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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:02

« TERREUR SUR LE BRITANNIC », c'est la réponse du cinéma anglais aux films-catastrophe américains alors très en vogue. Une sorte de nouvelle aventure du Poséidon sans naufrage, sans grosse star, sans exploit, concentré sur un suspense traditionnel : les sept JUGGERNAUTbombes à bord d’un paquebot de plaisance vont-elles exploser ? Autre différence essentielle : contrairement aux productions U.S., ce film-là est tourné en décors naturels, souvent en pleine mer, ce qui constitue d'ailleurs un de ses intérêts principaux.

Le premier tiers est assez brillant, extrêmement bien monté. Richard Lester parvient à faire exister une multitude de personnages en quelques touches, à immiscer des clins d’œil acidulés sur la société anglaise, à décrire intelligemment son décor. Et puis quand l’action démarre vraiment, rien ne va plus. Les « comme par hasard » du scénario irritent d’emblée : le flic Anthony Hopkins qui enquête sur le terroriste a JUSTEMENT  sa famille à bord du JUGGERNAUT (1)navire ! Les historiettes parallèles sont ineptes (la relation entre le capitaine Omar Sharif et une passagère désabusée jouée par Shirley Knight) et Lester paraît plus intéressé par le personnage de Roy Kinnear, l’entertainer de bord, que par les rôles principaux qui se traînent, désœuvrés.

Petit à petit, la narration se resserre sur Richard Harris, le démineur parachuté à bord et sur son face à face avec… un baril piégé qu'il doit désamorcer. Doit-il couper le fil bleu ou le rouge ? Sa grande scène de soûlerie dans la cabine de Sharif semble rajoutée à posteriori pour donner un tant soit peu de chair à son personnage.

La dernière partie de « TERREUR SUR LE BRITANNIC » s’avère être une épreuve, alors que le film aurait dû s’achever en ‘climax’. Les monologues de Harris exaspèrent, le masque impassible de Sharif énerve, l’enquête policière à Londres piétine mollement. Bref, qu’on aime ou pas ce genre de film, il semble clair qu’Hollywood est plus apte à les produire que la Grande-Bretagne. La tentative de Lester est louable, mais apparemment, certains films ont besoin d’être cimentés de bons vieux clichés. CQFD.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 06:05

PRIDE YANKEES« VAINQUEUR DU DESTIN » est un des rôles les plus populaires de Gary Cooper aux U.S.A., celui du joueur de baseball Lou Gehrig qui connut une carrière fulgurante avant de mourir prématurément à l’âge de 37 ans.

Qu'est-ce qu’une telle hagiographie béate peut bien évoquer auprès d’un public non-PRIDE YANKEES (1)américain ? Pas grand-chose, il faut bien le reconnaître. D’autant que le scénario est une suite d’images d’Épinal, de saynètes édifiantes sur la vie familiale et maritale du champion, entrecoupées de matches (heureusement et étonnamment pas trop longs). Bêtifiant, très certainement édulcoré, le film est par contre très beau à regarder, le noir & blanc de Rudolph Maté est magnifique et les décors sont bien choisis. Et puis il y a ‘Coop’. Car, qu’on connaisse le vrai Gehrig ou pas, il est de toute façon très clair que l’acteur ne l’incarne pas vraiment. Cooper joue Cooper en train de jouer Gehrig. Nuance essentielle ! C'est un festival de mimiques familières, de battements de cils timides, de sourires enfantins qu’on retrouve avec un plaisir toujours égal. L'homme a un tel métier, un charisme si naturel, qu'il parvient à être presque plausible au début du film en étudiant de 18 ans, alors qu'il en a déjà 42. Dans le dernier quart du film, Cooper délaisse ses tics et ses trucs et se montre émouvant et sincère. Son célèbre discours final au Yankee Stadium est saisissant.

Teresa Wright est un brin irritante dans le rôle de sa parfaite épouse, minaudant sans retenue. On reconnaît des partenaires familiers de Cooper comme Walter Brennan en attaché de presse et Dan Duryea en journaleux teigneux. La grosse Elsa Janssen et le petit Ludwig Stössel jouant les parents Gehrig semblent échappés d’un dessin de Dubout.

PRIDE YANKEES (2)

Ce ‘biopic’ ripoliné et tout de même un peu trop aseptisé (l'homme n’a strictement AUCUN défaut ! C'est un saint, un samaritain), se laisse suivre sans déplaisir. Oui décidément, pour nous faire avaler un pudding pareil, ‘Coop’ avait vraiment du génie !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 05:27

Victoria Racimo est une actrice des années 70 et 80, qu’on a souvent vue dans des rôles de ‘squaws’ comme dans « PROPHECY – LE MONSTRE » où elle est une militante écolo ou « LA FUREUR SAUVAGE ».

Elle a fait l’essentiel de sa carrière à la TV et semble s’être retirée il y a une quinzaine d’années.

Aujourd'hui, elle fête ses 62 ans. Happy birthday, Victoria.

RACIMO

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 12:43

Nous apprenons en ce jour de Noël, la mort de Charles Durning à l’âge de 89 ans. Vétéran de la WW2, grand ami de Burt Reynolds avec qui il tourna de nombreuses fois et figure apparemment inoxydable du cinéma et de la TV U.S. depuis des décennies, il va laisser un vide difficile à combler.

Second rôle apparu dans les seventies, typé par son imposante bedaine, il fut aussi à l’aise dans les personnages bon-enfants que dans les ordures irrécupérables auxquels son regard matois, sa bonhommie donnent un incomparable relief. Durning interprète de nombreux flics : celui qui négocie avec Pacino dans « UN APRÈS-MIDI DE CHIEN », celui qui harcèle les héros de « COUP DOUBLE », l’inspecteur traquant le psychopathe de « TERREUR SUR LA LIGNE » (rôle qu'il reprendra dans une sequel télé). Il joue le supérieur de « DICK TRACY », de Burt Reynolds dans « L’ANTIGANG », de James Woods dans « COP ».

DURNING

On le voit dans des emplois plus variés : le privé consciencieux de « SŒURS DE SANG », un des comploteurs dans « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT », un des officiers de « L’ODYSSÉE DU HINDENBURG », un reporter cynique dans « SPÉCIALE PREMIÈRE », le psy de « FURY », le caïd démago de « SANGLANTES CONFESSIONS », le sénateur coléreux de « NIMITZ : RETOUR VERS L’ENFER », le père de Jessica Lange dans « TOOTSIE ». À noter que Durning jouera encore le père de la même Jessica dans « FAR NORTH » où il est fermier.

Il est président des U.S.A. dans « L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES », fait un stupéfiant numéro de danse dans « LA CAGE AUX POULES » où sa souplesse dément sa corpulence, joue le psy de « MERCI D’AVOIR ÉTÉ MA FEMME », le détective des assurances dans « BIG TROUBLE », le voisin généreux de « MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR », le recteur dans « L’AMOUR EN ÉQUATION », le riche pervers de « LA MUSIQUE DU HASARD », le PDG qui se défénestre dans « LE GRAND SAUT » avant de reparaître sous forme d’ange, le patriarche morfal de « WEEK-END EN FAMILLE », le chef des espions de « AGENT ZÉRO, ZÉRO », le rédac-chef de « UN BEAU JOUR », un prêtre dans « THE GRASS HARP », une des victimes des étudiants dans « L’ULTIME SOUPER », le sénateur mal entouré de « Ô’ BROTHER ! », le maire revanchard de « SÉQUENCES ET CONSÉQUENCES ».

À la TV, on voit Durning en journaliste magouilleur dans « THE CONNECTION », en ripou dans « SWITCH », en lyncheur dans « DARK NIGHT OF THE SCARECROW », en policier recueillant un gamin noir dans la sitcom « THE COP AND THE KID » et en récurrent dans la sitcom de son ami Reynolds : « EVENING SHADE ». Il est un des juges de la Cour Suprême dans la série « FIRST MONDAY » et tient le même emploi dans « DEMAIN À LA UNE ». Il est le père turbulent du pompier de la série « RESCUE ME ».

R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 12:20

C'est Noël ! Et « WWW » a réservé un joli cadeau à ses visiteurs/visiteuses Bronsonophiles : MACHINE GUN CB« l’uomo » avec sa mitraillette.

On sait qu'il trouva un de ses rôles les plus spectaculaires dans « MITRAILLETTE KELLY » où il brandissait la célèbre ‘sulfateuse’ de la grande époque de la Prohibition pour tirer sur les ‘G-Men’. Mais si c'est l’image la plus célèbre de Charley avec une arme de ce genre, ce n’est pas la seule. Loin de là ! C'est une mitraillette au poing qu'il se fait descendre lors d’un raid dans « LA PROIE DES VAUTOURS », c'est également son arme de service dans son épisode de « TWILIGHT ZONE ». Il massacrait allègrement des nazis avec la même arme dans « 12 SALOPARDS » et passait au modèle supérieur – la mitrailleuse – dans « PANCHO VILLA ».

Il faut attendre quelques années pour que Charley reprenne goût à ce style de flingue : dans « LE JUSTICIER DE NEW YORK » et « LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS », il sulfate à la mitrailleuse antique et au PM plus moderne. Même chose dans « PROTECTION RAPPROCHÉE ».

Mais la cerise sur le gâteau, le vrai cadeau de Noël, cela reste tout de même ce poster japonais des « BAROUDEURS » où Charley est non seulement torse-poil, mais où il brandit pas moins de DEUX sulfateuses !!!

Merry Christmas à tous.

MACHINE GUN CB (2)

MACHINE GUN CB (1)

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 10:06

Acteur au style haut-en-couleurs et volontiers râleur, Jack Klugman se révèle excellent en juré dans « 12 HOMMES EN COLÈRE », en ex-alcoolique dans « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES », en voyou dans « CRI DE TERREUR », en flic marié à une emmerdeuse dans « LE DÉTECTIVE », en père riche dans « GOODBYE COLUMBUS », en parieur harcelé dans « UN TUEUR DANS LA FOULE ».

KLUGMAN

En France, il apparaît en tueur voulant la peau d’Eddie Constantine dans « JE VOUS SALUE, MAFIA » réalisé par… Charles Gérard.

Pour la petite histoire, il fut à ses débuts le coloc à New York de Charles Buchinski, alias Bronson.

À la TV, il est connu pour ses diverses apparitions dans « TWILIGHT ZONE », pour sa série « DRÔLE DE COUPLE » (où il tient le rôle créé par Walter Matthau au cinéma) et pour « QUINCY » où il fut pendant sept saisons, un légiste de la police. Il est un flic rusé dans « ONE OF MY WIVES IS MISSING ». On le revoit en politicien dans « PARALLEL LIVES ».

Jack Klugman vient de mourir à l’âge de 90 ans. R.I.P.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 06:01

SANTA KLAUS

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 04:52

Vue dans une multitude de petits rôles à la TV, CCH Pounder apparaît également au cinéma : elle est ‘Peaches’ la bonne de Mærose dans « L’HONNEUR DES PRIZZI », un médecin dans « BENNY & JOON », la responsable du centre de désintoxication de « BONS BAISERS D’HOLLYWOOD », un flic dans « SLIVER ».

Elle est surtout connue pour son rôle en vedette dans « BAGDAD CAFÉ » où elle tient seule le motel pouilleux dans le désert. On la revoit dans « COMMON GROUND » où elle se bat pour le système éducatif à Boston. Elle est la responsable du plan d’échange d’identité de « VOLTE/FACE » et apparaît non-mentionnée au générique de « HALLOWEEN RÉSURRECTION » en médecin. Elle est bonne sœur dans « ESTHER » et prête sa voix à une des créatures bleues de « AVATAR ».

POUNDER

À la TV, elle est une naufragée de l’espace dans « LIFEPOD », la mère du G.I. tué au combat dans « RESTING PLACE », elle apparaît dans quelques « COP ROCK », joue une infirmière des fifties dans « IF THESE WALLS COULD TALK », un agent du FBI dans « X-FILES » et connaît un certain succès en jouant un des docteurs de « URGENCES », la légiste de « MILLENNIUM » et surtout en campant Claudette un des seuls flics intègres dans « THE SHIELD ».

Aujourd'hui, elle fête ses 60 ans. Happy birthday et merry Christmas, CCH.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 17:10

L’association des noms de Roberto Rossellini et Stefan Zweig laissait espérer quelque chose de plus ambitieux que ce roman-photo italo-allemand qu’est « LA PEUR », étrange copro bâtie autour d’un adultère bourgeois.

PEUR (2)

PDG d’une firme pharmaceutique, Ingrid Bergman a trompé son (vieux) mari avec un bellâtre inepte. Soudain, l’ex-maîtresse de celui-ci s’immisce dans la vie d’Ingrid et la fait chanter. Mais rien n’est aussi simple : le mollasson époux s’avère être dans le coup !

L’action se passe à Berlin sans qu’on n’en voie rien. Tout le monde s’exprime en italien et la nationalité des uns et des autres est rendue encore plus confuse par des patronymes PEUR (1)bizarroïdes. En fait, ce qui finit tout de même par accrocher l’attention, c'est l’actrice principale que la caméra ne lâche pas d’une semelle et qui ne cesse de fuir, de se cogner aux murs, de contenir sa panique, comme une biche aux abois. L’enjeu a beau être relativement faible (elle ne veut pas avouer sa faute à son mari), on ne peut que ressentir de l’empathie pour elle, grâce à l’intensité d’Ingrid Bergman et à sa sensibilité à fleur de peau. Autour d'elle, des partenaires beaucoup moins convaincants, surtout Mathias Wieman, incarnant le fameux mari cocu jouant des jeux pervers.

« LA PEUR » laisse donc sur sa faim, d’autant que sa conclusion en queue-de-poisson et en ‘happy end’ semble contredire tout ce qu’on vient de voir pendant 75 minutes. À voir pour l’admirateur inconditionnel de la star de « CASABLANCA », ce qui est après tout, une excellente raison de visionner un film !

À noter que dans la séquence où Bergman retrouve sa tourmenteuse dans un cabaret appelé le « Kleine Fisch », on aperçoit très brièvement dans un plan large (photo du bas), un jeune homme récitant des poèmes d’une voix reconnaissable entre mille : Klaus Kinski en personne. Mais il faut le savoir et avoir de très bons yeux !

PEUR

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:05

Paul Crauchet, grand second rôle français, vient de mourir à l’âge de 92 ans.

Aussi discret que systématiquement remarquable, ce grand comédien méconnu avait tourné 150 films et téléfilms. José Giovanni l’a magnifiquement utilisé dans « DERNIER DOMICILE CONNU » où il fut bouleversant.

CRAUCHET

On l’a revu en résistant lugubre dans « L’ARMÉE DES OMBRES », en interné donnant son titre à « UN PAPILLON SUR L’ÉPAULE », en receleur dans « LE CERCLE ROUGE » et dans tant d’autres classiques encore. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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