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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:22

TMENAvant toute considération, un coup de chapeau au titre français « LA BRIGADE DU SUICIDE » qui n’a strictement rien à voir avec le contenu du film. Les « traducteurs » ont-ils voulu insinuer que le travail des flics infiltrés tenait de la mission-suicide ? Mystère…

Réalisé par Anthony Mann alors dans sa période ‘film noir’, ce polar dur et sombre doit beaucoup à sa photographie – signée de l’immense John Alton – et à l’audace de ses cadrages. Certains plans en clair-obscur placent des visages au premier plan, décadrés, sont étonnamment modernes et inhabituels, de nombreuses scènes se déroulent dans la pénombre. À peu près dépourvu de sentimentalisme, « T-MEN » semble annoncer avec une décennie d’avance la série TV « LES INCORRUPTIBLES » : les flics y sont entièrement dévoués à leur travail, ils n’ont aucun humour, aucune vie privée et la voix ‘off’ ressemble même de façon troublante à celle de Walter Winchell.

Si on admire l’esthétique, on a du mal à se passionner réellement pour l’enquête du pâle Dennis O’Keefe dans le milieu des faux-monnayeurs. Les seconds rôles sont très caricaturaux, les femmes ne font que passer et sont toutes idiotes ou soumises et la résolution trop vite expédiée ne tient que par le dynamisme visuel de Mann. À peine peut-on s’accrocher à Charles McGraw magnifiquement filmé, dont l’étonnant visage semble taillé dans le granit et qui joue un homme de main sadique et glacial à faire dresser les cheveux sur la tête.

TMEN (1)

À voir pour le complétiste de la carrière d’Anthony Mann donc, car malgré d’indéniables qualités, le film manque tout de même sévèrement d’une des grandes figures du genre comme Bogart ou Sterling Hayden, pour s’inscrire dans le panthéon du genre.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 05:47

Formée au théâtre, Thelma Ritter est une irremplaçable râleuse à qui Joe Mankiewicz a offert ses rôles les plus mémorables : la mère joueuse de poker de Linda Darnell dans « CHAÎNES CONJUGALES » où elle n’est curieusement pas mentionnée au générique et surtout ‘Birdie’ l’habilleuse au franc-parler dans « ÈVE ».

Elle est tout aussi excellente dans le rôle-titre de « LA MÈRE DU MARIÉ », en indic de police dans « LA PORT DE LA DROGUE », en femme de ménage dans « FENÊTRE SUR COUR », en alcoolique dans « CONFIDENCES SUR L’OREILLER », en confidente de Marilyn dans « LES DÉSAXÉS », en pionnière célibataire dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », en veuve dans « TROIS FILLES À MARIER », en mère possessive de Lancaster dans « LE PRISONNIER D’ALCATRAZ » et en vieille dame agressée dans « L’INCIDENT ». Elle n’aura tourné qu’une petite quarantaine de films.

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 111 ans. Happy birthday,  Thelma.

RITTER

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:00

VIRGINIEN johnson (1)« VISION OF BLINDNESS » est un excellent épisode de la 7ème saison de la série « LE VIRGINIEN », réalisé par Abner Biberman. Il est surtout notable pour enfin donner un rôle central à Sara Lane, généralement réduite à acheter des robes et à flirter avec les cowboys énamourés.

Après un accident de diligence, la nièce du ranch Shiloh devient aveugle. Elle est secourue par John Saxon, fraîchement sorti de prison,  dont elle tombe amoureuse. Mais Saxon ne rêve que d’une chose : se venger de ‘Trampas’ qui a abattu son jeune frère lors d’un hold-up. L’amour lui fera voir les choses autrement, mais son complice Ben Johnson achèvera cette belle rédemption dans le sang et les larmes.

VIRGINIEN johnson

La durée de long-métrage permet des vraies études de caractère. Et cet épisode offre à Saxon un joli rôle de ‘good bad guy’ dont il s’acquitte avec finesse. Le scénario offre d'ailleurs une intéressante réflexion sur la vengeance, plutôt originale dans un contexte westernien. Johnson prête sa « gueule » formidable à un personnage de hors-la-loi retors et pervers qui rappelle celui qu'il joua dans « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES ». À noter au passage qu'il se nomme ‘Jed Cooper’, qui est aussi le nom d’Eastwood dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » tourné la même année, où Ben Johnson tenait également un rôle !

Un bon épisode donc, où le fan assidu notera avec amusement que James Drury a pris quelques kilos et semble un peu serré dans son éternelle chemise rouge et son gilet de cuir…

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 06:33

« COMMENT TUER SON BOSS ? » ne cherche même pas à masquer ses références, il les affiche fièrement. Il serait vain d’énumérer tous les films dont il s’inspire (même le titre français est calqué sur un autre titre français : « COMMENT SE DÉBARRASSER DE SON PATRON » !), mais le but est clairement de capitaliser sur le succès du récent « VERY BADBOSSES TRIP ». On prend trois crétins velléitaires, on leur donne des patrons odieux et on les lance dans une folle nuit en forme d’engrenage.

On aimerait rire plus et surtout que ce rire soit de meilleure qualité. Ce n’est pas le cas. Quand on se surprend à pouffer, c'est devant des gags éculés, des mimiques outrées, des situations graveleuses, des quiproquos poussifs. Nos trois losers n’étant pas d’une grande subtilité, on suit leurs mésaventures d’un œil détaché, d’autant que c'est extrêmement mal filmé et platement photographié.

Que reste-t-il, alors ? Quelques ‘guests’ qu’on est toujours content de revoir : Donald Sutherland qui disparaît avant même d’avoir commencé à apparaître, Jennifer Aniston déchaînée en nympho botoxée, Kevin Spacey qui ressert son numéro de « boss from Hell » de « SWIMMING WITH SHARKS » sans le moindre complexe ou Jamie Foxx très drôle en pseudo-voyou prénommé ‘Motherfucker’. Mais la palme revient très certainement à Colin Farrell, méconnaissable en dégénéré cocaïné amateur de kung-fu : ce qu'il y a de meilleur dans le film.

Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire. Selon l’humeur du moment, on pourra être distrait par ce sous-produit opportuniste, dont la seule vraie qualité est une bonne humeur décomplexée et un évident manque de prétention.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 05:51

Lyle Bettger fut un ‘villain’ de premier ordre, tout en méchanceté raffinée et en suavité malveillante.

Il donne du fil à retordre à la police dans « MIDI, GARE CENTRALE », joue le dresseur d’éléphants jaloux dans « SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE » (où il s’appelle… Klaus !), incarne l’infâme Ike Clanton dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » et hante bon nombre de westerns de séries B.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 98 ans. Happy birthday, Lyle.

BETTGER

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 06:30

« EVIL SPIRITS : THE LIFE OF OLIVER REED » écrit en 2000 par Cliff Goodwin, commence par un chapitre saisissant sur la mort de l’acteur, dans un bar à Malte où il se soûlait consciencieusement pendant le tournage de « GLADIATOR ». Le reste du livre est un flash-back sur la vie et la carrière de ce neveu du vénérable réalisateur Carol Reed, destiné à devenir une énorme star, mais plombé par son comportement suicidaire.

C'est un peu triste, mais souvent amusant. On apprend ainsi qu’Oliver s’était fait faire unREED book tatouage sur la zigounette qu'il aimait à exhiber dans les restaurants. Robert Mitchum ou Robert Vaughn en firent les frais. On est surpris de savoir qu'il fut sérieusement envisagé pour jouer 007, mais que l’inconnu George Lazenby lui fut préféré, qu’Anthony Burgess s’inspira de lui pour créer le personnage d’Alex dans son roman « ORANGE MÉCANIQUE ».

On « assiste » à la bagarre qui lui valut cette vilaine cicatrice au visage. On est navré d’apprendre qu'il ne s’entendit guère avec Lee Marvin, à la personnalité pourtant voisine. Que Bette Davis et Raquel Welch le haïssaient profondément. Qu'il fut viré d’un film de Renny Harlin la veille du tournage, pour s’être soûlé en public. Mais on s’amuse quand Sarah Miles sur le plateau de « VENIN », lui demande d’éjecter Klaus Kinski, dont les crises de nerfs exaspèrent tout le monde. « Je suis cinglé », répondra ‘Ollie’ prudent quand il le fallait, « Mais pas idiot ».

Cette biographie survole cette personnalité volatile et complexe sans en donner réellement les clés. Mais à travers les témoignages, les anecdotes et le souvenir de ses trop rares grands rôles, se dessine un parcours erratique, gâché, qui laisse pas mal de regrets. Car des « LOVE » et des « DIABLES », il n’y en a finalement pas beaucoup eu dans la filmographie d’Oliver Reed…

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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 06:21

Second rôle des années 80, Paul Shenar joua des personnages désagréables et froids, dont le plus remarquable demeure ‘Soza’ le trafiquant colombien de « SCARFACE ».

On l’aperçoit en père des héroïnes de « DREAM LOVER » et « MAN ON FIRE » (première version), en mafioso dans « LE CONTRAT » et « PACTE AVEC UN TUEUR » et en océanographe sympa dans « LE GRAND BLEU ». Il meurt à l’âge de 53 ans.

À la TV, on le voit en flic dans un « COLUMBO », dans « THE NIGHT THAT PANICKED AMERICA » où il incarne Orson Welles et dans le rôle-titre de « ZIEGFIELD AND HIS WOMEN ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 77 ans. Happy birthday, Paul.

SHENAR

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 06:05

JUGEMENT postersDans la rétrospective « WWW » des films de Charles Bronson via leurs posters internationaux, il est un film qui tient une place à part dans l’évolution dont les choses sont présentées. Il s’agit du western de Sam Fuller « LE JUGEMENT DES FLÈCHES » où dans un rôle de chef Sioux, Bronson ne fait que des apparitions très sporadiques.

De fait, il n’apparaît pas du tout sur l’affiche U.S. d’époque qui s’appuie surtout – comme pas mal d’autres, d'ailleurs – sur la silhouette sexy mais belliqueuse d’une squaw déchaînée, dont on ne trouve évidemment pas trace dans le film.

À peine si on aperçoit Bronson à l’arrière-plan sur le poster français. Par contre, sur la jaquette (française également) d’une VHS, il est promu covedette de Rod Steiger et son profil orne l’illustration au premier plan. Le summum est atteint avec la toute récente réédition allemande en DVD, où le visage de Bronson (une photo de « SOLEIL ROUGE », soit dit en passant) remplit l’image et son nom écrase littéralement ceux de ses partenaires !

JUGEMENT posters (1)

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:59

CASABLANCA TVQue resterait-il de « CASABLANCA », l’inoxydable chef-d’œuvre hollywoodien sans Bergman, Bogart ou Curtiz ? Eh bien, pas grand-chose. Il resterait « WHO HOLDS TOMORROW ? », le film-pilote de la courte série (8 épisodes !) inspirée du classique.

En pas même 20 minutes, ce téléfilm tente – dans les décors du film – de retrouver la magie originelle. Mais le dialogue est un triste pastiche de celui de 1943 et les comédiens ne risquent pas de faire oublier leurs prédécesseurs. Ainsi, pour excellent qu'il soit, le rugueux Charles McGraw est un authentique ‘tough guy’, mais sa prestation « virile », ne fait que mettre en lumière ce qui faisait le charme de Bogart dans le rôle de ‘Rick’ : son amertume, sa vulnérabilité, sa générosité bourrue. McGraw ne fait passer que sa rudesse abrupte. À ses côtés, la très sexy Anita Ekberg, malgré des formes à faire hurler le loup de Tex Avery, est bien loin d’Ingrid Bergman. Mais elle n’est pas à blâmer : à l’impossible nul n’est tenu.

CASABLANCA TV (1)

Reste donc les décors, le vieil air « As Time Goes By », Dalio qui reprend le rôle du capitaine créé par Claude Rains, alors qu'il n’était que croupier douze ans plus tôt. Et l’évidence que ce projet de série était condamné d’avance !

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:11

Comme tous les scénarios basés sur une seule et unique idée, autrement dit leur ‘pitch’ de départ, « PERFECT SENSE » a visiblement du mal à remplir sa durée règlementaire de long-métrage. De fait, le film tire à la ligne, perd beaucoup de temps en scènes d’amour redondantes (les deux vedettes passent un temps fou à s’embrasser goulument, ce qu’on nePERFECT songerait pas à leur reprocher, d'ailleurs !) et se dilue un peu en progressant.

Reste que cette fameuse « idée » n’est pas mauvaise : l’apocalypse décrite ici ne vient pas de l’extérieur, les éléments ne saccagent pas la planète, les bombes ne détruisent pas la Terre, mais c'est l’Humanité elle-même qui est agressée. Et le « mal » s’en prend à ce qui justement, fait d'elle ce qu'elle est : une sorte de virus mystérieux détruit un à un tous nos sens. À commencer par l’odorat, puis le goût, etc. Comme c'est inéluctable, impossible à combattre, on assiste passivement à une lente agonie de l’homo erectus. C'est l’aspect intéressant de ce film qui donne à réfléchir sur ce qui fait de nous des humains. Privés peu à peu de notre identité, nous régressons jusqu'au néant. L’image noire qui clôt le film (non, ce n’est pas un ‘spoiler’ !) laisse sur un malaise tangible.

Trop long donc, pour la minceur de son scénario et le peu de profondeur de ses personnages, le film se repose énormément sur le charme de ses acteurs. Ewan McGregor fait toujours preuve du même naturel et de ce don de sympathie qui le rendent crédible dans tous ses rôles. En chef-cuistot rongé par la culpabilité, il est très attachant. Eva Green apporte son étrange et entêtante séduction dans un personnage dépressif tout en zones d’ombres. Quant à Connie Nielsen, on se demande pourquoi elle a accepté un rôle aussi… invisible. À peine si on l’identifie.

« PERFECT SENSE » est un joli film donc, plaisant à regarder, qui a fait le pari de l’intimisme plutôt que du grand spectacle, au risque de paraître parfois un peu creux et comme inachevé.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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