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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 17:00

7 MEN FROM NOW
Longtemps invisible, pour d’obscurs problèmes de droits, « 7 HOMMES À ABATTRE » est pourtant un des meilleurs westerns de Budd Boetticher, un des scénarios les plus imparables de Burt Kennedy.

7 MEN FROM NOW (5)Au-delà de la simple trame de vengeance classique, qui ne sert que de toile de fond, le film traite de nombreux thèmes, et présente des personnages étonnamment complexes et finement ciselés à l’écriture. Ainsi, la thématique essentielle semble-t-elle être dans la définition d’un homme7 MEN FROM NOW (1) dans l'Ouest. Le mari de Gail Russell, un brave citadin aventureux et sympathique, est ouvertement méprisé de tous : du hors-la-loi Lee Marvin, qui le traite de « moitié d’homme », et même du héros Randolph Scott, qui ose affirmer à la jeune femme qu'elle ne peut que mépriser son mari (sous-entendu, comparé un « mensch » comme lui). Et rien dans le film – pas même son implication involontaire dans le hold-up – ne vient justifier cette attitude. L'homme mourra même courageusement. Loin d’être un lâche, il ne faisait simplement pas partie de cette « caste » de pistoleros archi-virils, jugeant un homme à sa capacité à dégainer. Intéressante idée, qui va assez loin, puisque confrontant en fin de compte, le spectateur lui-même à ses fantasmes : que ferait donc le fan de western (vous et moi, autrement dit !), face à des brutes armées jusqu'aux dents ?

7 MEN FROM NOW (3)
« 7 HOMMES À ABATTRE » est une épure de western, sans la moindre fioriture (il dure moins de 1 H 20), centré sur quelques personnages et des silhouettes à peine esquissées, et établissant entre tous, des relations ambiguës, voire malsaines. Ainsi, la longue séquence 7 MEN FROM NOW (4)dans le charriot, en pleine tempête, montrant Marvin en train d’humilier le mari, sous les yeux de sa femme, est-il un modèle de sadisme pervers.

Big Masters est d'ailleurs un des meilleurs rôles de la carrière de l’acteur : voyou frimeur, jouant avec ses colts comme un môme, mais manifestement cultivé, et d’une intelligence aiguë, il garde une inexplicable estime pour Scott, au péril de sa vie. Grisonnant, le sourire gouailleur, la démarche déhanchée, Lee Marvin est extraordinaire de bout en bout, volant la vedette à Randolph Scott, dont le jeu exagérément monolithique ne fait pas le poids. Celui-ci tient néanmoins jusqu'à la fin, son personnage d’ex-shérif mal embouché, sans jamais chercher à le rendre attachant. Gail Russell est émouvante, avec son visage douloureux, et on7 MEN FROM NOW (2) aperçoit un jeune Stuart Whitman en lieutenant de cavalerie dans une séquence.

« 7 HOMME À ABATTRE » démarre en pleine action, sans aucune introduction, par une séquence nocturne, d’une tension inouïe, et ne laisse jamais retomber l’intérêt. Boetticher comme toujours, cadre ses personnages minuscules, dans d’immenses paysages désolés, dénués de toute verdure, comme errant dans une sorte de purgatoire brûlant.

C'est du très grand western, du grand cinéma tout court.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 11:25

BERENGER (1)
S’il est une carrière qui n’a pas tenu ses promesses, c'est bien celle de Tom Berenger. Lancé à ses débuts comme un clone musculeux de Paul Newman, il s’impose en gigolo givré dans « À LA RECHERCHE DE MR. GOODBAR » et surtout en G.I. couturé de cicatrices BERENGER (2)dans « PLATOON ». De grands réalisateurs comme Ridley Scott ou Abel Ferrara lui donnent des opportunités, mais Berenger – par manque de chance ou de discernement – s’est vite retrouvé dans l’ornière de la série B et des direct-to-video.BERENGER (3)

Sa ressemblance physique évidente avec Newman, en fait l’interprète rêvé de Butch jeune dans « LES JOYEUX DÉBUTS DE BUTCH CASSIDY & LE KID ». Il retrouve l’univers du western, où il semble parfaitement à l’aise, dans la minisérie « GETTYSBURG » où il incarne le lieutenant-général Longstreet. Il est un garde du corps mormon dans le téléfilm « THE AVENGING ANGEL », un guide confronté à une tribu indienne oubliée par le progrès dans « LE DERNIER CHEYENNE ». 

Tom Berenger se métamorphose pour camper Teddy Roosevelt dans la minisérie « ROUGH RIDERS », il est l’officier irlandais déserteur dans « ONE MAN’S HERO », le fermier confronté aux puissants éleveurs dans « JOHNSON COUNTY WAR », un colonel dans « INTO THE WEST ».

BERENGER

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 09:32

Van Heflin a marqué quelques westerns comme « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » ou « 3 :10 POUR YUMA », de sa présence terrienne et obtuse, dans un emploi d’homme simple, malmené, parfois trompé. Il a même tourné un « spaghetti » : « CHACUN POUR SOI ».

NAKADAI HEFLIN anniv
Tatsuya Nakadai
s’est imposé comme le plus grand acteur japonais, avec des films comme « HARAKIRI » ou « GÔYOKIN », « LA FORTERESSE DE SAMOURAÏS », « REBELLION » et beaucoup d’autres chefs-d’œuvre. Il a joué un Mexicain dans le western « 5 GÂCHETTES D’OR » !

Le premier aurait eu 99 ans aujourd'hui, et le second fête ses 77 ans et tourne toujours. Happy birthdays, Mr. Heflin et Nakadai-San.
NAKADAI HEFLIN anniv (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 23:34

JOHNSON WAR (1)
Couvrant plus ou moins les mêmes évènements que « LA PORTE DU PARADIS », « THE JOHNSON COUNTY WAR » est un téléfilm de luxe, mais dont la durée excessive (trois bonnes heures) ne se justifie pas vraiment. Le scénario est fort mince, les péripéties sont rares, le suspense étiré au-delà du raisonnable, et le morceau de bravoure – le siège de la cabane – embourbe complètement l’action, jusqu'à l’endormissement.

Alors heureusement, la photo est belle, les décors sont authentiques et bien patinés, les costumes d’un parfait réalisme, et on retrouve quelques vieilles gloires des années 70 et 80 avec plaisir : Tom Berenger, un peu ventripotent, campe l’héroïque cowboy luttant contre les riches propriétaires terriens et leur armée de mercenaires, Burt Reynolds trop lifté tient un rôle inhabituel de tueur à gages planqué derrière son étoile de marshal, et Rachel Ward (partenaire de Reynolds dans « L’ANTIGANG » vingt ans plus tôt) est inattendue en prostituée mûrissante, lynchée par les tueurs. La très belle Michelle Forbes est également de la partie.

JOHNSON WAR
Après un premier tiers prometteur, « THE JOHNSON COUNTY WAR » ne fait que ralentir, se répéter, s’enliser, et finit par ennuyer gravement. C'est d’autant plus regrettable, qu’un autre regard que celui de Michael Cimino sur le massacre des fermiers, aurait été intéressant. Mais le film est beaucoup trop anecdotique, et il a bien une heure de trop.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT REYNOLDS
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 17:26

B.STANWYCK (1)
Elle fut une de ces femmes à poigne, comme Bette Davis ou Joan Crawford, qui firent régner la terreur sur les plateaux, surent se faire respecter des moguls, et menèrent leur B.STANWYCKcarrière à leur manière, jusqu'à un âge relativement avancé.

À l’aise dans le film noir, Barbara Stanwyck est également devenue une femme de l'Ouest tout à fait crédible, avec sa voix tranchante, son regard « laser », et sa moue légèrement méprisante.B.STANWYCK (2)

Elle est la tireuse d’élite Annie Oakley dans « LA GLOIRE DU CIRQUE », son cœur balance entre les deux héros de « PACIFIC-EXPRESS », elle tient le saloon dans « CALIFORNIE, TERRE PROMISE », joue l’héritière d’un riche propriétaire dans « LES FURIES », vient s’installer dans le Montana dans « LA REINE DE LA PRAIRIE », joue la femme adultère d’un infirme dans « LE SOUFFLE DE LA VIOLENCE », dirige un gang de voleurs dans « LA HORDE SAUVAGE » (pas celui de Peckinpah, bien sûr).

Elle trouve un de ses rôles les plus marquants dans « QUARANTE TUEURS », en dure à cuire maniant le fouet, mais fondant devant un macho.

Reconvertie à la TV, elle apparaît dans quatre « ZANE GREY THEATER », un « RAWHIDE », quatre épisodes de « LA GRANDE CARAVANE ». Pendant 112 épisodes, elle incarne Victoria Barkley, la riche propriétaire terrienne, mère de quatre enfants dans la série « LA GRANDE VALLÉE », rôle qu'elle tint avec toute sa classe glaciale.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTRICES WESTERN
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 16:35

Il faut bien avouer que les polars de Hongkong, avec leurs fusillades au ralenti, leursVENGEANCE « gunfighters » tirant à deux revolvers, leurs sempiternelles histoires de tueurs à gages au cœur d’or, ont été tellement pillés par Hollywood, que l’idée d’en voir un autre, qui plus est avec Johnny Hallyday, n’avait rien d’excitant.

On le sait, « VENGEANCE » était écrit, conçu même pour Alain Delon, et le protagoniste se nomme Costello comme dans « LE SAMOURAÏ ». En imaginant l’acteur melvillien dans le rôle, tout prend son sens, sa raison d’être. Car en fait, « VENGEANCE » est davantage un film sans Alain Delon, qu’avec Johnny Hallyday. Là, où le premier aurait pu trouver son chant du cygne, le second passe comme un fantôme, tout en creux et en absence, se faisant même voler la vedette par ses trois partenaires jouant les tueurs à sa solde.

Malgré tout, le film vaut mieux qu'il ne paraît. Si on passe sur la pauvreté du dialogue, quelques séquences comme la bataille dans la décharge, ou Costello sur la plage avec les enfants, sont très belles. Johnnie To puise son imagerie dans « MEMENTO », « LOST IN TRANSLATION », Melville (même si c'est moins flagrant qu’on a VENGEANCE (1)bien voulu le dire), Peckinpah, et traite du thème de la vengeance avec un œil neuf. Qu'est-ce que la vengeance, si on ne sait plus qui on venge, ni pourquoi et qu’on a oublié le sens même du mot ? Pourtant, Costello ira au bout de la sienne, le colt chargé et le cerveau vide.

« VENGEANCE » a été plutôt assassiné par la presse. C'est injuste, car il contient quelques pépites, et Johnny, le visage abîmé à la façon d’un Mickey Rourke compose une touchante silhouette de presque vieillard, un pied dans la tombe. Reste qu’on ne peut s’empêcher pendant tout le film, d’imaginer ce qu'il aurait pu être avec le vrai Costello à l’image…

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:26

S’il n’a pas laissé une empreinte immortelle dans le western, « Ol’blue eyes », le « stranger in the night », l’idole des crooners, Frank Sinatra en a tout de même tourné quelques uns.
Pas beaucoup de chefs-d’œuvre certes, hormis le toujours inédit « JOHNNY CONCHO », mais en tout cas assez pour qu’on lui souhaite, où qu'il soit, un excellent 94ème anniversaire. Happy birthday, Frankie.
SINATRA anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 09:04

GARCIA STAR
Après six mois d’existence, « WILD WILD WESTERN » commence à pouvoir définir les centres d’intérêt de ses visiteurs réguliers ou non, à compter les articles les plus visités, à se faire une idée des tendances.

Et il y a parfois des surprises… Ainsi, la star qui a toujours été et reste n°1, est Charles Bronson, qui laisse ses collègues loin derrière. Mais l’acteur a GARCIA STAR (1)toujours eu son public en France, ce n’est donc pas très surprenant. Ce qui l’est beaucoup plus, c'est que le n°2, le challenger, n’est pas Clint Eastwood, ni John Wayne, ni même Lee Van Cleef… Pas du tout. Le n°2 des acteurs les plus populaires parmi les visiteurs de ce blog, n’est autre que… Henry Calvin !

Oui, le sergent Garcia ! Est-ce parce que la TV rediffuse « ZORRO » en boucle, en ce moment ? Probablement. Mais ce qui étonne vraiment, est que personne ne s’intéresse à Guy Williams, le justicier masqué. La « fièvre » est centrée sur le gros sergent !

Ainsi, chaque jour, grâce à une série vieille d’un demi-siècle, des personnes veulent se renseigner sur cet acteur à la carrière bien modeste, mais qui a su créer un personnage si exceptionnel, qu'il lui a survécu. Et de quelle façon !

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 18:38

Il était surtout connu pour avoir été le héros de « LA GUERRE DES MONDES » (il fit récemment un passage en clin d’œil dans le remake de Spielberg), pour ses deux films avec Samuel Fuller, dont le célèbre « QUARANTE TUEURS », et pour sa série TV « L'HOMME À LA ROLLS ». Il incarna aussi l'homme de loi Bat Masterson dans une série western éponyme. 

Gene Barry vient de mourir, à l’âge de 90 ans.
GENE BARRY RIP 

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 17:25

OUTSIDERS
« THE OUTSIDER » rappelle étrangement le « WITNESS » de Peter Weir, qui lui-même évoquait le western avec John Wayne, « L’ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON ». Ceci dit, ce beau téléfilm a également pour particularité d’avoir été écrit par une femme, d'après un roman signé par une femme, et d’être réalisé par… une femme. C'est assez rare (unique ?) pour le noter.OUTSIDERS (1)

Un pistolero blessé échoue dans une communauté religieuse d’origine norvégienne, et tombe amoureux d’une belle veuve. Rien que de très classique, mais en réduisant le dialogue au minimum, en mettant l’accent sur la nature, en soignant la photo qui est splendide dans les tonalités ardoise, et en enrobant le tout d’une BO envoûtante, faite de chants religieux, Randa Haines fait oublier sesOUTSIDERS (3) prédécesseurs, et signe un film de toute beauté.

Elle doit beaucoup à l’implication de Naomi Watts, émouvante sans jamais céder au pathos, dans son personnage déchiré entre sa famille et l’amour fou pour un étranger (« outsider »). La scène de sa confession, agenouillée aux yeux de tous dans une grange, est remarquable. À ses côtés, Tim Daly défend bien un rôle à la Clint Eastwood, de tueur taciturne. David Carradine apparaît fugitivement en vieux toubib serviable, et son demi-frère Keith, affublé d’une barbe monstrueuse, est un membre de la communauté amoureux de Naomi. Équivalent du personnage de Godunov dans « WITNESS », donc.

OUTSIDERS (2)
Malgré un scénario un peu léger pour tout ce qui concerne les guerres entre éleveurs et fermiers (trop ou pas suffisamment développées), des « méchants » bâclés, il y a dans ce film, un tel soin apporté au visuel, à la réalisation (la scène d’amour, vue et revue, est très belle), qu'il s’en faut de peu, pour que « THE OUTSIDER » ne présente aucune différence avec un film pour grand écran.

A NOTER : le film fut diffusé en France sous le titre "LE MYSTERIEUX ETRANGER".

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