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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 19:52

D’origines italiennes, Frank DeKova fut un des ces seconds couteaux, qu’on reconnaît de film en film, mais dont tout le monde – jusqu'à présent – ignore le nom. Avec sa peau mate, son long visage impavide, son œil froid et inexpressif, DeKova fut très souvent casté dans des rôles d’Indiens peu sympathiques. Il a aligné un nombre impressionnants de « peaux-rouges » : dans « LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS », « LE SORCIER DU RIO GRANDE », « L’AIGLE SOLITAIRE », « LE JUSTICIER SOLITAIRE », « THE WHITE SQUAW », « LE JUGEMENT DES FLÈCHES », « RIDE OUT FOR REVENGE », « LES TÉMÉRAIRES », sans oublier les dizaines d’épisodes de séries TV où il a remis sa coiffe emplumée, comme dans « CHEYENNE », où il incarna pas moins de… sept rôles de chefs de tribu différents, et même dans « LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE ». Il joua même un Indien comique, dans un personnage récurrent de la série "F TROOP". 

Sorti de sa réserve, DeKova a joué quelques prêtres mexicains (« L'HOMME DE LA PLAINE », « LA POTENCE EST POUR DEMAIN »), des révolutionnaires (« VIVA ZAPATA ! »), des hors-la-loi (« LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS », « VIOLENCE AU KANSAS »).


Le reste du temps, on l’a vu en mafioso, et un de ses rôles les plus marquants demeure le garagiste qui possède un puma en cage dans « MITRAILLETTE KELLY », où il est franchement dérangeant, en dégénéré incontrôlable.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 18:07

Magnifique générique pour « THE MAGGIE STORM STORY », épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », réalisé par Stuart Rosenberg (« LUKE LA MAIN FROIDE »), et interprété par l’émouvante Patricia Neal et l’inquiétant Vic Morrow.

Le scénario est bâti autour de la personnalité de Maggie, qui dirige une boîte de nuit où se déroulent toutes sortes de trafics illégaux. Chanteuse à la voix râpeuse, à l’humour abrasif, au goût prononcé pour le whisky, Maggie est un peu fanée, mais toujours séduisante, et tous les hommes lui tournent autour. Même Eliot Ness n’est pas totalement insensible. C'est dire ! Mais Maggie est la propriété du maître des lieux, un caïd mystérieux qu’on ne voit jamais. Et pour cause, l'homme est mort il y a des années, et elle entretient son souvenir, pour garder les soupirants à distance, et gagner en crédibilité dans le Milieu. Belle trouvaille de scénariste.

Le film tient entièrement sur les épaules de Patricia Neal, aussi fragile et désabusée qu'elle le sera bientôt dans « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS » (son plus beau rôle), et qui crée un personnage « borderline », loin de tout cliché. Morrow est parfait en tueur au cran d’arrêt, odieux et brutal, et on reconnaît des « tronches » de l’époque comme Frank DeKova.


À noter que dans cet épisode, on aperçoit Robert Stack sortant de sa douche, une serviette autour des reins, preuve rarissime et irréfutable qu'il ne dort pas avec son costume trois-pièces et son chapeau…

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:35

Certains acteurs semblent unis par un lien étrange et invisible, qui les suit tout au long de leur carrière, de façon évidente ou parfois plus souterraine. Ainsi, Delon et Belmondo, Depardieu et Dewaere en France, Douglas et Lancaster, De Niro et Pacino, Stallone et Schwarzenegger, et Lee Marvin et Charles Bronson.

Les deux derniers ont débuté en 1950 dans le même film, la comédie de guerre « LA MARINE EST DANS LE LAC ». Marvin est décédé le premier, après avoir fini un autre film de guerre (celle-ci l’aura décidément poursuivi jusqu'au bout !), « DELTA FORCE », où il reprenait un rôle écrit pour… Charles Bronson.


Bronson, acheva sa carrière dans le 3ème téléfilm de la série TV « 
FAMILY OF COPS ». Entretemps, Bronson sera apparu dans 269 films et téléfilms, et Marvin en aura tourné dix de plus !

De longs parcours, parsemés de chefs-d’œuvre, de nanars, de grands films populaires, pour deux « hombre » vétérans de la WW2, spécialisés dans les personnages de durs à cuire, et qui connurent le succès sur le tard, malgré des physiques à mille lieux des canons hollywoodiens.


Nous avons retrouvé la toute première apparition des deux compères dans « LA MARINE EST DANS LE LAC » : Marvin (au milieu) passe le balai sur le pont (en compagnie de Jack Warden), et Bronson (à l'arrière-plan) travaille sur les cordages. La toute première fois que leurs visages pas encore familiers, impressionna la pellicule.


Plusieurs décennies plus tard, la dernière image de Lee Marvin le montre, prêt à embarquer dans un avion-cargo avec Chuck Norris, et celle de Bronson est un sourire un peu lointain, alors qu'il regarde son petit-fils, lors d’une fête de famille. L'un s'est émacié en vieillissant, l'autre a pris quelques kilos...

Il s’en sera passé des choses, entre ces images noir & blanc, et celles en couleurs !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11

Si son premier film « RESERVOIR DOGS » a toujours fait l’unanimité, depuis « PULP FICTION » c'est systématiquement la même rengaine : Tarantino est-il un génie ou un farceur ? Ses films sont-ils des monuments de sophistication ou des fourre-tout narcissiques et masturbatoires ? Son dialogue surabondant est-il éblouissant ou juste soporifique ?

Ce n’est pas avec « INGLOURIOUS BASTERDS » qu’on aura une réponse tranchée ! Sur 2 H 30, « QT » aligne de looooooongues séquences figées, où des personnages assis les uns en face des autres (dans une ferme, en forêt, dans un café, dans un bunker, dans un restaurant, etc.) échangent d’interminables répliques, jusqu'à la conclusion parfois explosive, parfois plate et décevante. En cela, « INGLOURIOUS BASTERDS » se rapproche du film à sketches, où il y a par définition à prendre et à jeter.

Le plaisir du film vient indéniablement des numéros de Christopher Waltz qui jouit visiblement de chaque seconde de présence à l’écran, dans un rôle de nazi cruel et mondain et de Brad Pitt en grande forme. Curieux d'ailleurs, que cet acteur irritant dans ses rôles de bellâtres, atteigne une certaine forme de génie dans les emplois de composition comme le serial killer de « KALIFORNIA » ou plus récemment le demeuré tête-à-claques de « BURN AFTER READING ». Ici, prognathe et l’air idiot, il joue un scalpeur d’Allemands (ce qu'il faisait déjà dans « LÉGENDES D’AUTOMNE ») avec une verve inouïe.

Le film s’achève par une réplique (« Je crois bien que je viens de signer mon chef-d’œuvre ») qui en dit long sur la modestie de l’auteur. Enseveli sous les clins d’œil plus ou moins lisibles, sous les hommages plus ou moins subtils, alternant les musiques de westerns italiens avec la chanson de David Bowie tirée de « LA FÉLINE », n’hésitant pas à faire massacrer tout l’État-Major allemand, Hitler compris, par ses héros, « INGLOURIOUS BASTERDS » amuse par ses côtés « couillons » et adolescents, fatigue par son auto-complaisance, endort par sa longueur injustifiée et confirme que Tarantino devrait peut-être revenir à un cinéma plus personnel comme « JACKIE BROWN », son film le moins aimé mais le plus mature.

Après, concernant ces « BASTERDS », c'est vraiment chacun ses goûts : Le film est  noté 8,5/10 sur IMDB ! Comme quoi...

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 09:37

D'accord, sa filmographie comprend plus de navets désolants (« SALUT L’AMI, ADIEU LE TRÉSOR », « LE SPÉCIALISTE »), que de bons films (« COMPAÑEROS ! »), mais Sergio Corbucci demeure profondément ancré dans la mémoire des amateurs de westerns, qu'ils soient italiens ou non, grâce à ses deux chefs-d’œuvre : « DJANGO », qui définit une esthétique au genre, et surtout « LE GRAND SILENCE », œuvre complètement à part, à l’envoûtement durable. 

Au vu du reste de sa carrière, on a du mal à comprendre comment « l’autre Sergio » (son surnom) a pu trouver l’autodiscipline de signer d’aussi bons films, car hormis l’assez correct « EL MERCENARIO », ses autres westerns comme « RINGO AU PISTOLET D’OR », « NAVAJO JOE » ou « FAR WEST STORY » n’ont vraiment rien de pépites méconnues.

Quoiqu’il en soit, Sergio Corbucci est entré dans le panthéon des westerners grâce à deux pures merveilles, ce qui n’est déjà pas si mal. Il aurait eu 83 ans aujourd'hui. Buon compleanno, don Sergio !

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 19:09

« PURGATORY » est basé sur une fort sympathique idée : un jeune naïf, amateur de « dime novels » sur les légendes de l'Ouest, se retrouve dans une ville étrange, peuplée de célèbres hors-la-loi, morts depuis longtemps, et attendant d’être guidés vers le Ciel ou l’Enfer, selon leur comportement dans ce village-purgatoire, où il est interdit de jurer, de boire, et où l’on va à l’Église tous les soirs.

Le film est un pur fantasme de « fan », un rêve d’enfant, qui finit par notre naïf, faisant le coup de feu, dans la grand-rue, aux côtés de Will Bill Hickok, Doc Holliday, Billy the Kid et Jesse James. Rien que ça !


Le réalisateur allemand Uli Edel qui nous avait habitués à bien pire (le terrifiant « BODY » avec Madonna !) a soigné son visuel, bien choisi ses acteurs, la photo est jolie. En fait, le problème majeur de « PURGATORY » est qu'il y avait à peine matière à remplir un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes, et que l’histoire est étirée, délayée, allongée sur trois fois ce temps-là, et finit par perdre toute substance, toute urgence.

Reste que le décor de cette « ville parfaite » du Far West est réussi, que Sam Shepard est excellent en Hickok pacifiste, qu’Eric Roberts et le toujours drôle Peter Stormare sont des « villains » de premier ordre, qu’on voit même le vieux R.G. Armstrong en passeur d’âmes conduisant une diligence, et que la BO de Brad Fiedel ajoute à la dimension surnaturelle du film, sans trop appuyer sur les effets.

« PURGATORY » est donc un film d’amoureux du western, et en cela demeure extrêmement attachant, mais le scénario est vraiment trop anémique pour tenir la distance. Nullement désagréable, cependant…

 

À NOTER : le film est sorti en France sous le titre explicite de « LA VILLE DES LÉGENDES DE L’OUEST ».

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 09:51

Réalisateur allemand, il a signé des chefs-d’œuvre jamais contestés tels que « METROPOLIS » ou « M. LE MAUDIT », avant son exil aux U.S.A., pour fuir le nazisme.

Fritz Lang a tâté de tous les genres, et aussi étonnant que cela puisse paraître, y compris le western. Il a signé « LES PIONNIERS DE LA WESTERN UNION », « LE RETOUR DE FRANK JAMES », son film-culte « L’ANGE DES MAUDITS » (qui au passage, mériterait une belle réédition DVD, au lieu des copies délavées en circulation) avec sa compatriote Marlène Dietrich.

Il aurait eu 118 ans, aujourd'hui. Alles gute zum Geburstag, herr Lang !

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:25

Entre 1995 et ’98, après 45 années de bons et loyaux services à Hollywood et en Europe, après avoir écumé des centaines de plateaux de télévision, accepté les rôles les plus ingrats, joui sur le tard d’un vedettariat inespéré, Charles Bronson a achevé son parcours à la TV, dans trois téléfilms intitulés « FAMILY OF COPS », qui auraient dû donner naissance à une série régulière si la santé de l’acteur septuagénaire n’avait pas décliné.

Créée par Joel Blasberg, cette trilogie met en scène un vieux commissaire juif de Milwaukee, et sa famille nombreuse, tous plus ou moins dans la police. Bronson joue Paul Fein, un personnage qui a bien quinze ans de moins que son interprète, et force est de reconnaître que « Harmonica » a bien changé. Le visage arrondi, une bonne bedaine, la moustache en baguette, Bronson joue ce patriarche avec un détachement inédit chez lui, une sorte d’absence souriante. Comme dans le magnifique « INDIAN RUNNER » de Sean Penn, il incarne un veuf, et lors d’une séquence du 1er premier film, pleure (photo du dessous) en parlant de sa femme. Encore du jamais vu !
 
Bronson se montre d'ailleurs plutôt plus expansif que d’habitude, même s’il assure quelques séquences d’action (minimes !) et n’hésite pas à jouer des poings. Il a même une love story évolutive sur les trois films avec sa co-équipière jouée par sa nouvelle épouse Kim Weeks (très bien, d'ailleurs), qui prend ainsi la succession de Jill Ireland comme partenaire attitrée de l’acteur.

Les films étant tournés au Canada, le n°1 fut réalisé par Ted Kotcheff (« RAMBO »), et comprend de bons acteurs comme John Vernon, Lesley-Anne Down, Simon McCorkindale, Daniel Baldwin, et surtout Angela Featherstone jouant la cadette à problèmes de la famille Fein et donne un peu de peps à l’ensemble.
 

Dès le n°2, la plupart des comédiens changent – pas pour le meilleur – et le ton policier s’abâtardit de « soap » familial. Le 3ème film donne de plus en plus d’importance à la famille, reléguant Bronson à des apparitions sporadiques et on devine que la tendance se serait accentuée, si la série avait continué.

Une fin de carrière sans grand éclat mais nullement honteuse pour un des comédiens américains les plus durablement populaires du cinéma U.S., qui s’en est allé sur la pointe des pieds et mourut trois ans après le dernier tour de manivelle.
 

À NOTER : les films furent diffusés en France sous les titres « TEL P­ÈRE… TELS FLICS ! », « LE JUSTICIER BRAQUE LA MAFIA » et « LE JUSTICIER REPREND LES ARMES ».

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:42

Dans la biographie de Warren Oates, ses amis témoignent que, même à ses débuts, l’acteur ne cessait de travailler, et que les producteurs et réalisateurs des séries TV dans lesquelles il tournait, le réclamaient systématiquement à nouveau.

C'est ainsi qu'il apparut pas moins de cinq fois dans « AU NOM DE LA LOI », à chaque fois dans des personnages différents, et parfois même sous des noms modifiés (Warren Oats, ou Warren M. Oates). Si dans « THE MARTIN POSTER », il n’a qu’un rôle minuscule, Oates tient de bons rôles secondaires dans « DIE BY THE GUN », « THE LEGEND », « ANGELA », et tient le devant de la scène dans « THE LAST RETREAT », dans un rôle de hors-la-loi venu se venger de celui qui le dénonça, et qu'il compte bien humilier avant de l’abattre.


Il est regrettable que Steve McQueen et Warren Oates – aujourd'hui acteurs-culte, chacun à sa façon – ne se croisèrent jamais au grand écran, hormis dans « DIXIE DYNAMITE », une série B de 1976, dans laquelle McQueen, semi-retraité, est venu faire quelques cascades à moto.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:25

Fils de l’acteur Lloyd Bridges, il a tourné avec les plus grands, sans jamais devenir superstar. « THE BIG LEBOWSKI » des frères Coen a fait de lui une sorte d’icône décalée. Et tout le monde attend les retrouvailles du trio, pour le remake de « 100 $ POUR UN SHÉRIF ».


Jeff Bridges
a longtemps joué les jeunots, les têtes brûlées, pendant des années, il a fait plus jeune que son âge, et puis subitement, on s’aperçoit qu'il a… 60 ans. En fait, il les a même aujourd'hui !

Happy birthday, Jeff…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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