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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 15:08

Second rôle typique des années 50, brun, massif, l’œil fourbe, Ted de Corsia a tourné avec à peu près tout le monde, de Kubrick à… Jacques Deray.

Il était tout particulièrement à sa place dans les rôles de mafiosi gominés, en costume rayé (« CHASSE AU GANG »), mais a également tourné beaucoup de westerns, et souvent dans des rôles d’Indiens.

Il est un éleveur malhonnête dans « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE », un chef Indien dans « NEW MEXICO » (pas celui de Peckinpah), « LE FILS DE GERONIMO » et « MOHAWK », le shérif dans « VAQUERO », un joueur dans « L'HOMME AU FUSIL », un gros éleveur ennemi de Wyatt Earp dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », il apparaît – obligé ! – en méchant dans un « ZORRO », dans deux « AU NOM DE LA LOI », dans pas moins de six « RAWHIDE », il est barman dans « NEVADA SMITH », dirige une association de mineurs dans « 5 CARTES À ABATTRE ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 11:08

En 1958, Charles Bronson tourna quatre séries B en tête d’affiche, parmi lesquelles le classique « MITRAILLETTE KELLY ». L’un des trois autres est « WHEN HELL BROKE LOOSE », petit film de guerre situé en Allemagne, dans l’immédiat après-guerre, et tourné avec un budget de misère.

Ce fut malgré tout pour un Bronson de 36 ans, l’occasion de jouer un personnage à la John Garfield : un petit voyou de Brooklyn, vivant d’expédiant, plus ou moins bookmaker et implicitement « mac » sur les bords, qui se voit arrêté et expédié en Allemagne. Là, il tombera amoureux d’une jeune berlinoise, et empêchera un attentat contre Einsenhower.

Produit bas-de-gamme, le film vaut aujourd'hui le coup d’œil pour Bronson, dont le rôle a visiblement été taillé à ses mesures. Au début, dans sa cellule, il parle à l’aumônier de sa jeunesse misérable, de son enfance pourrie par la pauvreté, et on sent clairement le vécu, dans la diction heurtée et cynique de l’acteur. Ce Steve Boland, tire-au-flanc, tricheur, insolent, est loin de l’archétype que créa Bronson lors de son vedettariat, mais prouve une versatilité insoupçonnable, et laisse deviner des facettes de sa vraie personnalité. À ses côtés, Richard Jaeckel apparaît en nazillon revanchard, et le reste du casting est composés d’illustres inconnus. 

Inédit en France, le film sortit en Belgique sous le titre « L’ENFER DES HUMAINS », et vient d’être édité en DVD en Allemagne (qui semble en plein « revival » Bronson, en ce moment !) sous le titre : « WENN DIE HÖLLE LOSBRICHT ». La copie vaut à peine une vieille VHS, mais comprend au moins une v.o. Pour le fan exhaustif, donc.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 09:56

Les deux chocs consécutifs que furent « LE DERNIER DES MOHICANS », puis « HEAT », ont donné à Michael Mann un crédit illimité auprès de ses admirateurs. « RÉVÉLATIONS », excellent film par ailleurs, suscita un engouement démesuré, même s’il n’était pas tout à fait au niveau de ses deux chefs-d’œuvre, « ALI » ressemblait à du Oliver Stone jusque dans ses montages et re-montages, « COLLATERAL » et « MIAMI VICE » étaient brillants stylistiquement parlant, mais froids et trop longs.

Malgré tout, l’annonce d’une vie de Dillinger par l’auteur de « HEAT », fit battre le cœur des cinéphiles pendant des mois. La déception causée par « PUBLIC ENEMIES » est à la hauteur de l’attente. Ce qui frappe avant toute chose, c'est la laideur agressive du rendu de l’image HD, qui ôte toute poésie au film et ne laisse pas profiter du travail de l'excellent chef-opérateur Dante Spinetti, puis l’insignifiance des deux vedettes : Johnny Depp dans son sempiternel numéro taciturne, et Christian Bale falot et inexpressif. N’est pas De Niro et Pacino qui veut ! D'ailleurs, il semblerait que Mann ait du mal à se trouver des vedettes s’intégrant bien à son univers. Ses réussites avec « Bob » et « Al », ou Daniel Day-Lewis, tendent à démontrer qu'il a besoin de vraies « pointures », ce que – malgré leurs qualités – ne sont tout de même pas Depp, Bale, Will Smith ou Colin Farrell.

Souvent réduit à des poursuites en voiture, des fusillades nocturnes interminables, « PUBLIC ENEMIES » ne décolle jamais, et donne envie de revoir le « DILLINGER » de John Milius, certes moins clinquant, mais autrement plus authentique.

Il n’empêche… On a trop aimé « LE DERNIER DES MOHICANS » et « HEAT », pour ne pas continuer à espérer.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 19:55

Acteur de second plan, à la carrière discrète, DeForest Kelley est entré dans les mémoires, pour son rôle de Doc McCoy dans la série TV « STAR TREK », et ses dérivés cinématographiques. Sa distinction, son regard pénétrant, en ont également fait une silhouette remarquée dans le western.

On le voit en shérif ou en docteur dans la série « THE LONE RANGER », dans le rôle d’un des frères Earp dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », en prisonnier qui finit par tuer Lee Marvin dans « L’ARBRE DE VIE », en hors-la-loi de la bande de Widmark dans « LE TRÉSOR DU PENDU », en méchant repenti dans « L'HOMME AUX COLTS D’OR », il apparaît cinq fois dans « TRACKDOWN » dont deux dans le rôle du bandit Tom Dooley, et dans trois « AU NOM DE LA LOI ».

Kelley joue un shérif dans « LES ÉPERONS NOIRS ». Il tourne encore quelques films mineurs, mais l’essentiel de sa carrière se résumera à partir de 1966 à ses apparitions dans « STAR TREK ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:06

Fut un temps – lointain – où les téléfilms étaient appelés « dramatiques » et étaient diffusés en direct, après des semaines de répétition, comme au théâtre. Des réalisateurs comme Arthur Penn ou John Frankenheimer ont fait leurs armes dans cet art bourgeonnant, et des comédiens inconnus comme James Dean, Charlton Heston, Paul Newman et bien d’autres, s’y sont fait remarquer des agents de casting de la Côte Ouest.

De ces films à la technique rudimentaire, que reste-t-il aujourd'hui ? Des « kinémascopes », autrement des enregistrements faits sur pellicule, en filmant tout bêtement un moniteur de TV. L’infatigable édition Criterion vient de sortir une compilation de huit films, tirés de séries mythiques telles que « PLAYHOUSE 90 », ou « KRAFT TELEVISION THEATRE ». Certains eurent un tel succès, qu'ils furent adaptés au cinéma, comme « MARTY » ou « REQUIEM POUR UN POIDS-LOURD » et « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES ».

Le couple Rod Steiger-Nancy Marchand semble plus réaliste que celui du long-métrage tiré de « MARTY », Jack Palance n’a jamais été plus fascinant qu’en boxeur qui a pris trop de coups sur la tête, Cliff Robertson et Piper Laurie sont des alcooliques, Paul Newman un joueur de baseball, etc.

Bien sûr, l’image malgré tous les efforts de l’éditeur, est parfois dans un état lamentable, mais pour le coup, cela fait presque partie du charme.

« THE GOLDEN AGE OF TELEVISION » est plus qu’une compilation de téléfilms poussiéreux, c'est un véritable bond dans le passé.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 08:40

Le discret réalisateur Robert Mulligan, a rarement signé de film anodin, il a touché à plusieurs genres (dont le western avec « L'HOMME SAUVAGE »), et « DAISY CLOVER, LA JEUNE REBELLE », s’il ne fait pas partie de ses chefs-d’œuvre, est un de ses films les plus étranges.

Sous couvert d’une « success story » hollywoodienne, le film suit le destin d’une gamine pauvre des années 30, propulsée superstar par un mogul manipulateur. Dès le départ, Mulligan prend le parti de styliser décors et costumes, au point qu'il est difficile de définir précisément l’époque à laquelle se déroule l’action : les immenses intérieurs immaculés, généralement déserts, donnent la sensation de plus en plus étouffante, que Daisy passe d’une cage à l’autre, plus ou moins dorée, jusqu'à n’être plus qu’une souris effrayée, entre les griffes de son mentor.

Bien sûr, l’idée de distribuer Natalie Wood, ex-enfant star, dans ce personnage était judicieuse, même si elle a dix ans de trop, ce qui change tout de même la donne. L’actrice, enlaidie par des perruques peu convaincantes, projette une image fabriquée, façonnée de toutes pièces, aligne des mimiques soigneusement étudiées, jusqu'à l’écœurement, jusqu'à la névrose. Peu à peu, entre les mains d’un amant narcissique, d’un boss omniprésent, d’une sœur profiteuse, elle perd son âme, pour n’être plus que la « petite fiancée de l’Amérique », une image ripolinée qu'elle refuse d’endosser. Le rêve devient sordide, la nuit de noces se déroule dans un motel infâme en bord de route, et l’amant de ses rêves, s’avère être un narcissique homosexuel, amoureux de lui-même. Le jeune Robert Redford est d'ailleurs étonnant, dans ce personnage tout en creux et en absence, une enveloppe vide, sous un physique parfait. Christopher Plummer lui, semble moins à son aise, dans un rôle odieux, qui nécessitait probablement un comédien plus âgé et charismatique, qu'il ne l’était à l’époque. Ruth Gordon est excellente, en mère à moitié givrée de Daisy, et Roddy McDowall a un rôle discret, presque fantomatique, d’homme à tout faire du producer, qu’on devine prêt à toutes les basses œuvres.

Trop long – plus de deux heures – alourdi par des numéros musicaux sans grand intérêt, « DAISY CLOVER, LA JEUNE REBELLE » a des allures de mauvais rêve, de fable théâtrale, déconnectée du réel. C'est ce qui en fait la singularité, mais trace aussi ses limites, car à l’instar de Daisy, on finit par suffoquer dans cet univers factice, sans horizon.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:36

Des quatre westerns télé que l’acteur-producteur Sam Elliott tourna d'après des textes de Louis L’Amour, « CONAGHER » est le dernier, et le moins intéressant. On sent dès le début, une volonté de total réalisme dans la description de la vie quotidienne dans l'Ouest, et même dans la façon de filmer visages et paysages. C'est très louable en soi, mais l’austérité se transforme souvent en pauvreté, et la monotonie s’installe trop souvent. Le refus du spectaculaire, jusque dans les fusillades, finit par rendre le film soporifique.

Le scénario – co-écrit par Elliott et son épouse Katharine Ross – est languissant, linéaire, et ce qui en fait le cœur, autrement dit l’amour naissant entre Conagher et la belle veuve, n’est traité que par touches éparses. On retient la belle idée du film : ces poèmes qu’écrit Evie, et qu'elle accroche à des « tumbleweeds » roulant dans la prairie, et qui sont récupérés par Elliott, des kilomètres plus loin, mais cela ne suffit évidemment pas à combler les trous d’une relation trop survolée.

« CONAGHER » perd trop de temps à suivre son héros, luttant contre des voleurs de bétail, et le parti-pris de photo (elle aussi excessivement réaliste) offre bien trop de plans sous-exposés, à l’image charbonneuse.

Reste que Katharine Ross, plus mûre que le souvenir qu’on gardait d'elle, est émouvante, que Sam Elliott dont la moustache n’a jamais été aussi énorme, joue son rôle habituel de « lonesome cowboy » avec flegme, et qu'ils sont entourés de seconds rôles vétérans comme James Gammon, Paul Koslo, Dub Taylor, et même Ken Curtis, un survivant de l’époque héroïque de John Ford.

Trop long, trop lent, sans réelle émotion, « CONAGHER » vaut le coup d’œil pour quelques scènes réussies, un dialogue parfois heureux (« Qui vous a refilé ce cocard ? » demande un gamin à Conagher amoché. « Personne, j'ai dû me battre, pour l’avoir ! »).

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:17

Sergio Leone a déclaré avoir pensé à Eli Wallach, pour tenir le rôle de Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », après l’avoir vu dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », et apprécié son « numéro de clown ».

En costume noir, l’œil rusé, Wallach apparaît en pilleur de train nommé Charlie Gant (malgré un accent mexicain à couper au couteau !), et partage ses quelques scènes, avec George Peppard jouant le shérif.

Ce qu’on sait moins, c'est qu’un autre acteur du chef-d’œuvre de Leone apparaît également dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST » : Lee Van Cleef en personne, qui fait un passage fugitif, dans le rôle de « Monty », un pirate de rivière, qui s’attaque à la famille de Karl Malden. Une quasi-figuration, qui finira exactement de la même façon que dans « R­ÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » pour Van Cleef : un poignard en plein cœur !

Leurs sketches se passant à des époques différentes, les futurs Tuco et Sentenza n’ont donc aucune opportunité de se croiser, mais la chose sera réparée quatre ans plus tard.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:22

Acteur mexicain, très actif depuis le début des années 40, il a joué toutes sortes de rôles, endossé à peu près toutes les nationalités et ethnies, à la façon de son compatriote Anthony Quinn, mais sa carrière fut plus discrète.

Il a tourné quelques westerns, comme « LES CHEYENNES » de Ford, où il était un chef insoumis, et « LES VOLEURS DE TRAINS », en flic de l’agence Pinkerton. Ricardo Montalban, mort il y a quelques mois, aurait eu 89 ans aujourd'hui.

Feliz cumpleaños, donc…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:28

Ancien enfant-acteur découvert par Disney, Kurt Russell n’a pas tourné énormément de westerns, mais chacune de ses incursions fut marquante, à sa manière. 

À l’âge de 12 ans, il incarne le rôle-titre des « VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », dans l’excellente série TV suivant un convoi de colons, en route pour la Californie. Le gamin précoce y jouait avec un talent évident, sans jamais céder aux mimiques éculées des acteurs de son âge, assurant en plus, la narration en voix « off ».

C'est toujours à la TV, qu’on le voit dans neuf épisodes de « SUGARFOOT », dans deux « VIRGINIEN », cinq « DANIEL BOONE », deux « GUNSMOKE » (mais qui n’en a pas tourné ?).

La série « SUR LA PISTE DES CHEYENNES » lui offre un de ses premiers rôles « adultes », celui de « Deux Personnes » Beaudine, un blanc élevé par les Indiens, partant à la recherche de sa sœur.

Kurt Russell s'éloigne ensuite du western, même si sa prestation dans « NEW YORK 1997 », est un aveuglant pastiche de Clint Eastwood dans les films de Leone (accentué par la présence face à lui, de l’emblématique Lee Van Cleef).

Il n’y revient que pour « TOMBSTONE », où enfin débarrassé de son physique resté trop longtemps juvénile, il campe un des plus convaincants Wyatt Earp de mémoire de cinéphile, loin de tout héroïsme bidon, mais non dénué de grandeur. Avec sa grosse moustache, son œil d’acier, son tempérament sanguin, Russell signa une composition en tous points remarquable.

À quand un nouveau retour au Far West ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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