Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:59

« WWW » a déjà fait son ‘coming out’ il y a quelque temps à l’occasion de « INVICTUS ». Oui, c'est vrai, depuis son diptyque sur la WW2, les films de Clint Eastwood passionnent moins l’auteur de ces lignes. À l’exception peut-être de « GRAND TORINO » pour des raisons purement sentimentales.

Mais il est difficile de se débarrasser de plusieurs décennies d’addiction. Aussi avons-nous tout de même et malgré tout jeté un coup d’œil réticent à « J. EDGAR » son biopic sur le patron controversé du FBI, qui terrorisa tant de présidents des U.S.A. EDGAR

Que dire ? C'est moins désolant que les derniers opus. C'est esthétiquement du pur Clint : image sombre, bonne utilisation du format Scope, narration en mosaïque chronologique, etc. Mais au niveau du scénario, on reste complètement sur sa faim. À l’instar des films que tourna Oliver Stone sur Nixon et Bush, on s’attend à du vitriol et on n’a que de l’eau légèrement vinaigrée. Le casting de Leonardo DiCaprio fausse l’image de Hoover qui était un petit homme sans charme. En fait on ne cesse de penser à « AVIATOR » de Scorsese, où déjà l’acteur passait par tous les stades du vieillissement au latex et bataillait avec une mère dominatrice et une névrose du pouvoir.

Eastwood se garde bien de donner son point de vue sur l'homme. Un héros ? Un paranoïaque ? Un mytho ? Un grand Américain ? Un homosexuel ? Les questions sont posées, les réponses demeurent en suspens. À chacun de se faire son opinion. La dernière scène entre Edgar et son bras-droit, lorsqu’il est soudainement révélé que tout ce qu’on vient de voir est « la légende » que Hoover a préféré imprimer plutôt que la réalité, laisse une légère sensation d’arnaque.

C'est très lent, on a parfois l’impression que des moments-clés sont escamotés au profit de situations répétitives de moindre intérêt. De bons acteurs comme Judi Dench, Naomi Watts, Josh Lucas n’ont pas grand-chose à faire.

« J. EDGAR » est un ‘digest’, un survol de la vie d’un individu dangereux et tentaculaire, rendu ici étrangement simple, voire sympathique. Franchement, on préfèrerait un bon docu…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
commenter cet article
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:05

Un dernier adieu de « WWW » à Michael Winner, réalisateur que votre serviteur a souvent vilipendé, dont il a été le premier à déplorer le manque de soin, de rigueur, d’intérêt parfois pour son travail. Mais qui reconnaît que le bonhomme avait fini par avoir une filmographie imposante, qu'il avait tourné avec les plus grandes stars, qu'il savait (parfois) trouver ses sujets et qu'il avait une personnalité ‘bigger than life’, extravagante et finalement attachante.

Voici quelques-uns de ces films moins connus que ceux souvent mentionnés ici. Pas tous, il y en a encore beaucoup à découvrir.

Adios, Michael ! Espérons que là où tu es, ils aiment la bonne chère et servent du bon vin. 

WINNER posters (1)

WINNER posters

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
commenter cet article
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 05:47

Il nous a quittés en juillet dernier, à notre grande surprise. À force, on avait fini par croire qu'il était immunisé et durerait autant que le 7ème Art lui-même.

Mais il est bien mort, Ernest Borgnine. Et « WWW » aurait bien aimé lui fêter un jour ses cent ans. C'est raté !

Mais aujourd'hui, il aurait tout de même célébré ses 96 ans, ce qui n’est déjà pas si mal. Happy birthday, Ernie.

ERNIE

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 11:22

Aujourd'hui, toutes les nécros de Michael Winner mentionnent sa collaboration assidue avec Charles Bronson. Les deux hommes ont tourné six films ensemble.

Mais c'est oublier un peu vite que le réalisateur a également  commis le même nombre de longs-métrages avec un de ses compatriotes : le grand et dangereux Oliver Reed. Moins connus certes, pratiquement oubliés même, mais six tout de même.

Cela commence en 1964 avec « DANS LES MAILLES DU FILET » où Reed fait partie d’un groupe de djeuns draguant les touristes dans un village de bord de mer. En 1967, l’acteur joue un golden boy du monde de la pub dans « QU’ARRIVERA-T-IL APRÈS ? » et la même année, il est un des deux frères escrocs dans la comédie « SCOTLAND YARD AU PARFUM ».

REED WINNER

Deux ans plus tard, « L’EXTRAORDINAIRE ÉVASION » voit Oliver chevaucher un éléphant pendant la WW2 pour une évasion hors du commun.

Les deux hommes vivent leur vie séparément pendant neuf ans, avant de se retrouver pour le remake du « GRAND SOMMEIL » dans lequel Reed apparaît en patron de boîte de nuit. Une décennie se passe avant que Winner ne demande à Reed d’apparaître dans un rôle secondaire dans sa comédie noire « PARTING SHOTS » tournée en 1998, qui marque la fin de leur collaboration professionnelle.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:50

En hommage à Michael Winner qui vient de partir pour un monde meilleur, « WWW » exhume le film qu'ilGAMES tourna en 1970, juste avant de quitter son sol natal pour se lancer dans les copros internationales : « THE GAMES ».

Ce film suit le destin de quatre marathoniens s’entraînant pour les Jeux Olympiques : un Anglais, un Tchèque, un Américain et un… Aborigène d’Australie. Comme « LOVE STORY », le film était écrit par Erich Segal et musiqué par Francis Lai.

Mais c'est son casting qui intrigue le plus : Michael Crawford, Ryan O’Neal (qui sera également dans « LOVE STORY », tiens…), Charles Aznavour (qui joue le coureur tchèque ! On veut voir ça !), le vétéran Stanley Baker, les américains Kent Smith, le tout jeune Sam Elliott sans sa légendaire moustache, la belle Leigh Taylor-Young et la débutante Stephanie Beacham que Winner réutilisera de très érotique façon dans « LE CORRUPTEUR » l'année suivante.

Le film est tourné en format Scope, ce qui est quasi-unique dans la carrière du réalisateur qui privilégiait l'image carrée plein-écran, il dure 1 H 40, il est introuvable en DVD et il est noté 5,9/10 sur IMDB.

Probablement pas un chef-d’œuvre, mais c'est intrigant…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:10

Bob Steele est une discrète mais omniprésente icône du western, qui débuta en 1920 et clôtura sa carrière 55 ans et 239 films plus tard. La plupart du temps dans des rôles de ‘bad guys’ à l’œil glacial.

Figurant, troisième couteau, vedette de séries B et de serials, on l’aperçoit en pistolero dans « RIO BRAVO », en colonel dans « LA GLOIRE ET LA PEUR », en banquier dans « 4 DU TEXAS », en vieux lyncheur bourrelé de remords dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 106 ans. Happy birthday, Bob.

STEELE

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:29

Éclipsé par le « ALAMO » gigantesque de John Wayne, « QUAND LE CLAIRON SONNERA » tourné cinq ans avant, avec un budget beaucoup moins conséquent, relate lesCLAIRON mêmes évènements de façon plus didactique et moins spectaculaire. Si Wayne avait choisi le colonel Travis comme protagoniste principal, ici c'est ‘Jim Bowie’ qui est mis en vedette. Davy Crockett lui, incarné par le folklorique Arthur Hunnicutt est montré comme un homme des bois cradingue et très plouc. Le ‘Duke’ remettra de l’ordre dans tout ça et rétablira une autre hiérarchie…

Le scénario met ici l’accent sur l’aspect politique des affrontements entre Texans et Mexicains. Il montre la vieille amitié liant Bowie et le général Santa Anna et l’attitude ambiguë de l’Américain déchiré entre deux pays qu'il aime. Sterling Hayden est très bien distribué dans ce rôle complexe et nuancé, dessinant un homme tolérant et pacifiste mais ne refusant jamais le combat. Bien plus riche que le portrait qu’en fera plus tard Richard Widmark. On suit donc le film à travers lui, fermant les yeux sur de trop nombreux bavardages, sur des batailles un peu étriquées et surtout sur une love story convenue et franchement superflue. Le siège d’Alamo est décevant, peu dramatisé (l’utilisation du célèbre ‘DeCuello’ est déconcertante !) et seul l’assaut final fait preuve d’un vrai dynamisme. Mais grâce à ce film sobre et dépourvu de patriotisme claironnant, on comprend mieux les enjeux, les buts des uns et des autres, les contradictions de l’époque.

CLAIRON (1)

Dans un cast assez terne, on a le bonheur de voir Ernest Borgnine dans un rôle de rancher brutal surnommé ‘Bull’, qui devient pote avec Bowie après un combat au couteau pendant lequel celui-ci lui massacre le bras et le laisse handicapé. « You’re a good man ! » en conclue un Ernie ensanglanté.

À voir donc, si possible dans une soirée thématique avant le classique de 1960 et le récent remake.

 

À NOTER : Hayden, Borgnine et le jeune Ben Cooper étaient déjà apparus ensemble l’année précédente dans « JOHNNY GUITARE ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
commenter cet article
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 08:58

En 1971, Charles Bronson était la star montante en Europe et Michael Winner, réalisateur de comédies anglaises, venait de se faire remarquer internationalement avec deux films passionnants interprétés par des stars américaines : « LE CORRUPTEUR » avec Brando et « L'HOMME DE LA LOI » avec Lancaster. Les deux hommes se rencontrent pour le western « LES COLLINES DE LA TERREUR » que Bronson tourne en même temps que « SOLEIL ROUGE » à Almeria. L’acteur admire l’efficacité et l’humour du britannique. Celui-ci avait jadis été fiancé à Jill Ireland, l’épouse de Bronson, mais se garda bien de lui en parler !

Bronson réclame Winner pour son film suivant, le polar « LE FLINGUEUR », petit bijou de perversion. Connaissant maintenant son bonhomme, le réalisateur fait gommer les aspects nettement homosexuels du scénario, ce qui n’empêchera pas la thématique de surnager malgré tout. Un an après, c'est le polar « LE CERCLE NOIR » tourné aux U.S.A., de moindre qualité, mais à qui les années ont été bénéfiques. C'est aussi le premier rôle de flic de Bronson.

WINNER CB (1)

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE » est un triomphe en 1974 et fait une star U.S. de Bronson. Pourtant, les deux hommes ne se retrouveront que huit ans après pour une sequel « trash » de leur succès, produite par la Cannon. Le résultat navrant fonctionna très bien au box-office, mais la production devra attendre trois ans pour une seconde sequel « LE JUSTICIER DE NEW YORK », Bronson s’étant retiré des écrans pour s’occuper de son épouse atteinte du cancer. Winner a alors 50 ans et sa vedette 64.

Apparemment, leur complicité des débuts finit de s’évaporer pendant ce tournage : Bronson rechigne à effectuer des cascades, se plaint du bruit des armes à feu. Winner ironise sur son vieil ami et mettra à mal son image de ‘tough guy’ dans ses mémoires. À la projection du film, Bronson se montrera indigné par l’extrême violence des images et refusera toute collaboration future avec Winner. Il dira même ce qu'il pense réellement du film dans la presse. La fâcherie est consommée.

WINNER CB

Pourtant, dans ses mémoires, Winner dira qu'ils ont continué à se voir par la suite et que lui, Bronson et Jill restèrent amis jusqu'au bout.

Aujourd'hui, tout cela n’a plus grande importance. Reste seulement 15 années de collaboration professionnelle et six films dont au moins quatre méritent qu’on s’en souvienne. Chapeau, donc !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
commenter cet article
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 06:19

Bill Bixby est un acteur de TV des seventies qui n'obtient que des rôles minuscules au cinéma : le pilote d’hélico de « SEULS SONT LES INDOMPTÉS », un marin ivre dans « IRMA LA DOUCE », un gigolo dans « MARQUÉ AU FER ROUGE », mais qui a trouvé sa place au petit écran où il a tourné plusieurs séries en vedette.

Il est le veuf remarié par son fils dans la série « THE COURTSHIP OF EDDIE’S FATHER » d'après le film de Minnelli, le reporter recueillant un extra-terrestre dans la série « MY FAVORITE MARTIAN », l’acteur raté dans « LE RICHE ET LE PAUVRE », le héros des séries « THE MAGICIAN » et surtout « HULK » où il joue l’alter-ego du géant vert. Il se recycle dans la réalisation sur la fin de ses jours.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 79 ans. Happy birthday, Bill.

BIXBY

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:15

C'est toute une époque qui s’achève ! Michael Winner vient de mourir à Londres où il était né il y a 77 ans.

Personnage haut-en-couleur, bavard invétéré, bon-vivant professionnel, homme à femmes, réalisateur dilettante et controversé, il a révulsé les cinéphiles « sérieux » pendant toute sa carrière – qui atteignit son pinacle dans lesWINNER seventies – et souvent déçu ceux qui ne demandaient qu’à l’admirer. C'était un grand bâcleur devant l’Éternel, un adepte de la mise en scène au zoom et il ne craignait jamais les excès ou le mauvais goût. Dans « UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 » ses scènes de viol étaient d’un voyeurisme terrifiant, dans « LA SENTINELLE DES MAUDITS », il avait engagé de véritables handicapés pour jouer des monstres sortis des enfers.

Mais quand on fait un bilan honnête et impartial de son œuvre, on se rend compte que malgré leurs imperfections et facilités, quelques films tiennent remarquablement bien la route : « L'HOMME DE LA LOI » d’abord, grand western nihiliste, « LE CORRUPTEUR », variation perverse sur « LE TOUR D’ÉCROU » d’Henry James, « LES COLLINES DE LA TERREUR » autre épure de western qui marqua les débuts de sa collaboration avec Charles Bronson qu'il aida à installer au box-office américain. « LE FLINGUEUR » est un grand polar indémodable, « SCORPIO » un film d’espionnage très honorable. Sans oublier « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », son titre le plus emblématique. Son remake du « GRAND SOMMEIL » fut une cruelle déception et sa carrière sombra ensuite dans les abysses. Son dernier film date de 1997 et depuis, Winner était devenu… critique culinaire dans un grand quotidien anglais. Peut-être faudrait-il jeter un coup d’œil un jour, aux comédies de ses débuts avec Oliver Reed ? Un beau parcours, en tout cas. R.I.P.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens