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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 17:27

TRIAGEÇa démarre au Kurdistan, en pleine guerre. Colin Farrell émacié, moribond, se souvient en flash-back de ce qui l’a amené à agoniser sur ce lit de fortune, tel un Christ massacré au shrapnel.

En fait, « EYES OF WAR » commence aussi fort que les « SALVADOR », « L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS » ou « UNDER FIRE » des années 80. Et la bonne impression se confirme jusqu'au retour du blessé en Angleterre. Là hélas, le film se délite progressivement, devient simpliste jusqu'à sa chute ô combien, prévisible.

C'est d’autant plus dommage que tout le premier tiers dans le camp kurde avec la problématique de ce médecin obligé d’achever lui-même les blessés qu'il trie quotidiennement, est absolument fascinant. Moitié saint miséricordieux, moitié ange de la mort, il est le personnage le plus intéressant du film et – manque de chance ! – le moins développé.

Les personnages féminins, pourtant interprétés par les superbes Paz Vega et Kelly Reilly sont purement décoratifs, dénués de la moindre profondeur. La surprise vient du cher vieux Christopher Lee dans un de ses trop rares rôles « normaux ». Il incarne le grand-père (espagnol !) de Paz Vega, qui psychanalyse le rescapé en deux coups de cuiller à pot. Peut-être qu’un visage moins célèbre aurait rendu la chose plus vraisemblable, mais là…

« EYES OF WAR » (l’autre titre « TRIAGE » est plus mémorable) vaut malgré tout pour ses séquences de guerre très bien filmées et pour l’implication de Farrell qui flotte dans ses vêtements et offre un visage creusé, hanté.

TRIAGE (1)

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:12

RAID ENTEBBELe 27 juin 1976, un airbus d’Air France est détourné vers l’Ouganda par des Palestiniens qui reçoivent sur place l’aide du dictateur Idi Amin Dada. Israël refusant de négocier, envoie un commando pour libérer les otages.

Pas moins de trois films sont montés cette même année : deux téléfilms U.S. et un long-métrage tourné en Israël. Les faits seront également relatés bien plus tard dans « LE DERNIER ROI D’ÉCOSSE » sans en être le centre d’intérêt.

Le plus intéressant des trois films, « RAID SUR ENTEBBE », est produit pour la chaîne ABC. Tourné en quelques rapides semaines, pour pouvoir être diffusé « à chaud », le film d’une durée de 2 H, est réalisé par Irvin Kerschner faiseur éclectique qui signera entre autres « L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE ». Suivant les faits avec minutie et sans trop céder au pathos ou au manichéisme, le scénario est efficace, crédible et fait habilement monter la tension jusqu'à l’attaque nocturne. La construction et le déroulement font parfois penser aux films-catastrophe, tout particulièrement la série des « AIRPORT » mais lestée par la proximité des évènements relatés.

RAID ENTEBBE (1)

Le casting comprend de grands noms comme Peter Finch dont ce sera la dernière apparition à l’écran, Jack Warden, Yaphet Kotto (excellent en Adi Amin Dada), Martin Balsam, Stephen Macht, Sylvia Sidney, John Saxon, le jeune James Woods et Horst Buchholz dans le rôle du terroriste allemand tenu par Helmut Berger et Klaus Kinski dans les autres films. Sans oublier l’Américain Eddie Constantine incarnant le pilote… français.

Pour tenir le rôle du général Dan Shomron qui mena le raid, Steve McQueen est sollicité, mais finit par décliner. Second choix, Charles Bronson donne son accord, revenant à la télévision après dix années d’absence. Pour lui, c'est l’affaire de quelques jours de tournage, mais auréolé de son image toute récente de ‘vigilante’, il incarne à merveille l’attitude de l’autorité israélienne face aux prises d’otages. S’il n’apparaît pas souvent et n’a guère modifié son aspect physique pour jouer un militaire, sa seule présence ajoute du prestige au film, au même titre que Finch qui venait de rencontrer un grand succès personnel avec le « NETWORK » de Sidney Lumet, qui lui vaudra un Oscar posthume.

« RAID SUR ENTEBBE » légèrement abrégé, connut une sortie en salles dans certains pays, dont la France. Avec Bronson abusivement placé en tête d’affiche, comme il se doit.

 

À NOTER : le film est sorti en DVD aux U.S.A. et dans quelques pays comme l’Allemagne, mais dans des transferts à peine dignes d’une vieille VHS. Une vraie sortie serait bienvenue.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 07:25

De Robert Aldrich à Walter Hill, de Louis Malle à Robert Altman, de Sam Fuller à Ridley Scott, ils ont tous fait tourner ce fils de John Carradine plutôt branché musique, qui poursuit une carrière nonchalante et étonnamment riche depuis quatre décennies. Il a magnifiquement incarné des légendes de l'Ouest telles que Buffalo Bill ou ‘Wild’ Bill Hickok.

Aujourd'hui, Keith Carradine fête ses 61 ans. Happy birthday, Keith.

KCARRADINE anniv

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:16

BROTHERS RICO (1)Adapté d’un roman de Simenon, « LES FRÈRES RICO » est un film de mafia, sous-genre pas si courant dans les années 50, au thème de tragédie grecque (enfin – sicilienne, en l’occurrence).

BROTHERS RICOUn ex-comptable de la Cosa Nostra devenu un honnête business man est manipulé par un caïd new-yorkais pourBROTHERS RICO (2) retrouver son jeune frère disparu, qui a un contrat sur sa tête. Le scénario ne donne pas la part belle à ce personnage joué par Richard Conte, en en faisant un naïf crédule, parfois presqu’un crétin. Comment n’a-t-il pas deviné qu'il est utilisé et suivi, mettant son propre frère en danger, alors que le spectateur l’a compris dès les premières séquences ? Sa prise de conscience prend beaucoup trop de temps et plombe le suspense.

Phil Karlson filme et monte avec dynamisme et sans chichi. Il opte pour une photo assez plate de téléfilm, tournant le dos aux clairs-obscurs de rigueur dans le ‘film noir’. Cela BROTHERS RICO (3)donne un aspect quasi-documentaire à certaines scènes et ajoute à la crédibilité. Il n’évite pas toujours le mélo dans le personnage de la « mamma » larmoyante sortie d’un catalogue de clichés ou dans cet épilogue d’une niaiserie dégoulinante. Heureusement, les seconds rôles de gangsters sont bien croqués et joués par des « gueules » qu’on reverra souvent dans « LES INCORRUPTIBLES » comme Paul Picerni, Dick Bakalyan ou l’excellent Harry Bellaver en tueur pragmatique. On reconnaît aussi le jeune James Darren (futur héros de la série-culte « AU CŒUR DU TEMPS ») dans le rôle du frangin fugitif.

Un film assez mineur, mais jamais ennuyeux, qui rend bien compte du pouvoir tentaculaire de la mafia, d’un État à l’autre, sans échappatoire possible.

 

À NOTER : le film est disponible en zone 1 dans le 2ème volume de « FILM NOIR CLASSICS », édité par la Columbia et Martin Scorsese.

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 07:59

Actrice de théâtre qui a relativement peu tourné, Verna Bloom (à ne pas confondre avec Claire) a imposé sa silhouette austère, son visage sans artifice dans quelques beaux films : elle est la femme abandonnée et endurcie de Peter Fonda dans « L'HOMME SANS FRONTIÈRE », la femme de notable qui couche avec l’Étranger dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES ». Eastwood la réemploiera dans « HONKYTONK MAN ». On l’a également vue chez Scorsese dans « AFTER HOURS » et « LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST » dans le rôle de Marie.

Aujourd'hui, elle fête ses 71 ans. Happy birthday, Verna.

BLOOM anniv

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 17:10

TAZA (1)Le principal attrait de « TAZA, FILS DE COCHISE » est la signature inattendue de Douglas Sirk qui réalise là son unique western. Et il a amené avec lui son chef-opérateur, le TAZAgénial Russell Metty. Ceci mis à part, si la mise en scène est honnête et dynamique, les cadres soignés, ce sont les options prises par le scénario qui laissent un peu décontenancé. Comme certains films des années 50 tentaient de justifier le mouchardage, celui-ci essaie de faire passer pour unTAZA (2) héros positif un Apache fraîchement nommé chef qui devient commandant de la police (milice ?) indienne et va jusqu'à endosser la tunique bleue sans le moindre état d’âme !

Par une curieuse vue de l’esprit, le-dit Taza appelle « traîtres » ceux qui refusent de se soumettre et exige de punir lui-même les félons exilés dans une terre inhospitalière et stérile. On a beau faire, s’efforcer de comprendre ce raisonnement, rien n’y fait : Taza passe tout bonnement pour un ‘collabo’ de la plus belle espèce, un vendu d’autant moins sympathique qu'il est le fils du grand chef Cochise. Rock Hudson fait ce qu'il peut pour justifier les actes de son personnage et le rendre attachant, mais à l’impossible nul n’est tenu. Quand il redevient enfin un guerrier, jette son uniforme et se met à pousser des cris stridents, c'est… pour prêter main forte aux visages pâles qui l’ont pourtant trahi. À ce TAZA (3)stade, on a renoncé à comprendre cette logique toute personnelle !

Biaisé par cet étrange axe narratif, « TAZA, FILS DE COCHISE » est donc un drôle d’objet. Sirk mêle dans le même plan d’authentiques « natives » et des comédiens américains enduits de fond de teint et on le sent paradoxalement, plus à l’aise dans les séquences d’action que dans la psychologie. Dans un casting où manquent cruellement quelques « trognes » pittoresques, on aperçoit Jeff Chandler au début, reprenant le rôle de Cochise qu'il avait créé dans « LA FLÈCHE BRISÉE » et « AU MÉPRIS DES LOIS ». Une petite agonie de deux minutes et adios.

À voir donc, pour la beauté de l’image, des extérieurs, et pour les admirateurs exhaustifs de Douglas Sirk.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 14:06

Le « ZORRO » de Duccio Tessari était sorti en DVD zone 2 dans une copie plus que moyenne et en 4/3 recadré. Puis il est ressorti, toujours recadré, mais dans un master beaucoup plus présentable et avec en prime, la version anglaise. Et dans son montage international de 2 H, préférable à l’Américain qui fait une demi-heure de moins.

Nous deviserons peut-être une autre fois des mérites de ce curieux mixage des vieux films noir & blanc et de la série Disney. Nous nous contenterons aujourd'hui d’un petit clin d’œil à la première séquence du film. Alors qu’Alain Delon, complètement flou (c'est fréquent dans le cinéma italien de ces années-là !) entre dans la ‘Compagñia di Navigacion’ de Monterey en tirant sur son cigare, son regard croise brièvement celui d’un animal plutôt incongru en ces lieux : un guépard.

ZORRO GUEPARD

Pourquoi ? Certainement en hommage au chef-d’œuvre de Visconti dont Delon avait été une des vedettes. Aussi probablement parce que la jeune première de « ZORRO » est jouée par Ottavia Piccolo qui incarnait la jeune sœur du même Delon dans… « LE GUÉPARD ». Un petit pont entre deux films (d’inégale valeur, certes) à dix ans et quelques d’intervalle.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:21

NEVER SO FEW (1)« LA PROIE DES VAUTOURS » fait partie de cette catégorie de films qu’on ne peut s’empêcher de revoir de temps en temps, en se disant qu'il est tout de même anormal NEVER SO FEWqu’on ne les aime pas. Enfin, quoi ! Un film de guerre situé en Birmanie, réalisé par John Sturges la même année que son chef-d’œuvre « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL », avec Steve McQueen et Charles Bronson au générique ? Par quel inexplicable maléfice cela a-t-il pu donner un navet ?

Il faut quand même préciser que les vedettes en titre sont Frank Sinatra et Gina Lollobrigida, qui forment un coupleNEVER SO FEW (3) pour le moins baroque (elle est plus haute et large que lui !), que la moitié du métrage est consacrée à leur love story laborieuse et à des balades touristiques. Les séquences de guerre, un peu plus vivaces, sont pour la plupart tournées dans des décors de studio d’une totale laideur.

Alors que reste-t-il exactement de « LA PROIE DES VAUTOURS » ? Steve McQueen. C'est tout. C'est déjà beaucoup, mais c'est tout. Tourné entre deux saisons de « AU NOM DE LA LOI », le film offre à l’acteur de 29 ans un rôle amusant de sergent débrouillard et dur à cuire sous des allures de ludion. S’il assure à lui seul la partie « humour » du scénario, McQueen est également de corvée quand il s’agit de torturer des prisonniers à l’arme blanche, pour leur soutirer des infos. Toute la mystique du comédien en embryon. C'est grâce à lui que le film vaut encore aujourd'hui un coup d’œil curieux, même s’il n’apparaît pas suffisamment pour le sauver. Parmi les seconds rôles, Bronson intervient sporadiquement en « windtalker » navajo porté sur la gnôle. Il partage toutes ses scènes avec Dean Jones qu'il traite de « rich boy », tandis que celui-ci l’appelle « Hiawattah », le tout dégénérant régulièrement en bagarres. Mais sa participation demeure tout à fait anecdotique.

NEVER SO FEW (4)

Long, lent, bavard, inutilement dilaté sur deux heures, « LA PROIE DES VAUTOURS » est une sorte d’accident dans la filmo de Sturges, qui était alors au faîte de sa carrière et allait d'ailleurs bientôt enchaîner avec « LES 7 MERCENAIRES ». Pas sûr que Sinatra et son ‘Rat Pack’ (on retrouve ici Peter Lawford) aient été bénéfiques à beaucoup de réalisateurs…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE STEVE McQUEEN
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 07:27

Le grand Bob, « Mitch », autrement dit Robert Mitchum fut un des plus improbables séducteurs de l’écran. Avec son œil endormi, son torse de rugbyman, son ironie tout en autodérision, il a hanté quelques grands films et pas mal de nanars sans beaucoup de discernement. Le pasteur sadique de « LA NUIT DU CHASSEUR » reste son plus bel accomplissement.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 93 ans. Happy birthday, Mitch…

MITCHUM anniv 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:58

Entre 1963 et ’64, alors qu'il avait déjà entamé sa carrière européenne et même tourné dans « LE MÉPRIS », Jack Palance était rentré au pays pour tenir la vedette d’une série qui dura deux saisons et 30 épisodes et intitulée « LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE », inspirée du film quasi-homonyme de Cecil B. DeMille.GREATEST SHOW

Palance incarnait Johnny Slate, le directeur d’un cirque Barnum & Bailey, qui circulait à travers les U.S.A. C'est un de ses premiers rôles complètement sympathiques et l’acteur y présentait un visage serein et souriant très inhabituel.

La série racontait – comme le long-métrage de 1952 – les hauts et les bas des employés du cirque, les drames, les accidents.

Au fil des épisodes « LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE » accueillit des ‘guest stars’ telles que : Tuesday Weld, Russ Tamblyn, Harry Guardino, José Ferrer, Brenda Vaccaro, Robert J. Wilke, Eddie Albert (ennemi juré de Palance dans « ATTAQUE ! »), Sal Mineo, James Coburn (Palance-Coburn, on aimerait bien voir ça !), Cliff Robertson, Felicia Farr, Tony Franciosa, Michael Parks, Dennis Hopper (qui débuta avec Palance dans « LA PEUR AU VENTRE »), Lucille Ball, Dorothy Malone, Steven Hill, Ellen Burstyn, Cornel Wilde (qui jouait dans le film original), Louis Jourdan, Jack Lord, Edmond O’Brien, Red Buttons, Barbara Bain et son mari Martin Landau (dans le même épisode), Yvonne De Carlo, Don Ameche, Brandon DeWilde (le gamin de « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » avec Palance), James Whitmore, Agnes Moorehead et même Buster Keaton.

Une série qui attire des invités de cette dimension ne peut pas être complètement mauvaise. C'est pourquoi « WWW » se doit de réclamer un coffret DVD de l’intégrale. D'ailleurs, la série fut jadis diffusée en France.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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