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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:42

Il est un des comédiens les plus versatiles du cinéma français : le petit juge à lunettes de « Z », le braqueur fou de « FLIC STORY », le fasciste du « CONFORMISTE », le commissaire raciste du « GRAND PARDON », comptent parmi les grands rôles d’une filmo de 135 titres.

Sans oublier bien sûr, celui qui nous touche tout particulièrement : le justicier muet et tragique du « GRAND SILENCE ».

Aujourd'hui, Jean-Louis Trintignant fête ses 79 ans. Joyeux anniversaire…
TRINTIGNANT anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:45

AGENT DOUBLE (2)
Un vieil espion vendu à l’Ennemi, qui joue les mentors pour la jeune recrue chargée de le surveiller, une « agent spéciale » obnubilée par l’idée de coincer le traître depuis des années, la recrue dont le couple bat de l’aile… Des éléments familiers, qui font penser que AGENT DOUBLE« AGENT DOUBLE » aurait fait un véhicule exemplaire pour Al Pacino, qu’on aurait entouré de Matt Damon et Meryl Streep. Bien sûr, il aurait alors fallu rajouter quelques séquencesAGENT DOUBLE (3) d’action, une petite poursuite en hélico, une scène de sexe « hot », et une explosion de colère libératrice à la fin.

Mais « AGENT DOUBLE » a décidé de la jouer profil bas, et de traiter son scénario en mode intimiste, feutré, de prendre des comédiens subtils et peu connus du grand public. Ainsi, Chris Cooper, exceptionnel acteur de composition, au visage marqué et tourmenté, endosse-t-il brillamment le rôle paradoxal de ce bigot obsédé sexuel, de traître patriote, d’introverti exhibitionniste, auquel il donne une profondeur, une réalité inouïes. À ses côtés, Ryan Philipe fait étonnamment le AGENT DOUBLE (1)poids, et la scène de l’embouteillage, où il convainc Cooper de remonter dans sa voiture est franchement virtuose. La toujours remarquable Laura Linney, compose un personnage très concret de femme seule, tellement obsédée par son job, qu'elle en a oublié de vivre. Sans jamais céder à l’émotion facile, elle parvient à laisser filtrer un vrai désarroi. De bons seconds rôles comme Dennis Haysbert (le président Palmer de « 24 ») et la toujours sensuelle Kathleen Quinlan, complètent le tableau.

« AGENT DOUBLE » est un film exigeant, sans concession au spectaculaire, qu'il faut voir pour son scénario (tiré de faits réels) pétri d’ambiguïté, et surtout pour Chris Cooper, grand acteur trop rarement tête d’affiche.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:56

Entre deux épisodes de « AU NOM DE LA LOI », Steve McQueen prit le temps d’apparaître dans « HUMAN INTEREST STORY », un épisode de la 4ème saison de « ALFRED HITCHOCK PRÉSENTE », écrit par le grand Fredric Brown, d'après une de ses nouvelles : « THE LAST MARTIAN ».

HUMAN INTEREST
Le film se passe pour les trois-quarts dans un bar, où le reporter McQueen est appelé pour interviewer un client qui affirme… être un Martien, emprisonné dans un corps humain. S’engage un dialogue drolatique entre le supposé alien – le flegmatique Arthur Hill – et McQueen blasé, vaguement amusé, qui l’écoute patiemment.

L’étrange Martien parle de sa planète, de son évasion de prison, et McQueen décide de l’accompagner chez lui, pour rencontrer sa femme.

Rien que de très banal, jusqu'à la « chute » finale, marque de fabrique de la série, qui démontre que le pauvre type était bel et bien ce qu'il affirmait être, et que McQueen en est un également ! Qu'il a dû le supprimer pour qu'il n’alerte pas les Terriens, avant l’invasion imminente.
HUMAN INTEREST2 

Après avoir combattu le « Blob » dans « DANGER PLANÉTAIRE », Steve devient extra-terrestre lui-même, le temps de ce petit film sympathique et bien dialogué, qu'il anime de ses expressions cocasses.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 08:18

DISTRICT 9 (1)Disons-le tout net, « DISTRICT 9 » est avec « ESTHER », LA très bonne surprise de l’année.

DISTRICT 9Film de SF sud-africain, produit par Peter Jackson, le film accroche dès les toute premières images, pour aller crescendo jusqu'à sa fin ouverte. Le filmage « reportage » est – une fois n’est pas coutume – complètement justifié, la crédibilité totale et surtout, les F/X numériques sont indécelables. Le monde décrit dans « DISTRICT 9 », hormis la présence du ghetto desDISTRICT 9 (2) aliens, est le nôtre, avec son racisme, sa corruption, sa bureaucratie, et on se dit avec angoisse, que si les extra-terrestres débarquaient réellement chez nous, il y a de fortes chances que l’évènement ressemble plus à « DISTRICT 9 » qu’à « RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE » !

Maîtrisé du début à la fin, le film ne se contente pas d’aligner les morceaux de bravoure (et Dieu sait qu'il y a de quoi faire !), mais crée un « héros » d’une rare profondeur, un petit DISTRICT 9 (3)fonctionnaire bêtement zélé, un raciste de base, qui contaminé se mue progressivement en alien, et en une sorte de Spartacus à tête de crevette géante. Du grand art !

« DISTRICT 9 » fait partie du genre de film dont il vaut mieux n’avoir pas trop entendu parler avant de le voir, donc nous en resterons là. Il suffit de dire que le plaisir qu’on éprouve en le voyant, rappelle le choc que fut « STARSHIP TROOPERS » en son temps, ce qui n’est pas un mince compliment.

Chef-d’œuvre ? Pas loin, en tout cas…

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 17:27

La gravité des évènements, l’urgence de la chose, et l’importance primordiale (pesons nos mots !) des récentes nouvelles, développées dans un article d’hier, nous obligent à revenir sur un « topic » brûlant, qui ne peut laisser quiconque indifférent.

EGGER SOMOZA
Le chef de gare de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » a-t-il également incarné le croque-mort de « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » ?

Seule une comparaison photo pouvait apporter une réponse définitive. Eh bien, voilà : l’acteur allemand Josef « Joe » Egger ressemble effectivement comme un frère à l'anonyme chef de gare, mais un examen approfondi nous démontre (le spectateur assidu des « EXPERTS » suivra facilement) 1) que le nez est très différent 2) que la couleur des yeux n’est pas la même. Et enfin, que l'anonyme est infiniment plus rigolo – rien qu’en photo – que Egger.

EGGER SOMOZA (1)
Nous sommes donc en mesure de confirmer que le chef de gare est bien l’acteur qui joue également « grand-père » dans « MON NOM EST PERSONNE », et qui gémit d’angoisse en écoutant Terence Hill raconter son histoire d’oisillon recouvert de crotte.

Une légende est née… Mais elle n'a toujours pas de nom !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 10:36

« ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE » (également connu sous le titre « UN HOMME, UN CHEVAL, UN FUSIL »), qui faisait partie de nos « réclamations », est annoncé par M6 Vidéo, pour le mois de février 2010, en DVD zone 2.

L’occasion de découvrir Klaus Kinski dans un de ses meilleurs rôles dans le western : en vedette, dans un rôle positif (enfin… Tout est relatif, dans l'Ouest, surtout l'Ouest italien !), et jouant sobrement. Que demande le peuple ?

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:59

On se souvient dans « THE PLAYER » d’Altman, la façon dont les scénaristes « vendaient » leurs idées au producteur. Eh bien, pour « NOT FORGOTTEN », on imagine très bien le pitch : c'est « A HISTORY OF VIOLENCE » rencontre « MAN ON FIRE ».

Fillette kidnappée, pays d’Amérique Latine (le Mexique), identité du héros révélée peu à peu avec son cortège de violences et de secrets, on est vraiment en terrain familier, et le film a des allures de polar des années 70. La réalisation est plutôt télévisuelle, encombrée de timides effets « à la Tony Scott » peu nécessaires, et l’histoire tient en haleine, malgré quelques raccourcis trop sévères.

Irremplaçable enquêteur de la série « THE MENTALIST », Simon Baker semble un peu trop cérébral, pour ce personnage à facettes, dont on a du mal à imaginer le passé, de par l’aspect physique de son interprète. La sublime Paz Vega elle, continue d’être sublime (on l'y encourage, d'ailleurs !), dans un rôle plus effacé. On retrouve l’odieux commissaire de la série « THE SHIELD », Benito Martinez, en flic local.

« NOT FORGOTTEN » est tiré par les cheveux, manque visiblement de moyens, mais quelques séquences de pure violence sont bien maîtrisées, l’ambiance glauque des bas-fonds mexicains est parfaitement rendue, et le background religieux, entre Santeria et Vaudou, fait planer un malaise constant au-dessus du film.

Un agréable thriller en somme, qui ne laissera probablement pas grand souvenir, mais qui rappelle l’excellent « ROLLING THUNDER » de Paul Schrader, toujours inédit en DVD.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:18

À la fin de son autobiographie « LE FILS DU CHIFFONNIER », Issur Danielovich Demsky, dit « Kirk Douglas », s’étonnait d’avoir atteint les 70 ans. Ce qui laisse à supposer qu'il doit être vraiment TRÈS étonné de fêter aujourd'hui ses 93 printemps !

Il a été un grand producteur, un westerner de légende, un aventurier du cinéma hors du commun. Happy birthday, Mr. Douglas…

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 20:38

Tourné en 1962, « MAN IN THE MIDDLE » est un épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », et suit le destin d’un « petit homme », un ex-caïd spolié par ses associés, et qui vit aujourd'hui avec ses deux rats en cage, qu'il a nommés comme ses pires ennemis, et qu'il aime à tourmenter. Mais aussi avec sa femme amère et rancunière, qui ne cesse de lui rappeler ses promesses non-tenues.

L'homme – Martin Balsam – va organiser une manipulation experte, dresser ses ennemis l’un contre l’autre, et en ramasser les fruits. Mais c'est son talon d’Achille, sa femme, qui le perdra.


L’épisode, assez anodin, sans réel suspense, vaut surtout pour ses « guests » : Balsam d’abord, idéalement casté avec son physique passe-partout, et sa bonne bouille, Cloris Leachman en « poule » idiote et ingrate. On a du mal à reconnaître en cette jolie blonde, celle qui sera quelques années plus tard, la monstrueuse Frau Blücher (celle qui fait hennir les chevaux) de « FRANKENSTEIN JUNIOR » ! On voit également Gavin McLeod, le capitaine de « LA CROISIÈRE S’AMUSE », et le géant Mike Mazurki, vu dans tant de films noirs.

À l’issue de quelques poursuites et exécutions sommaires, « MAN IN THE MIDDLE » s’avèrera n’être au fond que l’histoire d’un amour raté, « La femme et le pantin » version Chicago…

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:06

« SIX FACES OF SATAN » est un des meilleurs épisodes de la série « MAN WITH A CAMERA », que tourna Charles Bronson en 1958. Réalisé par le talentueux Boris Sagal, le film parle tout simplement de lynchage, de l’horreur des mouvements de foule, de la folie homicide qui s’empare parfois des hommes, quand il fait chaud. Un thème westernien en diable !

Traînant dans un quartier populaire, un soir de canicule, le photographe Mike Kovac est témoin d’une scène : une jeune femme affirme avoir été agressée par un homme dans une ruelle. Kovac sait qu'elle ment, mais personne ne l’écoute. Peu à peu, tout le monde s’échauffe, et on accuse un minable racketteur du quartier. Bientôt, les habitants surexcités, s'apprêtent à rendre justice eux-mêmes. Bronson-Kovac saura les arrêter, en leur plaçant sous le nez, des photos qu'il vient de prendre, montrant leurs visages déformés par la haine.

« SIX FACES OF SATAN » est remarquable à plus d'un titre. D’abord son scénario, sans manichéisme, qui montre Bronson prendre la défense d’un individu qu'il méprise, mais qu'il sait innocent. C'est l’épisode qui utilise le mieux les talents de Kovac : ici il n’a rien d’un pseudo-flic ou « privé », c'est bien un photographe, qui se bat avec ses armes à lui.


Au côté de Bronson très en verve, retrouvant des attitudes d’ancien gosse des rues, quelques visages familiers, parmi lesquels Harry Dean Stanton, jouant le frère de la (fausse) victime.

« MAN WITH A CAMERA » fut une série sympathique mais inégale, et cet épisode pourrait être en quelque sorte le témoin de ce qu'elle aurait toujours dû être.

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