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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:28

 

Il y a un moment très bref, mais tout à fait délectable, dans le pourtant moyen "LA CARAVANE DE FEU". Deux hommes de main (l'un est l'excellent Bruce Dern), tentent de prendre nos deux héros par surprise en pleine rue, mais ceux-ci sont évidemment plus malins et plus rapides, et les descendent en une fraction de seconde.
Comme
Kirk Douglas et John Wayne sont constamment en compétition pendant le film, Kirk déclare fièrement : "Le mien a touché le sol en premier", ce à quoi Wayne répond goguenard : "Le mien était plus grand".
Fin de la scène, et grand moment de plaisir gourmet.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:09

  Dans la lignée des westerns psychologiques très en vogue depuis "LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS", ce bon petit film maintient une tension du début à la fin, par la seule force de ses personnages et la complexité des relations qui se nouent entre eux. Ici, c'est le brave marshal qui par son témoignage, fait condamner à mort un jeunot qui a abattu son prédecesseur. On le soupçonne de parti-pris, car sa fille aime l'accusé et peu à peu tout le monde se détourne du marshal, jusqu'à sa propre fiancée.
Le vrai bonus de "GOOD DAY FOR A HANGING", c'est l'interprétation de Robert Vaughn alors quasi débutant, qu'on a visiblement voulu lancer comme un émule de James Dean. Grimaçant, prenant des poses, jouant les teenagers tourmentés, l'acteur est extraordinaire dans la scène du procès et la duplicité dont il fait preuve ensuite, laissait espérer une carrière plus ambitieuse que celle qu'il a connue par la suite. Vaughn porte le film sur les épaules, créant un personnage oscillant sans cesse entre le pathos et l'abjection. Face à lui, Fred McMurray un peu amorti, est un marshal pantouflard sans réel intérêt et dans le rôle du jeune médecin amoureux transi, on reconnaît James Drury, futur "VIRGINIEN" de la série télé.
Bien écrit, bien rythmé, jamais naïf ou simpliste "GOOD DAY FOR A HANGING", pose ses enjeux, ne fait jamais de bon sentiment et ne se laisse jamais aller au manichéisme, si fréquent dans ce genre de production à petit budget. Une bonne surprise, en somme...

A NOTER : Le film est sorti en DVD zone 1, dans une copie 16/9 très correcte, mais hélas avec des sous-titres uniquement anglais, et pas de v.f.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:20

DUVALL-DIVS--6-.jpgÀ priori, rien ne prédisposait Robert Duvall, acteur new-yorkais par excellence, condisciple de Dustin Hoffman et Gene Hackman, à devenir une grande figure du western. Avec son physique passe-muraille, son jeu subtil et introverti, il était idéalement distribué dans le rôle du consiglieri Tom Hagen dans « LE PARRAIN ».DUVALL-DIVS--9-.jpg
Pourtant de film en film, tout doucement, Duvall s'est révélé être un des cowboys les plus authentiques et crédibles du western moderne, jusqu'à en devenir une figure emblématique sur ses vieux jours. Dès ses débuts, il apparut dans des séries comme « LE VIRGINIEN » ou « SHANE » et joua un savant fou dans « LES MYSTÈRES DE L’OUEST », un boutiquier lyncheur dans « CIMARRON ».
Au cinéma, il se fait remarquer en incarnant le bandit balafré que poursuit John Wayne dans « 100 $ POUR UN SHÉRIF », et leur tournoi final
, winchester à la main, est entré dans l'Histoire. Duvall est remarquable en fermier taiseux, qui se rebiffe contre l'implacable marshal qui le traque dans « L'HOMME DE LA LOI », un petit rôle qu'il parvient à humaniser par de légères touches à peine perceptibles : la « marque Robert Duvall » dans toute sa splendeur ! Il est un Jesse James à moitié fou dans le décevant « LA LÉGENDE DE JESSE JAMES » et campe un méchant rancher dans « JOE KIDD », deux échecs pourtant signés par des gens de talent comme Philip Kaufman et John Sturges. C'est un magnifique DUVALL-DIVS--1-.jpgpersonnage de chanteur country au bout du rouleau, qui lui fait obtenir l'Oscar dans « TENDRE BONHEUR », pas un western donc, mais avec son chapeau, son accent texan, Duvall semble traîner le genre tout entier derrière lui. À cette occasion, la presse extasiée le surnomma le ‘Laurence Olivier américain’.
Vient ensuite le rôle préféré de Duvall lui-même : Gus McCrae, le vieux cowboy charmeur et résolument indépendant dans la minisérie « LONESOME DOVE », qui redonna ses lettres de noblesse au western alors à l'agonie. Son tandem avec Tommy Lee Jones y est splendide et Duvall y fait preuve d'un humour et d'une émotion de chaque instant.
Il revient au genre 15 ans plus tard, pour camper le général Lee dans la minisérie « GODS AND GENERALS » et retrouve un rôle très proche de celui de Gus dans le beau « OPEN RANGE » de Kevin Costner. Un personnage qu'il développe une fois encore, sans y changer grand-chose (à part le nom) dans le téléfilm « BROKEN TRAIL ». Un Grand Monsieur…

DUVALL suite 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:59

  Pin-up emblématique des sixties révélée par un film de dinosaures (peut-on faire plus cool ?), Raquel Welch est surtout connue comme une personnalité "people", une animatrice de shows, une prêtresse de la gym, plutôt que comme comédienne. Sa carrière comporte plus de nanars multinationaux que de chefs-d'oeuvre, mais elle a su se maintenir dans la mémoire collective et sert encore parfois de standard de la beauté "latina".
Raquel a tourné trois westerns qui forment une trilogie étonnamment cohérente et dans lesquels elle n'a jamais démérité. Dans le premier "BANDOLERO", elle est l'ancienne pauvresse mexicaine vendue à un riche rancher, puis kidnappée par de braves bandits. Ils seront traqués par un shérif évidemment amoureux d'elle, mais Raquel sera prête à tout lâcher pour le mauvais garçon Dean Martin. Les cheveux en choucroute, les bas jamais filés, malgré ses journées à cheval, Raquel fera le coup de feu à la fin du film, en serrant ses grandes et belles dents blanches.
Dans "100 FUSILS", elle est encore mieux utilisée par Tom Gries qui lui offre un rôle de passionaria de la révolution mexicaine, qui connaît une torride love story avec un gringo. Le gringo en question étant noir (le footballeur Jim Brown), le film fit un tel scandale qu'on s'en souvient encore 40 ans plus tard. Pourtant, à revoir le film, pas de quoi se pâmer ! Mais Raquel est très bien, enflammée et fière et même bonne comédienne dans la séquence où elle aide son père à mourir, quand il est pendu par les rurales.

Le tryptique s'achève avec "UN COLT POUR TROIS SALOPARDS" et le rôle d'Hannie Caulder, la femme violée se métamorphosant en chasseuse de primes implacable.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTRICES WESTERN
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 08:29

A force d'en entendre parler, d'en voir des images, cette séquence de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST" est devenue aussi mythique que celle des araignées géantes dans le premier "KING KONG" de 1933. Personne ne les a jamais vues, mais tout le monde les connaît par coeur !
Ainsi, Sergio Leone a filmé une longue séquence dans laquelle Harmonica arrive à Flagstone, se rend chez son "contact" le gros blanchisseur Wobbles et lui prend son lit pour une bonne sieste. Pendant qu'il somnole, la femme indienne de Wobbles vient lui masser les pieds, mais alors que notre héros s'endort, des mains d'homme viennent à son insu remplacer celles de la fille. Et bientôt, Harmonica est arraché à son lit, sauvagement tabassé par plusieurs types, jeté au bas de l'escalier, et traîné jusqu'à une grange, où l'attend le shérif Keenan Wynn.
Celui-ci interroge l'étranger sur l'assassinat de la famille McBain, et Harmonica laisse entendre que les cache-poussières accusent peut-être Cheyenne, mais que c'est la spécialité de Frank, de laisser de faux indices pour détourner les soupçons. "Comme un caméléon", conclut doctement le shérif qui semble d'accord avec ces conclusions. Avant de s'en aller, Harmonica tient tout de même à rendre la monnaie de leur pièce aux adjoints, qu'il met KO.
Le dialogue de cette scène a été recalé lors de celle où Harmonica étrangle Wobbles dans son essoreuse, légèrement modifié, et elle explique pourquoi "l'Uomo" a le visage abîmé dans les séquences suivantes, avec une cicatrice bien visible sur la pommette.

WEST séq. coupée suite

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:01

Don McGuire n'a pas laissé une empreinte très profonde dans l'Histoire du 7ème Art. Et pourtant, à bien y regarder, cet acteur-scénariste-réalisateur des années 50, a signé quelques films de Jerry Lewis, écrit l'adaptation de "UN HOMME EST PASSE" (quand même !), et trouvé le postulat de départ de "TOOTSIE". Ce qui en soi, compose déjà un honnête palmarès !
Il a également réalisé "JOHNNY CONCHO" en 1956, un petit western "en chambre", une série B que les vrais amateurs du genre n'ont jamais oubliée, alors qu'elle est invisible depuis des lustres.
Confiné dans le décor d'une petite ville assoupie, "JOHNNY CONCHO" raconte l'histoire du petit frère d'un pistolero célèbre, qui grâce à la réputation de son aîné, règne en despote minable sur les habitants, et fait sa loi. Jusqu'à ce que deux gunmen débarquent en ville, et décident de prendre le pouvoir. Que fera le lâche Johnny ?
C'est Frank Sinatra qui tient le rôle-titre, ce qui est courageux de sa part, vu l'ignominie du personnage. Autour de lui, la délicieuse Phyllis Kirk vue dans les films d'André de Toth, ainsi que William Conrad (le futur "CANNON" de la série TV) en gros dur, Keenan Wynn en ex-pistolero devenu prêtre, et les "tronches" habituelles de l'époque : Claude Akins, Leo Gordon, Strother Martin.
Le film a fêté son cinquantenaire il y a déjà quelque temps, pas la peine d'attendre le prochain pour l'éditer en DVD. Voilà un western singulier, qui aurait tout à fait sa place dans la collection "Les Introuvables", qui nous ont gratifié ces dernières années, de quelques heureuses surprises.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:28

  Un film de cavalerie, qui serait sans doute totalement oublié aujourd'hui, s'il n'avait failli être un film de Sam Peckinpah. Auteur du scénario, celui-ci commença à tourner, avant d'être remplacé par le plus docile "faiseur" de télé, Arnold Laven. Ce qui explique pourquoi on retrouve autant de familiers des castings de Peckinpah dans ce "GLORY GUYS".
On ne saura jamais ce qu'il aurait donné, sous la caméra de l'auteur, mais tel quel, "GLORY GUYS" a pris un méchant coup de vieux, pas tellement dû à sa technique d'ailleurs, mais plutôt à sa vision des Indiens. Car même si le scénario est une dénonciation des généraux ambitieux, prêts à sacrifier leurs hommes pour satisfaire leurs projets personnels, les "hostiles" ne sont pas mieux lotis, et sont traités ici comme de la chair à canon, des sauvages fonçant tête baissée sur l'ennemi mieux armé. Difficile 40 ans plus tard, d'accepter sans broncher cette vision rudimentaire de l'Histoire.
Le film passe trop de temps à décrire la relation à trois entre le futur romancier Tom Tryon ("L'AUTRE"), l'Allemande Senta Berger, et Harve Pressnell. Et comme ils sont tous trois terriblement mauvais, cela n'aide pas vraiment le film. Les seconds rôles sont plus amusants, en particulier Slim Pickens en sergent, et le tout jeune James Caan, en trouffion irlandais insolent et blagueur.
"LES COMPAGNONS DE LA GLOIRE" vaut donc un coup d'oeil curieux, surtout pour l'amateur de Peckinpah, qui y verra des prémices de "MAJOR DUNDEE", tourné la même année, pour de bien meilleurs résultats.
Le film est récemment sorti en Angleterre, dans la collection "WESTERN CLASSICS", et dans une belle copie 16/9, mais sans le moindre sous-titre ou supplément.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:49

 

En des temps très lointains, mais bien dans notre galaxie, les films sortaient en salles, et ne passaient à la télévision que des années plus tard, sur une chaîne unique, et en noir & blanc. La vidéo n'était même pas encore en projet, et la seule façon de voir (ou revoir) certains films, étaient... Les romans-photos.
Venus d'Italie, de nombreux fascicules composés de photogrammes tirés des copies d'exploitation, et accompagnés de "phylactères" (bulles) de BD, reconstituaient les films, et en particulier les westerns.
Il y eut de nombreuses collections entre les années 60 et 70, "STAR CINE" étant la plus connue. La reproduction n'était généralement pas fameuse, les dialogues étaient grossièrement traduits de l'Italien ("Maudit bâtard !"), mais c'était alors l'unique façon de collectionner les films, et d'y revenir, sans avoir à se déplacer dans les cinémas de quartier aux copies rayées, ou les cinémathèques. L'arrivée de la VHS a bien sûr définitivement balayé ce genre de revues, aujourd'hui recherchées par les collectionneurs, et qui sur la fin de leur existence, se contentaient de résumer d'anonymes "spaghetti westerns" sans intérêt.
Reste une certaine nostalgie pour ces couvertures au charme kitsch, ces titres n'ayant souvent rien à voir avec ceux connus du public ("LE GAUCHER" devenait ainsi "BILLY KID, FURIE SAUVAGE" !), et quelques grammes de vieux papier jauni...
Certains de ces journaux sont malgré tout, devenus des "collectors" extrêmement recherchés, comme ce "ALAMO" tiré de la version intégrale du film (aujourd'hui introuvable), et qui est même aux U.S.A., un objet de convoitise chez les fans de John Wayne, ou de western en général.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:40

 Il y a pire façon de débuter au cinéma, que jouer dans "LA CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE". A 30 ans, James Coburn trouva là un rôle sympathique, de vagabond lent d'esprit mais dévoué, mais sans grand rapport avec la personnalité qu'il allait développer à l'écran, par la suite, et qui cultivait plutôt l'intelligence et l'ambiguïté.
Long, mince, le visage buriné, le cheveu prématurément blanchi, le rire "plein de dents", James Coburn fut une personnalité à part dans le western, qui s'il ne s'imposa jamais vraiment comme star à part entière, trouva malgré tout des rôles principaux dans des oeuvres importantes, et a su s'attirer le respect des plus grands réalisateurs.
"LES 7 MERCENAIRES", l'imposent dans le rôle de Britt, pistolero taiseux, adepte du cran d'arrêt, un solitaire mystérieux et renfermé, qui accepte une mission-suicide, pour "entrer en compétition avec lui-même". Ce personnage - pourtant pas très développé psychologiquement - poursuivra Coburn tout au long de sa carrière, un peu comme Jack Palance avec "SHANE".
Devenu ami avec son partenaire Steve McQueen, Coburn apparaîtra dans trois épisodes de la série "AU NOM DE LA LOI", dans des rôles à chaque fois différents. Il hante les plateaux télé, pour jouer les villains dans toutes les séries du moment, de "BONANZA" à "RAWHIDE", et remplace au pied-levé Lee Marvin (avec lequel on le confond souvent) dans "MAJOR DUNDEE" de Sam Peckinpah, un réalisateur qui comptera beaucoup dans la vie de Coburn. Affublé d'une barbe postiche et manchot pour l'occasion, James Coburn créait un scout pittoresque à souhait.
"L'OR DES PISTOLEROS" lui offre un rôle de fripouille de comédie sans intérêt, et Coburn croise la route de Sergio Leone pour "IL ETAIT UNE FOIS... LA REVOLUTION", pas exactement un western, mais filmé comme tel par le "maestro", qui désirait travailler avec l'acteur depuis son premier western. Mais à l'époque, Coburn s'était révélé trop coûteux pour son minuscule budget !
"LES CENTAURES", situé dans l'Amérique moderne, offre à Coburn un joli rôle de champion de rodéo vieillissant (proche de celui de McQueen dans "JUNIOR BONNER" qui date de la même époque), il revient en Italie pour jouer un major cherchant à venger son fils dans le médiocre "UNE RAISON POUR VIVRE, UNE RAISON POUR MOURIR".
Puis Coburn retrouve Peckinpah, pour "PAT GARRETT & BILLY THE KID", chef-d'oeuvre absolu, au montage moult fois remanié, film en perpétuelle mutation. Garrett est pour Coburn le rôle de sa vie, le plus complexe : un ancien hors-la-loi qui, conscient que "les temps changent", passe de l'autre côté, vendant ainsi son âme au diable. Coburn crée un personnage sombre et opaque, terriblement antipathique et pitoyable à la fois, un des plus profonds écrits par Peckinpah. Le plan où il tire sur son propre reflet dans le miroir, est inoubliable.
Dans "LA CHEVAUCHEE SAUVAGE", Coburn participe à une course folle dans le désert, dans un personnage de joueur élégant et rigolard, il est moins crédible en métis cruel dans "LA LOI DE LA HAINE", un contremploi qui va tout de même un peu trop loin, même si l'acteur a une "sacrée gueule". Il joue un vieux shérif face à Kirk Douglas, dans le téléfilm "DRAW !", un rôle prévu originellement pour Burt Lancaster.
COBURN suite
Vieilli, mais toujours vaillant, Coburn apparaît brièvement dans "YOUNG GUNS II", où il campe le riche propriétaire terrien John Chisum, celui-là même qui enrôle Pat Garrett (William L. Petersen, cette fois) du côté de la loi. Coburn joue l'organisateur véreux du tournoi de poker dans "MAVERICK", où pour la première fois, sont clairement visibles ses mains déformées par cette arthrite qui le tint éloigné des plateaux pendant des années.
Un grand personnage, une figure hollywoodienne d'une incroyable vitalité.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 19:25

Pas la peine de chercher : Joe Erin n'a aucune qualité !
C'est une franche crapule, un "gringo" qui traîne ses guêtres au Mexique avec une bande d'Americanos. Vêtu de noir, comme un reflet de son âme, Erin vole les chevaux, laisse accuser des innocents à sa place, il descend ses propres hommes s'ils font obstacle, et passe son temps à citer l'homme qui l'a élevé, un certain Ace Hannah, pour reconnaître qu'il fut sa première victime.
Seul l'argent intéresse Joe Erin, et s'il se lie d'amitié avec Ben Trane, un gentleman du Sud aussi éduqué qu'il est primaire, c'est pour mieux le trahir.
Burt Lancaster, également producteur de "VERA CRUZ", compose une des fripouilles les plus inoubliables du western. Souriant de toutes ses grandes dents blanches, paradant avec ses poignets de force en cuir, il crève littéralement l'écran, par son manque de complexe et la voracité avec laquelle il tient son rôle. Tant qu'à jouer un méchant, Lancaster n'a pas fait les choses à moitié. En fait, le paradoxe est que Joe Erin est tellement infâme, si totalement abject, qu'on finit par le trouver sympathique. La séduction du Diable, en somme...

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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