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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 19:13

D'AMICO RIPLa plus grande scénariste du cinéma italien vient de mourir à l’âge de 96 ans.

Suso Cecchi d'Amico a signé pas loin de 120 films, parmi lesquels « LE PIGEON », « ÉTÉ  VIOLENT », la plupart des Visconti comme « ROCCO ET SES FRÈRES » et surtout le sublime « GUÉPARD ». Elle était même responsable du très curieux « L'HOMME, L’ORGUEIL ET LA VENGEANCE », adaptation façon ‘spaghetti western’ du « CARMEN » de Mérimée, avec Franco Nero et Klaus Kinski. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:08

MISSING (3)Dans la droite tradition de « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » et surtout de « FUREUR APACHE », ce post-western est une bonne surprise pour plusieurs raisons : d’abord on ne s’attendait à rien de particulièrement bon de la part de Ron Howard. Ensuite, la mise enMISSING (2) MISSINGscène retrouve les racines du western classique, oubliant enfin l’influence stérilisante du ‘spaghetti western’ ou de Peckinpah.

« LES DISPARUES » est un film âpre et cruel, montrant l'Ouest sans aucun romantisme. Ici point de paysages grandioses à la Ford : de la rocaille, des herbes desséchées, l’extrême aridité ponctuée de déluges de proportions bibliques. Ce Far-West là est rude, sans pitié et refuse toute nostalgie. Pour revenir à Ford, c'est plutôt la réalité qu’a imprimé ce film, pas la légende.

MISSING (1)Au-delà des péripéties classiques de la chasse à l'homme, le scénario raconte les retrouvailles entre une fille traumatisée par l’abandon de son père et celui-ci qui a « viré Indien » et qui va trouver sa rédemption, trente ans plus tard.

« Un Apache c'est comme un livre fermé sur des horreurs », disait Jack Palance dans « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Howard ne lésine pas sur les tortures atroces (le sort réservé à Aaron Eckardt a de quoi alimenter des nuits de cauchemar !) et a parfaitement filmé son ‘méchant’ : un « brujo », un sorcier au visage bestial, grêlé, hideux. On a peine à reconnaître le séduisant Eric Schweig du « DERNIER DES MOHICANS » !

« LES DISPARUES » doit beaucoup à l’implication de Cate Blanchett, superbe en femme seule, endurcie par les épreuves et la solitude, mais ne lâchant jamais prise. Tommy Lee Jones lui donne une efficace réplique, même si on connaît par cœur la moindre de ses mimiques ou de ses intonations. Il a tout de même un look exceptionnel de vieux guerrier parcheminé.

Dense, prenant, émouvant, jamais lent malgré sa longueur, « LES DISPARUES » peut sembler parfois trop emphatique ou prévisible dans son déroulement, mais c'est un sacré bon film, plein de sève et d’énergie et un retour au western qu’on aime. Sans nostalgie, sans clin d’œil, sans pastiche… Juste une vieille recette dépoussiérée et remise au goût du jour.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:56

Signalons dans « LE NOUVEL OBSERVATEUR » sorti cette semaine, une assez longue interview de notre ami Sir Michael Caine, venu présenter « INCEPTION » à Paris, film deCAINE OBS Christopher Nolan où il tient – en toute discrétion – un rôle secondaire.

Il y parle de la prochaine sortie du second tome de ses mémoires (que nous annoncions récemment), raconte quelques anecdotes amusantes comme sa camaraderie avec… John Wayne et parle surtout de la façon inattendue dont sa carrière complètement enlisée après trop de nanars infâmes, a subitement redémarré grâce à Jack Nicholson et « BLOOD & WINE ».

En attendant la sortie à la rentrée de « THE ELEPHANT TO HOLLYWOOD ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:16

Visage familier des films de Clint Eastwood, jusqu'à « MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL », Geoffrey Lewis est un stakhanoviste du second rôle, qui hante les plateaux depuis un demi-siècle.

Son expression perpétuellement étonnée l’a souvent fait pencher vers la comédie. Aujourd'hui, il fête ses 75 ans. Happy birthday, Geoffrey…

LEWIS anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:58

CARREYEnvie de voir quelque chose de totalement surréaliste ?

Le lien ci-dessous est pour vous ! Il s’agit du comique Jim Carrey lancé dans une imitation de Charles Bronson dans un sketch de l’émission « IN LIVING COLOR » intitulé « THE CHARLES BRONSON MAKE A DEATH WISH FOUNDATION » (en clin d’œil à la célèbre « MAKE A WISH FOUNDATION » qui exauce les vœux des petits Américains).

On a beau ne pas toujours adhérer au cabotinage de ce comédien, force est d’admettre qu'il a parfaitement « chopé » les attitudes physiques et surtout la voix et les intonations singulières de ‘Charley’. Dans le sketch, il fait visiter sa fondation à un gamin pauvre. Quitte à mettre KO quelques employés trop zélés.

 

http://www.youtube.com/watch?v=qmlRsS7tdVo

 

 

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 19:35

AVENTURIERE HK (1)En réclamant récemment le téléfilm « MONGO’S BACK IN TOWN », nous est revenu en mémoire un film avec le même comédien en tête d’affiche : Joe Don Baker.

Devenu vedette de séries B grâce aux succès consécutifs de « JUSTICE SAUVAGE » et « LAAVENTURIERE HK TRAHISON SE PAIE CASH », le brutal Texan a tourné deux ans plus tard (en 1974, donc...) « L’AVENTURIÈRE DE HONG-KONG » (également connu sous le titre français de « LES 7 AIGUILLES D’OR »), sous la direction de Robert Clouse, immortel responsable de « OPÉRATION DRAGON ».

Baker y joue un ‘privé’ installé à Hongkong où une Américaine (Elizabeth Ashley) l’engage pour retrouver une statue contenant sept aiguilles sacrées. Leur pouvoir ? Redonner vigueur sexuelle à des hommes âgés ! Inutile de dire que Burgess Meredith lui aussi sur le coup, rêve de posséder ce trésor. Également au générique, le karatéka noir Jim Kelly (oui, celui de « OPÉRATION DRAGON », justement !) et sa coupe afro, l’ex-star Ann Sothern. Et – bien sûr – la BO est forcément signée Lalo Schifrin !

Tout cela est filmé intégralement dans la photogénique cité chérie de John Woo, ça fleure bon la série B nanardisante. C'est donc indispensable. Et à ce jour complètement introuvable.

Il nous le faut impérativement

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 16:56

DERNIERE RAFALEPendant un petit moment, « LA DERNIÈRE RAFALE » ressemble à un film de recrutement pour le FBI. J. Edgar Hoover y est mentionné avec une idolâtrie servile et les superflics en manteau et chapeau mous sont montrés comme les derniers remparts contre le crime et le stupre. Autant dire que ça démarre mal !

Quand arrive le héros, Mark Stevens (ectoplasme au physique aussi neutre que le jeu), on passe à la phase infiltration du scénario. Et l’accent est mis sur les méthodes « ultra-modernes » du ‘Bureau’.

Cela commence seulement à s’animer avec l’apparition de Richard Widmark. Si son rôle de petit caïd frileux et ambitieux n’a rien d’original, l’approche du comédien est étonnante. Même si le film date de 1948, difficile de ne pas ressentir le sous-texte homosexuel dans les séquences impliquant le gangster et sa bande. Widmark est certes marié, mais la seule vue de sa femme semble le dégoûter. Elle-même ne supporte pas qu'il la touche ! Tous ses hommes ont des allures peu viriles et ont plutôt l’air de « mignons » en fedora. La première fois que Widmark reçoit Stevens chez lui, les deux hommes sont étendus côte à côte sur ses lits jumeaux ! Et ce ne sont pas les seules allusions… C'est ce qui différencie fondamentalement ce personnage de celui que l’acteur jouait dans « CARREFOUR DE LA MORT » l’année précédente : Udo était un sadique bestial et stupide, Stiles est un pervers cultivé.

DERNIERE RAFALE (1)

« LA DERNIÈRE RAFALE » est bien rythmé, extrêmement bien photographié par Joe McDonald. Aujourd'hui trop de détails font sourire : pourquoi le flic John McIntire se met-il systématiquement à parler comme un robot quand il envoie des messages à ses supérieurs par radio ? À cause de son apologie du FBI, ce n’est pas tout à fait un ‘film noir’ et l’absence de personnage vraiment attachant n’aide pas à maintenir l’intérêt jusqu'au bout.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:08

Le parcours du bonhomme force le respect. De chef-d’œuvre en nanar, du ridicule au grandiose, du cinoche d’action au poste de gouverneur de Californie, il a façonné sa propre légende. S’il fut le cowboy le plus (volontairement) grotesque de l’Histoire du western dans « CACTUS JACK », son apparition de quelques minutes dans « THE EXPENDABLES » en trio avec Stallone et Bruce Willis est attendue comme le messie.

Aujourd'hui, Arnold Schwarzenegger fête ses 63 ans. Happy birthday, Arnie. And… be back !

ARNOLD anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 17:11

« THE MAN FROM THE SEA » est un épisode très spécial du « VIRGINIEN », dans lequel les personnages récurrents de la série ont un mal fou à s’insérer. Lee J. Cobb et Doug McClure jouent les faire-valoir, James Drury passe en voisin.

Le scénario se concentre sur l’arrivée de deux sœurs jumelles à Shiloh : une gentille « première de la classe » aimant la poterie (Shirley Knight qu’on voit régulièrement en ‘guest’ dans toutes les séries actuelles avec quelques kilos en plus) et une fantasque et rêveuse (Carol Lynley), qui s’avèrera être complètement fêlée, n’ayant qu’un seul but dans la vie : éliminer sa sœur !

VIRGINIEN Lynley

Parallèlement – et pour justifier le titre – le film suit un personnage de marin jovial qui achète une ferme et décide de trouver femme. Il va se retrouver dans les filets de la ‘bad sister’. C'est vraiment un drôle d’épisode, oscillant entre la grosse comédie et le mélodrame freudien, sans rime ni raison. L’unique intérêt provient de la belle composition de Carol Lynley, tout à fait crédible dans son rôle de poupée au physique parfait, mais à l’extrême bord de la folie. À un moment donné, elle envoie une baffe à Lee J. Cobb qui ne semble pas feinte du tout !

À noter pour l’anecdote que Tom Tryon qui joue le marin sorti d'un défilé Jean-Paul Gaultier, retrouvera Carol Lynley l’année suivante au cinéma dans « LE CARDINAL » d’Otto Preminger.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 11:59

Les éditions Seven7 annoncent pour le 19 octobre, la sortie de cinq westerns de Budd Boetticher interprétés par Randolph Scott.

Deux chefs-d’œuvre : « L'HOMME DE L’ARIZONA » et « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE », un grand film : « COMANCHE STATION » et deux plus inégaux : « DÉCISION À SUNDOWN » (préalablement connu sous le titre « LE VENGEUR AGIT AU CRÉPUSCULE ») et « L’AVENTURIER DU TEXAS ».

BOETTICHER SEVEN7

Tous ces films avaient déjà été réunis dans un magnifique coffret en zone 1, il y a quelque temps, agrémentés de suppléments intéressants. Une nouvelle génération de cinéphiles va enfin pouvoir (re)découvrir ce réalisateur unique.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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