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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 20:37

« COURAGE IS A GUN » est un épisode de la série « ZANE GREY THEATER », un petit western de 26 minutes, un condensé réussi de suspense, de psychologie, jouant des grands thèmes du genre, avec flair.

Ici, un shérif (Dick Powell, également producteur du show) affronte un jeune tueur à gages (Robert Vaughn) payé pour l’abattre par le patron du saloon. Mais l’index droit du jeune homme, celui qui presse la gâchette, est gangréné , et la doctoresse locale (Beverly Garland) doit l’amputer d'urgence. Étant donné qu'elle doit épouser le shérif le jour même, tout le monde se demande si elle n’a pas opéré pour protéger son fiancé… Même ce dernier se pose la question !

L’histoire est simple, nette et précise, comme le « climax » d’un long métrage aux dilemmes particulièrement rudes. Les villageois ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » : versatiles, influençables, pas bien courageux. D'ailleurs, Powell fait allusion à Gary Cooper et à son étoile dans l’introduction de l’épisode.

Ce petit film vaut le coup d’œil pour Vaughn, trois ans avant « LES 7 MERCENAIRES », qui campe un pistolero arrogant, hanté par sa jeunesse misérable, un « rebelle sans cause » pas si méchant que ça, qui se retrouve amputé de son gagne-pain. Face à lui, le très urbain Powell n’est pas un shérif très impressionnant, mais Claude Akins, inévitable second couteau des fifties, apparaît en tireur traquant Vaughn, pour venger son frère.

Nous poursuivrons bien sûr l’exploration de ce surprenant « ZANE GREY THEATER » inédit en France, mais l’idée de cette « anthologie » de court-métrages, sans héros récurrent, est de toute évidence une belle réussite.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 19:11

Réclamé par Charles Bronson qui n’arrivait pas à se décider pour un réalisateur italien, John Sturges commença « CHINO » à Almeria en 1973 avant de déclarer forfait pour cause de maladie. Il fut remplacé par le producteur Diulio Coletti qui assura l’essentiel de la mise en scène, même si Sturges est souvent crédité seul au générique. Celui-ci ne fut d'ailleurs pas le seul à déserter, puisque Lino Ventura qui devait jouer Maral, partit également, jugeant son rôle trop en retrait.

« CHINO » fait partie de ces projets mal emmanchés qui ne donnent souvent que des résultats désastreux. C'est pourtant loin d’être un mauvais film et même s’il fut négligé à sa sortie et qu'il est rarement mentionné par les amateurs de westerns, c'est un film tout à fait estimable, d’une douceur surprenante, d’une maturité inattendue dans un film italo-français avec Bronson et madame en vedettes.

Éleveur de mustangs, le métis Chino Valdez est un des personnages les plus subtils incarnés par l’acteur américain. Solitaire et taiseux, couturé de cicatrices, Chino vit éloigné de la ville et préfère manifestement les animaux aux humains. Quand le jeune fugueur débarque chez lui, il accepte pourtant de l’héberger, et une belle amitié va se développer entre l’ado sensible et le bourru. Les choses se gâteront avec l’arrivée du rancher Maral et surtout de sa sœur Catherine, dont Chino va tomber amoureux.

Alors qu’on s’attend à un final en revanche explosive de la part de notre héros humilié par l'homme blanc, « CHINO » propose une conclusion totalement inédite : submergé par le nombre, Chino brûle sa maison, rend sa liberté à ses chevaux et s'en va, vaincu mais indompté vers le soleil couchant, sous l’œil embué du gamin.

C'est le français Marcel Bozzuffi, excellent comédien révélé par « FRENCH CONNECTION » (et qui doubla souvent Bronson dans les v.f. de ses films !), qui joue Maral, avec toute la dureté dont il était capable. Jill Ireland fait ce qu'elle peut, mais a du mal à exister dans un rôle bêtement décoratif. La scène où Bronson la séduit après avoir vu la saillie d’un étalon, fut citée dans toutes les critiques de l’époque pour son audace.

« CHINO » manque visiblement de moyens, les seconds rôles locaux ou italiens sont faibles, les décors tristounets, mais la musique des inégaux frères De Angelis est une de leurs plus réussies et quelques séquences ne manquent pas d’humour, comme celle où Catherine surprend Chino dans son bain, se grattant contre un mur tel un mustang. Mais la tonalité est triste, nostalgique même et c'est tout à l’honneur de Charles Bronson d’avoir pris le contre-pied de son emploi habituel, pour composer un personnage faillible, sentimental et vulnérable.
 

 

À NOTER : jamais édité en DVD en France, « CHINO » est sorti d’innombrables fois aux U.S.A. dans des copies infâmes, floues et inaudibles. La copie à se procurer est l’Anglaise, en tous points satisfaisante.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:32

Aux U.S.A. vient de sortir en DVD, la première saison de la série « ZANE GREY THEATER », inspirée des romans et nouvelles du romancier spécialisé dans le western. Présentée par Dick Powell – à la façon de Rod Serling dans « TWILIGHT ZONE », cette série présente des petits films de 26 minutes en noir & blanc, sans rapport les uns avec les autres, tournés dans quelques décors minimalistes, mais présentant des mini drames humains souvent intéressants, et des castings de premier choix, comme ici Robert Ryan, Ernest Borgnine, Julie London, Lee J.Cobb, le débutant James Garner, Ralph Bellamy, Sterling Hayden, Jack Elam, etc. Nous y reviendrons…

L’épisode « LARIAT », qui nous intéresse ici, est écrit par le futur producteur Aaron Spelling d'après une nouvelle de Zane Grey, met en vedette Jack Palance. Obsédé du lasso qu'il manie comme une arme fatale (le « lariat » du titre), Palance tue accidentellement un homme, et après cinq ans de bagne, revient se venger du juge qui l’a condamné. Mais plutôt que le tuer, il décide de séduire sa fille, et la lui enlever. Évidemment, rien n’est si simple, et Palance finira par être troublé par la jeune femme.

Un rôle de psychopathe exalté et cruel, comme l’acteur aimait tant les jouer, dans lequel Jack Palance évolue comme un poisson dans l’eau, parvenant malgré la brièveté du film, à insuffler un peu d’ambiguïté et de complexité, sous le cliché. À l’époque, Palance venait de tourner ses meilleurs films avec Robert Aldrich, et n’allait pas tarder à partir pour l’Europe, où sa carrière allait s’enliser dans la série B. Dans « LARIAT », son histoire avec Constance Ford, qui n’a rien d’un pin-up, est touchante, et l’acteur est même filmé torse nu, sous l’œil admiratif de la jeune femme, pour qui il a tout d’un sex symbol.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 10:34

Qui est Joe Don Baker ? Un texan à la bedaine de buveur de bière, qui s’il n’a pas tourné énormément de westerns, a su recréer le héros du Far West, le shérif seul contre tous dans l’Amérique moderne de « JUSTICE SAUVAGE », son plus gros succès dans lequel Baker jouait Buford Pusser, un ex-catcheur nommé shérif de sa ville natale et luttant jusqu'à la mort contre les caïds locaux. Tout seul, avec sa trogne renfrognée de « redneck », sa batte de baseball et ses épaules de déménageur, Joe Don Baker a inventé une sorte de John Wayne du quotidien, certes peu subtil mais diablement efficace. Le succès inattendu de cette série B installa définitivement le comédien comme acteur-culte.

Il joue le cadet d’une famille de ploucs dans un « BONANZA », un Indien dans « LA GRANDE VALLÉE », apparaît dans deux « GUNSMOKE » et se montre excellent en tireur d’élite manchot et raciste dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES », où sa camaraderie naissante avec un Noir, est un des centres d’intérêt du film. Il joue le fils sympathique du brutal Karl Malden dans « DEUX HOMMES DANS L’OUEST », le frère arriviste et tête à claques, dans « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR », où il entretint paraît-il des rapports plus que tendus avec son réalisateur Sam Peckinpah.

Dans « L’OMBRE DE CHIKARA », il est l’ex-officier sudiste Wishbone Cutter, dans « FINAL JUSTICE », il triballe sa lourde carcasse de shérif du Far West pour arrêter un mafioso à Malte.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:13

Pour faire court, « LES PROFESSIONNELS », c'est une sorte de remake des « 7 MERCENAIRES » pour adultes. Non pas que le film de John Sturges soit infantile, mais il ne traite au fond que de problèmes inhérents au western : la solitude du pistolero, la fin d’une ère, etc., alors que le film de Richard Brooks parle tout simplement des guerres modernes, et de ceux qui les font : instigateurs et soldats, bourreaux et victimes.

Ici, quatre mercenaires, les meilleurs dans leur partie, sont engagés par un vieux et riche rancher, dont la jeune épouse mexicaine a été kidnappée. Il demande au quatuor de la lui ramener : « Une mission de pitié », dit-il. Émus malgré eux, nos « pros » passent la frontière, et arrivés là-bas, comprennent qu'ils ont été manipulés, utilisés : la femme n’a jamais été enlevée, elle a fui pour vivre avec son amour de jeunesse, un révolutionnaire. À l’époque, la critique avait fait le parallèle avec l’intervention au Vietnam. Aujourd'hui, il suffit de remplacer l’épouse par des « armes de destruction massive », et la comparaison se fait tout de suite lumineuse. Au-delà du western mouvementé et haut-en-couleurs, nous avons ici un grand film de guerre contemporain.

« LES PROFESSIONNELS » va vite, très vite, Brooks enchaîne les séquences à un rythme effréné, monte « cut », écrit des répliques cinglantes, pour un des plus beaux castings des sixties. Ce qui épate dans le film, au premier abord, c'est qu'il n’a pas pris une ride. Vraiment pas une. Il aurait pu être tourné l’année dernière, sans grand changement notable. Du moins du point de vue technique, car bon courage à celui qui oserait un remake, pour trouver des comédiens d’une telle trempe. Dans son premier grand rôle post-Oscar, Lee Marvin est un magnifique Rico, désabusé, amer, mais prêt à repartir au quart de tour : idéaliste un jour, idéaliste toujours. Dans un rôle inhabituel de « sidekick » quasi comique, Burt Lancaster s’amuse visiblement, Woody Strode est un archer inoubliable, et Robert Ryan, en ami des chevaux, campe le moins fascinant des quatre, mais aussi le plus humain, le plus « normal ». À leurs côtés, Claudia Cardinale, deux ans avant « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », en passionaria indomptable, et Jack Palance un peu âgé pour son rôle (il est censé avoir été élevé avec sa maîtresse !), plus sobre que de coutume.

La photo de Conrad Hall est une pure merveille, la musique de Maurice Jarre compte parmi ses meilleures, et le spectacle est total. Mais ce qui séduit le plus dans « LES PROFESSIONNELS », est que sous le cynisme, la dureté, l’avidité, subsiste comme une braise encore ardente, le besoin de pureté et de rédemption de ces « guns for hire », véritable microcosme américain. Le revirement final, pour peu plausible qu'il soit, fait évidemment chaud au cœur.

Dans « LES PROFESSIONNELS », les montagnes explosent, les femmes-soldats fument le cigare, les bâtons de dynamite transpirent, et les bonnes répliques fusent comme des flèches enflammées. C'est le meilleur film de Brooks, et il fait partie de cette élite de long-métrage qui supporte sans le moindre problème les re-visions multiples. Qui en profite, même.
PROS suite 

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 18:34

« 5 GÂCHETTES D’OR » bénéficie d’une excellente réputation chez les afficionados de westerns italiens, probablement due à la présence au scénario de Dario Argento et au fait qu’un des plus grands comédiens du cinéma japonais est venu l’honorer de sa présence. Force est d’admettre que cette réputation est quelque peu exagérée.

Tourné dans des décors misérables, dans des paysages grisâtres évoquant la forêt de Fontainebleau en hiver, ce film de vengeance plagie le début des « 7 MERCENAIRES », poursuit avec un passage à tabac des deux héros inspiré de Leone, et conclue par une longue (très longue) partie de cache-cache entre les héros et les comancheros dans les bois, s’achevant par un des duels les plus absurdes qu'il soit donné de voir : Bud Spencer armé d’une branche, contre Tatsuya Nakadai utilisant une machete à la façon d’un katana de samouraï. Du pur délire !

« 5 GÂCHETTES D’OR » est pour tout dire, assez ennuyeux, le dialogue est d’une pauvreté risible (« Gare à toi, Kiowa ! »), et le scénario n’offre aucune surprise : sortie de prison du héros, recrutement des mercenaires, vengeance, au-revoir. Aucune chausse-trappe, aucun obstacle sur la route, une sorte de routine tranquille. La réalisation est aussi plate, avec quelques dérives déroutantes, comme ces plans d’arbres en caméra « bougée », censés traduire la folie d’Elfega, et ces éternels gros-plans de visages bronzés.

Bret Halsey, un authentique Américain qui a tout de même pris le pseudo (sic !), Montgomery Ford, est une sorte de clone pâlichon de Franco Nero, et promène sa silhouette calquée sur « DJANGO », Bud Spencer semble encore très mal à l'aise devant une caméra. Seul Tatsuya Nakadai vaut un coup d’œil. Non pas parce qu'il fait une grande prestation, mais parce que sa présence est tellement incongrue, dans ce rôle de hors-la-loi mexicain givré, qu’on ne peut détacher son regard de l’écran. Bien loin de ses chefs-d’œuvre japonais comme « LE SABRE DU MAL » ou « HARAKIRI », où il était prodigieux en samouraï décharné, habité par l’esprit du mal, Nakadai cabotine ici joyeusement, roulant des yeux fiévreux, gloussant comme un chenapan.

« 5 GÂCHETTES D’OR » restera donc comme le film qui a réussi à réunir au même générique Dario Argento, Tatsuya Nakadai et Bud Spencer, ce qui n’est pas rien. Mais c'est à peu près tout…

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 15:51

De la longue filmo de Robert Mitchum, le public ne se souvient généralement que d’un seul titre : « LA NUIT DU CHASSEUR », dans lequel il incarnait avec voracité, un faux pasteur, vrai croque-mitaines, traquant deux orphelins terrorisés. Adulé des cinéphiles, excellent « client » pour les paparazzi de son époque, le solide buveur qu’était Mitchum, a imposé sa haute silhouette, son visage très particulier, au regard perpétuellement ensommeillé, et son air de royale indifférence au monde entier, dans des personnages qui pour la plupart, lui ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Il tourna pas mal de westerns, mais c'est plutôt dans le film noir, qu'il brilla le plus, trouvant un de ses plus beaux rôles dans « ADIEU MA JOLIE », où il fut un exceptionnel Marlowe.

Il débuta dans les westerns de série B, dans les années 40, et grimpa rapidement les échelons. Il tient le rôle-titre de « NEVADA », joue un orphelin poursuivi par la poisse dans « LA VALLÉE DE LA PEUR », un vagabond dans « CIEL ROUGE », un gentil rancher dans « LE PONEY ROUGE », un champion de rodéo dans « LES INDOMPTABLES », il fait craquer Marilyn dans « RIVIÈRE SANS RETOUR », chasse le couguar dans l’étrange « TRACK OF THE CAT », veut reconquérir sa femme dans « L'HOMME AU FUSIL ».

« BANDIDO CABALLERO » lui donne un rôle de trafiquant d’armes avec le Mexique, un "gringo" sans foi ni loi, qu'il reprendra avec quelques variantes dans des films comme « L’AVENTURIER DU RIO GRANDE », ou « PANCHO VILLA ».
Dans « EL DORADO », il reprend à peu près le même personnage que Dean Martin dans « RIO BRAVO » : un shérif détruit par le départ de celle qu'il aime, et sombrant dans l’alcool et la déchéance. Mitchum tournera d'ailleurs « 5 CARTES À ABATTRE » avec « Dino », un duo totalement inefficace, les deux hommes ayant exactement le même registre, le même cynisme. 

Dans « LA ROUTE DE L’OUEST », Mitchum est impeccable en scout vieillissant, perdant progressivement la vue. « LA VENGEANCE DU SHÉRIF » et « UN HOMME FAIT LA LOI » lui offrent des rôles similaires d’hommes de loi fatigués, « LA COLÈRE DE DIEU » le fait retourner au Mexique, pour jouer un faux prêtre, il est un médecin militaire dans la minisérie « NORD ET SUD », il prête sa voix « off » à « TOMBSTONE », et fait une dernière apparition dans un western dans « DEAD MAN », en propriétaire terrien à moitié gâteux.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 13:54

Les titres d’exploitation des westerns sortis en France diffèrent très souvent des originaux. Si certains restent identiques, comme « RIO GRANDE », « RIO BRAVO » ou « EL DORADO », d’autres sont de parfaites traductions de l’Anglais (« LA HORDE SAUVAGE »). Quelques uns sont mal traduits : ainsi « MAN WITH THE GUN » devient « L'HOMME AU FUSIL », même si Robert Mitchum n’en possède pas dans le film. Parfois, le titre français sonne mieux que l’original : « LES 7 MERCENAIRES » est moins kitsch que « LES 7 MAGNIFIQUES », d’autres fois, il y a une recherche de dramatisation : « FORT APACHE » se transforme alors en « LE MASSACRE DE FORT APACHE » et « CHUKA » devient subitement un délectable « CHUKA LE REDOUTABLE ».

Et puis, il y a ceux – innombrables – qui n’ont strictement rien à voir, comme le démontre cette comparaison évidemment non-exhaustive entre la traduction littérale (en lettres blanches) et le titre français : « DILIGENCE / LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE », « LE TUEUR D’INDIENS / LA RIVIÈRE DE NOS AMOURS », « LE DERNIER CRÉPUSCULE / EL PERDIDO », « MILICE / LA BRIGADE DU TEXAS », « MIDI PILE / LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », « ROULEMENT DE TAMBOUR / L’AIGLE SOLITAIRE », « LE VRAI CRAN / 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF », « WARLOCK / L'HOMME AUX COLTS D’OR », « HANNIE CAULDER / UN COLT POUR TROIS SALOPARDS », « CES MILLIERS DE COLLINES / DUEL DANS LA BOUE », « CHEVAUCHÉE DANS LE HAUT PAYS / COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », « LE TIREUR / LE DERNIER DES GÉANTS », « LE GRAND CIEL / LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS », « TAMBOURS LOINTAINS / LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT », « L’ÉPERON NU / L’APPÂT », « ELLE PORTAIT UN RUBAN JAUNE / LA CHARGE HÉROÏQUE », « LE RAID D’ULZANA / FUREUR APACHE », « SHANE / L'HOMME DES VALLÉES PERDUES », « LE PAYS LOINTAIN / JE SUIS UN AVENTURIER », « MA CLÉMENTINE CHÉRIE / LA POURSUITE INFERNALE », « LES PISTEURS / LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », « IL ÉTAIT UNE FOIS UN HOMME TORDU / LE REPTILE », « L’ÉTOILE DE FER / DU SANG DANS LE DÉSERT », « LES TRAQUEURS / LE SHÉRIF NE PARDONNE PAS », « SANS PARDON / LE VENT DE LA PLAINE », « L'HEURE DU REVOLVER / 7 SECONDES EN ENFER ».

La liste est aussi pittoresque et parfois poétique, qu’infinie…

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 09:26

Si dans les westerns récents, les rôles d’Indiens sont le plus souvent tenus par de véritables « Native Americans », tels que le grand Wes Studi, Graham Greene, Eric Schweig ou Russell Means, ce n’était pas le cas lors de l’âge d’or du genre. Quelques rares seconds rôles comme Iron Eyes Cody, Jay Silverheels, Chief Dan George et Will Sampson, ont réussi à représenter dignement leur peuple dans des apparitions très modestes, mais la plupart du temps, les « Injuns » étaient incarnés par des « visages pâles » tartinés de fond de teint, et employant un vocabulaire digne de Johnny Weissmuller jouant Tarzan.

Quelques acteurs physiquement typés, comme Charles Bronson s’en sortaient parfaitement bien : le renégat de « BRONCO APACHE », le chef Modoc de « L’AIGLE SOLITAIRE », le Sioux pacifiste du « JUGEMENT DES FLÈCHES », ou le métis implacable des « COLLINES DE LA TERREUR » ne doivent rien au maquillage. Idem pour Jack Palance dans « LE SORCIER DU RIO GRANDE » ou Anthony Quinn dans les films de ses débuts (« L’EXPÉDITION DU FORT KING », entre autres). Burt Reynolds ayant du sang Indien dans les veines, n’a jamais eu non plus de problème de crédibilité (« NAVAJO JOE » ou la série TV « HAWK »), tout comme Robert Blake (« WILLIE BOY »).

Pour ce qui est des autres interprètes, il fallait souvent faire preuve d’indulgence, et accepter les yeux bleus, les dents impeccables, ou les corps d’haltérophiles. Robert Taylor était moyennement crédible dans « LA PORTE DU DIABLE », Jeff Chandler acceptable en Cochise dans « LA FLÈCHE BRISÉE » et « TAZA FILS DE COCHISE » (le-dit Taza étant campé par Rock Hudson, qui était déjà apparu en guerrier dans « WINCHESTER 73 » !), Burt Lancaster fantaisiste mais efficace dans « BRONCO APACHE », l’Allemand Henry Brandon possible dans « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », l’ex-footballeur Chuck Connors dans le rôle-titre de « GÉRONIMO », le Breton Pierre Brice amusant dans la série teutonne des « WINNETOU », Martin Landau en chef ivrogne dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE », Lee Van Cleef comique en Apache perruqué dans « CAPITAINE APACHE », la douce Katharine Ross en squaw dans « WILLIE BOY », l’Anglais Oliver Reed délirant en guerrier ivrogne dans « UN COWBOY EN COLÈRE », Neville Brand en pisteur dans « LES CORDES DE LA POTENCE ». 

Quelques seconds rôles « ethniques » passèrent une bonne partie de leur carrière, à jouer les guerriers à plumes : le libanais Michael Ansara, le mexicain Rudolfo Acosta, l’italien Frank DeKova.

Certains comme Steve McQueen (« NEVADA SMITH ») ou son copain James Coburn (« LA LOI DE LA HAINE ») tentaient de nous faire croire qu'ils étaient métissés. Passons…

Les plus acceptables étaient en fait les « visages pâles élevés par les peaux-rouges », grand classique du western, qui aidait à gober bien des couleuvres : Natalie Wood dans « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », Richard Widmark dans « LA DERNIÈRE CARAVANE », Paul Newman dans « HOMBRE », Charlton Heston dans « LE FILS DE GÉRONIMO », Dustin Hoffman dans « LITTLE BIG MAN ». L’inverse (une Indienne élevée par les blancs) était déjà plus risqué : Audrey Hepburn dans « LE VENT DE LA PLAINE ».

Les temps ont changé, les mentalités ont évolué, et en revoyant « LE DERNIER DES MOHICANS » de Michael Mann, il paraît aveuglant qu’une grande partie de la réussite du film provient des personnages principaux comme Magua ou Uncas, campés par de véritables « Natives ».

Pourtant, récemment encore, Johnny Depp a réalisé « THE BRAVE », où il incarnait lui-même un jeune Indien, dans l’Amérique d’aujourd'hui, prêt à sacrifier sa vie pour sa famille, et Mickey Rourke jouait un tueur à tresses dans « KILLSHOT ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 19:06

Réalisé par celui à qui l’on doit « LE CONVOI SAUVAGE », ce western « maudit » (par la faute d’un tournage éprouvant, où éclata un scandale), réunissant un champion du box-office U.S. et une actrice anglaise sophistiquée, avait tout pour plaire. Le scénario est clairement influencé par « L'HOMME DE L’OUEST » : l’attaque du train, le sac plein d’argent, le strip-tease puis le viol de l’héroïne, la ville-fantôme et même la présence vingt ans après de Lee J. Cobb, tout renvoie au chef-d’œuvre d’Anthony Mann. Mais hélas, nous en sommes loin.

Malgré l’agréable souvenir qu'il a pu laisser à ceux qui l’ont découvert il y a quelques années, « LE FANTÔME DE CAT DANCING » est un western hivernal monotone, manquant terriblement de péripéties pour soutenir l’intérêt. Les scènes montrant les poursuivants sont trop superficielles pour que puisse se développer le moindre suspense et en mari revanchard amoureux des fusils à lunette, George Hamilton est loin d’être aussi inquiétant que Gene Hackman dans « LES CHAROGNARDS » ! Quant à Cobb, il refait son numéro de flic de « L’EXORCISTE » tourné la même année.

La love story, véritable raison d’être du projet, est plombée par le jeu léthargique de Burt Reynolds qui tire une gueule de trois kilomètres pendant tout le film, rendant son personnage complètement opaque. Généralement malicieux voire cabotin, l’acteur s’essaie ici à un style d’interprétation qui deviendra sa signature sur ses vieux jours et qui ne lui réussit pas forcément. N’est pas Charles Bronson qui veut... Sarah Miles, l’inoubliable « FILLE DE RYAN », est mignonne et compose une Catherine originale et imprévisible. Jack Warden est bestial à souhait en hors-la-loi capable de tuer un homme à coups de poing pour une simple dispute et Bo Hopkins écope du rôle du jeune crétin obsédé sexuel.

« LE FANTÔME DE CAT DANCING » est trop long pour la minceur de son scénario et des scènes comme les retrouvailles sous la tente du vieux chef indien, sont subitement bavardes à l’extrême. Le film est arythmé et finit par désintéresser totalement. C'est dommage car les paysages sont aussi beaux que variés et Reynolds a tout de même une sacrée « gueule » en ex-officier barbu hanté par le passé. Une ou deux séquences, comme la bagarre entre lui et Warden dans le village abandonné, sont parfaitement maîtrisées. Mais l’ensemble laisse une sensation d’uniformité soporifique.

 

À NOTER : le film vient de sortir dans la collection « WARNER ARCHIVES », disponible uniquement aux U.S.A.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT REYNOLDS
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