Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:06

Il ne faut que quelques minutes pour oblitérer définitivement l’affligeant souvenir de la première adaptation de la BD avec Stallone. Quand « DREDD » commence, on pense plutôt à un mix entre le « ROBOCOP 2 » d’Irvin Kerschner et le récent « THE RAID ». On s'apprête donc à suivre un produit calibré, une grosse bande-démo pour la 3D. Mais à mesure queDREDD l’action progresse, on se prend au jeu, on se dit que c'est quand même très bien fichu, que le temps passe à une vitesse-record et qu’on s’attache à des personnages totalement improbables, comme ce justicier casqué dont on ne voit jamais le visage et cette « bleusaille » mignonne, qui est aussi une mutante télépathe.

De fait, « DREDD » s’avère être un excellent spectacle de pure distraction, un ‘actioner’ ultra-violent, situé dans un futur qui compile des décennies de SF de cinéma, allant de « BLADE RUNNER » à « NEW-YORK 1997 » et oublie le blabla pour se concentrer sur une sorte de ‘survival’ extrême confiné en intérieurs. Ça n’arrête pas une seconde de tirer dans tous les sens, de hurler, de saigner, on démolit des étages entiers à la mitrailleuse lourde, on agrafe ses propres blessures et – cerise sur le gâteau – les auteurs nous ont concocté une drogue nouvelle appelée ‘Slo-Mo’ qui ralentit tous les mouvements. Une idée qui prend tout son sens à la fin du film, pour la punition de la méchante. Car le Némésis de Dredd est une femme. enfin – un monstre balafré aux allures de femme plutôt, magnifiquement jouée par Lena Headey qui irradie de malveillance. Il est plus difficile de juger la prestation de Karl Urban, dont on ne voit pas les yeux de tout le film et dont la voix gutturale rappelle un peu trop celle de son prédécesseur dans le rôle.

Sans marquer une pierre blanche dans le genre qu'il illustre sans démériter, « DREDD » fait passer 90 minutes stimulantes et fait espérer – une fois n’est pas coutume – qu'il n’est que le premier opus d’une ‘franchise’.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
commenter cet article
10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:27

Le classique d’Emily Brontë a été adapté une trentaine de fois pour le petit et grand écran. Cette version de « LES HAUTS DE HURLEVENT » se distingue par le soin apporté à la mise en scène et aux décors, mais surtout par la perfection du casting des deux personnages centraux : ‘Cathy’ et ‘Heathcliff’. Si Charlotte Riley est idéale de passion joyeuse et juvénile,HAUTS qu’on voit progressivement se détruire de l’intérieur, c'est Tom Hardy qui s’impose comme le ‘Heathcliff’ définitif.

Beaucoup d’acteurs se sont essayés au rôle, de Charlton Heston à Ralph Fiennes, en passant par Laurence Olivier, Richard Boone, Timothy Dalton et beaucoup d’autres, mais aucun n’a su trouver la dangerosité exsudée par Hardy. Ombrageux, sensuel, cruel, bestial parfois, jusqu'auboutiste, masochiste, ce personnage de répertoire développe ici toutes les facettes d’un caractère destructeur d’un noir romantisme. Hardy évoque un peu ce que furent De Niro ou Depardieu à leurs débuts, ce mélange détonnant de violence, d’animalité, à peine tempéré par de lointains vestiges d’enfance. Il provoque une fascination mêlée de répulsion plutôt unique.

Présenté en deux parties d’une heure, ce beau téléfilm est bien construit, un brin confus par moments (on finit par ne plus trop savoir qui est l’enfant de qui !), mais on ne s’y ennuie jamais et on se passionne pour les protagonistes, sans sombrer dans le romanesque à outrance ou les affèteries du gothique facile.

Aux côtés du couple-vedette, Andrew Lincoln est comme toujours impeccable dans le rôle ingrat de ‘Linton’, l’autre amoureux de Cathy, qui ne soutiendra jamais la comparaison.

À noter que Charlotte Riley et Tom Hardy se retrouveront dans leur téléfilm suivant, le remarquable « THE TAKE », dans des rôles pas si éloignés.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 06:26

MASQUE (2)« LE MASQUE DU DÉMON » est devenu au fil des années, un classique du film d’horreur européen et aussi un cult-movie révéré par les cinéphiles un peu pointus. Il est aujourd'hui réédité en Blu-ray en Angleterre, dans une copie complète et immaculée, qui permet de leMASQUE (1) (re)découvrir dans les meilleures conditions possibles. Ce fut pour « WWW » une première fois.

Alors qu’en est-il de ce chef-d’œuvre tant adulé ? Mario Bava a mixé sans complexe les grands mythes du cinéma fantastique U.S. : les films gothiques pleins de sorcières et MASQUE (3)de malédictions, le film de vampire dont il recycle les grands standards (l’arrivée en calèche, l’auberge, le sang qui régénère les morts, etc.) sans vraiment présenter ses morts-vivants comme des vampires à proprement parler, sans oublier les villageois furieux armés de fourches courant à travers bois, échappés tout droit des aventures de Frankenstein.

Si le scénario est terriblement linéaire et simpliste, si les personnages ne sont que des pantins sans réelle personnalité et si le dialogue prête souvent à sourire, force est d’admettre qu'il se dégage de ce film une magie singulière. Due en grande partie à la photo MASQUEabsolument magnifique, également signée Bava, au noir & blanc intense et contrasté, aux beaux décors de château, de cimetière et de crypte qui font pénétrer dans un  univers factice et fascinant. Sans oublier Barbara Steele dont le physique étonnant, hors du temps, donne à son double personnage une présence peu commune et une beauté inquiétante.

« LE MASQUE DU DÉMON » est un film à voir donc, essentiellement pour ses images, en acceptant ses naïvetés et ses redites. À noter un prologue impressionnant, situé deux siècles plus tôt, avec une pose de masque hérissé de pointes sur un visage à coups de maillet, assez stupéfiante !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
commenter cet article
10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 06:19

« AVEC LES COMPLIMENTS DE... CHARLIE » est un navet. Ceci, nul ne songera jamais à le contester. C'est sans doute même le plus mauvais film qu’ait tourné Charles Bronson dans les années 70.

Ceci étant établi et paradoxalement, ce n’est pas le film qui ait eu à pâtir des plus vilaines affiches ou jaquettes, bien au contraire. Ainsi, en France on eut droit à un poster dessiné par le grand caricaturiste Mulatier (qui avait déjà croqué Bronson dans « PILOTE »), l’affiche italienne plus banale est plutôt incitative sous le titre « TIR CROISÉ », l’américaine est en revanche assez laide. Un portrait de Bronson tiré d’un film plus ancien, avec une pin-up (Jill ???) couchée sur un pistolet. Les autres sont des photo-montages plus ou moins heureux.

LOVE BULLETS posters (1)

LOVE BULLETS posters

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
commenter cet article
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:22

Nous apprenons la mort de l’acteur John Kerr, dont le plus grand succès fut de jouer l’étudiant efféminé qui connaît une liaison avec Deborah… Kerr dans « THÉ ET SYMPATHIE ».

JKERR

Il fut un des patients dans « LA TOILE D’ARAIGNÉE », un procureur dans les séries TV « ARREST AND TRIAL », « PEYTON PLACE » et « LES RUES DE SAN FRANCISCO » (une vocation ?). Il a surtout fait carrière à la télé.

Il est décédé à l’âge de 82 ans. R.I.P.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
commenter cet article
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 08:44

« ROBOT AND FRANK » est un film tombé de nulle part, au casting dépourvu de grosse star, qui ne se situe dans aucun genre précis mais flirte avec la comédie, la science-fiction, leROBOT mélodrame familial, le ‘buddy movie’ et déroule sa petite histoire tranquillement, intelligemment, sans souci de s'adresser à un large public, mais sans aucun hermétisme non plus.

Sous couvert d’un face à face drolatique entre un ex-cambrioleur atteint de la maladie d’Alzheimer et un aide-ménager robot, le film parle avec une certaine acuité du vieillissement, de solitude, de vie gâchée, d’incommunicabilité, de regret. C'est à la fois drôle et poignant, jamais prévisible et le ‘twist’ final, complètement inattendu, serre le cœur.

Dans un rôle omniprésent à l’image, Frank Langella trouve un des meilleurs rôles de son étrange carrière. Vieux ronchon mal embouché, il traduit avec finesse le lent « glissement » de son personnage vers la totale amnésie et n’y met pas une once de sentimentalisme. Sa relation avec le petit robot est un véritable régal par la grâce d’un dialogue finement ciselé.

Autour de lui, de bons comédiens bien utilisés comme Susan Sarandon en bibliothécaire attentive, la toujours craquante Liv Tyler en fille légèrement casse-pieds et le sous-estimé James Marsden excellent en fils excédé mais toujours fidèle au poste.

Petit film intimiste, original sans ostentation, tout en demi-teintes et en non-dits, « ROBOT AND FRANK » laisse un arrière-goût nostalgique et un brin cafardeux, tout particulièrement le dernier plan. Mais c'est vraiment une jolie réussite.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
commenter cet article
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 06:35

« WAR PARTY » est un bon épisode de la 2ème saison de la série « CHEYENNE », réalisé par Joe Kane.

Clint Walker est blessé par un prospecteur qu'il est forcé d’abattre. Il parvient à le soigner, aidé par Angie Dickinson, l’épouse de celui-ci. Mais ils sont bientôt encerclés par des Sioux belliqueux et envahis par trois renégats évadés du bagne. Et avec tout ça, Clint se débrouille pour tomber amoureux d’Angie, ce qui prouve au moins une chose, c'est qu'il est normalement constitué !

CHEYENNE dickinson

Comme toujours dans cette série, les épisodes sont réalisés comme des séries B de cinéma plutôt que comme des téléfilms lambda, ce qui leur donne toute leur valeur. Il y a des plans larges, des décors variés, un scénario plus élaboré que la moyenne. Et ici en l’occurrence, d’excellents acteurs, puisque outre Miss Dickinson tiraillée entre la fidélité à son mari blessé et son attirance pour l’Hercule des grandes plaines, on retrouve un jeune James Garner, en leader des hors-la-loi, un voyou cynique et volubile qui passe son temps à se coiffer. À retenir une bagarre extrêmement brutale – et sans cascadeurs ! – entre Garner et Walker. On reconnaît également des vétérans du genre comme Michael Pate en chef indien peinturluré et Walter Barnes en ‘bad guy’.

De la bonne télévision ‘vintage’ étonnamment soignée dans la forme.

Repost 0
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 06:31

Ciarán Hinds est un acteur irlandais protéiforme, qui s’est imposé progressivement d’année en année, passant des petits au grands rôles, sans atteindre la notoriété de son contemporain Liam Neeson, par exemple.

On l’aperçoit en président dans « LA SOMME DE TOUTES LE PEURS », en gangster dans « LES SENTIERS DE LA PERDITION », en agent du FBI dans « MIAMI VICE », il est un exceptionnel César dans la minisérie « ROME », joue un des tueurs israéliens dans « L’AFFAIRE RACHEL SINGER », le capitaine dans la série « INSOUPÇONNABLE ».

Aujourd'hui, il fête ses 60 ans et n’a jamais été plus actif. Happy birthday, Ciarán.

HINDS

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 06:17

Film d’horreur espagnol – sur lequel on part donc avec un a priori favorable –, « SHIVER : L’ENFANT DES TÉNÈBRES » (on le voit, les titres « français » n’ont rien perdu de leur saveur !) est le genre de film dont on n’a pas envie de dire du mal, tout en trouvant difficile SHIVERd’en dire beaucoup de bien.

La première séquence est forte, efficace, elle rappelle « AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE » de Kathryn Bigelow. Mais… ce n’était qu’un cauchemar et l’action démarre vraiment.

L’idée de jouer avec les grands mythes du fantastique, ici le vampirisme et le monstre-dans-la-forêt, pour ensuite les ancrer dans le réel et donner une explication terre-à-terre à des évènements qu’on croit d'abord surnaturels, est plutôt valable. Mais c'est l’exécution qui est pauvrette, au même titre qu’un scénario excessivement linéaire et sans surprise, qui accumule les redites, les fautes de goût. Ainsi le gros copain ‘geek’ censé être comique, tombe-t-il comme un cheveu sur la soupe et achève-t-il de désamorcer des scènes de suspense déjà pas bien effrayantes.

Car le vrai problème de ce « film de trouille » est qu'il ne fait jamais peur. Au mieux, on sursaute de temps en temps, presque par politesse. Au pire, on regarde sa montre en attendant le dénouement et l’explication sur ce « monstre » égorgeur qui hante la montagne et terrorise un petit village. Ne parlons même pas de coïncidences (les meurtres commencent à l’arrivée du jeune héros et de sa mère dans la région… pourquoi ?) jamais explicitées et de comportements illogiques. Les comédiens étant à peine compétents, on ne se console pas là-dessus.

« SHIVER » est donc une œuvrette sympathique et traversée d’une vraie envie de cinéma, mais qui ne parvient jamais à dépasser son pitch qui tient en trois lignes et dont on comprend trop vite les tenants et aboutissants.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
commenter cet article
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 06:09

« CHARLES McGRAW : FILM NOIR TOUGH GUY » un livre signé Alan K. Rode et publié en 2008 aux éditions McFarland, est un livre intrigant sur plusieurs points.

D’abord, il est consacré à un acteur méconnu et quasiment oublié, excepté des cinéphilesBOOK MCGRAW endurcis. McGraw avait connu un petit succès dans les années 40 et 50 grâce à ses rôles de flics pour la RKO. Rugueux, taiseux, trapu, il exsudait une violence authentique et sa présence crevait l’écran. Puis la mayonnaise n’ayant pas pris, il se vit relégué aux seconds rôles dans les sixties. Enfin, son alcoolisme galopant l’avait fait régresser aux quasi-figurations et ‘guest’ télé à la fin de son parcours.

Ce qui étonne dans ce livre sérieux et très bien documenté, c'est combien cette carrière s’y reflète. Rode n’arrive pas à consacrer entièrement son ouvrage à McGraw, un peu comme s’il demeurait un second rôle dans sa propre biographie. Ainsi, l'auteur consacre un chapitre au tournage de « SPARTACUS », mais n’y parle qu’assez peu de McGraw qui n’avait qu’un rôle secondaire. Même chose pour « LES OISEAUX » où il est beaucoup plus question d’Hitchcock que de l’objet du bouquin. Étrange paradoxe.

Mais cette vision d’Hollywood et du star system par le petit bout de la lorgnette, à travers la vie d’un « obscur, d’un sans-grade » est passionnante. On y ressent la réalité quotidienne de ses travailleurs acharnés, loin de tout ‘glamour’, qui passaient d’un plateau à l’autre sans répit. Jusqu'à l’usure. Acceptant tous les rôles.

On trouve des anecdotes sympathiques, comme cette camaraderie alcoolisée entre McGraw et Robert Mitchum, partenaires sur plusieurs films, des interviews chaleureuses de partenaires de l’acteur comme L.Q. Jones ou Marie Windsor. Mais l’ensemble laisse un arrière-goût assez triste, voire pathétique.

À noter que dans la préface, l’auteur de comics Jim Steranko reconnaît s’être inspiré de McGraw pour recréer le personnage de BD ‘Nick Fury’.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens