Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:29

Récemment oscarisé pour « LUKE LA MAIN FROIDE », George Kennedy prend la relève de Yul Brynner, pour une seconde sequel du chef-d’œuvre de John Sturges, à nouveau tournée à Almeria. Cette fois-ci, il s’agit de libérer un leader révolutionnaire (Fernándo Rey, qui jouait un prêtre, dans le film précédent), des mains d’un sadique officier.

Mélangeant la recette de la « franchise » avec le « western Zapata » alors très à la mode, grâce à « EL CHUNCHO » ou « COMPANEROS ! », « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES » n’est pas à proprement parler un échec, puisqu’il demeure un bon film d’aventures, visuellement soigné, et plutôt bien interprété, mais il souffre vraiment de la comparaison avec l’original, et malgré tous les reproches qu’on a pu faire à l’encontre de Brynner, celui-ci avait au moins un look singulier, et une personnalité complètement hors-norme, que ne possède absolument pas Kennedy. Celui-ci est un bon second rôle, mais n’a jamais eu les épaules pour soutenir un film tout entier, et cela se ressent rudement dans ce 3ème film.

Heureusement, Paul Wendkos l’a bien entouré de James Whitmore, Michael Ansara et surtout Joe Don Baker, particulièrement attachant, en tireur d’élite manchot, qui se lie d’amitié avec le « black » du groupe. Le scénario lui, suit le cheminement habituel, avec d’amusantes trouvailles, lors du long recrutement des « magnifiques », et un clin d’œil sympathique, avec la présence du gamin mexicain collant aux basques de Whitmore, et qui sous le surnom d’Emil, cache en fait le futur Emiliano Zapata ! À part cela, c'est la routine : présentation des héros, première bataille, préparatifs, re-bataille, mort des trois-quarts des mercenaires, et petite morale douce-amère, à l’épilogue.

Moins mauvais que « LE RETOUR DES 7 », moins franchement « fun » que « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES », ces « COLTS… » sont acceptables comme passe-temps inoffensif, mais le Chris de George Kennedy est définitivement le moins réussi de la série.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
commenter cet article
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 16:18

Classique mineur du film noir, « THE LINEUP » est un bel exercice de style de Don Siegel, qui – après un début laborieux, suivant un tandem de flics – se concentre sur un autre duo, autrement plus captivant.

Eli Wallach et Robert Keith, deux tueurs à gages, sont chargés de récupérer des sachets d’héroïne, et d’éliminer les transporteurs innocents au passage. Le premier, « Dancer », est selon les termes de son co-équipier, un « psychopathe désinhibé », une sorte de brute sournoise et inculte, adorant donner la mort. Le second est peut-être pire encore : théoricien du crime, il coache son partenaire, l’instruit, le calme, et note soigneusement dans un petit carnet, les derniers mots de ses victimes, avec une gourmandise mal dissimulée. Conduits à travers San Francisco par un chauffeur alcoolique (Richard Jaeckel), ils ont quelques heures pour remplir leur mission, et rendre la drogue à « The Man », un dangereux caïd en fauteuil roulant. Évidemment, rien ne se passe comme prévu…

Si le film est un peu trop touristique, et s’attarde complaisamment sur les sites de San Francisco, si les scènes avec les flics sexagénaires en costard-cravate et chapeau mou, sont franchement ennuyeuses comme c'est fréquemment le cas dans les polars de cette époque, tout ce qui concerne les tueurs est hautement réjouissant. Wallach compose un personnage unique, inflammable et incontrôlable, et son rapport extrêmement malsain à son collègue, oscille entre l’homosexualité quasiment affichée, et la relation gourou-disciple. Quand Robert Keith parle de lui, c'est comme de sa créature, de son « golem » personnel : « Il n’y a jamais eu personne comme Dancer », s’extasie-t-il, l’œil humide.

Écrit par Stirling Silliphant, un des grands scénaristes des seventies, « THE LINEUP » fonce droit devant, ne souffre d’aucun chichi, et s’achève brutalement, en pleine action.

Et le « Dancer » fait partie, avec Tuco, le Don Altobello du « PARRAIN III », des tout meilleurs rôles d’Eli Wallach.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
commenter cet article
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:38

Troisième et ultime sequel du film de John Sturges, « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES » est certainement la meilleure, car la plus décomplexée par rapport à son modèle.

Chris est devenu shérif d’une petite ville, et le scénario le présente à la manière du Pat Garrett de Peckinpah : il a décidé de se ranger, s’est marié, et a arrêté ses propres amis (« Les temps changent », dit-il, « Ils n’ont pas su le voir »). Dur et intransigeant, il accepte pour faire plaisir à sa femme, de libérer un jeune voyou, qui kidnappe aussitôt celle-ci, la viole et la tue. On reconnaît le discours sécuritaire des années 70, surtout dans la façon très peu légale, dont Chris se venge ensuite.

Le film met longtemps à vraiment démarrer, et quand on se retrouve enfin au Mexique, dans la situation habituelle des premiers films, le village à défendre est peuplé de jeunes (et belles) veuves, prêtes à tout pour complaire à leurs sauveurs obligés de se convertir à la polygamie. Le ton est alors à la série B ludique et pince-sans-rire, et Chris lui-même trouve chaussure à son pied, quelques jours à peine après l’assassinat de sa femme.

Beaucoup de thèmes du western sont esquissés dans « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES » : un reporter suit Chris pour écrire sa biographie, en citant approximativement John Ford et sa phrase sur la réalité et la légende, le héros est présenté comme un opportuniste sans cœur, qui s’adapte aux temps modernes, et les « gunfighters » se posent des questions sur leur postérité (« Si personne ne survit pour raconter ce qui s’est passé ici, quelle sera notre gloire ? »).

La vraie bonne idée du film, est d’avoir offert le rôle de Chris à Lee Van Cleef, qui a rarement semblé aussi à l’aise à l’écran. Muni de sa pipe inamovible, d’une peu seyante moumoute, il compose avec autorité un personnage à la limite de l’antipathie, capable de tuer sans ciller. Autour de lui, les seconds rôles ont une certaine épaisseur : Luke Askew est excellent, Ed Lauter, James B. Sikking ou Ralph Waite existent vraiment. Mariette Hartley (à qui Van Cleef faisait subir les derniers outrages dans « BARQUERO ») joue la jeune mariée naïve et trop généreuse, et un tout jeune Gary Busey apparaît en voyou imbécile, abattu de sang-froid par Chris.


C'est rapide, bien filmé, simple et efficace, et la musique d’Elmer Bernstein fait toujours son petit effet. Nous sommes évidemment loin des grands westerns classiques, mais en tant que film de série sans autre ambition que distraire, ce dernier voyage de Chris au Mexique, est une bonne surprise.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
commenter cet article
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:21

Intéressant épisode de « THE BARBARA STANWYCK SHOW », qui réunit trois vétérans du western : Stanwyck elle-même, Michael Ansara (le Cochise de la série TV tirée de « LA FLÈCHE BRISÉE ») et Julie London (« L'HOMME DE L’OUEST »), sous la direction de l’excellent téléaste Don Medford, lui-même habitué au Far West.

« NIGHT VISITORS » est un huis clos théâtral, dans lequel une bourgeoise en partance pour l’Europe, est attaquée chez elle par une inconnue armée, qui se fait d’abord passer pour la maîtresse de son mari, mais révèle bientôt être la femme du majordome, et réclame l’argent de son coffre.

Si on a souvent vu Stanwyck dans cet emploi de femme menacée (« RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR »), la révélation du téléfilm est indéniablement Julie London. Outre le fait qu'elle n’a jamais été plus rayonnante, elle surprend dans ce rôle de garce vulgaire et amorale, prête à tout pour de l’argent et des fourrures. L’affrontement des deux femmes, qui au fond se ressemblent énormément, est le cœur de ce mini-film, très bien dialogué, au suspense constant, malgré son décor unique, et son manque d’action.

À l’issue de cette soirée d’angoisse, la bourgeoise hautaine et âpre au gain, saura admettre que son ennemie n’était que le reflet peu flatteur d’elle-même, et prendra le chemin de la rédemption.

Repost 0
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:22

En voyant « LE RETOUR DES 7 », on imagine très bien les brainstormings qui ont dû avoir lieu pendant la production : le Mexique est trop cher ? Pas de souci, on déménage en Espagne, où se tournent tous les westerns italiens. Steve McQueen refuse de reprendre le rôle de Vin ? No problemo : on n’a qu’à enrôler un autre acteur de série TV… Tiens ! Robert Fuller qui joue dans « LA GRANDE CARAVANE ». Horst Buchholz n’est pas dispo ? On prendra un acteur sur place. Il faut des « tronches » ? Warren Oates et Claude Akins valent bien Bronson et Coburn, non ? Et puis Burt Kennedy est plus jeune – et certainement moins cher – que John Sturges. Emballé, c'est pesé !

Et c'est vraiment là qu’on réalise que « LES 7 MERCENAIRES », sans Sturges, sans Vaughn, Bronson, Coburn, McQueen, et malgré la présence de Yul Brynner et de la BO d’Elmer Bernstein, ce n’est plus grand-chose. Cette sequel tournée six ans après l’original est un pâle remake, au scénario anémique, aux péripéties maladroitement démarquées du film de 1960. La présence même de Brynner ne fait que renforcer la faiblesse du film, poussant automatiquement à la comparaison permanente. Oates joue un mélange de McQueen et Brad Dexter, Akins ressemble vaguement à Bronson, et les figurants espagnols ne ressemblent à rien. Quant à Emilio Fernández, bien qu'il soit réellement mexicain, et malgré sa « gueule » insensée, il ne fait vraiment pas le poids avec le souvenir encore vivace d’Eli Wallach.


En fait, ce film inutile et bêtement redondant, ne fait que prouver par l’absurde, le talent des auteurs de l’original. Les deux autres sequels, grâce à la présence d’autres comédiens pour jouer Chris, sauront s'éloigner du modèle, et trouver leur identité propre.

Grâce à ce « RETOUR DES 7 », on ne peut que se dire que la réussite du premier film ne devait rien au hasard. Cela va sans dire, mais c'est parfois bon de rappeler des évidences !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
commenter cet article
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 10:01

Bon, d'accord… « ANNIE HALL », « UNE AUTRE FEMME », « CRIMES ET DÉLITS », « HANNAH ET SES SŒURS » et même « MANHATTAN MURDER MYSTERY » sont déjà loin. D'accord, sa dernière décennie n’a cessé de décevoir ses admirateurs de la première heure, avec de temps en temps des éclairs de génie. Bien sûr, la promesse d’un prochain film avec la Première Dame de France inquiète… Il n’empêche que Woody Allen tourne toujours son film par an, régulièrement, sans fléchir. Qu'il fête aujourd'hui ses 74 ans, et que la photo ci-dessous le montre quasiment en cowboy. C'était dans l’absurde « MORCEAUX CHOISIS », où il coupait Sharon Stone en tranches, dans un rôle de… boucher texan.

Happy birthday, Mr. Allen…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 08:16

Le dimanche 29 novembre, la chaîne Direct 8 a diffusé « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » en prime-time, et touché 1.160000 spectateurs, et fait 7,7% d’audience, ce qui est un record. Pas mal, pour un film datant de plus de 40 ans, multi-rediffusé, disponible pour quelques euros à peu près partout ! La magie de Mr. Clint, très probablement.


Toujours est-il qu’une telle victoire valait bien qu’on revienne en clin d’œil complice, sur une des plus belles fautes de raccord de l’Histoire du western.

Alors qu'il ramène trois hors-la-loi pour se faire juger, Eastwood est agressé par l’un d’eux, le vindicatif Bruce Dern. S’ensuit une bagarre sauvage, dans le sable blanc comme du sel.


Jusque là, rien que de très normal. Jusqu'au moment où la barbe de Bruce Dern se met à pousser d’un plan à l’autre de façon alarmante, passant d’une ombre de deux jours, à une grosse barbe bien fournie ! Est-ce sous l’effet des coups ? Du soleil du désert ?


Il semblerait plutôt que la séquence a dû être jugée trop mollassonne par le monteur, qui a demandé de retourner quelques « inserts », pour dynamiser la baston. Plans qui ont dû être tournés plusieurs semaines après le tournage officiel. Si Eastwood avait gardé la même tête, le pauvre Dern avait laissé pousser sa barbe, qui devait être « raccord » sur un autre film. Qu’à cela ne tienne ! Dans le mouvement, personne n’y verra que du feu, avait dû se dire Ted Post.

Eh bien… C'est raté ! Fort heureusement, cela n'a pas ôté au public l'envie de revoir, re-revoir et revoir encore ce bon western de transition de Clint Eastwood. La preuve !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:32

Gary Cooper fut une icône du western, et y consacra l’essentiel de sa carrière, et Jack Elam fut un de ses seconds rôles les plus prolifiques. Étonnant qu'ils ne se soient croisés que deux fois, et… très fugitivement. 

La première fut en 1952, pour « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ». Cooper sentant la fin arriver, ouvre la porte de sa cellule, pour libérer le pochetron local, Elam, qui s’en montre fort aise. Durée de la rencontre : dix secondes.

Deux ans plus tard, les deux comédiens se retrouvent pour « VERA CRUZ ». Cette fois, Cooper arrive dans un village mexicain, et dit bonjour à un « gringo » (Elam, toujours), assis sur les marches de la cantina. L’autre lui répond en armant bruyamment son pistolet, l’air revêche. Durée du face à face : dix secondes.

En tout vingt secondes donc, lors desquelles deux acteurs du western, chacun à une extrémité de l’échelle du star system, ont fait route commune.

Repost 0
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:23

Le Far West d’Allan Dwan a tout de l’image d’Épinal, contrastant fortement avec un scénario plutôt violent, qui aurait pu être traité de façon beaucoup moins jolie. La vraie star de « LA REINE DE LA PRAIRIE », c'est incontestablement le Montana, magnifiquement filmé sous toutes les coutures, avec ses montagnes bleutées, ses plaines verdoyantes et ses forêts de pins. On est loin des habituels déserts inhospitaliers du western.

Bien sûr, beaucoup de détails ont vieilli dans le film : la vision des Indiens d’abord, qui se partagent entre les brutes sanguinaires et ivrognes (saluant par un « Hugh ! » hilarant), et les gentils « intégrés » qui sont allés faire leurs études chez les Blancs. Campés par des comédiens lourdement grimés, vêtus de tenues à franges immaculées, et parlant un Anglais rudimentaire, les pauvres « natives » offrent un triste spectacle. Puis les séquences nocturnes – assez nombreuses – filmées en nuits américaines préhistoriques, qui datent terriblement le film.

Mais malgré tout, malgré aussi le fait que Barbara Stanwyck paraît trop âgée pour son rôle, que « Ronnie » Reagan n’a vraiment pas l’air d’un tireur d’élite, « LA REINE DE LA PRAIRIE » fonctionne encore. Par son rythme qui ne faiblit jamais, sa naïveté sympathique, et un esthétisme manifeste dans les plans d’extérieur.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît Anthony Caruso en méchant renégat (même si 50 ans plus tard, il faut bien admettre qu'il ne dit pas que des bêtises !), Gene Evans, la jolie Yvette Duguay en squaw jalouse, et bien sûr l’indispensable Jack Elam, avec une chemise bleue-électrique du plus bel effet, dans un rôle de porte-flingue.

 

À NOTER : le film fait partie du coffret « ALLAN DWAN – UNE LÉGENDE D’HOLLYWOOD », récemment sorti en zone 2. Nous y reviendrons.

Repost 0
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 09:50

Si aujourd'hui, on se souvient encore de Richard Crenna, c'est grâce à son rôle de colonel (à prononcer avec un accent guttural) dans les trois premiers « RAMBO », qu'il endossa après le départ inopiné de Kirk Douglas, qui tenait absolument à tuer Stallone dans le premier film.


Acteur de télévision, affable et volontiers ironique, Crenna a tourné quelques westerns comme « LES DYNAMITEROS », « CATLOW », « LES COLTS AU SOLEIL » ou « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT » (pas que des chefs-d’œuvre, c'est vrai !), et il apparut à la TV dans « COLORADO ».

Crenna aurait eu 83 ans, aujourd'hui. Happy birthday, colonel…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens