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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:23

Le Far West d’Allan Dwan a tout de l’image d’Épinal, contrastant fortement avec un scénario plutôt violent, qui aurait pu être traité de façon beaucoup moins jolie. La vraie star de « LA REINE DE LA PRAIRIE », c'est incontestablement le Montana, magnifiquement filmé sous toutes les coutures, avec ses montagnes bleutées, ses plaines verdoyantes et ses forêts de pins. On est loin des habituels déserts inhospitaliers du western.

Bien sûr, beaucoup de détails ont vieilli dans le film : la vision des Indiens d’abord, qui se partagent entre les brutes sanguinaires et ivrognes (saluant par un « Hugh ! » hilarant), et les gentils « intégrés » qui sont allés faire leurs études chez les Blancs. Campés par des comédiens lourdement grimés, vêtus de tenues à franges immaculées, et parlant un Anglais rudimentaire, les pauvres « natives » offrent un triste spectacle. Puis les séquences nocturnes – assez nombreuses – filmées en nuits américaines préhistoriques, qui datent terriblement le film.

Mais malgré tout, malgré aussi le fait que Barbara Stanwyck paraît trop âgée pour son rôle, que « Ronnie » Reagan n’a vraiment pas l’air d’un tireur d’élite, « LA REINE DE LA PRAIRIE » fonctionne encore. Par son rythme qui ne faiblit jamais, sa naïveté sympathique, et un esthétisme manifeste dans les plans d’extérieur.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît Anthony Caruso en méchant renégat (même si 50 ans plus tard, il faut bien admettre qu'il ne dit pas que des bêtises !), Gene Evans, la jolie Yvette Duguay en squaw jalouse, et bien sûr l’indispensable Jack Elam, avec une chemise bleue-électrique du plus bel effet, dans un rôle de porte-flingue.

 

À NOTER : le film fait partie du coffret « ALLAN DWAN – UNE LÉGENDE D’HOLLYWOOD », récemment sorti en zone 2. Nous y reviendrons.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 09:50

Si aujourd'hui, on se souvient encore de Richard Crenna, c'est grâce à son rôle de colonel (à prononcer avec un accent guttural) dans les trois premiers « RAMBO », qu'il endossa après le départ inopiné de Kirk Douglas, qui tenait absolument à tuer Stallone dans le premier film.


Acteur de télévision, affable et volontiers ironique, Crenna a tourné quelques westerns comme « LES DYNAMITEROS », « CATLOW », « LES COLTS AU SOLEIL » ou « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT » (pas que des chefs-d’œuvre, c'est vrai !), et il apparut à la TV dans « COLORADO ».

Crenna aurait eu 83 ans, aujourd'hui. Happy birthday, colonel…

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 18:13

Bizarre… Bizarre… C'est même le moins que l’on puisse dire au sujet de « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM ». On n’est pas chez Ford, encore moins chez Leone. En fait, si on devait absolument trouver un lien entre le western de Monte Hellman et une œuvre antérieure, il faudrait plutôt chercher du côté du théâtre de Samuel Beckett. Le film aurait pu s’intituler « EN POURSUIVANT GODOT ».

Quelques personnages-silhouettes, une femme sans nom poursuivant on ne sait qui, un ex-chasseur de primes taiseux, un benêt empressé, un « gunfighter » portant des gants noirs, traversent le désert à cheval, sans savoir exactement pourquoi. Bien sûr, on sait qu’un enfant a été tué, que le frère du taiseux a pris la fuite, et la femme semble obsédée par sa quête. Mais le scénario ne donne que peu d’indications psychologiques, ne s’abaisse à aucune péripétie facile, qui pourraient rendre le film plus attractif. Il se contente de suivre ces abstractions d’individus, dans un décor incolore et triste à pleurer, sous un ciel blanc, leur fait échanger de rares répliques très décalées, et s’achève dans un étrange « happening » expédié (trop) rapidement, qui renvoie aux écrits de Jack London.


Dire que « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM » est passionnant, serait exagérer. On s’y ennuie ferme, malgré sa courte durée de 1 H 22, mais ses partis-pris radicaux, la crudité de sa facture (le son est parfois inaudible, on sent les coups de vent dans le micro !), et l’étrangeté de la BO, créent une ambiance très singulière de cauchemar éveillé, et finissent par séduire, sans convaincre tout à fait.

Millie Perkins est fascinante, dans ce rôle complexe, oscillant selon les séquences, entre l’emmerdeuse capricieuse, la vengeuse perverse, et l’ange de la mort. Warren Oates est égal à lui-même, apportant un poids de réalité à tout le film par sa seule présence. Et Jack Nicholson s’amuse manifestement, de son personnage de flingueur nasillard et nocif, que sa gâchette démange dès qu'il intervient dans l’action.

« LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM » a tout du film-culte, même si l’amateur de western classique n’y trouvera nullement son compte, et si le fan de Nicholson jugera qu'il a tout de même peu à faire.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 15:05

Superbe comédienne de composition, ex-femme de Bruce Dern, et mère de Laura Dern, Diane Ladd fut nommée trois fois aux Oscars, et trouva ses meilleurs rôles avec Martin Scorsese (« ALICE N’EST PLUS ICI ») et David Lynch (« SAILOR & LULA »).

À ses débuts, elle apparaît dans plusieurs séries westerns, comme « SHANE », « LA GRANDE VALLÉE », « GUNSMOKE », elle est prostituée dans « REIVERS » et « MACHO CALLAHAN », et joue la sœur de Charles Bronson dans « FAMILY OF COPS 2 ».

Diane Ladd fête aujourd'hui ses 77 ans. Happy birthday, Diane…

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 17:53

« PAT GARRETT & BILLY THE KID » n’est peut-être pas le film le plus immédiatement associé au nom de Sam Peckinpah, mais c'est celui qui lui ressemble le plus, y compris au niveau des difficultés qu'il a dû surmonter pour acquérir sa forme actuelle, après deux versions très différentes.

Se basant sur la légende du hors-la-loi William Bonney et de son ex-complice Pat Garrett, devenu shérif, Peckinpah raconte une fois encore la fin d’une ère, le crépuscule d’une race d’hommes, et plus largement, le début de la vieillesse, et la trahison de ses idéaux. Si la sympathie du réalisateur va évidemment à Billy, jeune rebelle insouciant, aimable et charismatique, c'est Garrett qu'il semble comprendre le mieux, même s’il le dégoûte. Sans doute parce qu'il le dégoûte.

Campé par James Coburn, dans ce qui restera son meilleur travail de comédien, Garrett est un mort-vivant (« You’re dead inside », lui dit sa femme dans une scène cruciale, visible pour la première fois), qui a vendu son âme aux gros propriétaires, pour une étoile de fer blanc, et l’assurance qu'il montera dans le train en marche du progrès et du 20ème siècle qui approche à grands pas. Pour ce faire, il devra tuer son passé, et le jeune homme qu'il fut, symbolisés par Billy qui lui, préfère mourir que de renoncer à lui-même. Étrange « héros », que cet homme vieilli avant l’âge, méprisé de tous, qui finit par ne plus supporter son propre reflet dans le miroir, et s'en va seul à la fin, sous les jets de cailloux d’un gamin écœuré. Véritable préfiguration de certains hommes politiques, qui ont fait de la trahison, un mode de fonctionnement.

À ses côtés, Kris Kristofferson est un inoubliable Billy, enfant des rues mal grandi, qui semble savoir que son ancien ami, est pour lui la mort incarnée, et préfère l’attendre tranquillement, en buvant et en faisant l’amour, plutôt que de s’enfuir dans un monde qui ne veut plus de lui.

« PAT GARRETT & BILLY THE KID » refuse tout sensationnalisme, toute « efficacité » à l’Américaine, pour réduire son scénario à une double dérive déstructurée, au rythme funéraire, dans un Ouest sinistre, grouillant de porcs et de poules, où les hommes traînent toute la journée dans la poussière, s’assomment de mauvais whisky, et s’échangent des prostituées mexicaines fatiguées.
 
Peckinpah s’attarde sur des instants volés, comme l’agonie de Slim Pickens devant une rivière, lui qui rêvait de prendre la mer avec un bateau qu'il construit dans son jardin, ou cet échange de coups de feu entre Garrett et un émigrant passant sur sa barque, au crépuscule. Moments magiques, parcelles d’éternité, apparemment inutiles au déroulement de l’histoire, mais qui en font tout le prix.

Citons la BO atypique de Bob Dylan, qui est pour beaucoup dans l’envoûtement durable généré par le film, et dont certaines chansons comme « Knockin’ on heaven’s door » serrent la gorge. Également présent comme acteur, Dylan compose une curieuse silhouette en filigrane, jamais vraiment intégrée au récit, comme la vedette d’un film à l’intérieur du film. Une sorte de témoin de la légende qui se construit. Sam Peckinpah lui-même apparaît brièvement à la fin, dans un rôle de croque-morts, qui conseille à Garrett d’en finir au plus vite.


« PAT GARRETT & BILLY THE KID » a mis longtemps à s’installer dans les grands classiques du western, mais la version achevée en 2005 (qui ne comprend pas certaines séquences présentes dans la précédente, comme la visite de Poe chez les mineurs, avec Elisha Cook, Jr., ou le retour à l’assassinat de Garrett, en épilogue), est un authentique chef-d’œuvre du 7ème Art, et un hommage bouleversant à un monde disparu, dont Peckinpah laisse entendre – à la façon de Leone – qu'il n’a peut-être jamais existé.
 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 09:55

Depuis qu'il fut révélé par « L’ÉTOFFE DES HÉROS », Ed Harris mène une carrière riche et variée, mais extrêmement discrète, passant des rôles de méchants dans de grosses productions, à des personnages plus fouillés comme dans son propre « POLLOCK ».


Sa silhouette efflanquée, son visage raviné à l’œil clair, semblaient taillés pour le western, et Harris le prouva récemment avec son beau « APPALOOSA », qu'il réalise lui-même, et dans lequel il joue un rôle de shérif austère à la Wyatt Earp. En 1996, il était apparu aux côtés de sa femme Amy Madigan, dans le téléfilm « LES CAVALIERS DE LA MORT », où il cherchait à se venger des violeurs de sa sœur, un scénario inspiré de Zane Grey.

Aujourd'hui, Ed Harris fête ses 59 ans. Happy birthday, Ed…

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:19

« LES TIENS, LES MIENS, LE NÔTRE » est une bonne grosse comédie américaine, proche de la sitcom, qui met en vedette Lucille Ball, sorte d’Annie Cordy made in U.S., dans un scénario poussif, à l’humour lourdement réac, qui pourrait servir de promo aux ligues anti-avortement.

Comme Melville Shavelson est aux commandes, il y a heureusement quelques bonnes réparties, un ton parfois acidulé à la Neil Simon, mais la voix crispante de Lucille (le rire, surtout !), et l’agitation permanente générée par les dix-huit marmots, finissent par taper sur les nerfs.

S’il faut une seule raison pour voir ce film (qui fut d'ailleurs récemment « remaké »), ce sera pour juger sur pièces de l’extraordinaire versatilité d’Henry Fonda. Il joue ici un officier de marine, assez proche de ce qu'il fit dans « PERMISSION JUSQU'À L’AUBE », veuf et père de dix enfants, qui tombe amoureux d’une veuve, mère de huit bambins. Le rôle semble écrit pour Cary Grant, mais Fonda ne démérite pas, joue de sa rigidité naturelle, et s’efface humblement derrière sa partenaire.

Ce qui est vraiment intéressant, c'est qu'il tourna « LES TIENS, LES MIENS, LE NÔTRE » la même année que « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », et qu'il porte dans les deux films le même prénom : Frank ! Difficile d’imaginer deux emplois aussi opposés. Cela tient de la prouesse.


L’admirateur du grand « Hank » trouvera donc son bonheur (plus ou moins) dans la vision de cette comédie antédiluvienne, qui évoque les vieilles pubs américaines pour machines à laver, les autres se laisseront plutôt tenter par le remake avec Dennis Quaid et René Russo, qui n’a pas dû avoir beaucoup de mal à faire oublier Lucille Ball.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE HENRY FONDA
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 15:08

Second rôle typique des années 50, brun, massif, l’œil fourbe, Ted de Corsia a tourné avec à peu près tout le monde, de Kubrick à… Jacques Deray.

Il était tout particulièrement à sa place dans les rôles de mafiosi gominés, en costume rayé (« CHASSE AU GANG »), mais a également tourné beaucoup de westerns, et souvent dans des rôles d’Indiens.

Il est un éleveur malhonnête dans « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE », un chef Indien dans « NEW MEXICO » (pas celui de Peckinpah), « LE FILS DE GERONIMO » et « MOHAWK », le shérif dans « VAQUERO », un joueur dans « L'HOMME AU FUSIL », un gros éleveur ennemi de Wyatt Earp dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », il apparaît – obligé ! – en méchant dans un « ZORRO », dans deux « AU NOM DE LA LOI », dans pas moins de six « RAWHIDE », il est barman dans « NEVADA SMITH », dirige une association de mineurs dans « 5 CARTES À ABATTRE ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 11:08

En 1958, Charles Bronson tourna quatre séries B en tête d’affiche, parmi lesquelles le classique « MITRAILLETTE KELLY ». L’un des trois autres est « WHEN HELL BROKE LOOSE », petit film de guerre situé en Allemagne, dans l’immédiat après-guerre, et tourné avec un budget de misère.

Ce fut malgré tout pour un Bronson de 36 ans, l’occasion de jouer un personnage à la John Garfield : un petit voyou de Brooklyn, vivant d’expédiant, plus ou moins bookmaker et implicitement « mac » sur les bords, qui se voit arrêté et expédié en Allemagne. Là, il tombera amoureux d’une jeune berlinoise, et empêchera un attentat contre Einsenhower.

Produit bas-de-gamme, le film vaut aujourd'hui le coup d’œil pour Bronson, dont le rôle a visiblement été taillé à ses mesures. Au début, dans sa cellule, il parle à l’aumônier de sa jeunesse misérable, de son enfance pourrie par la pauvreté, et on sent clairement le vécu, dans la diction heurtée et cynique de l’acteur. Ce Steve Boland, tire-au-flanc, tricheur, insolent, est loin de l’archétype que créa Bronson lors de son vedettariat, mais prouve une versatilité insoupçonnable, et laisse deviner des facettes de sa vraie personnalité. À ses côtés, Richard Jaeckel apparaît en nazillon revanchard, et le reste du casting est composés d’illustres inconnus. 

Inédit en France, le film sortit en Belgique sous le titre « L’ENFER DES HUMAINS », et vient d’être édité en DVD en Allemagne (qui semble en plein « revival » Bronson, en ce moment !) sous le titre : « WENN DIE HÖLLE LOSBRICHT ». La copie vaut à peine une vieille VHS, mais comprend au moins une v.o. Pour le fan exhaustif, donc.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 09:56

Les deux chocs consécutifs que furent « LE DERNIER DES MOHICANS », puis « HEAT », ont donné à Michael Mann un crédit illimité auprès de ses admirateurs. « RÉVÉLATIONS », excellent film par ailleurs, suscita un engouement démesuré, même s’il n’était pas tout à fait au niveau de ses deux chefs-d’œuvre, « ALI » ressemblait à du Oliver Stone jusque dans ses montages et re-montages, « COLLATERAL » et « MIAMI VICE » étaient brillants stylistiquement parlant, mais froids et trop longs.

Malgré tout, l’annonce d’une vie de Dillinger par l’auteur de « HEAT », fit battre le cœur des cinéphiles pendant des mois. La déception causée par « PUBLIC ENEMIES » est à la hauteur de l’attente. Ce qui frappe avant toute chose, c'est la laideur agressive du rendu de l’image HD, qui ôte toute poésie au film et ne laisse pas profiter du travail de l'excellent chef-opérateur Dante Spinetti, puis l’insignifiance des deux vedettes : Johnny Depp dans son sempiternel numéro taciturne, et Christian Bale falot et inexpressif. N’est pas De Niro et Pacino qui veut ! D'ailleurs, il semblerait que Mann ait du mal à se trouver des vedettes s’intégrant bien à son univers. Ses réussites avec « Bob » et « Al », ou Daniel Day-Lewis, tendent à démontrer qu'il a besoin de vraies « pointures », ce que – malgré leurs qualités – ne sont tout de même pas Depp, Bale, Will Smith ou Colin Farrell.

Souvent réduit à des poursuites en voiture, des fusillades nocturnes interminables, « PUBLIC ENEMIES » ne décolle jamais, et donne envie de revoir le « DILLINGER » de John Milius, certes moins clinquant, mais autrement plus authentique.

Il n’empêche… On a trop aimé « LE DERNIER DES MOHICANS » et « HEAT », pour ne pas continuer à espérer.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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