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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 16:56

BENJAMENTA (1)Il y a des films – ils sont rares, mais ils existent – dont on ne sait absolument pas quoi dire. Et à peine quoi penser. On les regarde passivement, comme de l’art abstrait, on reçoit des émotions, on peut s’ennuyer, s’agacer.

Que dire alors de « INSTITUTE BENJAMENTA » ? Qu'il ressemble aux premiers opus de David Lynch. Mais pour ce qui est de la bizarrerie, Lynch ressemble à Andrew V. McLaglen, comparé aux frères Quay !

Disons que cela commence par l’arrivée d’un jeune homme dans BENJAMENTAun cours privé pour domestiques. Qu'il y est admis. Qu'il assiste à la première leçon. Après, cela devient plus compliqué à résumer. Le film laisse une sensation de rêve éveillé, indiscutablement envoûtant et on se prend à imaginer qu'il s’agit d’une histoire de fantômes du style « LES AUTRES ». Mais pas du tout… Ce serait trop simple. Vulgaire, presque ! Alors on subit, on admire la magnifique photo noir & blanc, la beauté diaphane d’Alice Krige, les cadres tarabiscotés, on écoute la BO dissonante, hypnotique. Et il y a de fortes chances qu’on s’endorme.

Cet OVNI malgré tout fascinant vient de sortir en Angleterre dans un coffret comprenant le DVD et le Blu-ray. C'est du pur cinéma d’auteur, mais pour qui est prêt à tenter des expériences limite, cela peut valoir le coup d’œil.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 16:36

OVERBLOG 503Tête interloquée de Clint et de ses copains cowboys qui viennent de recevoir un bristol leur annonçant la nouvelle du week-end : « WILD WILD WESTERN » est passé de la 604ème place dans le Top des Blogs d’Overblog à la 543ème !

Merci aux visiteurs fidèles (et même aux autres) et à la prochaine…

 

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:00

KINJITE (2)« KINJITE – SUJETS TABOUS » est un polar urbain de la Cannon dans lequel Charles Bronson campe un flic de L.A., le lieutenant Crowe (prénom indéterminé), luttant contre les KINJITEtrafiquants de chair humaine, les « macs » et pornographes en tous genres.

Présenté comme un réactionnaire clairement raciste, Crowe comme la plupart des flics campés par Bronson, n’est guèreKINJITE (3) attachant et l’acteur l’incarne avec une évidente mauvaise humeur, assurant tout de même des séquences d’action surprenantes vu son âge. Cherchant probablement à enrichir le personnage, le scénario s’égare dans de curieuses directions, comme le trouble qu’éprouve Crowe devant la puberté de sa propre fille, et qu'il va confesser à un prêtre. Le fait que celui-ci soit joué par Bill McKinney, l’amateur de cochons de « DÉLIVRANCE » ajoute encore à l’étrangeté de la situation !

En fait, comme dans « L’ÉVADÉ » de Tom Gries, le problème vient du fait que le rôle de Bronson est artificiellement mis au premier plan, alors que le vrai protagoniste du film aurait logiquement dû être le business man japonais dont la fille est kidnappée. Cet étranger déraciné à la recherche de son enfant dans les bas-fonds d'une métropole inconnue aurait pu KINJITE (1)donner lieu à un film à la « HARDCORE » de Paul Schrader. Le fait de basculer l’enquête sur un banal flic sorti de n'importe quelle série télé, en désamorce l’essentiel de l’impact.

Retrouvant sa place derrière la caméra, le largement septuagénaire J. Lee-Thompson s’attarde comme souvent sur des détails scabreux, place sa vedette dans des situations inhabituelles, comme lui faire rendre justice à un pervers avec comme arme… un ‘sex-toy’ de belle dimension. L’immonde ‘pimp’ campé par Juan Fernández n’est d'ailleurs pas à la fête, puisqu’au cours de l’action, Bronson l’oblige à avaler sa Rolex et qu’à la fin, il l’accompagne lui-même en prison où il le laisse entre les bras aimants d’un colosse tatoué et déjà énamouré. Cette accumulation de détails sordides, de personnages glauques, de violence gratuite et de bons seconds rôles comme Perry Lopez, Peggy Lipton et Danny Trejo (juste figurant) finissent par rendre « KINJITE » paradoxalement amusant et distrayant. Plus en tout cas que la plupart des efforts communs de Thompson et Bronson des années 80.

KINJITE (4)

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 08:33

Belle actrice marmoréenne du cinéma italien des sixties au patronyme inoubliable, Nicoletta Machiavelli a tourné quelques ‘spaghetti westerns’ notables comme « LE DERNIER FACE À FACE », « NAVAJO JOE » (en squaw), « DU SANG DANS LA MONTAGNE », « UNE MINUTE POUR PRIER, UNE SECONDE POUR MOURIR ». On l’a également vue dans quelques copros franco-italiennes avec Delon et dans le sombre « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER » où elle est l’ex-maîtresse de Fabio Testi. Elle n’a pas tourné depuis 25 ans.

Aujourd'hui, elle fête ses 66 ans. Joyeux anniversaire, donc…

MACHIAVELLI anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 19:13

D'AMICO RIPLa plus grande scénariste du cinéma italien vient de mourir à l’âge de 96 ans.

Suso Cecchi d'Amico a signé pas loin de 120 films, parmi lesquels « LE PIGEON », « ÉTÉ  VIOLENT », la plupart des Visconti comme « ROCCO ET SES FRÈRES » et surtout le sublime « GUÉPARD ». Elle était même responsable du très curieux « L'HOMME, L’ORGUEIL ET LA VENGEANCE », adaptation façon ‘spaghetti western’ du « CARMEN » de Mérimée, avec Franco Nero et Klaus Kinski. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:08

MISSING (3)Dans la droite tradition de « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » et surtout de « FUREUR APACHE », ce post-western est une bonne surprise pour plusieurs raisons : d’abord on ne s’attendait à rien de particulièrement bon de la part de Ron Howard. Ensuite, la mise enMISSING (2) MISSINGscène retrouve les racines du western classique, oubliant enfin l’influence stérilisante du ‘spaghetti western’ ou de Peckinpah.

« LES DISPARUES » est un film âpre et cruel, montrant l'Ouest sans aucun romantisme. Ici point de paysages grandioses à la Ford : de la rocaille, des herbes desséchées, l’extrême aridité ponctuée de déluges de proportions bibliques. Ce Far-West là est rude, sans pitié et refuse toute nostalgie. Pour revenir à Ford, c'est plutôt la réalité qu’a imprimé ce film, pas la légende.

MISSING (1)Au-delà des péripéties classiques de la chasse à l'homme, le scénario raconte les retrouvailles entre une fille traumatisée par l’abandon de son père et celui-ci qui a « viré Indien » et qui va trouver sa rédemption, trente ans plus tard.

« Un Apache c'est comme un livre fermé sur des horreurs », disait Jack Palance dans « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Howard ne lésine pas sur les tortures atroces (le sort réservé à Aaron Eckardt a de quoi alimenter des nuits de cauchemar !) et a parfaitement filmé son ‘méchant’ : un « brujo », un sorcier au visage bestial, grêlé, hideux. On a peine à reconnaître le séduisant Eric Schweig du « DERNIER DES MOHICANS » !

« LES DISPARUES » doit beaucoup à l’implication de Cate Blanchett, superbe en femme seule, endurcie par les épreuves et la solitude, mais ne lâchant jamais prise. Tommy Lee Jones lui donne une efficace réplique, même si on connaît par cœur la moindre de ses mimiques ou de ses intonations. Il a tout de même un look exceptionnel de vieux guerrier parcheminé.

Dense, prenant, émouvant, jamais lent malgré sa longueur, « LES DISPARUES » peut sembler parfois trop emphatique ou prévisible dans son déroulement, mais c'est un sacré bon film, plein de sève et d’énergie et un retour au western qu’on aime. Sans nostalgie, sans clin d’œil, sans pastiche… Juste une vieille recette dépoussiérée et remise au goût du jour.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:56

Signalons dans « LE NOUVEL OBSERVATEUR » sorti cette semaine, une assez longue interview de notre ami Sir Michael Caine, venu présenter « INCEPTION » à Paris, film deCAINE OBS Christopher Nolan où il tient – en toute discrétion – un rôle secondaire.

Il y parle de la prochaine sortie du second tome de ses mémoires (que nous annoncions récemment), raconte quelques anecdotes amusantes comme sa camaraderie avec… John Wayne et parle surtout de la façon inattendue dont sa carrière complètement enlisée après trop de nanars infâmes, a subitement redémarré grâce à Jack Nicholson et « BLOOD & WINE ».

En attendant la sortie à la rentrée de « THE ELEPHANT TO HOLLYWOOD ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:16

Visage familier des films de Clint Eastwood, jusqu'à « MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL », Geoffrey Lewis est un stakhanoviste du second rôle, qui hante les plateaux depuis un demi-siècle.

Son expression perpétuellement étonnée l’a souvent fait pencher vers la comédie. Aujourd'hui, il fête ses 75 ans. Happy birthday, Geoffrey…

LEWIS anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:58

CARREYEnvie de voir quelque chose de totalement surréaliste ?

Le lien ci-dessous est pour vous ! Il s’agit du comique Jim Carrey lancé dans une imitation de Charles Bronson dans un sketch de l’émission « IN LIVING COLOR » intitulé « THE CHARLES BRONSON MAKE A DEATH WISH FOUNDATION » (en clin d’œil à la célèbre « MAKE A WISH FOUNDATION » qui exauce les vœux des petits Américains).

On a beau ne pas toujours adhérer au cabotinage de ce comédien, force est d’admettre qu'il a parfaitement « chopé » les attitudes physiques et surtout la voix et les intonations singulières de ‘Charley’. Dans le sketch, il fait visiter sa fondation à un gamin pauvre. Quitte à mettre KO quelques employés trop zélés.

 

http://www.youtube.com/watch?v=qmlRsS7tdVo

 

 

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 19:35

AVENTURIERE HK (1)En réclamant récemment le téléfilm « MONGO’S BACK IN TOWN », nous est revenu en mémoire un film avec le même comédien en tête d’affiche : Joe Don Baker.

Devenu vedette de séries B grâce aux succès consécutifs de « JUSTICE SAUVAGE » et « LAAVENTURIERE HK TRAHISON SE PAIE CASH », le brutal Texan a tourné deux ans plus tard (en 1974, donc...) « L’AVENTURIÈRE DE HONG-KONG » (également connu sous le titre français de « LES 7 AIGUILLES D’OR »), sous la direction de Robert Clouse, immortel responsable de « OPÉRATION DRAGON ».

Baker y joue un ‘privé’ installé à Hongkong où une Américaine (Elizabeth Ashley) l’engage pour retrouver une statue contenant sept aiguilles sacrées. Leur pouvoir ? Redonner vigueur sexuelle à des hommes âgés ! Inutile de dire que Burgess Meredith lui aussi sur le coup, rêve de posséder ce trésor. Également au générique, le karatéka noir Jim Kelly (oui, celui de « OPÉRATION DRAGON », justement !) et sa coupe afro, l’ex-star Ann Sothern. Et – bien sûr – la BO est forcément signée Lalo Schifrin !

Tout cela est filmé intégralement dans la photogénique cité chérie de John Woo, ça fleure bon la série B nanardisante. C'est donc indispensable. Et à ce jour complètement introuvable.

Il nous le faut impérativement

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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