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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 13:05

Tiens ! Puisque c'est aujourd'hui l’anniversaire de Martin Sheen, parlons un peu de son fiston Charlie. Et de sa sitcom « MON ONCLE CHARLIE », qui est – pour peu qu’on apprécie le genre – une petite merveille. De plus, l’avantage quand on découvre tardivement une série TV, c'est qu’on peut en voir plusieurs saisons d’affilée ! Éloge de la paresse, de l’hédonisme, joyeusement cruelle, aimablement freudienne, la série nous propose ENFIN un gamin normal. C'est à dire glandeur, grassouillet, pas bien brillant (« not too bright » comme le définit lucidement son tonton), à l’hygiène douteuse et aux flatulences létales.ONCLE CHARLIE

Charlie Sheen n’a jamais été mieux employé qu'en jouisseur égoïste et sans remords. À ses côtés Jon Cryer est idéal dans le rôle de son frère insupportable/attachant, Holland Taylor est magnifique en mère indigne, liftée, culpabilisante, et Conchata Ferrell échappe complètement au ‘politiquement correct’ dans le rôle de la femme de ménage obèse, mal élevée et voleuse. Sans oublier la délicieuse Melanie Lynksey (« CRÉATURES CÉLESTES ») en voisine obsédée, folle à lier.

Dans l’épisode « BACK OFF, MARY POPPINS », de la 2ème saison, datant déjà de six ans, Charlie reçoit des potes dans sa maison de Malibu pour refaire le monde. On parle des femmes, on râle, on boit des bières. Jusqu'à ce que le frère « geek » de Charlie s’impose et finisse par gâcher la soirée.

Jusque là rien que de très banal (à part bien sûr, que c'est excellemment dialogué). Si ce n’est que les trois potes en question sont joués par rien moins que Sean Penn légèrement à cran, moustachu et taillé en armoire à glace, Elvis Costello et Harry Dean Stanton dans un merveilleux autopastiche de vieil acteur sentencieux qui a toujours une anecdote à raconter pour n'importe quelle situation.

Parmi les autres ‘guests’ au hasard : Denise Richards, Teri Hatcher (beaucoup moins tête à claques que dans « DESPERATE HOUSEWIVES »), Robert Wagner, Martin Sheen et Emilio Estevez (of course), Cloris Leachman, Jon Lovitz, Gail O’Grady, Brooke Shields, Morgan Fairchild, Judy Greer, Mike ‘Mannix’ Connors, la revenante Susan Blakely, James Earl Jones, Carol Kane, Stacy Keach, etc.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 09:00

Peut-être parce qu'il a fait très jeune très longtemps, on a du mal à s’imaginer que Martin Sheen soit septuagénaire.

Le clone de James Dean de « LA BALADE SAUVAGE », le capitaine Willard de « APOCALYPSE NOW », le ‘Mr President’ de la série TV « À LA MAISON BLANCHE » fête aujourd'hui ses 70 ans, et va tranquillement sur ses 250 films. Happy birthday, Martin…

SHEEN anniv

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:20

PILIERS CIEL (2)George Marshall réalisait déjà des westerns à l’époque du Muet et en 1956, le CinémaScope était encore tout neuf. Peut-être est-ce pour cela que « LES PILIERS DU CIEL » semble PILIERS CIELbizarrement cadré. Comme si le format large parfaitement utilisé dans les séquences d’action, devenait un handicap pour les scènes d’intérieur ou les séquences intimistes. Que des plans très larges, quelques rares plans américains et pas l’ombre d’un gros-plan de tout le film !

Ceci mis à part, c'est un drôle de western. On est immédiatement gêné par le personnage de Ward Bond, sorte de missionnaire adoré des Indiens, qu'il rebaptise avec des noms bibliques et convertit au christianisme comme la seule voie possible. Quand les blancs violent ouvertement un traité, les « Natives » insoumis sont montrés comme des sauvages ingrats et barbares. D'ailleurs, confrontant le chef Michael Ansara, notre valeureux héros (quoiqu’unPILIERS CIEL (1) peu alcoolique sur les bords) lui dit que les Indiens devront abandonner leurs noms chrétiens et reprendre leurs « noms d’animaux », parce qu'ils ne valent pas mieux ! Quelques personnages de « bons Indiens » ou de repentis ne rachètent pas ce malaise persistant.

Ce n’est pas le seul problème des « PILIERS DU CIEL », qui devient assommant avec ce triangle amoureux ridicule, manifestement plaqué sur le scénario pour avoir un personnage féminin. En fait, à bien y regarder le film est sauvé par une seule (longue) séquence : celle de l’attaque à découvert très spectaculairement réglée et montée. Du premier choix.

Aux côtés de Jeff Chandler trop monolithique pour faire croire qu'il est un chien fou amateur de whisky et de Dorothy Malone qui joue comme dans un mélo de Sirk, quelques PILIERS CIEL (3)seconds rôles passent rapidement : Lee Marvin en sergent bourru (il a une bonne dernière scène, heureusement), Martin Milner (futur héros de la série « ROUTE 66 ») et l’inévitable Frank DeKova.

La nouvelle vision que l’on peut avoir aujourd'hui des guerres indiennes, rend ce genre de film difficile à regarder d’un œil complètement innocent. Qu'est-ce qu'ils pouvaient raconter comme âneries !

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 11:31

DONATO (2)« DONATO & DAUGHTER » conçu comme le ‘pilote’ d’une possible série TV dont Dana Delany et Charles Bronson auraient partagé la vedette, en resta au stade de film unitaire à cause de soucis de santé du vieil acteur. C'est le dernier film où il peut encore prétendre au statut d’homme d’action et se montre à peu près crédible en jouant un personnage bien DONATOplus jeune qu'il ne l’est réellement (71 printemps, tout de même !).

Le concept n’est pas mauvais : un sergent de la Crim’ se retrouve sous les ordres de sa propre fille, avec laquelle il est en froid depuis le décès de son jeune frère. D’abord opposés, ils vont peu à peu se rapprocher pendant l’enquête et finalement (non, ce n’est pas un ‘spoiler’ !) se tomber dans les bras. La-dite enquête n’a rien de révolutionnaire : il s’agit de débusquer un serial killer spécialisé dans… les bonnes sœurs !

Tourné de façon parfaitement anonyme par un honnête téléaste, « DONATO & DAUGHTER » utilise bien ses décors, tente d’épaissir les protagonistes au passage et remplit son contrat. C'est un des rares films qui utilise les dons de peintre de Bronson, qu’on voit chez lui devant une toile. Pour le reste, c'est la routine : une ou deux fusillades, des interrogatoires, une co-équipière tuée qu'il faut venger. On a vraiment la sensation que Bronson a déjà joué tout cela plusieurs fois dans sa longue carrière. Et mieux ! Seule nouveauté : on le voit aller prier à l'église après la mort de sa collègue...

Presque absent, visiblement peu motivé, Bronson laisse la vedette à la très belle Delany (« DESPERATE HOUSEWIVES ») qui s’en sort bien. De bons acteurs comme Xander Berkeley (le tueur), Jenette Goldstein (la légendaire Vasquez de « ALIENS, LE RETOUR ») tiennent des rôles substantiels. Succédant à Jill Ireland, la nouvelle fiancée de Bronson, Kim Weeks, apparaît brièvement en épouse de l’égorgeur.

DONATO (1)

En fait, ce qu'il y a de plus notable concernant ce téléfilm, c'est encore son nombre de titres : « DEAD TO RIGHTS » pour son exploitation vidéo aux U.S.A., « UNDER THREAT » en Angleterre, « PUNISHMENT » en Allemagne, « DONATO PÈRE ET FILLE » en France et aussi « FLIC & JUSTICIER » (ben, voyons !) pour la sortie DVD.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 09:03

Il a débuté comme cascadeur chez Leone, a joué un Zorro ‘spaghetti’, tourné quelques bons westerns où faisaient merveille sa haute stature et sa belle gueule. Mais Fabio Testi a prouvé qu'il était un vrai comédien en tournant avec De Sica (« LE JARDIN DES FINZI-CONTINI ») ou Chabrol. Il était même remarquable dans « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER » face à Romy Schneider et « LUCIA ET LES GOUAPES » en caïd des débuts de la mafia.

Aujourd'hui, il tourne toujours et fête ses 69 ans. Happy birthday, Fabio.

TESTI anniv

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 21:49

GENGHIS KBon, d'accord : Omar Sharif dans le rôle de « GENGHIS KAHN » c'est moyen. Mais pas pire admettons-le que John Wayne qui l’incarna également dans « LE CONQUÉRANT » d’hilarante mémoire.

Dans ce film multinational de 1965, l’acteur égyptien est entouré de beau linge : Françoise Dorléac, James Mason en plein dans sa période ‘n'importe quoi’, Stephen Boyd décidément sur tous les bons coups, Eli Wallach juste avant Tuco, Telly Savalas le crâne récemment rasé, Yvonne Mitchell, Robert Morley et même le protéiforme Woody Strode qui vire mongol pour l’occasion.

C'est réalisé par Henry Levin (« JICOP LE PROSCRIT »), éclairé par le grand Geoffrey Unsworth (« TESS ») en Yougoslavie. Le tout est en CinémaScope et dure 2 H 07. Pourquoi la Columbia ne l’a-t-elle jamais distribué en DVD ? Mystère. On pourrait s’imaginer que c'est parce nous avons là un navet de dimension cosmique. C'est bien possible. Même probable. Mais avec un cast pareil, rien qu’imaginer tous ces gaillards avec des petites moustaches tombantes et des chapeaux en poil de yak, on en rigole déjà.

À éditer. Et vite !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 16:56

BENJAMENTA (1)Il y a des films – ils sont rares, mais ils existent – dont on ne sait absolument pas quoi dire. Et à peine quoi penser. On les regarde passivement, comme de l’art abstrait, on reçoit des émotions, on peut s’ennuyer, s’agacer.

Que dire alors de « INSTITUTE BENJAMENTA » ? Qu'il ressemble aux premiers opus de David Lynch. Mais pour ce qui est de la bizarrerie, Lynch ressemble à Andrew V. McLaglen, comparé aux frères Quay !

Disons que cela commence par l’arrivée d’un jeune homme dans BENJAMENTAun cours privé pour domestiques. Qu'il y est admis. Qu'il assiste à la première leçon. Après, cela devient plus compliqué à résumer. Le film laisse une sensation de rêve éveillé, indiscutablement envoûtant et on se prend à imaginer qu'il s’agit d’une histoire de fantômes du style « LES AUTRES ». Mais pas du tout… Ce serait trop simple. Vulgaire, presque ! Alors on subit, on admire la magnifique photo noir & blanc, la beauté diaphane d’Alice Krige, les cadres tarabiscotés, on écoute la BO dissonante, hypnotique. Et il y a de fortes chances qu’on s’endorme.

Cet OVNI malgré tout fascinant vient de sortir en Angleterre dans un coffret comprenant le DVD et le Blu-ray. C'est du pur cinéma d’auteur, mais pour qui est prêt à tenter des expériences limite, cela peut valoir le coup d’œil.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 16:36

OVERBLOG 503Tête interloquée de Clint et de ses copains cowboys qui viennent de recevoir un bristol leur annonçant la nouvelle du week-end : « WILD WILD WESTERN » est passé de la 604ème place dans le Top des Blogs d’Overblog à la 543ème !

Merci aux visiteurs fidèles (et même aux autres) et à la prochaine…

 

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:00

KINJITE (2)« KINJITE – SUJETS TABOUS » est un polar urbain de la Cannon dans lequel Charles Bronson campe un flic de L.A., le lieutenant Crowe (prénom indéterminé), luttant contre les KINJITEtrafiquants de chair humaine, les « macs » et pornographes en tous genres.

Présenté comme un réactionnaire clairement raciste, Crowe comme la plupart des flics campés par Bronson, n’est guèreKINJITE (3) attachant et l’acteur l’incarne avec une évidente mauvaise humeur, assurant tout de même des séquences d’action surprenantes vu son âge. Cherchant probablement à enrichir le personnage, le scénario s’égare dans de curieuses directions, comme le trouble qu’éprouve Crowe devant la puberté de sa propre fille, et qu'il va confesser à un prêtre. Le fait que celui-ci soit joué par Bill McKinney, l’amateur de cochons de « DÉLIVRANCE » ajoute encore à l’étrangeté de la situation !

En fait, comme dans « L’ÉVADÉ » de Tom Gries, le problème vient du fait que le rôle de Bronson est artificiellement mis au premier plan, alors que le vrai protagoniste du film aurait logiquement dû être le business man japonais dont la fille est kidnappée. Cet étranger déraciné à la recherche de son enfant dans les bas-fonds d'une métropole inconnue aurait pu KINJITE (1)donner lieu à un film à la « HARDCORE » de Paul Schrader. Le fait de basculer l’enquête sur un banal flic sorti de n'importe quelle série télé, en désamorce l’essentiel de l’impact.

Retrouvant sa place derrière la caméra, le largement septuagénaire J. Lee-Thompson s’attarde comme souvent sur des détails scabreux, place sa vedette dans des situations inhabituelles, comme lui faire rendre justice à un pervers avec comme arme… un ‘sex-toy’ de belle dimension. L’immonde ‘pimp’ campé par Juan Fernández n’est d'ailleurs pas à la fête, puisqu’au cours de l’action, Bronson l’oblige à avaler sa Rolex et qu’à la fin, il l’accompagne lui-même en prison où il le laisse entre les bras aimants d’un colosse tatoué et déjà énamouré. Cette accumulation de détails sordides, de personnages glauques, de violence gratuite et de bons seconds rôles comme Perry Lopez, Peggy Lipton et Danny Trejo (juste figurant) finissent par rendre « KINJITE » paradoxalement amusant et distrayant. Plus en tout cas que la plupart des efforts communs de Thompson et Bronson des années 80.

KINJITE (4)

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 08:33

Belle actrice marmoréenne du cinéma italien des sixties au patronyme inoubliable, Nicoletta Machiavelli a tourné quelques ‘spaghetti westerns’ notables comme « LE DERNIER FACE À FACE », « NAVAJO JOE » (en squaw), « DU SANG DANS LA MONTAGNE », « UNE MINUTE POUR PRIER, UNE SECONDE POUR MOURIR ». On l’a également vue dans quelques copros franco-italiennes avec Delon et dans le sombre « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER » où elle est l’ex-maîtresse de Fabio Testi. Elle n’a pas tourné depuis 25 ans.

Aujourd'hui, elle fête ses 66 ans. Joyeux anniversaire, donc…

MACHIAVELLI anniv

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