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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:58

Entre 1963 et ’64, alors qu'il avait déjà entamé sa carrière européenne et même tourné dans « LE MÉPRIS », Jack Palance était rentré au pays pour tenir la vedette d’une série qui dura deux saisons et 30 épisodes et intitulée « LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE », inspirée du film quasi-homonyme de Cecil B. DeMille.GREATEST SHOW

Palance incarnait Johnny Slate, le directeur d’un cirque Barnum & Bailey, qui circulait à travers les U.S.A. C'est un de ses premiers rôles complètement sympathiques et l’acteur y présentait un visage serein et souriant très inhabituel.

La série racontait – comme le long-métrage de 1952 – les hauts et les bas des employés du cirque, les drames, les accidents.

Au fil des épisodes « LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE » accueillit des ‘guest stars’ telles que : Tuesday Weld, Russ Tamblyn, Harry Guardino, José Ferrer, Brenda Vaccaro, Robert J. Wilke, Eddie Albert (ennemi juré de Palance dans « ATTAQUE ! »), Sal Mineo, James Coburn (Palance-Coburn, on aimerait bien voir ça !), Cliff Robertson, Felicia Farr, Tony Franciosa, Michael Parks, Dennis Hopper (qui débuta avec Palance dans « LA PEUR AU VENTRE »), Lucille Ball, Dorothy Malone, Steven Hill, Ellen Burstyn, Cornel Wilde (qui jouait dans le film original), Louis Jourdan, Jack Lord, Edmond O’Brien, Red Buttons, Barbara Bain et son mari Martin Landau (dans le même épisode), Yvonne De Carlo, Don Ameche, Brandon DeWilde (le gamin de « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » avec Palance), James Whitmore, Agnes Moorehead et même Buster Keaton.

Une série qui attire des invités de cette dimension ne peut pas être complètement mauvaise. C'est pourquoi « WWW » se doit de réclamer un coffret DVD de l’intégrale. D'ailleurs, la série fut jadis diffusée en France.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 18:02

SUPPORT LOCAL SHERIFF (1)Le scénario est un évident hommage à de grands classiques comme « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », « L'HOMME AUX COLTS D’OR » et « RIO BRAVO », que Burt Kennedy a SUPPORT LOCAL SHERIFFlégèrement décalé en comédie, sans aller franchement dans le pastiche. Il s’amuse à tordre les clichés, à jouer de l’attente du spectateur, avec un humour qui n’est pas sans rappeler celuiSUPPORT LOCAL SHERIFF (4) de Morris & Goscinny. D'ailleurs, des idées comme le dollar troué d’une balle ou les selles arrachées pendant l’évasion de la prison ont été vues et revues dans « LUCKY LUKE ».

« NE TIREZ PAS SUR LE SHÉRIF » est un film étonnamment équilibré, qui se regarde avec un constant sourire aux lèvres. Il doit beaucoup à James Garner, irremplaçable dans ce rôle d’aventurier placide et tellement sûr de lui qu'il n’a même pas besoin de frimer. Débonnaire, infaillible, manipulateur, il compose un personnage unique et extrêmement attachant. Joan Hackett est elle aussi un régal en vieille fille gaffeuse et porte-poisse et Jack Elam est hilarant en ex-ramasseur de crottin promu ‘deputy’. Son SUPPORT LOCAL SHERIFF (2)tandem avec Garner qui le réduit en esclavage, est une belle réussite. SUPPORT LOCAL SHERIFF (3)

Dans un cast de vétérans du western, Walter Brennan joue les patriarches atrabilaires comme chez Ford et perd son dentier comme chez Hawks. Bruce Dern vaut le coup d’œil en fiston à moitié débile.

Il n’en fallait pas beaucoup pour que « NE TIREZ PAS SUR LE SHÉRIF » soit un film parfaitement sérieux. C'est le mauvais esprit sarcastique et fin connaisseur de Kennedy qui en fait une comédie légère et plaisante du début à la fin. L’auteur ne retrouvera d'ailleurs jamais cette balance dans l’humour, se laissant trop souvent aller à la pantalonnade.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 12:19

Tout commence avec « TO KILL A COP », un téléfilm de 1978 inspiré d’un roman de Robert Daley et réalisé par Gary Nelson. Ce « courtroom drama » (film de prétoire, en bon français) met en scène un commissaire de police de New York confronté à sa hiérarchie.

EISCHIEDC'est Joe Don Baker qui incarne le ‘chief’ Earl Eischied, aux côtés de Scott Brady, Eartha Kitt, Diana Muldaur, Patrick O’Neal et Eddie Egan (l’ex-flic qui inspira le personnage de ‘Popeye’ Doyle). Eischied est un gros dur à cuire fumeur de cigares, au fort accent du Sud, aux méthodes efficaces mais pas toujours très ‘réglo’. Une sorte de premier pas vers ce qui mènera au Mackey de la série « THE SHIELD »…

Ce téléfilm présenté en deux parties d’une durée totale de 3 H 06, connut un succès suffisant pour générer une série autour du personnage du commissaire. Intitulée tout bêtement « EISCHIED » (comme ça se prononce ?), elle ne connut qu’une unique saison de 13 épisodes tournée l’année suivante par le même Gary Nelson, entre autres.

Dans la lignée des séries « réalistes » à la « NYPD BLUE » ou « KOJAK », « EISCHIED » connut de gros problèmes de production et s'arrêta rapidement. Mais aujourd'hui encore, elle garde une excellente réputation parmi les amateurs de polars ‘hard boiled’.

La série accueillit en ‘guests’ : Raymond Burr, Tom Ewell, Robert Ginty, Joe Santos, John Randolph, Richard Bradford et Angel Tompkins.

Un petit coffret serait tout à fait bienvenu. En espérant que s’il paraît un jour, il comprendra le ‘pilote’ contrairement à l’énorme déception que fut la sortie DVD de « TIMIDE ET SANS COMPLEXE » en zone 1.

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:15

D’abord jeune premier gominé, puis dur à cuire, karatéka aux côtés de Bruce Lee, ‘guest star’ du petit écran, icône de la série B (Tarantino le fit tourner dans son épisode des « EXPERTS »), John Saxon est toujours là et bien là.

Il partage le même jour d’anniversaire que John Huston avec qui il tourna « LE VENT DE LA PLAINE » et aujourd'hui il fête ses 75 ans. Happy birthday, John…

SAXON anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 16:56

« THE EXECUTIONERS » est le premier épisode de la série « LE VIRGINIEN » et il n’a pas grand-chose d’un ‘pilote’ : les personnages récurrents sont déjà installés, ainsi que leurs interrelations, le décor est planté. On prend l’action en cours.

D'ailleurs, dès ce premier film, ce sont les ‘guests’ qui se taillent la part du lion, les héros leur servant discrètement la soupe.

VIRGINIEN pilote

Le scénario est tortueux et psychologisant, mettant en vedette un individu mystérieux qui arrive à Medicine Bow : joué par l’athlétique Hugh O’Brian, c'est un étranger souriant et cabotin, ancien artiste de cirque qui s’immisce un peu partout et pose beaucoup de questions. On comprend progressivement qu'il est venu venger un homme récemment pendu, quoiqu’innocent. C'est un rôle qui rappelle ceux de Burt Lancaster, comme dans « LE FAISEUR DE PLUIE » et O’Brian a un intéressant rapport de séduction avec l’excellente Colleen Dewhurst (qu’on a rarement vue aussi jeune), qui joue l’institutrice cachant son lot de secrets, aimant danser sous la lune et buvant quelques verres à l’occasion.

Doug McClure et Gary Clarke inaugurent leur duo de benêts rigolos, Lee J. Cobb bougonne et John Larch entame la longue liste de shérifs de la ville.

Le sous-texte est sombre, la morale amère (tout le monde est responsable, même le Virginien !) et le ton général moins ludique que la série dans son ensemble.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 13:00

BRONSON MURRAY (1)Après le très étrange ‘mix’ de Jim Carrey en Charles Bronson, qui a valu à « WWW » un afflux de visiteurs curieux, il est un autre amalgame peut-être encore plus bizarre : le comédien Bill Murray a en effet déclaré à plusieurs reprises s’être inspiré du même Bronson pour créer son personnage dans « LOST IN TRANSLATION » de Sofia Coppola !BRONSON MURRAY

À première vue, aucun rapport, n'est-ce pas ? Mais en cherchant un peu, une filiation (lointaine) se fait jour : dans le film, Murray joue un acteur américain séjournant au Japon, le temps de tourner une pub pour du whisky. Complètement déphasé, isolé, déraciné, il s’accroche à une jeune compatriote de passage dans le même hôtel.

Quel rapport avec Charles Bronson ? Peut-être le Japon… Le tournage d’une pub… Car en 1971, il était lui aussi parti pour le pays du Soleil Levant tourner une série de sept spots publicitaires pour la firme ‘Hori Kikaku’ et une eau de toilette appelée « MANDOM ».

Bill Murray a-t-il imaginé ce qu’avait pu ressentir cet « american male » quinquagénaire subitement coupé de ses racines, lâché sur une terre étrangère ? Possible. Probable, même. Car s’il ne s’agit pas de cela, le pont entre le héros de « S.O.S. FANTÔMES » et ‘Harmonica’ devient très très diffus !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 09:15

GAMERSLe sujet n’est pas neuf. Et récemment encore, « COURSE À LA MORT » a traité d’un scénario assez proche. Le ‘plus’ de « ULTIMATE GAME » c'est le contrôle mental exercé par des gamers sur les joueurs risquant leur vie. Le tout sous l’œil diabolique d’un Big Brother rigolard.GAMERS (1)

La frontière entre le cinéma et le jeu vidéo est ici pratiquement annihilée. On ne sait plus très bien ce qu’on regarde, juste que c'est chaotique, assourdissant, systématiquement survolté. Ce qui n’est pas un problème en soi. Ce qui l’est davantage, c'est que toutes les scènes sont tournées, mixées, montées exactement de la même façon, qu'elles soient sanglantes ou intimistes. Cela finit par créer une monotonie dans l’excès et donc un ennui inéluctable. De plus, le procédé d’utiliser une petite fille innocente comme enjeu, pour justifier l’ultra-violence du protagoniste est un peu limite.

On ne peut guère se consoler avec les acteurs qui semblent perdus devant leurs écrans verts : Gerard Butler, qui n’arrive toujours pas à crever l’écran et aide à mieux comprendre pourquoi les Stallone et Schwarzenegger d’hier étaient devenus des stars : c'est dans les gènes ! Michael C. Hall s’amuse comme un petit fou, mais il est trop marqué par le rôle de « DEXTER » pour être crédible dans autre chose. Son pastiche de Bruce Lee à la fin arrache tout de même un sourire. Kyra Sedgwick est bêtement gaspillée en ‘media bitch’.

Seul intérêt de « ULTIMATE GAME », cette vision du futur de l’Humanité, engloutie par les univers virtuels, qui en fin de compte ne laisse pas la sensation d’être de la Science-Fiction. Juste un petit saut dans un proche avenir. C'est cela, qui est angoissant dans ce film…

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 08:54

D’abord second rôle anonyme spécialisé dans les rôles de « rednecks », Billy Bob Thornton a éclaté en écrivant et en réalisant lui-même l’excellent « SLING BLADE » où il tenait également un rôle d’idiot à la Steinbeck.

On l’a vu dans quelques westerns comme « TOMBSTONE » ou « SOUTH OF HEAVEN, WEST OF HELL », mais malgré ses dons de composition allant jusqu'à le rendre méconnaissable d’un film à l’autre, il n’a pas vraiment su maintenir son vedettariat. À suivre, donc, car c'est un formidable comédien.

Aujourd'hui, il fête ses 55 ans. Happy birthday, Billy Bob…

THORNTON anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 18:52

Comment un film peut-il être à la fois réalisé par Terence Young, Carlo Lizzani, WernerGUERRE SECRETE Klinger et Christian-Jaque ? En étant à sketches, déjà. C'est le cas de « GUERRE SECRÈTE » un film d’espionnage de 1965, d’une durée de 118 minutes mais qui est sorti aux U.S.A. sous le titre de « THE DIRTY GAME » et durant 91 minutes.

Le film – c'est de notoriété publique – ne vaut pas tripette. Mais c'est son casting hétéroclite et surtout son premier sketch qui attirent notre attention et notre convoitise : Henry Fonda y joue un espion d’Europe de l’Est cherchant à changer de camp. Enfermé dans une chambre, attendant son transfert, il sait qu’on va tout faire pour l’éliminer. Aux côtés de Robert Ryan en militaire yankee et… Klaus Kinski (figurant en barbouze du KGB), Fonda occupe l’écran dans un rôle quasi-muet pendant un bon quart du métrage. C'est réalisé par Young (oui, bon...). Et les critiques se sont accordées pour dire que Fonda y est formidable.

La partie française est interprétée par Annie Girardot, Bourvil (oui, Bourvil…), Robert Hossein. L’Italienne par Vittorio Gassman et l’Allemande par Mario Adorf et Peter Van Eyck.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 17:16

CRUCIFER BLOOD (1)Tiré d’une pièce de théâtre elle-même inspirée d’un roman d’Arthur Conan Doyle, « CRUCIFER OF BLOOD » est un téléfilm au ton très particulier, oscillant entre la série B CRUCIFER BLOODet le pastiche. On retrouve parfois un humour à la Hergé ou E.P. Jacobs et les décors de studio vieillots, ajoutent à l’ambiance « serial » de l'entreprise.

On a connu toutes sortes de Holmes & Watson, ici nousCRUCIFER BLOOD (3) avons le plaisir de rencontrer les plus âgés ! Charlton Heston, visiblement rhumatisant, reprend un rôle qu'il avait créé sur les planches et s’y montre impeccable. Son numéro de vieux Chinois est même tout à fait surprenant. Ce Holmes préretraité ne ressemble en tout cas à aucun autre. Face à lui, Richard Johnson qui fut souvent son partenaire au cinéma, est un excellent Watson. Mais la vraie bonne surprise du film, c'est certainement Simon Callow qui compose l’inspecteur Lestrade le plus réussi qu’on ait vu à l’écran : imbécile borné et incapable, suffisant et constamment à côté de la plaque, il ajoute à toutes ces qualités un rire de bourricot irrésistible. Le film vaut d’être vu rien que pour lui.

CRUCIFER BLOOD (2)

Réalisé sobrement par Fraser Heston (fils de…), sur une photo étonnamment sombre pour un téléfilm, « CRUCIFER OF BLOOD » ne s’inscrira pas dans les annales des meilleurs Sherlock Holmes, mais le charme poussiéreux des flash-backs en Inde, le dialogue volontairement naïf, les coups de théâtre téléphonés une heure à l’avance, renvoient à un cinéma populaire disparu depuis longtemps et dont ce film parvient de temps en temps à retrouver l’esprit. Déjà pas mal…

On peut d'ailleurs regretter qu'il n’y ait jamais eu de suite, parce que l’épilogue en donne très envie. On ne saura hélas jamais, ce que le rat géant tenait dans sa gueule !

 

À NOTER : le film a récemment été édité aux U.S.A. par Warner en v.o. sous-titrée français.

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