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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:59

Avalanche d’anniversaires, aujourd'hui ! Kim Basinger, la seule comédienne qui embellisse en vieillissant, vient d’avoir 56 ans, et à chaque film se révèle en plus, en net progrès. Un cas !


Le vétéran de la scène et du second rôle, Lee J. Cobb aurait eu 98 ans, s’il n’était décédé en 1976.

Et David Carradine, mort il y a six mois, dans d’étranges circonstances, aurait eu 73 ans.

Sans oublier le réalisateur Richard Fleischer, qui aurait fêté ses 93 ans.

Une belle affiche, à qui nous souhaitons un happy birthday groupé…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:19

Il est des films qu’on est bien content de découvrir tardivement. Ainsi « LE TERRITOIRE DES MORTS », énième film de zombies de l’initiateur du genre, George Romero, prend-il une saveur toute particulière, cinq ans après sa réalisation. Si en 2005, ce mélange de SF et d’horreur « gore », mix décomplexé de « NEW YORK 1997 » et « MAD MAX », avait dû sembler gentiment subversif, il prend une tout autre résonnance, en ces années de crise mondiale. Il pourrait même être le film emblématique des années 2010 !

Dans « LE TERRITOIRE DES MORTS », la terre grouille de zombies, les très riches se sont réfugiés dans des tours de luxe imprenables, les pauvres croupissent dans des bidonvilles insalubres, et les zombies qu’on est bien obligé de voir comme un nouveau Tiers-Monde, se font systématiquement massacrer. Jusqu'à ce que l’un d’eux, un colosse noir, semble s’éveiller à une forme de conscience, puis forcément, de révolte. Et mène ses troupes en décomposition à l’assaut des tours.

Romero a visiblement plus de moyens que d’habitude, et la facture de son film s’en ressent. C'est très bien photographié, monté avec rythme, rarement ridicule (hormis ces plans obligatoires et superflus de zombies se bâfrant d’entrailles fumantes), et les personnages sont bien typés. Simon Baker (vedette de l’excellente série TV « THE MENTALIST ») est un héros sympathique, mais il ne fait pas le poids, face à des partenaires peu connus pour leur sobriété comme Dennis Hopper, Asia Argento ou John Leguizamo.

« LE TERRITOIRE DES MORTS », sans atteindre la forme de perfection du remake de Romero « L’ARMÉE DES MORTS » de la même période, est un des films les plus accomplis de son auteur, dont le message passe cinq sur cinq. Et comme pour le film de Barry Levinson « DES HOMMES D’INFLUENCE » (qui avait « deviné » la guerre en Irak, le MonicaGate), bravo pour le sens prémonitoire !

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 20:05

« INCIDENT OF THE MISPLACED INDIANS » fait partie des bons épisodes de la 1ère saison de « RAWHIDE », car bénéficiant déjà d’une « guest » de choix : Kim Hunter, qui fut la sensuelle Stella de « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR », et se fera (hélas ?) connaître sous le masque de la guenon Zira dans la franchise de « LA PLANÈTE DES SINGES ». Entièrement centré sur elle, l’épisode lui offre le rôle d’une veuve de missionnaire, rendue folle par la peur et la solitude, qui empoisonne des Indiens pacifiques, avant d’être recueillie par nos cowboys préférés. En bonne paranoïaque manipulatrice, elle jette son dévolu sur Rowdy, dont le talon d’Achille a toujours été les dames, et le dresse contre ses compagnons de route.


Kim Hunter est absolument remarquable, jouant jusqu'au bout de l’ambiguïté de son personnage, dont on ne saura jamais vraiment à quel point elle simulait la folie et l’amnésie. Face à elle, Clint Eastwood trouve l’occasion d’approfondir son rôle, laissant apparaître ses failles et faiblesses, et… son intelligence quelque peu limitée. Le personnage de l’Indien Delaware, vêtu en croque-mort, un chapeau dissimulant sa coiffure « Iroquois », est assez effrayant. Comme la Mort qui poursuit Amelia, attendant son heure.

Quelques 38 ans plus tard, Eastwood devenu le réalisateur que l’on connaît, offrira un petit rôle à Kim Hunter dans son « MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL ».
 

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 16:46

Sam Elliott et son épouse Katharine Ross, ont tourné sept films ensemble, dont cinq westerns. La personnalité rugueuse de Monsieur, alliée à sa voix caverneuse, et sa généreuse pilosité, contrastait idéalement avec la douceur de Madame, ses traits délicats et sa silhouette gracile.

En 1978, alors que le cinéma cherchait encore à capitaliser sur le succès de « L’EXORCISTE », ils sont partis pour l’Angleterre, tourner « PSYCHOSE PHASE 3 » (fabuleux titre français, qui n’a rien à voir avec rien !), sous la direction d’un bon réalisateur, Richard Marquand, qui signera « LE RETOUR DU JEDI », et l’excellent thriller « À DOUBLE TRANCHANT ».

Hélas, le scénario ne laissait guère de chance à quiconque de briller. C'est une sorte de « DIX PETITS NÈGRES », mâtiné de démonologie, tourné en huis clos dans une magnifique demeure, dans laquelle quelques cabots brittons comme Charles Gray ou Hildegard Neil et même le chanteur Roger Daltrey, sont venus payer leurs impôts. On peut au début, se laisser prendre par la claustrophobie de l’ambiance, surtout lors du passage où le couple vole une Rolls pour s’enfuir, et que toutes les routes qu'ils empruntent, les ramènent systématiquement à la maison maudite. Une vraie logique de cauchemar, assez stressante.


Pour le reste, on suit passivement une succession de meurtres méthodiques et peu imaginatifs, en attendant la résolution finale d’une énigme qui… ne vient jamais. Le méchant disciple de Satan moribond, se devait de tuer tout le monde, sauf son héritière. Voilà tout !

Sam Elliott, qui paraît déguisé sans son stetson et ses colts, fait ce qu'il peut d’un rôle inepte de « fiancé » bougon, et le seul vrai point positif du film, c'est encore le plaisir de revoir Katharine Ross, la « Sundance woman », plus ravissante que jamais, et qui a bien du mérite d’avoir gardé son sérieux, pendant quelques séquences impossibles à jouer.

« PSYCHOSE PHASE 3 » est une série B de son époque, mais vu le talent des artistes impliqués, on eût aimé qu'ils se rencontrent en meilleure occasion.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:45

Nous apprenons le décès, à la fin novembre, du comédien de second rôle Warren Vanders, âgé de 79 ans, et aperçu dans bon nombre de westerns, essentiellement à la télévision.

Il fut un personnage récurrent de la série « EMPIRE », on l’a vu dans « LA GRANDE VALLÉE », « BONANZA », dans douze « GUNSMOKE », et au cinéma dans « VIOLENCE À JERICHO » et « UNE BIBLE ET UN FUSIL », « LA POURSUITE SAUVAGE ».

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:46

Alors qu'il s’est toujours proclamé acteur de théâtre avant tout, Eli Wallach n’a jamais cessé de tourner, tout et n'importe quoi, avec un entrain jamais pris en défaut, voltigeant du plateau d’un Elia Kazan à celui d’un Gérard Oury, en passant par Sergio Leone et Francis Coppola. Nous avons souvent dit tout le bien que nous pensions de l'homme et de l’acteur, dont deux « bandidos » mexicains ont définitivement marqué l’Histoire du western : le mécréant Calvera des « 7 MERCENAIRES », et Tuco, le génial voleur de poules du « BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

Aujourd'hui, Eli Wallach fête ses 94 ans, il est annoncé dans « L'HOMME DE L’OMBRE », le dernier film de Polanski.
Happy birthday, Mr. Wallach…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 19:52

D’origines italiennes, Frank DeKova fut un des ces seconds couteaux, qu’on reconnaît de film en film, mais dont tout le monde – jusqu'à présent – ignore le nom. Avec sa peau mate, son long visage impavide, son œil froid et inexpressif, DeKova fut très souvent casté dans des rôles d’Indiens peu sympathiques. Il a aligné un nombre impressionnants de « peaux-rouges » : dans « LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS », « LE SORCIER DU RIO GRANDE », « L’AIGLE SOLITAIRE », « LE JUSTICIER SOLITAIRE », « THE WHITE SQUAW », « LE JUGEMENT DES FLÈCHES », « RIDE OUT FOR REVENGE », « LES TÉMÉRAIRES », sans oublier les dizaines d’épisodes de séries TV où il a remis sa coiffe emplumée, comme dans « CHEYENNE », où il incarna pas moins de… sept rôles de chefs de tribu différents, et même dans « LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE ». Il joua même un Indien comique, dans un personnage récurrent de la série "F TROOP". 

Sorti de sa réserve, DeKova a joué quelques prêtres mexicains (« L'HOMME DE LA PLAINE », « LA POTENCE EST POUR DEMAIN »), des révolutionnaires (« VIVA ZAPATA ! »), des hors-la-loi (« LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS », « VIOLENCE AU KANSAS »).


Le reste du temps, on l’a vu en mafioso, et un de ses rôles les plus marquants demeure le garagiste qui possède un puma en cage dans « MITRAILLETTE KELLY », où il est franchement dérangeant, en dégénéré incontrôlable.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 18:07

Magnifique générique pour « THE MAGGIE STORM STORY », épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », réalisé par Stuart Rosenberg (« LUKE LA MAIN FROIDE »), et interprété par l’émouvante Patricia Neal et l’inquiétant Vic Morrow.

Le scénario est bâti autour de la personnalité de Maggie, qui dirige une boîte de nuit où se déroulent toutes sortes de trafics illégaux. Chanteuse à la voix râpeuse, à l’humour abrasif, au goût prononcé pour le whisky, Maggie est un peu fanée, mais toujours séduisante, et tous les hommes lui tournent autour. Même Eliot Ness n’est pas totalement insensible. C'est dire ! Mais Maggie est la propriété du maître des lieux, un caïd mystérieux qu’on ne voit jamais. Et pour cause, l'homme est mort il y a des années, et elle entretient son souvenir, pour garder les soupirants à distance, et gagner en crédibilité dans le Milieu. Belle trouvaille de scénariste.

Le film tient entièrement sur les épaules de Patricia Neal, aussi fragile et désabusée qu'elle le sera bientôt dans « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS » (son plus beau rôle), et qui crée un personnage « borderline », loin de tout cliché. Morrow est parfait en tueur au cran d’arrêt, odieux et brutal, et on reconnaît des « tronches » de l’époque comme Frank DeKova.


À noter que dans cet épisode, on aperçoit Robert Stack sortant de sa douche, une serviette autour des reins, preuve rarissime et irréfutable qu'il ne dort pas avec son costume trois-pièces et son chapeau…

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:35

Certains acteurs semblent unis par un lien étrange et invisible, qui les suit tout au long de leur carrière, de façon évidente ou parfois plus souterraine. Ainsi, Delon et Belmondo, Depardieu et Dewaere en France, Douglas et Lancaster, De Niro et Pacino, Stallone et Schwarzenegger, et Lee Marvin et Charles Bronson.

Les deux derniers ont débuté en 1950 dans le même film, la comédie de guerre « LA MARINE EST DANS LE LAC ». Marvin est décédé le premier, après avoir fini un autre film de guerre (celle-ci l’aura décidément poursuivi jusqu'au bout !), « DELTA FORCE », où il reprenait un rôle écrit pour… Charles Bronson.


Bronson, acheva sa carrière dans le 3ème téléfilm de la série TV « 
FAMILY OF COPS ». Entretemps, Bronson sera apparu dans 269 films et téléfilms, et Marvin en aura tourné dix de plus !

De longs parcours, parsemés de chefs-d’œuvre, de nanars, de grands films populaires, pour deux « hombre » vétérans de la WW2, spécialisés dans les personnages de durs à cuire, et qui connurent le succès sur le tard, malgré des physiques à mille lieux des canons hollywoodiens.


Nous avons retrouvé la toute première apparition des deux compères dans « LA MARINE EST DANS LE LAC » : Marvin (au milieu) passe le balai sur le pont (en compagnie de Jack Warden), et Bronson (à l'arrière-plan) travaille sur les cordages. La toute première fois que leurs visages pas encore familiers, impressionna la pellicule.


Plusieurs décennies plus tard, la dernière image de Lee Marvin le montre, prêt à embarquer dans un avion-cargo avec Chuck Norris, et celle de Bronson est un sourire un peu lointain, alors qu'il regarde son petit-fils, lors d’une fête de famille. L'un s'est émacié en vieillissant, l'autre a pris quelques kilos...

Il s’en sera passé des choses, entre ces images noir & blanc, et celles en couleurs !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11

Si son premier film « RESERVOIR DOGS » a toujours fait l’unanimité, depuis « PULP FICTION » c'est systématiquement la même rengaine : Tarantino est-il un génie ou un farceur ? Ses films sont-ils des monuments de sophistication ou des fourre-tout narcissiques et masturbatoires ? Son dialogue surabondant est-il éblouissant ou juste soporifique ?

Ce n’est pas avec « INGLOURIOUS BASTERDS » qu’on aura une réponse tranchée ! Sur 2 H 30, « QT » aligne de looooooongues séquences figées, où des personnages assis les uns en face des autres (dans une ferme, en forêt, dans un café, dans un bunker, dans un restaurant, etc.) échangent d’interminables répliques, jusqu'à la conclusion parfois explosive, parfois plate et décevante. En cela, « INGLOURIOUS BASTERDS » se rapproche du film à sketches, où il y a par définition à prendre et à jeter.

Le plaisir du film vient indéniablement des numéros de Christopher Waltz qui jouit visiblement de chaque seconde de présence à l’écran, dans un rôle de nazi cruel et mondain et de Brad Pitt en grande forme. Curieux d'ailleurs, que cet acteur irritant dans ses rôles de bellâtres, atteigne une certaine forme de génie dans les emplois de composition comme le serial killer de « KALIFORNIA » ou plus récemment le demeuré tête-à-claques de « BURN AFTER READING ». Ici, prognathe et l’air idiot, il joue un scalpeur d’Allemands (ce qu'il faisait déjà dans « LÉGENDES D’AUTOMNE ») avec une verve inouïe.

Le film s’achève par une réplique (« Je crois bien que je viens de signer mon chef-d’œuvre ») qui en dit long sur la modestie de l’auteur. Enseveli sous les clins d’œil plus ou moins lisibles, sous les hommages plus ou moins subtils, alternant les musiques de westerns italiens avec la chanson de David Bowie tirée de « LA FÉLINE », n’hésitant pas à faire massacrer tout l’État-Major allemand, Hitler compris, par ses héros, « INGLOURIOUS BASTERDS » amuse par ses côtés « couillons » et adolescents, fatigue par son auto-complaisance, endort par sa longueur injustifiée et confirme que Tarantino devrait peut-être revenir à un cinéma plus personnel comme « JACKIE BROWN », son film le moins aimé mais le plus mature.

Après, concernant ces « BASTERDS », c'est vraiment chacun ses goûts : Le film est  noté 8,5/10 sur IMDB ! Comme quoi...

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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