu en barman malin dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", revu en sergent sudiste dans la version longue de "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND". Il était le premier à apparaître dans "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", dans le rôle hilarant du petit chef de gare terrorisé par les trois tueurs.
Et puis, on le revit dans un rôle assez important, dans "MON NOM EST PERSONNE", jouant un ancien complice enrhumé de Jack Beauregard. Ses expressions incroyables, ses gémissements et commentaires, quand il écoute Terence Hill raconter sa fable de l'oisillon tombé dans la bouse, sont un délice toujours renouvelé. Et ce total inconnu est tout de même arrivé à piquer la vedette à Henry Fonda dans cette séquence, car le vétéran américain se contente de l'écouter sans broncher !
De cet acteur édenté et jovial, qui aurait été l'interprète rêvé d'Agecanonix dans une bonne adaptation de "ASTERIX", on ne sait rigoureusement rien... Ni sa nationalité (Italien ? Allemand ? Espagnol ?), ni son nom ! Aucun livre sur le western italien ou sur Leone ne mentionne son patronyme. On l'imagine mort et enterré depuis des lustres, vu l'âge (canonique, donc) qu'il affichait dans les années 60. Mais il est très injuste que nul ne sache encore comment il peut bien s'appeler, le petit chef de gare !

Si quelqu'un a une piste...
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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 08:16

 Sergio Leone n'est plus là pour nous donner la réponse. Alors qui pourra expliquer un jour, ce plan totalement incompréhensible de "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS" ?
Alors qu'il s'apprête à dérober le contenu du coffre, en pleine nuit, Monco (Eastwood) entend un bruit suspect. Gros-plan de son visage à l'affût. Jusque là, rien que de très normal.
Mais alors... Si tout est si normal, pourquoi ce pauvre Clint a-t-il été enduit, et pour ce plan uniquement, d'une espèce de cirage noir de camouflage (voir ci-dessus) ? Le plan d'après, quand la lumière s'allume, il a retrouvé son apparence habituelle, et son teint de pêche si seyant. Entretemps, que s'est-il donc passé dans la tête du réalisateur et du maquilleur ? Un des grands mystères de l'Histoire du western...

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 06:47

Si on se souvient encore aujourd'hui, de façon si vivace, de ce singulier comédien allemand né en 1926 en Pologne, c'est peut-être grâce à Internet qui regorge d'extraits d'interviews dégénérant en colères homériques, ou du documentaire "ENNEMIS INTIMES" de Werner Herzog, montrant Kinski dans tous ses états. Grâce - ou à cause - de ses moments de pur délire, Klaus Kinski est devenu post-mortem, un "acteur-culte".
Formé au théâtre, au one man show, Kinski tourna deux westerns en Allemagne ("LE TRESOR DES MONTAGNES BLEUES" et "LA CHEVAUCHEE VERS SANTA CRUZ"), avant que Sergio Leone ne remarque ses traits tourmentés, son regard illuminé, et sa courte silhouette noueuse, et ne l'engage pour son second western "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", où en deux brèves séquences Kinski entrait directement dans les annales, en jouant un bossu impulsif, bourré de tics. "Le monde est petit", lui disait le Colonel Mortimer. "Oui", répondait Kinski, "Et très méchant". La preuve ? Quelques secondes plus tard, il se prenait une balle de Derringer, qui mettait fin à sa présence dans la bande de Gian Maria Volontè.
Ce succès permit à Kinski de s'installer à Rome, et d'enchaîner les séries B et Z, et parmi elles, pas mal de westerns. "EL CHUNCHO", toujours aux côtés de Volontè, lui offrait un rôle de moine dynamiteur digne de son style flamboyant, et "LE GRAND SILENCE" le chef-d'oeuvre enneigé de Sergio Corbucci, l'installa définitivement comme une figure incontournable du genre. Il y jouait avec une déroutante retenue Tigrego (ou "Loco" en v.o.), un chasseur de primes mielleux et sadique, qui réussissait le prodige de jouer le "méchant" du film, et... de gagner à la fin ! Il abattait le héros dans la rue, comme un chien, et lui piquait même son arme ! De quoi, effectivement, entrer dans la légende... Personne n'a oublié son sourire compassé, quand il abattait un jeune homme sous les yeux de sa maman, et se justifiait en disant "Il faut nous comprendre... C'est notre pain quotidien".
Par la suite, les westerns où apparut Kinski ne furent pas toujours de la même qualité, mais plusieurs perles surnagent. Souvent grâce à sa seule présence : "ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE" lui donne son unique rôle de héros positif, un vengeur spectral sorti du bagne, "DEUX FOIS TRAÎTRE", le montre en métis diabolique (surnommé Dingus, allez savoir pourquoi), mais le plus souvent, Kinksi ne fait que de brèves participations, le cheveu au vent, la moue méprisante, la démarche biaisée. On repense avec nostalgie à son chasseur de primes aimant à parler à sa collection de scalps dans le piteux  "SHANGHAÏ JOE".
Il achèvera sa carrière de westerner, dans une assez lamentable parodie de lui-même : "UN GENIE, DEUX ASSOCIES, UNE CLOCHE", où il se fait humilier par Terence Hill, dans un duel comique, et quitte le film à cheval, en hurlant "Mes couilles !!!" d'une voix de fausset. Pas terrible, la sortie !
KINSKI suite suite
Son nemesis Werner Herzog le qualifia de génie, ses détracteurs de cabot insupportable, il traîna une réputation impossible d'Attila des plateaux de tournage, et ses mémoires plusieurs fois remaniées, ne firent rien pour arranger les choses... Mais Kinski apporta dans le western européen, un vent de démence shakespearienne unique, qui firent pardonner bien des nanars. Pas tous... Non, non. Pas tous !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 20:15
On dira ce qu'on voudra des acteurs issus de l'Actors Studio, mais malgré toutes leurs qualités, ils sont rarement drôles, et le sens de l'humour n'a jamais été leur fort. De James Dean à Rod Steiger, en passant par Paul Newman ou Susan Strasberg et bien sûr Marlon Brando, leurs rares tentatives de comédie se sont soldées par des échecs lamentables. Le seul qui ait su suivre les préceptes de Lee Strasberg, et préserver sa joie de vivre et son oeil qui pétille, restera Eli Wallach.
Issu du théâtre yiddisch, cet acteur volubile et éminemment sympathique, était le plus improbable westerner imaginable. C'est pourtant lui qui remplaça Anthony Quinn, pour jouer Calvera, l'affreux bandido des "7 MERCENAIRES". Qui d'autre, mieux que Wallach, aurait pu prononcer l'immortelle réplique : "Si Dieu ne voulait pas qu'on les tonde, pourquoi en a-t-il fait des moutons ?". Il revint au genre, pour jouer un chef de bande cabotin dans l'épique "LA CONQUÊTE DE L'OUEST", où Sergio Leone remarqua son grain de folie.
Après ces succès, on revit donc Eli Wallach, toujours en Mexicain dans "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND", où il incarnait la fripouille Tuco, voleur de poules agité et âpre au gain. Se signant à la va-vite, mais tuant sans la moindre pitié, Tuco est un des plus beaux personnages du western italien, un des plus monstrueux, et des plus humains, surtout. La séquence avec son frère devenu prêtre, est une pure merveille, et les changements d'humeur de Wallach sont d'une maestria inouïe.
Entré de plain-pied dans le panthéon du genre, Wallach tourna quelques autres "spaghetti" de moindre envergure, comme "LES QUATRE DE L'AVE MARIA" ou "LE BLANC, LE JAUNE ET LE NOIR", sans jamais retrouver sa verve. On l'aperçut brièvement dans "L'OR DE MACKENNA".
En souvenir de leur tandem mythique dans le film de Leone, Clint Eastwood offrit un petit rôle de marchand de vin à Wallach, dans son splendide "MYSTIC RIVER". Trois décennie avaient passé, depuis les aventures de Blondin et Tuco. "Je peux dormir tranquille", lui avait dit le blond.
"Je sais que mon pire ennemi veille sur moi".

A NOTER : Eli Wallach a publié il y a peu ses mémoires. Agréables, mais hélas trop succinctes. La meilleure anecdote : alors qu'âgé de 80 ans, il râlait en apprenant le salaire qu'avait touché Arnold Schwarzenegger pour le rôle de Mr. Freeze, que Wallach avait créé à la télé, il se vit donner un bon conseil par sa femme : "Tu n'as qu'à faire du culturisme"...
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:52

Le véritable Jesse James, on s'en doute, n'avait pas grand-chose du Robin des Bois altruiste et généreux, complaisamment décrit par le cinéma, en quête de légendes. Du moins dans ses premières apparitions au cinéma, que ce soit sous les traits lisses et "all American" de Tyrone Power ou Robert Wagner (dans deux films portant le même titre français "LE BRIGAND BIEN-AIME") ou de Christopher Jones dans la série télé produite par Don Siegel "THE LEGEND OF JESSE JAMES".
Les choses ont commencé à s'affiner un peu, avec l'arrivée de
Robert Duvall, qui dans "THE GREAT NORTHFIELD MINNESOTA RAID", campa un Jesse névrosé et peu charismatique, qui n'hésitait pas à abattre une vieille dame. Sa première scène dans le film, le montrait d'ailleurs assis sur des latrines, échauffaudant des plans en se soulageant en compagnie d'un acolyte. Le message démythificateur du réalisateur Philip Kaufman passait haut et clair.
On revit Jesse sous les traits peu attractifs de James Keach, dans "LE GANG DES FRERES JAMES", campant un bandit froid et distant, mais plus salubre que Duvall. Rob Lowe revint à une vision plus glamour du bandit de grands chemins, dans le téléfilm "FRANK & JESSE".
C'est tout récemment dans "L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LÂCHE ROBERT FORD", que nous vint le Jesse James le plus convaincant, sous les traits inattendus de Brad Pitt. Bien loin de ses rôles de gravure de mode dans "OCEAN'S ELEVEN" ou "TROIE", l'acteur campe dans ce western étrange et léthargique, un Jesse sociopathe, à moitié cinglé, capable d'accès meurtriers effrayants, et de longs moments d'absence hébétée, où son regard vitreux ne trahit au mieux, que son néant intérieur. Physiquement, le vrai Jesse James ressemblait davantage à Robert Duvall, c'est clair. Cependant, il y a quelque chose dans l'incarnation qu'en fait Pitt, qui permet de penser qu'il incarne le plus mémorable et réaliste Jesse James de l'Histoire du genre. Son travail est au moins aussi épatant que ce qu'il fit dans "KALIFORNIA", où il jouait un serial killer crasseux et répugnant. Son Jesse trimballe un peu de cette folie homicide, de cette bestialité-là. Et Brad Pitt de se faire subitement pardonner des années de navets. "L'ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON" vint confirmer la bonne impression...

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 11:41
L'avocat James Stewart, obligé de faire le serveur au saloon, pour boucler ses fins de mois, apporte son déjeuner à John Wayne. Pour ce faire, il passe à côté de la table occupée par Liberty Valance (Lee Marvin) et ses hommes (Lee Van Cleef et Strother Martin). Le blagueur Liberty lui fait un croche-pied, et l'avocat s'étale, avec le plateau-repas.
S'interdisant d'intervenir jusque là, le "Duke" se lève, et fait face aux fauteurs de troubles, en lâchant la légendaire réplique :
"It was my steak, Valance..."
Un grand moment de tension, autour d'une pièce de viande, sur laquelle se cristallisent les enjeux du film, et peut-être l'avenir du vieil Ouest...
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 10:36
Un des très grands moments de bonheur, et un des plus francs éclats de rire de "BUTCH CASSIDY & LE KID", se passent pourtant de dialogue.
Dans la succession de saynettes enchaînées, sur une musique joyeuse, qui suit leur arrivée en Bolivie, le montage montre régulièrement une escouade de policiers locaux poursuivant nos héros, en cravachant rageusement leurs montures. Finalement, à la fin de la séquence, ils arrivent en haut d'une colline, où ils sont accueillis par une salve de coups de feu. Sans la moindre hésitation, nos braves policiers font demi-tour, continuant de cravacher leurs chevaux, dans le sens inverse, sans que cela n'ait en rien modifié leur rythme, ni leur entrain.
Musique, montage, humour visuel, rythme parfait, un bon exemple de moment purement cinématographique, et un des meilleurs souvenirs du film de George Roy Hill. A se repasser en boucle.
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