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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 19:55

Acteur de second plan, à la carrière discrète, DeForest Kelley est entré dans les mémoires, pour son rôle de Doc McCoy dans la série TV « STAR TREK », et ses dérivés cinématographiques. Sa distinction, son regard pénétrant, en ont également fait une silhouette remarquée dans le western.

On le voit en shérif ou en docteur dans la série « THE LONE RANGER », dans le rôle d’un des frères Earp dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », en prisonnier qui finit par tuer Lee Marvin dans « L’ARBRE DE VIE », en hors-la-loi de la bande de Widmark dans « LE TRÉSOR DU PENDU », en méchant repenti dans « L'HOMME AUX COLTS D’OR », il apparaît cinq fois dans « TRACKDOWN » dont deux dans le rôle du bandit Tom Dooley, et dans trois « AU NOM DE LA LOI ».

Kelley joue un shérif dans « LES ÉPERONS NOIRS ». Il tourne encore quelques films mineurs, mais l’essentiel de sa carrière se résumera à partir de 1966 à ses apparitions dans « STAR TREK ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:06

Fut un temps – lointain – où les téléfilms étaient appelés « dramatiques » et étaient diffusés en direct, après des semaines de répétition, comme au théâtre. Des réalisateurs comme Arthur Penn ou John Frankenheimer ont fait leurs armes dans cet art bourgeonnant, et des comédiens inconnus comme James Dean, Charlton Heston, Paul Newman et bien d’autres, s’y sont fait remarquer des agents de casting de la Côte Ouest.

De ces films à la technique rudimentaire, que reste-t-il aujourd'hui ? Des « kinémascopes », autrement des enregistrements faits sur pellicule, en filmant tout bêtement un moniteur de TV. L’infatigable édition Criterion vient de sortir une compilation de huit films, tirés de séries mythiques telles que « PLAYHOUSE 90 », ou « KRAFT TELEVISION THEATRE ». Certains eurent un tel succès, qu'ils furent adaptés au cinéma, comme « MARTY » ou « REQUIEM POUR UN POIDS-LOURD » et « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES ».

Le couple Rod Steiger-Nancy Marchand semble plus réaliste que celui du long-métrage tiré de « MARTY », Jack Palance n’a jamais été plus fascinant qu’en boxeur qui a pris trop de coups sur la tête, Cliff Robertson et Piper Laurie sont des alcooliques, Paul Newman un joueur de baseball, etc.

Bien sûr, l’image malgré tous les efforts de l’éditeur, est parfois dans un état lamentable, mais pour le coup, cela fait presque partie du charme.

« THE GOLDEN AGE OF TELEVISION » est plus qu’une compilation de téléfilms poussiéreux, c'est un véritable bond dans le passé.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 08:40

Le discret réalisateur Robert Mulligan, a rarement signé de film anodin, il a touché à plusieurs genres (dont le western avec « L'HOMME SAUVAGE »), et « DAISY CLOVER, LA JEUNE REBELLE », s’il ne fait pas partie de ses chefs-d’œuvre, est un de ses films les plus étranges.

Sous couvert d’une « success story » hollywoodienne, le film suit le destin d’une gamine pauvre des années 30, propulsée superstar par un mogul manipulateur. Dès le départ, Mulligan prend le parti de styliser décors et costumes, au point qu'il est difficile de définir précisément l’époque à laquelle se déroule l’action : les immenses intérieurs immaculés, généralement déserts, donnent la sensation de plus en plus étouffante, que Daisy passe d’une cage à l’autre, plus ou moins dorée, jusqu'à n’être plus qu’une souris effrayée, entre les griffes de son mentor.

Bien sûr, l’idée de distribuer Natalie Wood, ex-enfant star, dans ce personnage était judicieuse, même si elle a dix ans de trop, ce qui change tout de même la donne. L’actrice, enlaidie par des perruques peu convaincantes, projette une image fabriquée, façonnée de toutes pièces, aligne des mimiques soigneusement étudiées, jusqu'à l’écœurement, jusqu'à la névrose. Peu à peu, entre les mains d’un amant narcissique, d’un boss omniprésent, d’une sœur profiteuse, elle perd son âme, pour n’être plus que la « petite fiancée de l’Amérique », une image ripolinée qu'elle refuse d’endosser. Le rêve devient sordide, la nuit de noces se déroule dans un motel infâme en bord de route, et l’amant de ses rêves, s’avère être un narcissique homosexuel, amoureux de lui-même. Le jeune Robert Redford est d'ailleurs étonnant, dans ce personnage tout en creux et en absence, une enveloppe vide, sous un physique parfait. Christopher Plummer lui, semble moins à son aise, dans un rôle odieux, qui nécessitait probablement un comédien plus âgé et charismatique, qu'il ne l’était à l’époque. Ruth Gordon est excellente, en mère à moitié givrée de Daisy, et Roddy McDowall a un rôle discret, presque fantomatique, d’homme à tout faire du producer, qu’on devine prêt à toutes les basses œuvres.

Trop long – plus de deux heures – alourdi par des numéros musicaux sans grand intérêt, « DAISY CLOVER, LA JEUNE REBELLE » a des allures de mauvais rêve, de fable théâtrale, déconnectée du réel. C'est ce qui en fait la singularité, mais trace aussi ses limites, car à l’instar de Daisy, on finit par suffoquer dans cet univers factice, sans horizon.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:36

Des quatre westerns télé que l’acteur-producteur Sam Elliott tourna d'après des textes de Louis L’Amour, « CONAGHER » est le dernier, et le moins intéressant. On sent dès le début, une volonté de total réalisme dans la description de la vie quotidienne dans l'Ouest, et même dans la façon de filmer visages et paysages. C'est très louable en soi, mais l’austérité se transforme souvent en pauvreté, et la monotonie s’installe trop souvent. Le refus du spectaculaire, jusque dans les fusillades, finit par rendre le film soporifique.

Le scénario – co-écrit par Elliott et son épouse Katharine Ross – est languissant, linéaire, et ce qui en fait le cœur, autrement dit l’amour naissant entre Conagher et la belle veuve, n’est traité que par touches éparses. On retient la belle idée du film : ces poèmes qu’écrit Evie, et qu'elle accroche à des « tumbleweeds » roulant dans la prairie, et qui sont récupérés par Elliott, des kilomètres plus loin, mais cela ne suffit évidemment pas à combler les trous d’une relation trop survolée.

« CONAGHER » perd trop de temps à suivre son héros, luttant contre des voleurs de bétail, et le parti-pris de photo (elle aussi excessivement réaliste) offre bien trop de plans sous-exposés, à l’image charbonneuse.

Reste que Katharine Ross, plus mûre que le souvenir qu’on gardait d'elle, est émouvante, que Sam Elliott dont la moustache n’a jamais été aussi énorme, joue son rôle habituel de « lonesome cowboy » avec flegme, et qu'ils sont entourés de seconds rôles vétérans comme James Gammon, Paul Koslo, Dub Taylor, et même Ken Curtis, un survivant de l’époque héroïque de John Ford.

Trop long, trop lent, sans réelle émotion, « CONAGHER » vaut le coup d’œil pour quelques scènes réussies, un dialogue parfois heureux (« Qui vous a refilé ce cocard ? » demande un gamin à Conagher amoché. « Personne, j'ai dû me battre, pour l’avoir ! »).

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:17

Sergio Leone a déclaré avoir pensé à Eli Wallach, pour tenir le rôle de Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », après l’avoir vu dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », et apprécié son « numéro de clown ».

En costume noir, l’œil rusé, Wallach apparaît en pilleur de train nommé Charlie Gant (malgré un accent mexicain à couper au couteau !), et partage ses quelques scènes, avec George Peppard jouant le shérif.

Ce qu’on sait moins, c'est qu’un autre acteur du chef-d’œuvre de Leone apparaît également dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST » : Lee Van Cleef en personne, qui fait un passage fugitif, dans le rôle de « Monty », un pirate de rivière, qui s’attaque à la famille de Karl Malden. Une quasi-figuration, qui finira exactement de la même façon que dans « R­ÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » pour Van Cleef : un poignard en plein cœur !

Leurs sketches se passant à des époques différentes, les futurs Tuco et Sentenza n’ont donc aucune opportunité de se croiser, mais la chose sera réparée quatre ans plus tard.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:22

Acteur mexicain, très actif depuis le début des années 40, il a joué toutes sortes de rôles, endossé à peu près toutes les nationalités et ethnies, à la façon de son compatriote Anthony Quinn, mais sa carrière fut plus discrète.

Il a tourné quelques westerns, comme « LES CHEYENNES » de Ford, où il était un chef insoumis, et « LES VOLEURS DE TRAINS », en flic de l’agence Pinkerton. Ricardo Montalban, mort il y a quelques mois, aurait eu 89 ans aujourd'hui.

Feliz cumpleaños, donc…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:28

Ancien enfant-acteur découvert par Disney, Kurt Russell n’a pas tourné énormément de westerns, mais chacune de ses incursions fut marquante, à sa manière. 

À l’âge de 12 ans, il incarne le rôle-titre des « VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », dans l’excellente série TV suivant un convoi de colons, en route pour la Californie. Le gamin précoce y jouait avec un talent évident, sans jamais céder aux mimiques éculées des acteurs de son âge, assurant en plus, la narration en voix « off ».

C'est toujours à la TV, qu’on le voit dans neuf épisodes de « SUGARFOOT », dans deux « VIRGINIEN », cinq « DANIEL BOONE », deux « GUNSMOKE » (mais qui n’en a pas tourné ?).

La série « SUR LA PISTE DES CHEYENNES » lui offre un de ses premiers rôles « adultes », celui de « Deux Personnes » Beaudine, un blanc élevé par les Indiens, partant à la recherche de sa sœur.

Kurt Russell s'éloigne ensuite du western, même si sa prestation dans « NEW YORK 1997 », est un aveuglant pastiche de Clint Eastwood dans les films de Leone (accentué par la présence face à lui, de l’emblématique Lee Van Cleef).

Il n’y revient que pour « TOMBSTONE », où enfin débarrassé de son physique resté trop longtemps juvénile, il campe un des plus convaincants Wyatt Earp de mémoire de cinéphile, loin de tout héroïsme bidon, mais non dénué de grandeur. Avec sa grosse moustache, son œil d’acier, son tempérament sanguin, Russell signa une composition en tous points remarquable.

À quand un nouveau retour au Far West ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 17:44

L’histoire de Louis L’Amour reprend exactement les protagonistes de « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » (le couple, le petit garçon, l’étranger solitaire, les méchants), mais au lieu de les immobiliser dans une vallée et une ferme, les place en mouvement, dans un chariot en route vers l'Ouest. À part cela, la situation est rigoureusement identique, mais le scénario va plus loin dans l’étude psychologique des personnages et « THE QUICK AND THE DEAD » fait preuve d’une grande maturité dans le traitement du mari : au lieu d’en faire un repoussoir vaguement ridicule et encombrant, Tom Conti est un homme courageux et estimable qui n’est en rien inférieur au héros a priori plus séduisant qu’est Sam Elliott. L’allusion discrète à des évènements historiques comme la bataille de Little Big Horn ou la guerre de Sécession, donne un bon background au scénario.

Extrêmement bien filmé, surtout si on considère qu'il s’agit d’un téléfilm, retrouvant la beauté, la simplicité narrative des classiques d’Anthony Mann, « THE QUICK AND THE DEAD » offre un excellent rôle à Elliott, qui porte la même tenue que John Wayne dans « HONDO » et compose un intrigant homme des bois à moitié Indien, à la fois protecteur et prédateur, généreux malgré lui, altruiste presque par inadvertance.

Son embryon d’histoire d’amour avec une femme mariée est crédible, sans pathos superflu, et Kate Capshaw – qui n’a jamais été aussi bien mise en valeur – lui donne une admirable réplique. Quant aux méchants, ils sont menés par Matt Clark, qui donne un formidable relief d’authenticité à cette vermine à face de rat.

En voyant « THE QUICK AND THE DEAD », on ne peut que constater que s’il était né quelques décennies plus tôt, Sam Elliott aurait probablement été une grande star du western, tant est forte et évidente sa personnalité. La télévision lui a heureusement donné des opportunités, via l’œuvre romanesque de Louis L’Amour, de faire ses preuves.

Un très beau western, dont le plus beau compliment qu’on puisse lui faire, est que comparé à « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES », il tient parfaitement la distance.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:25

Acteur des années 50 et 60, au physique de « good old boy » taillé pour le Far West de celluloïd, qui débuta dans un emploi de grand gaillard quelque peu benêt, mais généralement sympathique, Earl Holliman a beaucoup tourné, perduré grâce à la télévision, et compte plus de 350 films ou téléfilms à son actif.

Il a pas mal œuvré dans le western : il est le frère cadet dans « LA LANCE BRISÉE », le shérif-adjoint de « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », le fils violeur et bon-à-rien d’Anthony Quinn dans « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL » (un de ses meilleurs rôles).

En 1959, Holliman tourne les 33 épisodes de la série « HOTEL DE PAREE », dans lequel il incarne Sundance, un ex-pistolero récemment sorti de prison après 17 ans, qui devient le protecteur d’un hôtel de luxe.

Il tourne une autre série : « LA ROUTE DES RODÉOS », où il incarne un champion de… rodéo. Il est un des trois frangins du « Duke » dans « LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER », apparaît dans trois épisodes de « GUNSMOKE », et partage avec Angie Dickinson, la vedette de la série polar des seventies « SERGENT ANDERSON ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:01

« LA VALLÉE DE LA VENGEANCE » est le premier western tourné par Burt Lancaster, qui devait devenir un acteur-phare du genre dans les années à venir. C'est hélas, à peu près tout ce qu’on peut dire de ce film qui n’est que… moyen. Ni bon, ni particulièrement mauvais, juste insignifiant, vaguement ennuyeux, et plutôt maladroit.

Tout le film est narré en voix « off » par un personnage secondaire, qui intervient à peine dans l’action. L’affrontement larvé entre deux (faux) frères ne laisse place à aucune surprise, aucune ambiguïté, et si Robert Walker connaît par cœur son rôle de faux-jeton sans caractère, prêt à toutes les trahisons, Lancaster n’est jamais très à son aise, quand il joue les braves types. Ici, son Owen Daybright (« Journée lumineuse », en bon Français !) est un cowboy loyal et fidèle jusqu'à la niaiserie, et le bon sourire contrit qu'il affiche pendant les trois-quarts de ses scènes, ne lui sied guère. On ne le retrouve tel qu’en lui-même, que dans une bagarre extrêmement violente avec Ted de Corsia, et dans la façon dont il gifle son demi-frère d’un revers de main (une baffe qui ne semble d'ailleurs nullement feinte !).

Mal employé, Lancaster ne parvient donc pas à sauver ce film inodore et sans saveur, d’autant qu'il disparaît trop fréquemment de l’action. On passe donc le temps avec les seconds rôles, comme John Ireland et Hugh O’Brian, jouant deux frères pétris de haine, voulant venger l’honneur de leur sœur engrossée par l’infâme Walker.

À l’instar de « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES » de Brando, « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE » (le titre est bien traduit, mais complètement hors-sujet) a connu de multiples éditions DVD au fil des années, étant libre de droits. Les copies disponibles sont hélas floues, jaunâtres, d’une totale laideur, ce qui ne doit évidemment pas aider à apprécier le film lui-même.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT LANCASTER
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