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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:00

Auteur, réalisateur et producteur anglais, John Boorman a marqué les sixties et seventies par plusieurs films entrés dans le panthéon du 7ème Art. Nous pensons immédiatement à « LE POINT DE NON-RETOUR », « DÉLIVRANCE », à un degré moindre à « DUEL DANS LE PACIFIQUE » ou « EXCALIBUR ».

Il a aussi œuvré dans le bizarroïde avec « LÉO LE DERNIER » ou « ZARDOZ », a commis des catastrophes comme « L’EXORCISTE 2 : L’HÉRÉTIQUE » ou « IN MY COUNTRY » et plusieurs films attachants comme « HOPE AND GLORY », « LA FORÊT D’ÉMERAUDE » ou « RANGOON » sans jamais retrouver les fulgurances des débuts.

BOORMAN

Boorman a été un grand ami de Lee Marvin auquel il a consacré le documentaire « LEE MARVIN : A PERSONAL PORTRAIT BY JOHN BOORMAN ».

Aujourd'hui, il fête ses 80 ans. Happy birthday, John.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:52

REVOLVER (3)« LA POURSUITE IMPLACABLE » commence comme un thriller de série B italien plutôt banal, mais rendu attirant par son étrange casting. Puis à la surprise générale, il se REVOLVERdéveloppe de façon tout à fait inattendue en ‘road movie’ à travers l’Italie et la France et s’achève en complot politique agrémenté d’un discours sur la société et ses différentes façons de se protéger (« L’administration, la prison et le revolver »).

Si l’emballage a pas mal vieilli : la garde-robe monstrueuse de Fabio Testi et surtout de Daniel Beretta jouant un sous-Johnny Hallyday,REVOLVER (1) l’emploi du zoom et la BO « belmondienne » d’Ennio Morricone, le film tient étonnamment bien la route et se laisse suivre sans une ombre d’ennui. Cela doit beaucoup à la présence tendue et sanguine d’Oliver Reed, jouant un ex-flic devenu directeur de prison napolitain (sic !), pris dans un engrenage fatal. Il ne décroche pas un sourire de tout le film, semble constamment prêt à faire un infarctus tant il est à cran, et occupe REVOLVER (2)l’espace avec un métier qui force le respect. Face à lui, dans un rôle de malfrat drolatique à cervelle d’oiseau, Testi est lui aussi très bien, faisant croire à l’étrange amitié naissant entre les deux hommes. Dans un casting de copro italo- française, on reconnaît la très ravissante Agostina Belli, le toujours inquiétant Marc Mazza en juge et même – en cherchant bien – Bernard Giraudeau quasi-figurant en passant qui se prend une balle au visage.

Bien construit, mais s’autorisant quelques digressions nullement désagréables, simple et linéaire, mais cherchant visiblement à créer un sous-texte politique (un peu fumeux, certes…), ce film est une heureuse surprise et confirme que Sergio Sollima fut un des meilleurs faiseurs italiens de cette époque, celui dont les films ont le mieux passé l’épreuve des ans.

REVOLVER2

 

À NOTER : le titre original est « REVOLVER », alors que les seules armes de poing utilisées dans le film sont des… pistolets !

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:39

Nous apprenons la mort à l’âge de 90 ans de l’acteur canadien Conrad Bain, connu pour être apparu dans deux sitcoms de longue durée : « MAUDE » et « ARNOLD & WILLY ».

CBAIN

On l’a peu vu au cinéma : en employé d’hôtel dans « POLICE SUR LA VILLE », en révérend dans « I NEVER SANG FOR MY FATHER » ou en médecin dans « LE GANG ANDERSON ». R.I.P.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 09:25

Profondément ancré dans le vieux Sud pouilleux des bayous, véritable univers clos à l’intérieur d’un monde déjà exotique, « LES BÊTES DU SUD SAUVAGE » est une fable originale et déconcertante, entièrement écrite, conçue et filmée à travers le regard d’une petite fille noire, élevée par son père ivrogne et malade, dans une cabane insalubre.

À travers la voix ‘off’ de la petite Hushpuppy, à travers sa présence incroyablement intense etBEASTS mature, on apprend à connaître ses références, son univers, ses terreurs et hantises. Et quand survient l’inondation qui ravage son petit monde, la fillette est tellement centrée sur elle-même, qu'elle est persuadée d’avoir déclenché l’apocalypse. C'est à la fois sordide et charmant, angoissant et poétique, truffé de belles idées scénaristiques et visuelles, la plus puissante étant le réveil des « aurochs », sortes de sangliers préhistoriques géants (dont parlait l’instit au début du film),  qu’on voit s'approcher progressivement du bayou, de plus en plus menaçants. Qui sont-ils, ces monstres ? Les terreurs enfantines de la gamine ? L’âge adulte qui arrive trop tôt et à grands pas ? La peur de la mort ? La Mort elle-même ? La confrontation finale entre la minuscule Hushpuppy et les colosses, donnera la plus belle séquence du film. Indélébile !

Si on peut déplorer un filmage « à l’arraché » systématique, en caméra bougée, plein de flous pas toujours bienvenus et pas vraiment adapté au sujet, toute réticence est balayée par la petite Quvenzhané Wallis, qui parvient à tout faire passer avec une sobriété, une subtilité vraiment étonnantes.

Une œuvre unique dans laquelle il faut se glisser sans préjugé, sans tenter de la faire entrer dans un genre. Une expérience…

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:02

Caroline Munro est une très belle starlette anglaise des seventies, qui débuta en figurante dans « CASINO ROYALE », joua l’épouse… décédée de « L’ABOMINABLE DR. PHIBES », tourna quelques séries B fantastiques comme « DRACULA ‘73 » et « LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD » avant de connaître une brève renommée en ‘James Bond girl’ dans « L’ESPION QUI M’AIMAIT ».

L’amateur de cinéma-bis se souvient également de Miss Munro dans « LES PRÉDATEURS DE LA NUIT » et dans le « MANIAC » original.

Aujourd'hui, elle fête ses 64 ans. Happy birthday, Caroline.

MUNRO

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:49

Épatant. C'est le premier mot qui vienne à l’esprit concernant « GAME CHANGE ». Épatant que la télé américaine puisse produire des fictions sur des évènements politiques aussi récents (2008 !) en gardant les véritables noms des protagonistes. Épatant que des stars de premier plan endossent des rôles « à charge » sans les caricaturer, épatant qu’un scénario puisse être basé entièrement sur une campagne présidentielle et s’avérer aussi palpitant qu’un thriller, en s’appuyant sur des ressorts psychologiques.

Axé sur le camp John McCain, le film décrit l’arrivée de Sarah Palin, gouverneur de l’Alaska, personnalité forte et charismatique, censée relancer la popularité de McCain face à Obama.GAME CHANGE Femme providentielle au début, ses failles (inculture, ambition aveugle) vont rapidement faire surface et plomber la campagne. Julianne Moore, qu’on n’avait pas vue aussi exceptionnelle depuis bien longtemps, ressemble déjà physiquement à Palin, mais parvient à restituer son imprévisibilité, son côté « bombe à retardement ». Bête de média, personnalité populaire et à l’aise en public, on la voit passer de la naïveté à l’assurance, puis au collapse nerveux et enfin à la « grosse tête » en moins de deux heures. C'est une prouesse d’actrice formidable, d’autant que Moore ne porte aucun jugement sur son personnage.

À travers les yeux du responsable de campagne, Woody Harrelson excellent, on assiste à ce parcours hystérique, mal préparé, irresponsable, qui finit droit dans le mur et laisse effaré des conséquences qu’aurait pu avoir une victoire du camp McCain. Celui-ci est incarné par Ed Harris, lui aussi confondant de ressemblance, que les auteurs ont davantage épargné que Palin, en lui laissant une certaine dignité.

Les films ou séries TV basés sur la politique U.S. sont souvent brillants et édifiants, mais sombrent parfois dans le bavardage désincarné. Ce n’est pas le cas de « GAME CHANGE », passionnant de la première à la dernière image par la grâce d’un texte qui reste toujours à hauteur d’homme et par l’acuité du portrait d’une femme du 21ème Siècle, qui se révèle convaincante quand elle apprend un discours par cœur, sans chercher à en saisir le sens. Vertigineux !

À noter aussi la perfection du mélange d’images d’archives et de reconstitutions et la fluidité du montage.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:03

EYE DEVIL (1)Il est quelque part rassurant de se dire que J. Lee-Thompson n’a pas attendu « L’EMPIRE DU GREC » et les opus bronsoniens de la Cannon pour signer les plus hallucinants nanars qu'il soit donné de voir. Dès les années 60, il enchaînait déjà avec une belle régularité les EYE DEVILhorreurs les plus débridées, comme le prouve cet incroyable « L’ŒIL DU MALIN ».

Comme dans « BONJOUR TRISTESSE », David Niven et Deborah Kerr jouent un couple de… Français. Lui est un riche propriétaire du Périgord, dont la famille est adepte des messes noires sataniques. Sa vigne étant en rade depuis plusieurs années, il va devoir offrir une vie en sacrifice. Sa pauvre épouse quant à elle, affronte des bonhommesEYE DEVIL (2) encapuchonnés et – plus grave – Donald Pleasence, le crâne rasé, en curé démoniaque. On la plaint…

C'est filmé de façon indescriptible : coups de zoom fiévreux, travellings inutiles, caméra à l’épaule nauséeuses, montage à la tronçonneuse, un véritable festival de tout ce qu'il ne faut pas faire. Même chose pour le casting : qui a eu l’idée de donner à Niven, l’acteur le moins inquiétant du monde, un rôle d’illuminé fanatique ? Sans parler de David Hemmings à mourir de rire en Hamlet périgourdin armé d’un arc, tuant en plein vol les crapauds que sa sœur Sharon Tate, vient de transformer en colombes ! La grande Flora Robson se contente d’un personnage de vieille tante apeurée.

EYE DEVIL (3)

Il n’y a rien à sauver de cette bouillie anglo-française sans queue ni tête au scénario anémique, étiré artificiellement pendant plus de 90 minutes. Car hélas, si on rit beaucoup pendant la première moitié – même si ce n’était pas le but recherché – on s’assoupit lors de la seconde.

À noter tout de même – car il faut toujours finir sur une note positive ! – les magnifiques gros-plans sur le beau visage de Sharon Tate, marmoréenne en disciple de Satan prénommée… Odile. Car elle a dûment été post-synchronisée avec l'accent anglais pour jouer une Française. Logique.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:27

OSHIMANous apprenons le décès à l’âge de 81 ans, du réalisateur japonais Nagisa Ôshima qui signa une cinquantaine de films, dont les plus universellement connus sont le controversé « L’EMPIRE DES SENS » et l’ambigu et obsédant « FURYO » dont la musique est encore dans toutes les têtes. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:17

Grand ami de « WWW », Henry Silva n’a jamais été avare de « moments » au long de sa carrière, qu'il cabotine face à Divine dans un western gay ou qu'il joue avec l’accent… corse, un caïd dans un Bébel.

SILVA moment

Mais il en est un en particulier auquel on repense avec émotion : dans « VERTES DEMEURES », chef-d’œuvre de kitsch, il joue un très méchant Indien d’Amazonie qui subit le supplice « des guêpes » pour prouver qu'il est un ‘mensch’. Torse nu, peinturluré, les biceps saillants dans une position hilarante, il se laisse stoïquement piquer par des centaines d’insectes, le regard scintillant de virilité. Un grand ‘Silva moment’ s’il en fut.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:12

Conclusion du triptyque « THE RED RIDING TRILOGY : 1983 » est le plus satisfaisant des trois films. Avant tout parce qu'il éclaircit enfin des zones d’ombre des deux opus précédents bien sûr, mais aussi parce qu'il est plus simple dans sa narration, plus direct dans sa mise en scène. et enfin – et c'est peut-être le plus important – parce qu'il prend pour protagonistes deux personnages réellement intéressants en quête de rédemption : ce flic joué par DavidRED R 83 Morrissey, un des ripoux entrevus de façon oblique et furtive jusque-là, que la pourriture et le dégoût de soi finissent par suffoquer et Mark Addy, avocaillon insalubre, obèse et ‘loser’ qui se découvre des trésors d’abnégation et règle son propre passé en luttant pour un innocent. Très beaux personnages humains, trop humains, ce que n’étaient pas vraiment le journaliste du n°1 et le flic incorruptible du n°2.

Le choix du réalisateur de ne pas différencier esthétiquement les flash-backs du temps présent prête parfois à confusion et n’aide pas à suivre aisément un scénario déjà bien tortueux, mais le mystère peu à peu révélé de l’identité du serial killer maintient l’intérêt, ainsi que la sous-intrigue du jeune ‘gay’ BJ dont on découvre progressivement l’implication.

L’indéniable fascination que provoque ce n°3 doit énormément à ses comédiens. Outre ceux déjà cités, notons l’incroyable performance de Peter Mullan, celle de Daniel Mays d’une crédibilité totale dans un rôle de débile mental emprisonné à tort ou de l’intense Saskia Reeves en voyante. Encore une fois, quels fabuleux comédiens, ces Anglais !

Un bon conseil pour les futurs spectateurs de la trilogie : il faut absolument visionner les trois films dans la foulée tant le scénario est complexe, touffu, parfois difficilement décryptable. L’intrigue en soi n’est pas compliquée, mais la narration et les changements de point de vue si nombreux, qu’on en garde une sensation de confusion un peu dommageable.

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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