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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11

Si son premier film « RESERVOIR DOGS » a toujours fait l’unanimité, depuis « PULP FICTION » c'est systématiquement la même rengaine : Tarantino est-il un génie ou un farceur ? Ses films sont-ils des monuments de sophistication ou des fourre-tout narcissiques et masturbatoires ? Son dialogue surabondant est-il éblouissant ou juste soporifique ?

Ce n’est pas avec « INGLOURIOUS BASTERDS » qu’on aura une réponse tranchée ! Sur 2 H 30, « QT » aligne de looooooongues séquences figées, où des personnages assis les uns en face des autres (dans une ferme, en forêt, dans un café, dans un bunker, dans un restaurant, etc.) échangent d’interminables répliques, jusqu'à la conclusion parfois explosive, parfois plate et décevante. En cela, « INGLOURIOUS BASTERDS » se rapproche du film à sketches, où il y a par définition à prendre et à jeter.

Le plaisir du film vient indéniablement des numéros de Christopher Waltz qui jouit visiblement de chaque seconde de présence à l’écran, dans un rôle de nazi cruel et mondain et de Brad Pitt en grande forme. Curieux d'ailleurs, que cet acteur irritant dans ses rôles de bellâtres, atteigne une certaine forme de génie dans les emplois de composition comme le serial killer de « KALIFORNIA » ou plus récemment le demeuré tête-à-claques de « BURN AFTER READING ». Ici, prognathe et l’air idiot, il joue un scalpeur d’Allemands (ce qu'il faisait déjà dans « LÉGENDES D’AUTOMNE ») avec une verve inouïe.

Le film s’achève par une réplique (« Je crois bien que je viens de signer mon chef-d’œuvre ») qui en dit long sur la modestie de l’auteur. Enseveli sous les clins d’œil plus ou moins lisibles, sous les hommages plus ou moins subtils, alternant les musiques de westerns italiens avec la chanson de David Bowie tirée de « LA FÉLINE », n’hésitant pas à faire massacrer tout l’État-Major allemand, Hitler compris, par ses héros, « INGLOURIOUS BASTERDS » amuse par ses côtés « couillons » et adolescents, fatigue par son auto-complaisance, endort par sa longueur injustifiée et confirme que Tarantino devrait peut-être revenir à un cinéma plus personnel comme « JACKIE BROWN », son film le moins aimé mais le plus mature.

Après, concernant ces « BASTERDS », c'est vraiment chacun ses goûts : Le film est  noté 8,5/10 sur IMDB ! Comme quoi...

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 09:37

D'accord, sa filmographie comprend plus de navets désolants (« SALUT L’AMI, ADIEU LE TRÉSOR », « LE SPÉCIALISTE »), que de bons films (« COMPAÑEROS ! »), mais Sergio Corbucci demeure profondément ancré dans la mémoire des amateurs de westerns, qu'ils soient italiens ou non, grâce à ses deux chefs-d’œuvre : « DJANGO », qui définit une esthétique au genre, et surtout « LE GRAND SILENCE », œuvre complètement à part, à l’envoûtement durable. 

Au vu du reste de sa carrière, on a du mal à comprendre comment « l’autre Sergio » (son surnom) a pu trouver l’autodiscipline de signer d’aussi bons films, car hormis l’assez correct « EL MERCENARIO », ses autres westerns comme « RINGO AU PISTOLET D’OR », « NAVAJO JOE » ou « FAR WEST STORY » n’ont vraiment rien de pépites méconnues.

Quoiqu’il en soit, Sergio Corbucci est entré dans le panthéon des westerners grâce à deux pures merveilles, ce qui n’est déjà pas si mal. Il aurait eu 83 ans aujourd'hui. Buon compleanno, don Sergio !

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 19:09

« PURGATORY » est basé sur une fort sympathique idée : un jeune naïf, amateur de « dime novels » sur les légendes de l'Ouest, se retrouve dans une ville étrange, peuplée de célèbres hors-la-loi, morts depuis longtemps, et attendant d’être guidés vers le Ciel ou l’Enfer, selon leur comportement dans ce village-purgatoire, où il est interdit de jurer, de boire, et où l’on va à l’Église tous les soirs.

Le film est un pur fantasme de « fan », un rêve d’enfant, qui finit par notre naïf, faisant le coup de feu, dans la grand-rue, aux côtés de Will Bill Hickok, Doc Holliday, Billy the Kid et Jesse James. Rien que ça !


Le réalisateur allemand Uli Edel qui nous avait habitués à bien pire (le terrifiant « BODY » avec Madonna !) a soigné son visuel, bien choisi ses acteurs, la photo est jolie. En fait, le problème majeur de « PURGATORY » est qu'il y avait à peine matière à remplir un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes, et que l’histoire est étirée, délayée, allongée sur trois fois ce temps-là, et finit par perdre toute substance, toute urgence.

Reste que le décor de cette « ville parfaite » du Far West est réussi, que Sam Shepard est excellent en Hickok pacifiste, qu’Eric Roberts et le toujours drôle Peter Stormare sont des « villains » de premier ordre, qu’on voit même le vieux R.G. Armstrong en passeur d’âmes conduisant une diligence, et que la BO de Brad Fiedel ajoute à la dimension surnaturelle du film, sans trop appuyer sur les effets.

« PURGATORY » est donc un film d’amoureux du western, et en cela demeure extrêmement attachant, mais le scénario est vraiment trop anémique pour tenir la distance. Nullement désagréable, cependant…

 

À NOTER : le film est sorti en France sous le titre explicite de « LA VILLE DES LÉGENDES DE L’OUEST ».

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 09:51

Réalisateur allemand, il a signé des chefs-d’œuvre jamais contestés tels que « METROPOLIS » ou « M. LE MAUDIT », avant son exil aux U.S.A., pour fuir le nazisme.

Fritz Lang a tâté de tous les genres, et aussi étonnant que cela puisse paraître, y compris le western. Il a signé « LES PIONNIERS DE LA WESTERN UNION », « LE RETOUR DE FRANK JAMES », son film-culte « L’ANGE DES MAUDITS » (qui au passage, mériterait une belle réédition DVD, au lieu des copies délavées en circulation) avec sa compatriote Marlène Dietrich.

Il aurait eu 118 ans, aujourd'hui. Alles gute zum Geburstag, herr Lang !

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:25

Entre 1995 et ’98, après 45 années de bons et loyaux services à Hollywood et en Europe, après avoir écumé des centaines de plateaux de télévision, accepté les rôles les plus ingrats, joui sur le tard d’un vedettariat inespéré, Charles Bronson a achevé son parcours à la TV, dans trois téléfilms intitulés « FAMILY OF COPS », qui auraient dû donner naissance à une série régulière si la santé de l’acteur septuagénaire n’avait pas décliné.

Créée par Joel Blasberg, cette trilogie met en scène un vieux commissaire juif de Milwaukee, et sa famille nombreuse, tous plus ou moins dans la police. Bronson joue Paul Fein, un personnage qui a bien quinze ans de moins que son interprète, et force est de reconnaître que « Harmonica » a bien changé. Le visage arrondi, une bonne bedaine, la moustache en baguette, Bronson joue ce patriarche avec un détachement inédit chez lui, une sorte d’absence souriante. Comme dans le magnifique « INDIAN RUNNER » de Sean Penn, il incarne un veuf, et lors d’une séquence du 1er premier film, pleure (photo du dessous) en parlant de sa femme. Encore du jamais vu !
 
Bronson se montre d'ailleurs plutôt plus expansif que d’habitude, même s’il assure quelques séquences d’action (minimes !) et n’hésite pas à jouer des poings. Il a même une love story évolutive sur les trois films avec sa co-équipière jouée par sa nouvelle épouse Kim Weeks (très bien, d'ailleurs), qui prend ainsi la succession de Jill Ireland comme partenaire attitrée de l’acteur.

Les films étant tournés au Canada, le n°1 fut réalisé par Ted Kotcheff (« RAMBO »), et comprend de bons acteurs comme John Vernon, Lesley-Anne Down, Simon McCorkindale, Daniel Baldwin, et surtout Angela Featherstone jouant la cadette à problèmes de la famille Fein et donne un peu de peps à l’ensemble.
 

Dès le n°2, la plupart des comédiens changent – pas pour le meilleur – et le ton policier s’abâtardit de « soap » familial. Le 3ème film donne de plus en plus d’importance à la famille, reléguant Bronson à des apparitions sporadiques et on devine que la tendance se serait accentuée, si la série avait continué.

Une fin de carrière sans grand éclat mais nullement honteuse pour un des comédiens américains les plus durablement populaires du cinéma U.S., qui s’en est allé sur la pointe des pieds et mourut trois ans après le dernier tour de manivelle.
 

À NOTER : les films furent diffusés en France sous les titres « TEL P­ÈRE… TELS FLICS ! », « LE JUSTICIER BRAQUE LA MAFIA » et « LE JUSTICIER REPREND LES ARMES ».

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:42

Dans la biographie de Warren Oates, ses amis témoignent que, même à ses débuts, l’acteur ne cessait de travailler, et que les producteurs et réalisateurs des séries TV dans lesquelles il tournait, le réclamaient systématiquement à nouveau.

C'est ainsi qu'il apparut pas moins de cinq fois dans « AU NOM DE LA LOI », à chaque fois dans des personnages différents, et parfois même sous des noms modifiés (Warren Oats, ou Warren M. Oates). Si dans « THE MARTIN POSTER », il n’a qu’un rôle minuscule, Oates tient de bons rôles secondaires dans « DIE BY THE GUN », « THE LEGEND », « ANGELA », et tient le devant de la scène dans « THE LAST RETREAT », dans un rôle de hors-la-loi venu se venger de celui qui le dénonça, et qu'il compte bien humilier avant de l’abattre.


Il est regrettable que Steve McQueen et Warren Oates – aujourd'hui acteurs-culte, chacun à sa façon – ne se croisèrent jamais au grand écran, hormis dans « DIXIE DYNAMITE », une série B de 1976, dans laquelle McQueen, semi-retraité, est venu faire quelques cascades à moto.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:25

Fils de l’acteur Lloyd Bridges, il a tourné avec les plus grands, sans jamais devenir superstar. « THE BIG LEBOWSKI » des frères Coen a fait de lui une sorte d’icône décalée. Et tout le monde attend les retrouvailles du trio, pour le remake de « 100 $ POUR UN SHÉRIF ».


Jeff Bridges
a longtemps joué les jeunots, les têtes brûlées, pendant des années, il a fait plus jeune que son âge, et puis subitement, on s’aperçoit qu'il a… 60 ans. En fait, il les a même aujourd'hui !

Happy birthday, Jeff…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 08:04

« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » fait partie des grands classiques du genre, de ces films qu’on cite systématiquement quand on parle du western, et qu’apprécient même ceux qui détestent habituellement le Far West hollywoodien. Pourtant, pas d’Indiens, nulle chevauchée, aucune poursuite, et un « gunfight » qui ne survient qu’à la toute fin. Une sorte de « western en chambre », porté par le charisme de Gary Cooper, et l’habileté du montage, qui suit les règles du film à suspense.

Mais ce qu’on sait moins du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », c'est qu'il a fait des petits ! Deux, en tout cas. Le premier « HIGH NOON PART 2 : THE RETURN OF WILL KANE » (1980) fut même écrit pour la télévision, par Elmore Leonard. Bien sûr, Lee Majors à la place de Cooper, ce n’est pas tout à fait la même chose, et Katherine Cannon reprenait le rôle de Grace Kelly. De retour à Hadleyville, après quelques années, Kane retrouve sa ville sous la coupe d’un shérif tyrannique (Pernell Roberts), et tente d’aider un vagabond (David Carradine) accusé à tort. Le film sortit en VHS en France, sous le titre « TERREUR À HADLEYVILLE ».

Exactement vingt ans plus tard, Rod Hardy tourne un remake du film de Fred Zinnemann, sous le même titre de « HIGH NOON », également pour la TV : cette fois, l’excellent Tom Skerritt et Susanna Thompson incarnent Will et Amy Kane, la très « hot » Maria Conchita Alonso campe Helen Ramirez, l’ex de Kane, et Michael Madsen est l’affreux Frank Miller.
On peut discuter de l'utilité de tels produits dérivés, mais quoiqu'il en soit, Mr. Zinnemann peut continuer de dormir sur ses deux oreilles !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 20:45

Elle a débuté en terroriste dans la série TV de Burt Reynolds « B.L. STRYKER », puis s’est tournée vers un cinéma plus « sérieux », et depuis enchaîne les films d’auteur ambitieux, qu'elle alterne avec des produits plus commerciaux. C'est elle qui a remplacé Jodie Foster, dans « HANNIBAL ». 

Depuis quelque temps, ses films semblent moins passionnants, mais Julianne Moore n’a que 49 ans (qu'elle fête aujourd'hui), elle est toujours aussi incroyablement belle, et elle ne devrait pas tarder à retrouver des scénarios à sa mesure. Dans un western, tiens !

Happy birthday, Julianne…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:22

Lee Marvin participa à trois épisodes de la série « LES INCORRUPTIBLES » : « THE NICK ACROPOLIS STORY » où il jouait un gangster réglo, « A FIST OF FIVE », en flic ripou, et « ELEMENT OF DANGER », le plus intéressant, où il incarne Victor Rait, un porte-flingue à moitié fou, drogué à l’adrénaline, et se mettant lui-même dans des situations excessivement périlleuses, pour jouir du danger. « Travailler avec toi, c'est comme saigner en présence d’un requin », commente d'ailleurs un de ses acolytes.


Chargé d’une cargaison d’opium, pour le compte de l’industriel Victor Jory, autre « méchant » de haut-vol, habitué au western, Lee Marvin se jette sciemment dans la gueule du loup, en se faisant passer pour un témoin, et en se rendant dans les locaux d’Eliot Ness, pour faire sa déposition.

L’épisode, un des très bons crus de la série, vaut avant tout pour l’extraordinaire composition de Marvin, qui interprète ce personnage de malade mental avec nuances, un psychopathe capable d’exploser pour des broutilles, de tuer son propre patron sur un coup de tête, et de renoncer à un million de dollars, pour le seul plaisir de tuer. Victor Rait, c'est du pur concentré de Lee Marvin, dont on retrouve cette façon inimitable de manier les armes à feu, ce sourire blasé, et ces effrayantes colères homicides. D'ailleurs, lors de l'une d'elles, sa voix de basse dérape dans les aigus, et c'est encore plus réaliste.

La réédition des la série « LES INCORRUPTIBLES » ne fait que confirmer qu'elle est une de celles qui a le moins vieilli des années 50-60, et qui – en fermant les yeux sur quelques décors un peu fauchés – se hisse facilement au niveau de certains films de cinéma de cette période.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE MARVIN
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