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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:40

Dans cet épisode de « ZANE GREY THEATER », un convoyeur de fonds est attaqué et laissé pour mort. Après des mois de convalescence, il se remet mais n’a que six mois à vivre : la balle logée près de son cœur se rapproche de plus en plus. Il retourne voir sa fiancée, la chanteuse de saloon Julie, et apprend que ses agresseurs sont déjà morts, le privant de sa vengeance. Par contre notre héros comprend vite qu'ils avaient un complice en ville…

Judicieux suspense mené par un héros anticonventionnel : Ralph Meeker, le Mike Hammer de « EN QUATRIÈME VITESSE », qui joue ce mort en sursis avec la même dureté, le même manque de sentimentalisme, qui l’avaient rendu irremplaçable en privé de film noir. À ses côtés, Julie London nous régale de deux chansons, vêtue en entraîneuse, préparant son rôle dans « L'HOMME DE L’OUEST ». Avec sa voix rauque, son œil triste, la chanteuse compose un personnage réaliste et touchant, qui vaut à elle seule qu’on voie ce film. Parmi les seconds rôles : John Larch (photo) en médecin amoureux de la belle, et Walter Barnes qui jouera le méchant dans le « COLORADO » de Sergio Sollima.

« A TIME TO LIVE », écrit par Aaron Spelling, est un sympathique et efficace court-métrage, dont la trouvaille principale est ce héros condamné à plus ou moins brève échéance et se dépêchant d’accomplir sa vengeance.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:16

Écrit par l’auteur-culte Elmore Leonard, réalisé (étonnamment) par l'homme qui signa « SHAKESPEARE IN LOVE », et interprété par l’éternel Phénix Mickey Rourke, récemment ressuscité par le magnifique « THE WRESTLER », ce petit polar noir, tourné exactement comme dans les années 70, se range du côté des séries B violentes comme « MISTER MAJESTYK » ou « TUEZ CHARLEY VARRICK », par sa sèche brutalité, son absence de chichi, et l’extrême linéarité de son scénario.

Dans « KILLSHOT », on évolue dans une Amérique figée dans le temps, où les conflits se règlent encore à coups de fusil, où on tue pour éviter d’être tué. Une étrange survivance de l’époque des pionniers, avec pour faire bonne mesure, un tueur à gages d’origine indienne. Les cheveux tressés, le visage abîmé, méconnaissable, Rourke offre une prestation minimaliste, mais parvient à laisser percer des vestiges d’humanité dans son personnage d’assassin professionnel. Il porte le film sur les épaules, l’enrichit par sa seule présence physique. À ses cotés, Diane Lane sa partenaire de « RUSTY JAMES », joue sa proie récalcitrante, Thomas Jane est toujours aussi transparent, et Rosario Dawson est excellente dans un rôle secondaire de « pauvre fille », fascinée par le tueur.

« KILLSHOT » est vraiment un drôle de film, en ce début de 21ème siècle, car il est profondément ancré dans le passé, que ce soit au niveau de la facture, du sujet, ou même de son casting. Il en résulte un intérêt flottant, mais aussi une certaine nostalgie, qui ajoute un peu d’âme à un sujet autrement dénué d’originalité. À voir pour Mickey Rourke, de toute façon, un acteur qui a traversé l’enfer, qui l’a souvent fait traverser à ses admirateurs qui l’ont suivi dans des nanars infâmes, mais qui de temps à autres, retrouve la flamme de ses débuts.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 08:55

Grand, mince, presque voûté, les épaules larges, Robert Ryan avait tous les atouts pour faire un jeune premier traditionnel à Hollywood. Tout, hormis ce visage tourmenté aux rides précoces, au regard perpétuellement anxieux, au sourire indécis. Acteur de théâtre très estimé de ses pairs, grand ami d’Henry Fonda, Ryan a tourné plusieurs grands westerns où s’épanouit sa personnalité ambiguë, mélange de puissance physique et de doute existentiel.

Il débute dans un plan des « TUNIQUES ÉCARLATES » en agent de la Police Montée, on le revoit en ranger dans « THE TEXAS RANGERS RIDE AGAIN », il joue le Sundance Kid dans « FAR WEST 89 ». Il est remarquable en hors-la-loi traqué, intelligent et pervers dans « L’APPÂT », joue le patron de la ville, un lyncheur sans remords dans « UN HOMME EST PASSÉ », un riche rancher dans « LES IMPLACABLES », un marshal devenant aveugle dans « LE SHÉRIF », un autre rancher dans « LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS », il apparaît dans trois épisodes de « LA GRANDE CARAVANE ».

Grisonnant, le visage plus marqué que jamais, affichant une lassitude visible, Robert Ryan tourne encore quelques westerns à l’âge mûr, dont plusieurs œuvres majeures : il est le spécialiste des chevaux, humain et discret dans « LES PROFESSIONNELS », un très méchant Ike Clanton dans « 7 SECONDES EN ENFER », un sergent déserteur dans « CUSTER, L'HOMME DE L’OUEST », un gouverneur dans le western italien « UNE MINUTE POUR PRIER, UNE SECONDE POUR MOURIR ». « LA HORDE SAUVAGE » lui offre un de ses plus beaux rôles, avec Deke Thornton, le chasseur de primes malgré lui, forcé de traquer son meilleur ami. Ryan est à nouveau magistral dans « L'HOMME DE LA LOI », en ex-héros de l'Ouest, pétrifié par la peur, et humilié par ses concitoyens. « UNE FILLE NOMMÉE LOLLY MADONNA » n’est pas exactement un western, mais Robert Ryan y joue le patriarche d’un clan de ploucs, vivant selon les codes du Far West.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:09

Un grand thème du western est traité dans « BLACK CREEK ENCOUNTER », épisode de « ZANE GREY THEATER » réalisé par Roy Del Ruth : le pistolero paisiblement retiré, subitement rattrapé par son passé, en la personne d’un jeune tireur voulant venger son père. 

L’originalité est que, loin d’être devenu un honnête shérif, ou un commerçant, comme c'est généralement le cas au cinéma, Ernest Borgnine n’est qu’un pauvre serveur-homme à tout faire dans un saloon, perpétuellement bousculé par tout le monde, passant son temps un tablier autour de la taille, à balayer et à ramasser les ordures. Il est prêt à tout endurer, pour assurer l’éducation de son jeune fils, même les vexations et provocations du jeune homme venu pour le tuer. Quand enfin, poussé à bout, Borgnine reprend son revolver après sept longues années, il dit en substance au jeune tueur : « Regarde bien le visage de mon fils, parce que dans quelques années, c'est lui qui viendra te trouver pour me venger, et tout recommencera ! ». Saisi par la justesse de cette prédiction, le jeune laisse tomber son ceinturon et s'en va.

C'est un excellent petit western, porté par le récemment oscarisé Borgnine, remarquable d’émotion contenue, de violence rentrée. Il est très bien entouré par Jan Merlin dans le rôle de son nemesis, Norma Crane en patronne de saloon chaleureuse, et le petit Billy Chapin, dont personne n’a oublié la prestation dans « LA NUIT DU CHASSEUR ».

Réminiscent de longs-métrages comme « LA CIBLE HUMAINE », « BLACK CREEK ENCOUNTER » fait honneur à la série de Dick Powell.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 18:52

Tournée entre 1967 et ’68, la série « CIMARRON » ne dura qu’une unique saison de 23 épisodes de 90 minutes (pubs comprises), mais marqua durablement les mémoires par la qualité de ses scénarios, la musique de Maurice Jarre, et le déluge de « guest stars », toutes plus prestigieuses les unes que les autres. Le rôle principal, le marshal Crown, était tenu par Stuart Whitman, dur à cuire sourcilieux qui s’était distingué dans « COMANCHEROS » et « RIO CONCHOS ».

Le tout premier épisode de la série,  « JOURNEY TO A HANGING », sorti récemment en Angleterre en DVD, se passe essentiellement en extérieurs, comme dans un « vrai film », et entraîne notre héros à la poursuite d’un gang de voleurs, dont le chef a assassiné un homme dans sa cellule. Accompagné d’un pisteur ivrogne et peu fiable, Crown va affronter seul toute la bande, après une longue poursuite.

Le format de 70 minutes (sans les pubs, donc) se fait un peu ressentir. Tout est étiré, on prend le temps de développer des personnages secondaires, on discute pas mal, mais le casting est formidable : John Saxon, habitué aux rôles plus héroïques, joue Screamer (« Hurleur », joli nom), le pisteur pénible et agité, qui tire à tort et à travers, mais se révèlera un précieux allié pour le marshal. Saxon fait preuve d’un talent comique qu’on ne lui soupçonnait guère. À ses côtés, l’inoxydable Henry Silva joue le méchant de service, Ace Coffin (« L’as du cercueil », encore un nom fabuleux !), un tueur cadavérique, constamment plongé dans une rêverie inquiétante. Un des hors-la-loi qui se fait descendre au début, et qu’on n’entrevoit qu’en plan large, est joué par Richard Farnsworth, qui sera l’extraordinaire interprète de David Lynch pour « UNE HISTOIRE VRAIE ».

« JOURNEY TO A HANGING » est un agréable petit western TV, bien mené, bien interprété, plus « hard boiled » que les autres séries de la même période, et qui se permet même de présenter comme héros, un « lawman » à peine sympathique.

 

À NOTER : quelques épisodes de « CIMARRON » viennent donc d’être édités en UK. La qualité est celle d’une vieille VHS, mais c'est la seule façon de revoir la chose, à moins qu’un éditeur U.S. ne se décide un jour à sortir l’intégrale.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 15:49

Authentique cowboy, champion du monde de rodéo, cascadeur, Ben Johnson est « l’article authentique », le vrai garçon-vacher tel qu'il fut réellement, et auquel tant d’élégants acteurs hollywoodiens tentèrent de ressembler.

Trapu, rugueux, le visage raviné, le verbe rare, l’œil clair, Ben Johnson n’a pratiquement tourné que des westerns, dans lesquels il semblait appartenir au paysage lui-même. En 1969, il reçut un Oscar pour sa prestation dans « LA DERNIÈRE SÉANCE » où il jouait le directeur d’un cinéma. De toute façon, même quand il tournait autre chose, il semblait traîner l’Histoire du genre dans son sillage comme dans « SUGARLAND EXPRESS » ou « LE CHASSEUR ».

On l’aperçoit en figurant dans « LE BANNI », en membre de la milice dans « LE FILS DU DÉSERT », en sergent dans « LA CHARGE HÉROÏQUE », en simple soldat dans « RIO GRANDE », puis John Ford lui offre la vedette dans « LE CONVOI DES BRAVES », où Johnson dirige un convoi de colons. Mais l'homme n’avait pas l’étoffe d’une star, et retourna modestement aux seconds rôles, dans lesquels il pouvait rester lui-même. Dans « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES », il est l'homme de main avec un bon fond et a une belle bagarre avec Alan Ladd, il est impressionnant dans « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES », en hors-la-loi vicieux et sournois. Il apparaît non-mentionné au générique, en soldat dans « LES CHEYENNES », passe sergent dans « MAJOR DUNDEE », apparaît dans 26 épisodes de la série TV « LES MONROE » dans le rôle de Sleeve.

Johnson est contremaître dans « WILL PENNY, LE SOLITAIRE », joue le marshal qui sauve Eastwood au début de « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », puis il trouve un de ses meilleurs rôles, en tandem avec Warren Oates dans « LA HORDE SAUVAGE », où il est un hors-la-loi cruel et impavide. Il joue ensuite les faire-valoirs effacés de John Wayne dans quelques films comme « CHISUM », « LES GÉANTS DE L’OUEST » ou « LES VOLEURS DE TRAINS », il se montre extraordinaire en vieux cowboy cardiaque dans « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », joue un shérif ripou dans « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT », et apparaît à la télé dans des miniséries comme « SHADOW RIDERS » ou « THE SACKETTS », vieilli mais toujours égal à lui-même.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:33

« APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » n’est peut-être pas le meilleur film de Sam Peckinpah, mais c'est en tout cas celui qui ressemble le plus à ce qu'il avait au fond de l’inconscient, en tournant tous les autres. Ce n’est pas par hasard si Warren Oates s’est fait la tête et le look général de son réalisateur, pour incarner Benny, sorte de jumeau décavé de « Bloody Sam », englué dans ses chimères mexicaines.

Pianiste de bar, Benny est un « gringo » fauché, qui sort avec une prostituée locale, partage avec elle de bons moments et quelques morpions, ainsi qu’un alcoolisme galopant. Quand il apprend qu’un riche ranchero offre une fortune, pour ramener la tête de l'homme qui a engrossé sa fille, Benny se met en chasse, en même temps qu’une armée de mercenaires et chasseurs de primes.

Ce qui démarrait comme une balade morbide mais plutôt ludique, va peu à peu se transformer en descente aux enfers, et Benny ne va bientôt plus avoir comme compagnon que cette tête coupée, pourrissant au fond d’un sac de toile dégoûtant, autour duquel vrombissent les mouches vertes. Benny devra tuer, pour garder ce trophée, il devra renoncer à ce qu'il était, devenir un assassin, sacrifier la femme qu'il aime. Tout ça pour une poignée de dollars. D'aucuns pourraient y voir un commentaire sur les déboires de Peckinpah avec les grands studios...

Situé dans le Mexique des années 70 « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » n’en demeure pas moins un pur western, d’une violence glauque et dérangeante, qui démarre en film d’action, pour se finir en traversée du Styx passablement atroce et dérisoire.

Autour de Benny gravitent des personnages de tueurs homosexuels (extraordinaires Gig Young et Robert Webber !), de « chicanos » à machete, de motards violeurs, qui composent un bestiaire effrayant traduisant la vision de l’Humanité de son auteur.

Warren Oates trouve le rôle de sa vie, un parfait antihéros sombrant dans la pire des folies, une sorte de fièvre mortifère, qui l’entraîne dans un horrible « voyage au bout de la nuit ». Son sursaut final, face au « Jefe », rappelle bien sûr l’ultime combat de « LA HORDE SAUVAGE », dont Oates faisait d'ailleurs déjà partie. À ses cotés, Emilio Fernández est l’incarnation du Mal et de la toute-puissance de l’argent, et Kris Kristofferson apparaît le temps de déshabiller Isela Vega, et de se faire flinguer par Benny, sans autre forme de procès. 

Film-culte qui n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction-répulsion, en plus de trente ans, « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » dans les limites de son thème, est la quintessence de l’œuvre de Sam Peckinpah, qui a littéralement vomi tout ce qu'il avait dans le ventre, sans la moindre retenue. Pas un film plaisant, non, mais qu’on ne peut s’empêcher de regarder, comme un accident au bord d’une route.

Le film fut un gros échec commercial (comment aurait-il pu en être autrement ?), mais s’est imposé avec les années comme un cult-movie de tout premier ordre. Le réalisateur ne fera plus jamais mieux…

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 07:51

Claude Akins fait partie de ces acteurs de second plan, dont personne ne se souvient jamais du nom, mais qui ont hanté les plateaux de cinéma et de TV pendant des décennies, et affichent plus de 200 films au compteur.

Grand, costaud mais sujet à de franches variations de poids, volontiers rigolard, Akins a surtout joué les brutes épaisses, les boxeurs, les lyncheurs, les hommes de main menaçants, voire sadiques, avec une verve et un entrain jamais pris en défaut.

Parmi ses apparitions dans le western : un lieutenant dans « THE RAID », un tueur dans « L'HOMME AU FUSIL » et « JOHNNY CONCHO », le contremaître de « COLLINES BRÛLANTES », un des ennemis de « JICOP LE PROSCRIT ». Il se fait remarquer dans le rôle de Joe Burdette, l'homme qui humilie Dean Martin, en jetant un dollar dans un crachoir dans « RIO BRAVO », joue un sergent dans « YELLOWSTONE KELLY », et trouve le rôle de sa vie dans « COMANCHE STATION », où d’égal à égal avec Randolph Scott, il joue Ben Lane, le hors-la-loi sympathique, perdu par son avidité.

Claude Akins apparaît dans énormément de séries comme « CHEYENNE » ou « AU NOM DE LA LOI », il tourne trois épisodes de « L'HOMME À LA CARABINE », quatre de « ZANE GREY THEATER », « BONANZA » et « LA GRANDE CARAVANE », sept de « RAWHIDE » et carrément dix de « GUNSMOKE ». 

Au cinéma, il vend des armes aux Indiens dans « LA CHARGE DE LA HUITIÈME BRIGADE », torture Chuck Connors dans « MARQUÉ AU FER ROUGE », joue le mercenaire suicidaire dans « LE RETOUR DES 7 », le sergent dans « L’OR DES PISTOLEROS », un des braqueurs de « UN NOMMÉ SLEDGE ». En 1979, Akins a enfin la vedette de sa propre série TV « THE MISADVENTURES OF SHERIFF LOBO », en shérif indien.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 20:37

« COURAGE IS A GUN » est un épisode de la série « ZANE GREY THEATER », un petit western de 26 minutes, un condensé réussi de suspense, de psychologie, jouant des grands thèmes du genre, avec flair.

Ici, un shérif (Dick Powell, également producteur du show) affronte un jeune tueur à gages (Robert Vaughn) payé pour l’abattre par le patron du saloon. Mais l’index droit du jeune homme, celui qui presse la gâchette, est gangréné , et la doctoresse locale (Beverly Garland) doit l’amputer d'urgence. Étant donné qu'elle doit épouser le shérif le jour même, tout le monde se demande si elle n’a pas opéré pour protéger son fiancé… Même ce dernier se pose la question !

L’histoire est simple, nette et précise, comme le « climax » d’un long métrage aux dilemmes particulièrement rudes. Les villageois ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » : versatiles, influençables, pas bien courageux. D'ailleurs, Powell fait allusion à Gary Cooper et à son étoile dans l’introduction de l’épisode.

Ce petit film vaut le coup d’œil pour Vaughn, trois ans avant « LES 7 MERCENAIRES », qui campe un pistolero arrogant, hanté par sa jeunesse misérable, un « rebelle sans cause » pas si méchant que ça, qui se retrouve amputé de son gagne-pain. Face à lui, le très urbain Powell n’est pas un shérif très impressionnant, mais Claude Akins, inévitable second couteau des fifties, apparaît en tireur traquant Vaughn, pour venger son frère.

Nous poursuivrons bien sûr l’exploration de ce surprenant « ZANE GREY THEATER » inédit en France, mais l’idée de cette « anthologie » de court-métrages, sans héros récurrent, est de toute évidence une belle réussite.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 19:11

Réclamé par Charles Bronson qui n’arrivait pas à se décider pour un réalisateur italien, John Sturges commença « CHINO » à Almeria en 1973 avant de déclarer forfait pour cause de maladie. Il fut remplacé par le producteur Diulio Coletti qui assura l’essentiel de la mise en scène, même si Sturges est souvent crédité seul au générique. Celui-ci ne fut d'ailleurs pas le seul à déserter, puisque Lino Ventura qui devait jouer Maral, partit également, jugeant son rôle trop en retrait.

« CHINO » fait partie de ces projets mal emmanchés qui ne donnent souvent que des résultats désastreux. C'est pourtant loin d’être un mauvais film et même s’il fut négligé à sa sortie et qu'il est rarement mentionné par les amateurs de westerns, c'est un film tout à fait estimable, d’une douceur surprenante, d’une maturité inattendue dans un film italo-français avec Bronson et madame en vedettes.

Éleveur de mustangs, le métis Chino Valdez est un des personnages les plus subtils incarnés par l’acteur américain. Solitaire et taiseux, couturé de cicatrices, Chino vit éloigné de la ville et préfère manifestement les animaux aux humains. Quand le jeune fugueur débarque chez lui, il accepte pourtant de l’héberger, et une belle amitié va se développer entre l’ado sensible et le bourru. Les choses se gâteront avec l’arrivée du rancher Maral et surtout de sa sœur Catherine, dont Chino va tomber amoureux.

Alors qu’on s’attend à un final en revanche explosive de la part de notre héros humilié par l'homme blanc, « CHINO » propose une conclusion totalement inédite : submergé par le nombre, Chino brûle sa maison, rend sa liberté à ses chevaux et s'en va, vaincu mais indompté vers le soleil couchant, sous l’œil embué du gamin.

C'est le français Marcel Bozzuffi, excellent comédien révélé par « FRENCH CONNECTION » (et qui doubla souvent Bronson dans les v.f. de ses films !), qui joue Maral, avec toute la dureté dont il était capable. Jill Ireland fait ce qu'elle peut, mais a du mal à exister dans un rôle bêtement décoratif. La scène où Bronson la séduit après avoir vu la saillie d’un étalon, fut citée dans toutes les critiques de l’époque pour son audace.

« CHINO » manque visiblement de moyens, les seconds rôles locaux ou italiens sont faibles, les décors tristounets, mais la musique des inégaux frères De Angelis est une de leurs plus réussies et quelques séquences ne manquent pas d’humour, comme celle où Catherine surprend Chino dans son bain, se grattant contre un mur tel un mustang. Mais la tonalité est triste, nostalgique même et c'est tout à l’honneur de Charles Bronson d’avoir pris le contre-pied de son emploi habituel, pour composer un personnage faillible, sentimental et vulnérable.
 

 

À NOTER : jamais édité en DVD en France, « CHINO » est sorti d’innombrables fois aux U.S.A. dans des copies infâmes, floues et inaudibles. La copie à se procurer est l’Anglaise, en tous points satisfaisante.

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