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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 09:32

  Jack Palance a été, et est toujours resté le maître-étalon du "méchant" de western, celui auquel on compare les autres, celui auquel on se réfère systématiquement depuis son apparition terrifiante dans "L'HOMME DES VALLEES PERDUES". Le rôle de Jack Wilson, tueur à gages à tête de serpent, qui enfilait ses gants noirs avant d'assassiner un quidam, a tellement marqué les esprits que le dessinateur belge Morris l'a repris dans un album de "LUCKY LUKE", dans lequel un Palance génialement caricaturé, devenait Phil Defer.
Acteur formé au théâtre, où il collabora avec Elia Kazan, Palance s'est trouvé limité par un visage singulier, bosselé, couturé de cicatrices, aux petits yeux cruels, qui dans le Hollywood conventionnel des années 50 le condamnait aux rôles de méchants. Son style de jeu exalté, son essoufflement permanent et son rire dément n'aidaient certes pas à le fondre dans la masse. Il joua "l'Indien le plus effrayant que j'aie vu dans un film" (pour reprendre les termes de son partenaire Charlton Heston) dans "LE SORCIER DU RIO GRANDE". Le plan où, revenu du collège, Palance ôte son chapeau dans un geste théâtral,  pour révéler sa longue chevelure de guerrier, vaut à lui seul qu'on voie le film. Dans "JICOP LE PROSCRIT", Palance joue un ex-pistolero menacé par la cécité qui a maille à partir avec son fils. Un bon western psychologique dans lequel Palance joue un personnage à peu près positif et doit pour l'occasion porter un nez postiche, censé le "normaliser" un tant soit peu. Guère convaincant !
Un caractère réputé "difficile", pousse Palance à s'exiler en Europe dans les années 60, où il enchaîne toutes sortes de films de guerre et d'aventures barbares, et même... un Godard.
Il ne revient au western qu'en 1966 pour incarner le révolutionnaire Jesus Raza dans le splendide "LES PROFESSIONNELS" au sein d'un casting d'anthologie. Il joue un pistolero dans "LA HAINE DES DESPERADOS", un raciste manchot dans "LE CLAN DES McMASTERS" et un gentil cowboy fatigué dans l'excellent "MONTE WALSH", en tandem avec son ami Lee Marvin. Dans ce film, fatigué de sa vie de nomade, Palance finit employé d'épicerie. On aura tout vu !
Mais c'est en Europe, qu'il va tourner la plupart de ses westerns : dans "EL MERCENARIO", il est un tueur bouclé et homosexuel tout à fait réjouissant, dans "COMPANEROS" du même Sergio Corbucci, il est un autre tueur drogué, portant une main de bois, et amoureux de son faucon ! "LES COLLINES DE LA TERREUR" lui offre un personnage plus fouillé d'ancien officier nostalgique, lancé dans une chasse à l'homme sans espoir. Il revient aux "bad guys", en jouant l'horrible capitaliste en chapeau melon de "L'OR NOIR DE L'OKLAHOMA".
Les navets s'enchaînent en Italie et ailleurs. Dans "AMIGO... MON COLT A DEUX MOTS A TE DIRE", Palance joue le frère de... Dany Saval, et passe le film à se prendre des baffes de Bud Spencer. "BLU GANG" et "TE DEUM" ne valent guère mieux, et dans "LES IMPITOYABLES", les critiques jugent qu'il a l'air ivre-mort dans la plupart des scènes où il apparaît ! Il joue une sorte de shérif-robot dans "WELCOME TO BLOOD CITY", et à la TV un patriarche barbichu dans "THE HATFIELDS AND THE McCOYS", et il reprend le rôle créé par John Wayne dans "LE FILS DU DESERT", dans un remake, aux côtés d'Ed Lauter et Keith Carradine.
Après un surprenant comeback dans les années 80, grâce à son rôle dans le film allemand "BAGDAD CAFE", Jack Palance revient au western pour jouer le très méchant rancher de "YOUNG GUNS", et surtout avec "LA VIE, L'AMOUR... LES VACHES", où il dirige un stage pour cadres stressés, dans le Far West préservé. L'acteur vieilli, ankylosé, perclus, n'a pourtant rien perdu de sa

puissance, et s'il a le souffle court, il semble symboliser le genre à lui tout seul, et obtiendra d'ailleurs un Oscar bien mérité. Nul n'a oublié son élégante réplique à Billy Crystal : "I crap bigger than you" ("Ce que je chie est plus gros que toi", en v.f.)
Oublions la sequel ("L'OR DE CURLY") où Palance incarne... son propre frère jumeau.
Une des immenses figures du western.
Parallèlement à ses tournages, Jack Palance écrivait des poèmes, et a sorti un CD de chansons d'inspiration "country". Comme quoi...

PALANCE JACK suite

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 07:52

 

"YOUNG GUNS II", réalisé en 1990 par le néo-zélandais Geoff Murphy, est un des rarissimes exemples de sequel qui se révèle bien supérieure au film original. Cette nouvelle lecture du mythe Pat Garrett-Billy the Kid parvient à faire oublier "LE GAUCHER" ou le chef-d'oeuvre de Sam Peckinpah, pour détricoter la légende, et en donner une vision nouvelle, ironique et étrangement crédible.
Mais ce n'est pas la seule spécificité de ce film largement sous-estimé, sur lequel nous reviendrons : c'est son casting, qui fait tout le prix de "YOUNG GUNS II". Surtout rétrospectivement. Car si ses stars en titre, Emilio Estevez, Lou Diamond Phillips et Christian Slater sont aujourd'hui à peu près oubliées, ce sont les seconds rôles qui sont devenus des vedettes importantes de la TV : Kiefer Sutherland ("24 HEURES CHRONO"), William L. Petersen ("LES EXPERTS"), Richard Schiff ("A LA MAISON BLANCHE") ou Balthazar Getty ("BROTHERS & SISTERS"), sans oublier Viggo Mortensen, qui a sauté la case télé, pour devenir un nom incontournable du grand écran, et qui joue ici l'odieux Poe. Il reviendra au western en conquérant avec l'amusant "HIDALGO" et surtout "APPALOOSA", où il créait un grand personnage, digne des meilleures heures d'un Henry Fonda.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:30

 

En 1958, Charles Bronson faillit devenir vedette. Âgé de 36 ans, il tourna quatre films en tête d'affiche ainsi qu'une série TV. Hélas, les films étaient des séries B à petite diffusion qui ne lui apportèrent aucune renommée et la série ("MAN WITH A CAMERA") ne connut qu'un succès confidentiel. Aussi retourna-t-il aux seconds rôles, pendant encore une bonne décennie.
De ces quatre films, outre le plus connu, "MITRAILLETTE KELLY", le plus intéressant est un western : "SHOWDOWN AT BOOTHILL", inédit en France, mais sorti en Belgique sous le titre "CONFESSIONS D'UN TUEUR". Réalisé par l'ex-monteur Gene Fowler, Jr., le film étonnamment bien écrit, brosse le portrait d'un chasseur de primes, Luke Welsh, complexé par sa petite taille, qui se retrouve coincé dans une ville, dont il a tué un citoyen. Il y tombera amoureux d'une jeune serveuse aussi névrosée que lui.
C'est le seul film qui utilise la petite stature de Bronson (généralement escamotée) comme élément dramatique, et malgré son manque de moyens flagrant, "SHOWDOWN AT BOOTHILL" ne manque pas de qualités. Dans un cast d'inconnus, le vétéran John Carradine est le seul nom familier.
Encore un "introuvable" qui mériterait une petite sortie DVD...

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:28

 

Il y a un moment très bref, mais tout à fait délectable, dans le pourtant moyen "LA CARAVANE DE FEU". Deux hommes de main (l'un est l'excellent Bruce Dern), tentent de prendre nos deux héros par surprise en pleine rue, mais ceux-ci sont évidemment plus malins et plus rapides, et les descendent en une fraction de seconde.
Comme
Kirk Douglas et John Wayne sont constamment en compétition pendant le film, Kirk déclare fièrement : "Le mien a touché le sol en premier", ce à quoi Wayne répond goguenard : "Le mien était plus grand".
Fin de la scène, et grand moment de plaisir gourmet.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:09

  Dans la lignée des westerns psychologiques très en vogue depuis "LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS", ce bon petit film maintient une tension du début à la fin, par la seule force de ses personnages et la complexité des relations qui se nouent entre eux. Ici, c'est le brave marshal qui par son témoignage, fait condamner à mort un jeunot qui a abattu son prédecesseur. On le soupçonne de parti-pris, car sa fille aime l'accusé et peu à peu tout le monde se détourne du marshal, jusqu'à sa propre fiancée.
Le vrai bonus de "GOOD DAY FOR A HANGING", c'est l'interprétation de Robert Vaughn alors quasi débutant, qu'on a visiblement voulu lancer comme un émule de James Dean. Grimaçant, prenant des poses, jouant les teenagers tourmentés, l'acteur est extraordinaire dans la scène du procès et la duplicité dont il fait preuve ensuite, laissait espérer une carrière plus ambitieuse que celle qu'il a connue par la suite. Vaughn porte le film sur les épaules, créant un personnage oscillant sans cesse entre le pathos et l'abjection. Face à lui, Fred McMurray un peu amorti, est un marshal pantouflard sans réel intérêt et dans le rôle du jeune médecin amoureux transi, on reconnaît James Drury, futur "VIRGINIEN" de la série télé.
Bien écrit, bien rythmé, jamais naïf ou simpliste "GOOD DAY FOR A HANGING", pose ses enjeux, ne fait jamais de bon sentiment et ne se laisse jamais aller au manichéisme, si fréquent dans ce genre de production à petit budget. Une bonne surprise, en somme...

A NOTER : Le film est sorti en DVD zone 1, dans une copie 16/9 très correcte, mais hélas avec des sous-titres uniquement anglais, et pas de v.f.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:20

DUVALL-DIVS--6-.jpgÀ priori, rien ne prédisposait Robert Duvall, acteur new-yorkais par excellence, condisciple de Dustin Hoffman et Gene Hackman, à devenir une grande figure du western. Avec son physique passe-muraille, son jeu subtil et introverti, il était idéalement distribué dans le rôle du consiglieri Tom Hagen dans « LE PARRAIN ».DUVALL-DIVS--9-.jpg
Pourtant de film en film, tout doucement, Duvall s'est révélé être un des cowboys les plus authentiques et crédibles du western moderne, jusqu'à en devenir une figure emblématique sur ses vieux jours. Dès ses débuts, il apparut dans des séries comme « LE VIRGINIEN » ou « SHANE » et joua un savant fou dans « LES MYSTÈRES DE L’OUEST », un boutiquier lyncheur dans « CIMARRON ».
Au cinéma, il se fait remarquer en incarnant le bandit balafré que poursuit John Wayne dans « 100 $ POUR UN SHÉRIF », et leur tournoi final
, winchester à la main, est entré dans l'Histoire. Duvall est remarquable en fermier taiseux, qui se rebiffe contre l'implacable marshal qui le traque dans « L'HOMME DE LA LOI », un petit rôle qu'il parvient à humaniser par de légères touches à peine perceptibles : la « marque Robert Duvall » dans toute sa splendeur ! Il est un Jesse James à moitié fou dans le décevant « LA LÉGENDE DE JESSE JAMES » et campe un méchant rancher dans « JOE KIDD », deux échecs pourtant signés par des gens de talent comme Philip Kaufman et John Sturges. C'est un magnifique DUVALL-DIVS--1-.jpgpersonnage de chanteur country au bout du rouleau, qui lui fait obtenir l'Oscar dans « TENDRE BONHEUR », pas un western donc, mais avec son chapeau, son accent texan, Duvall semble traîner le genre tout entier derrière lui. À cette occasion, la presse extasiée le surnomma le ‘Laurence Olivier américain’.
Vient ensuite le rôle préféré de Duvall lui-même : Gus McCrae, le vieux cowboy charmeur et résolument indépendant dans la minisérie « LONESOME DOVE », qui redonna ses lettres de noblesse au western alors à l'agonie. Son tandem avec Tommy Lee Jones y est splendide et Duvall y fait preuve d'un humour et d'une émotion de chaque instant.
Il revient au genre 15 ans plus tard, pour camper le général Lee dans la minisérie « GODS AND GENERALS » et retrouve un rôle très proche de celui de Gus dans le beau « OPEN RANGE » de Kevin Costner. Un personnage qu'il développe une fois encore, sans y changer grand-chose (à part le nom) dans le téléfilm « BROKEN TRAIL ». Un Grand Monsieur…

DUVALL suite 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:59

  Pin-up emblématique des sixties révélée par un film de dinosaures (peut-on faire plus cool ?), Raquel Welch est surtout connue comme une personnalité "people", une animatrice de shows, une prêtresse de la gym, plutôt que comme comédienne. Sa carrière comporte plus de nanars multinationaux que de chefs-d'oeuvre, mais elle a su se maintenir dans la mémoire collective et sert encore parfois de standard de la beauté "latina".
Raquel a tourné trois westerns qui forment une trilogie étonnamment cohérente et dans lesquels elle n'a jamais démérité. Dans le premier "BANDOLERO", elle est l'ancienne pauvresse mexicaine vendue à un riche rancher, puis kidnappée par de braves bandits. Ils seront traqués par un shérif évidemment amoureux d'elle, mais Raquel sera prête à tout lâcher pour le mauvais garçon Dean Martin. Les cheveux en choucroute, les bas jamais filés, malgré ses journées à cheval, Raquel fera le coup de feu à la fin du film, en serrant ses grandes et belles dents blanches.
Dans "100 FUSILS", elle est encore mieux utilisée par Tom Gries qui lui offre un rôle de passionaria de la révolution mexicaine, qui connaît une torride love story avec un gringo. Le gringo en question étant noir (le footballeur Jim Brown), le film fit un tel scandale qu'on s'en souvient encore 40 ans plus tard. Pourtant, à revoir le film, pas de quoi se pâmer ! Mais Raquel est très bien, enflammée et fière et même bonne comédienne dans la séquence où elle aide son père à mourir, quand il est pendu par les rurales.

Le tryptique s'achève avec "UN COLT POUR TROIS SALOPARDS" et le rôle d'Hannie Caulder, la femme violée se métamorphosant en chasseuse de primes implacable.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 08:29

A force d'en entendre parler, d'en voir des images, cette séquence de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST" est devenue aussi mythique que celle des araignées géantes dans le premier "KING KONG" de 1933. Personne ne les a jamais vues, mais tout le monde les connaît par coeur !
Ainsi, Sergio Leone a filmé une longue séquence dans laquelle Harmonica arrive à Flagstone, se rend chez son "contact" le gros blanchisseur Wobbles et lui prend son lit pour une bonne sieste. Pendant qu'il somnole, la femme indienne de Wobbles vient lui masser les pieds, mais alors que notre héros s'endort, des mains d'homme viennent à son insu remplacer celles de la fille. Et bientôt, Harmonica est arraché à son lit, sauvagement tabassé par plusieurs types, jeté au bas de l'escalier, et traîné jusqu'à une grange, où l'attend le shérif Keenan Wynn.
Celui-ci interroge l'étranger sur l'assassinat de la famille McBain, et Harmonica laisse entendre que les cache-poussières accusent peut-être Cheyenne, mais que c'est la spécialité de Frank, de laisser de faux indices pour détourner les soupçons. "Comme un caméléon", conclut doctement le shérif qui semble d'accord avec ces conclusions. Avant de s'en aller, Harmonica tient tout de même à rendre la monnaie de leur pièce aux adjoints, qu'il met KO.
Le dialogue de cette scène a été recalé lors de celle où Harmonica étrangle Wobbles dans son essoreuse, légèrement modifié, et elle explique pourquoi "l'Uomo" a le visage abîmé dans les séquences suivantes, avec une cicatrice bien visible sur la pommette.

WEST séq. coupée suite

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:01

Don McGuire n'a pas laissé une empreinte très profonde dans l'Histoire du 7ème Art. Et pourtant, à bien y regarder, cet acteur-scénariste-réalisateur des années 50, a signé quelques films de Jerry Lewis, écrit l'adaptation de "UN HOMME EST PASSE" (quand même !), et trouvé le postulat de départ de "TOOTSIE". Ce qui en soi, compose déjà un honnête palmarès !
Il a également réalisé "JOHNNY CONCHO" en 1956, un petit western "en chambre", une série B que les vrais amateurs du genre n'ont jamais oubliée, alors qu'elle est invisible depuis des lustres.
Confiné dans le décor d'une petite ville assoupie, "JOHNNY CONCHO" raconte l'histoire du petit frère d'un pistolero célèbre, qui grâce à la réputation de son aîné, règne en despote minable sur les habitants, et fait sa loi. Jusqu'à ce que deux gunmen débarquent en ville, et décident de prendre le pouvoir. Que fera le lâche Johnny ?
C'est Frank Sinatra qui tient le rôle-titre, ce qui est courageux de sa part, vu l'ignominie du personnage. Autour de lui, la délicieuse Phyllis Kirk vue dans les films d'André de Toth, ainsi que William Conrad (le futur "CANNON" de la série TV) en gros dur, Keenan Wynn en ex-pistolero devenu prêtre, et les "tronches" habituelles de l'époque : Claude Akins, Leo Gordon, Strother Martin.
Le film a fêté son cinquantenaire il y a déjà quelque temps, pas la peine d'attendre le prochain pour l'éditer en DVD. Voilà un western singulier, qui aurait tout à fait sa place dans la collection "Les Introuvables", qui nous ont gratifié ces dernières années, de quelques heureuses surprises.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:28

  Un film de cavalerie, qui serait sans doute totalement oublié aujourd'hui, s'il n'avait failli être un film de Sam Peckinpah. Auteur du scénario, celui-ci commença à tourner, avant d'être remplacé par le plus docile "faiseur" de télé, Arnold Laven. Ce qui explique pourquoi on retrouve autant de familiers des castings de Peckinpah dans ce "GLORY GUYS".
On ne saura jamais ce qu'il aurait donné, sous la caméra de l'auteur, mais tel quel, "GLORY GUYS" a pris un méchant coup de vieux, pas tellement dû à sa technique d'ailleurs, mais plutôt à sa vision des Indiens. Car même si le scénario est une dénonciation des généraux ambitieux, prêts à sacrifier leurs hommes pour satisfaire leurs projets personnels, les "hostiles" ne sont pas mieux lotis, et sont traités ici comme de la chair à canon, des sauvages fonçant tête baissée sur l'ennemi mieux armé. Difficile 40 ans plus tard, d'accepter sans broncher cette vision rudimentaire de l'Histoire.
Le film passe trop de temps à décrire la relation à trois entre le futur romancier Tom Tryon ("L'AUTRE"), l'Allemande Senta Berger, et Harve Pressnell. Et comme ils sont tous trois terriblement mauvais, cela n'aide pas vraiment le film. Les seconds rôles sont plus amusants, en particulier Slim Pickens en sergent, et le tout jeune James Caan, en trouffion irlandais insolent et blagueur.
"LES COMPAGNONS DE LA GLOIRE" vaut donc un coup d'oeil curieux, surtout pour l'amateur de Peckinpah, qui y verra des prémices de "MAJOR DUNDEE", tourné la même année, pour de bien meilleurs résultats.
Le film est récemment sorti en Angleterre, dans la collection "WESTERN CLASSICS", et dans une belle copie 16/9, mais sans le moindre sous-titre ou supplément.

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