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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 09:39

Décidément, le chiffre « 7 » est toujours d’actualité pour Robert Vaughn, le dernier survivant des « 7 MERCENAIRES », qui fête aujourd'hui ses 77 ans (âge fatidique, on le sait, pour tout amateur de BD).

Toujours aussi actif et prolifique, il a récemment édité ses mémoires, et tient la vedette de la série TV « LES ARNAQUEURS V.I.P. », et n’est apparemment pas près de prendre sa retraite.

Happy birthday, Robert…

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:01

Édifiante histoire de la vie d’un champion olympique d’origine indienne, au destin tourmenté, ce « biopic » de la Warner respecte à la lettre toutes les règles d’un genre bien établi, pour suivre l’ascension puis la chute, et enfin la rédemption, d’un homme poursuivi par ses démons. Narré en flash-back, lors d’une remise de prix, à la façon du « ÈVE » de Mankiewicz, « CHEVALIER DU STADE » est trop confit dans les clichés bien-pensants, pour passionner vraiment, et Michael Curtiz a eu bien de la chance d’avoir Burt Lancaster, dans le rôle de Jim Thorpe. Trois ans avant sa fameuse interprétation d’un guerrier dans « BRONCO APACHE », l’acteur était déjà un « Native », et les cheveux teints en noir-corbeau, le teint foncé, il apporte sa vitalité habituelle, et sa forme physique indispensable, à ce personnage intéressant, même si on le devine très édulcoré par l’adaptation. Ce qu’apporte Lancaster à Thorpe, c'est sa rage contenue, ses brusques changements d’expression et d’humeur, ce côté « borderline », qui laisse entrevoir les failles béantes de sa personnalité, ses névroses et frustrations insurmontables. Ainsi, l’acteur a-t-il un moment absolument saisissant, quand ivre-mort, il s’en prend à sa femme, qui selon lui, aimerait le voir retourner dans sa réserve. Pendant cette séquence, on imagine ce qu’aurait donné Lancaster en Kowalski dans « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR ».

Le film lui doit donc beaucoup, car la technique (et particulièrement l’insertion de plans d’actu pendant les séquences sportives) a énormément vieilli, et l’abus de fondus-enchaînés, de voix « off », de « unes » de quotidiens, appartiennent à un autre siècle. Autour de Lancaster, Phyllis Thaxter est un peu faiblarde dans le rôle de sa femme pleurnicharde, et Charles Bickford assure avec un métier consommé, en coach sentencieux, sévère mais juste.


« CHEVALIER DU STADE » vaut malgré tout, pour ce qu’on apprend de cette université Carlisle réservée aux Indiens (et qui mériterait peut-être un autre film), et bien sûr pour le grand Burt, toujours captivant quoiqu’il fasse.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:58

Un fan de western (William Devane) découvre une photo de 1886, sur laquelle un pistolero (Klaus Kinski) tient un .357 Magnum estampillé 20ème siècle. Aidé de Lauren Hutton, il va voyager dans le temps, et retourner à l'époque du Far West, pour résoudre l’énigme.

« TIMESTALKERS » est un téléfilm de 1987, écrit par Brian Clemens (« CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR »), et annonçant avec trois bonnes années d’avance « RETOUR VERS LE FUTUR III ». Aux côtés des trois comédiens déjà cités, on voit également Forrest Tucker dans son dernier rôle, et des « tronches » comme Tracey Walter ou R.D. Call.

Kinski, vêtu d’un cache-poussière blanc, et portant un chapeau trop grand pour lui, transpose son personnage de tueur de « spaghetti western » dans un Ouest 100% made in U.S., ce qui est déjà très intrigant en soi, et le nom de Clemens incite à la curiosité.

Le film fut jadis édité en VHS sous le titre « TUEUR DU FUTUR », et mériterait peut-être une petit exhumation en DVD ?

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:34

Nul n’a jamais surpassé son odieux Mike Hammer dans « EN QUATRIÈME VITESSE » de Robert Aldrich. Pourtant Ralph Meeker n’est jamais devenu vedette, et a mené une discrète carrière de second rôle. Il a tourné quelques westerns, parmi lesquels « LE JUGEMENT DES FLÈCHES », en officier arrogant, et « L’APPÂT », en chasseur de primes tout aussi détestable.

Il aurait eu 88 ans, aujourd'hui. Happy birthday, Ralph…

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:45

On se souvient surtout de Robert Preston pour son époustouflante interprétation du vieux travesti Toddy dans « VICTOR/VICTORIA », qu'il offrit en fin de carrière. Pourtant, cet acteur massif, jovial, et extraverti, rompu à toutes les disciplines, avait plutôt marqué les esprits dans des rôles virils, à l’exact opposé de cette performance.

Il tourna quelques westerns, qu'il marqua de son énergie, dans des rôles de types intelligents, à la morale élastique : il est un joueur dans « PACIFIC-EXPRESS », une « tunique rouge » qui déserte pour Paulette Goddard (on peut comprendre) dans « LES TUNIQUES ÉCARLATES », un méchant particulièrement odieux dans « CIEL ROUGE » (où sa bagarre à poings nus avec Robert Mitchum est encore impressionnante), il joue le hors-la-loi « Kid Wichita » dans « THE SUNDOWNERS », dirige une agence de détectives dans « PLUS FORT QUE LA LOI », campe un shérif dans « FACE TO FACE », organise des pillages de trains dans « SMITH LE TACITURNE », joue un colonel trop ambitieux dans « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES », un chef de convoi brutal dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST ».


Après une décennie loin des plateaux, Preston revient, vieilli et buriné, mais toujours d’attaque, pour jouer l’ex-champion de rodéo, père de Steve McQueen dans « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR ». Il est le patriarche d’une famille en route vers l'Ouest dans la série TV « THE CHISHOLMS », et un vieux pistolero chargé d’escorter des orphelins dans le téléfilm « SEPTEMBER GUN ».

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:38

« Un cavalier qui surgit hors de la nuit… », ces premiers mots de la chanson du générique-début de la série « ZORRO », sont encore dans la tête de tous les enfants (et vieux enfants) du monde entier. Ou presque.

Le personnage double de ce gentilhomme espagnol mondain, féru de poésie et pas très dégourdi, qui se transforme en invincible vengeur masqué, pour défendre les opprimés de Monterey, avait déjà été incarné par de nombreux comédiens bookcomme Douglas Fairbanks ou Tyrone Power, mais aucun n’avait su incarner aussi parfaitement que Guy Williams, le héros dans toute sa splendeur. Choisi en 1957 par Walt Disney, pour devenir Zorro, cet inconnu au physique avantageux, est subitement devenu un mythe.

On avait aperçu le sémillant Guy en joueur français dans « LE GENTILHOMME DE LA LOUISIANE », en capitaine dans « LE DÉSERTEUR DE FORT ALAMO », en frère de Jeffrey Hunter dans « SEVEN ANGRY MEN », en shérif dans un épisode du « LONE RANGER » à la TV, en lieutenant dans « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES » (c'est le figurant au centre, sur la photo du bas).

Il tourna deux saisons de « ZORRO », avant de reprendre le rôle trois ans plus tard (et quelques kilos en plus, alors que le sergent Garcia lui, en avait perdu vingt !), le temps de quatre téléfilms. On le revit en cousin Cartwright dans cinq épisodes de « BONANZA », et il acheva sa carrière en tournant les trois saisons de la série de SF « PERDUS DANS L’ESPACE », avant de s’exiler en Argentine, où il devint ranchero, et continua de perpétuer l’image de Zorro dans des émissions télé, ou des spectacles.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 16:30

Ainsi donc, après plus de trois décennies d’invisibilité, « BORSALINO » est aujourd'hui à la portée de tous. Le film n’a jamais eu une réputation de chef-d’œuvre, mais plutôt de produit commercial parfaitement calibré et entré dans les annales pour avoir confronté les deux plus grandes vedettes des années 70. On s’attendait à être cruellement déçu et la surprise n’en est que meilleure. Le film de Jacques Deray a acquis avec les années une jolie patine et sous le clinquant des décors, des costumes, des accessoires, perce une émotion vraie. Celle-ci est très certainement due au fait que Delon et Belmondo sont en pleine force de l’âge, au sommet de leur carrière et qu’on les a vus tous deux mûrir, puis vieillir film après film. Les redécouvrir brutalement dans un film depuis si longtemps invisible, solides et sûrs de leur charisme, est étrangement touchant.

Il y a dans le scénario (auquel collabora l'irremplaçable Claude Sautet), des éléments qu’on retrouvera dans des classiques américains comme « LE PARRAIN » ou plus tard « SCARFACE », mais la facture de « BORSALINO » a légèrement vieilli à cause d’un emploi trop systématique du zoom et un mixage antédiluvien.

L’amitié-rivalité entre Siffredi et Capella est étonnamment crédible et les stars jouent sciemment de leur image cinématographique. Ainsi, quand Delon s’enrichit, il se « viscontise » : œuvres d’art, palais baroque et le même chien que dans « LE GUÉPARD » ! Belmondo lui, reste égal à lui-même, entouré de potes et le sourire gouailleur. Autour d’eux se distinguent Michel Bouquet, excellent en avocat glacial et replet et Catherine Rouvel particulièrement ravissante. On aperçoit également Mireille Darc, non-mentionnée au générique, en prostituée du Panier dans trois courtes séquences.

Ce « western marseillais » se laisse donc redécouvrir avec plaisir, malgré d’évidents défauts et ce n’est qu’aujourd'hui, quarante ans plus tard, que le face à face tant médiatisé prend toute sa valeur.

La copie présentée sur le DVD est absolument remarquable.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:36

À la fin de « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE », on peut voir un bref moment, qui rétrospectivement, prend des accents hautement symboliques que John Ford ne pensait certainement pas y mettre.


Alors que l’horrible bandit Lee Marvin vient de se faire abattre en pleine rue, ses deux acolytes, Lee Van Cleef et Strother Martin sont allés au saloon, et tentent de monter la population à lyncher son meurtrier. John Wayne qui est venu boire un verre, commence à s’agacer de cette agitation, et balance Martin à travers la porte battante. Van Cleef s’insurge : « Personne n’est venu t’embêter, Doniphon ! ». « Si : toi ! », rétorque le Duke. Van Cleef porte la main à son holster, mais Wayne l’assomme d’un méchant coup de crosse.


Le film fut tourné en ’62, et marque le début de la fin pour le tandem Ford-Wayne, ainsi que celle du western U.S. et de son monopole. Le troisième couteau Lee Van Cleef, qui n’avait pas ouvert la bouche de tout le film, apparaît mal rasé et – lors de sa première apparition dans le film – en cache-poussière. Un peu comme si le « spaghetti western » tentait de faire une irruption un peu prématurée dans le domaine réservé de son aïeul américain. Avant l’heure… C'est pas l’heure. « Jetez-moi cette ordure dehors », ordonne John Wayne, après avoir mis Lee Van Cleef KO.


Celui-ci allait mettre encore trois ans, avant de prendre sa revanche, et concurrencer directement le « Duke » vieillissant.

Un tout petit moment, totalement anodin au moment où fut tourné « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE », mais qui prend aujourd'hui une coloration prémonitoire…

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:25

Son tout premier film fut un western : « LE RETOUR DE FRANK JAMES », mais elle n’en tourna qu’un seul autre, « WAY OF THE GAUCHO ».
Selon certains cinéphiles, elle fut la plus belle de toutes les actrices sorties des usines hollywoodiennes, et elle connut une des vies les plus tourmentées, malgré son visage extraordinairement serein.

Gene Tierney aurait eu 89 ans, aujourd'hui. Happy birthday, Laura…

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:35

Gary Cooper a commencé à apparaître dans des westerns à partir de… 1925, il fut cascadeur, figurant, avant d’émerger progressivement grâce à sa longue silhouette élégante et son physique de jeune premier gauche et sympathique.

Il commence à se faire un nom en jouant le contremaître d’un ranch dans « LE VIRGINIEN », il confirme son vedettariat en tournant avec Frank Capra ou Josef Von Sternberg et revient au western avec le rôle de Wild Bill Hickok dans « UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL ». Si ses rôles de grand dadais irrésistible dans « MADAME ET SON COWBOY » ou « LE CAVALIER DU DÉSERT » sont toujours efficaces, il faut attendre l’âge mûr et les années 50, pour que Cooper se révèle comme un grand comédien, capable de remettre son image en question.

Il tient le rôle-titre des « AVENTURES DU CAPITAINE WYATT », entre dans l’anthologie du western, avec le rôle du shérif Kane dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », où loin de ses personnages de benêts invincibles, Gary Cooper, le visage marqué, le corps efflanqué, sue la trouille par tous les pores de sa peau. Cette obsession du courage et de la lâcheté refait surface dans « LA MISSION DU COMMANDANT LEX », où il se fait passer pour un couard, et se laisse dégrader pour la bonne cause. Dans « LA LOI DU SEIGNEUR », il refuse de se battre, pour respecter ses convictions religieuses. Dans « CEUX DE CORDURA », il enquête justement sur l’héroïsme, auprès de soldats qui vont se retourner contre lui.

On le voit également en chasseur de trésor dans « LE JARDIN DU DIABLE », en médecin dans « LA COLLINE DES POTENCES », en ex-colonel sudiste devenu hors-la-loi dans « VERA CRUZ », où il se montre étonnamment cynique. « L'HOMME DE L’OUEST » lui offre un rôle magnifique, pour lequel il est hélas, déjà trop âgé, mais cela demeure un de ses meilleurs films.


Adulé par les foules pendant plusieurs décennies, idole jadis d’un jeune homme nommé Clint Eastwood, symbole du cowboy simple et courageux, Gary Cooper a su faire évoluer son image cinématographique pour créer sur la fin, une galerie d’hommes las et meurtris par la vie, finalement plus mémorables que les héros de sa jeunesse.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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