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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 12:15

SORCERER (1)Le décès de Bruno Cremer nous renvoie instantanément à l’envie de le revoir dans un de ses grands rôles : le banquier Manzon exilé en Amérique du Sud dans « LE CONVOI DE LA PEUR » de William Friedkin (1977). On sait que celui-ci voulait plutôt Lino Ventura, mais son refus permit à Cremer d’endosser ce personnage massif et fragile, fort mais désespéré, avec toute sa puissance et sa complexité.

Le film fut généralement méprisé car passant pour un vulgaire remake du « SALAIRE DE LA PEUR » de H.-G. Clouzot. En fait le scénariste Walon Green (« LA HORDE SAUVAGE ») est reparti du roman de Georges Arnaud, pour signer une adaptation admirable. Au sommet de sa carrière Friedkin filma quelques séquences hallucinantes, comme cette traversée du pont de liane par un poids-lourd, en pleine tempête : inégalable ! Et le portrait qu'il brossa de ses protagonistes, quatre hommes finis, perdus, au bout du chemin, est poignant sans qu'il n’y injecte aucun sentimentalisme. On pourrait citer la plupart des morceaux de bravoure du film, mais… Autant le revoir !SORCERER

Outre Cremer, « LE CONVOI DE LA PEUR » est interprété par Roy Scheider dans le rôle de sa vie, Francisco Rabal en flingueur espagnol au visage parcheminé, Amidou extraordinaire en ex-terroriste. La BO envoûtante est l’œuvre des Tangerine Dream.

Plombé par le souvenir du chef-d’œuvre de Clouzot, par des affiches peu incitatives que ce soit aux U.S.A. ou en France, par un casting manquant de grands noms (Friedkin rêvait au départ d’un duo Steve McQueen-Ventura !), « LE CONVOI DE LA PEUR » n’est sorti qu’en zone 1, il y a bien longtemps dans un antique Pan & Scan.
Il mérite une résurrection en bonne et due forme. Et en Blu-ray, tiens !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:34

Elle était apparue à la fin des années 40, avec sa classe naturelle, son air moqueur, sa voix de fumeuse et avait marqué les esprits dans « LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA » et « LE REBELLE ». C'est son rôle de serveuse fatiguée, usée avant l’âge dans « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS » qui revient en mémoire quand on pense à Patricia Neal.

NEAL RIP

Après de gros ennuis de santé, elle était revenue à l’écran pour jouer les vieilles dames dans « LE FANTÔME DE MILBURN » ou « COOKIE’S FORTUNE ».

Elle disparaît aujourd'hui à l’âge de 84 ans. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:57

Nous apprenons avec tristesse le décès de Bruno Cremer à l’âge de 80 ans, une des dernières « gueules » du cinéma français.

CREMER RIP

Son physique imposant, son visage marqué, sa voix particulière l’avaient longtemps catalogué dans les rôles de baroudeurs, mais il a tout de même tourné avec Sautet, Visconti, Friedkin, Costa-Gavras, Clément… Le personnage de Maigret, qu'il incarnait à la TV depuis vingt ans l’avait éloigné du cinéma. R.I.P.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:41

Auteur de théâtre, scénariste, comédien, le britannique Robert Shaw a connu une carrière extrêmement éclectique. Il a même tourné des westerns comme « CUSTER, L'HOMME DE L’OUEST » et « LES BRUTES DANS LA VILLE ». Le rôle de Quint le pêcheur fêlé des « DENTS DE LA MER » lui a permis de connaître un certain vedettariat aux U.S.A. à la fin de sa (courte) vie.

On peut avoir un faible pour son shériff de Nottingham dans « LA ROSE ET LA FLÈCHE » et le chauffeur amoureux fou dans « LA MÉPRISE ».

Aujourd'hui il aurait fêté ses 83 ans. Happy birthday, Mr Shaw.

SHAW anniv

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 21:09

BURT GORSHINL’imitateur Frank Gorshin, essentiellement connu en France pour avoir joué le Sphynx (en collant vert avec des points d'interrogation dessus !) dans la série TV « BATMAN » régale les invités d’une émission, en imitant Burt Lancaster.

C'est court mais percutant, jusqu'à la mimique « dentaire », les mouvements de mains, la diction hachée. Dean Martin, Sammy Davis, Jr. et Don Rickles se tordent littéralement de rire (et on voit que ce n’est pas forcé). L’indélicat parodiste lâche même une allusion en douce sur les penchants sexuels du Burt.

Ça vaut largement Jim Carrey en Bronson !

 

http://www.cinemaretro.com/index.php?/archives/4826-FRANK-GORSHIN-SPOOFS-BURT-LANCASTER.html

 

ou :

 

http://www.youtube.com/watch?v=zEtDidm0pRE&feature=PlayList&p=003BD92EE5DED7FC&playnext=1&index=22

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 17:27

TRIAGEÇa démarre au Kurdistan, en pleine guerre. Colin Farrell émacié, moribond, se souvient en flash-back de ce qui l’a amené à agoniser sur ce lit de fortune, tel un Christ massacré au shrapnel.

En fait, « EYES OF WAR » commence aussi fort que les « SALVADOR », « L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS » ou « UNDER FIRE » des années 80. Et la bonne impression se confirme jusqu'au retour du blessé en Angleterre. Là hélas, le film se délite progressivement, devient simpliste jusqu'à sa chute ô combien, prévisible.

C'est d’autant plus dommage que tout le premier tiers dans le camp kurde avec la problématique de ce médecin obligé d’achever lui-même les blessés qu'il trie quotidiennement, est absolument fascinant. Moitié saint miséricordieux, moitié ange de la mort, il est le personnage le plus intéressant du film et – manque de chance ! – le moins développé.

Les personnages féminins, pourtant interprétés par les superbes Paz Vega et Kelly Reilly sont purement décoratifs, dénués de la moindre profondeur. La surprise vient du cher vieux Christopher Lee dans un de ses trop rares rôles « normaux ». Il incarne le grand-père (espagnol !) de Paz Vega, qui psychanalyse le rescapé en deux coups de cuiller à pot. Peut-être qu’un visage moins célèbre aurait rendu la chose plus vraisemblable, mais là…

« EYES OF WAR » (l’autre titre « TRIAGE » est plus mémorable) vaut malgré tout pour ses séquences de guerre très bien filmées et pour l’implication de Farrell qui flotte dans ses vêtements et offre un visage creusé, hanté.

TRIAGE (1)

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:12

RAID ENTEBBELe 27 juin 1976, un airbus d’Air France est détourné vers l’Ouganda par des Palestiniens qui reçoivent sur place l’aide du dictateur Idi Amin Dada. Israël refusant de négocier, envoie un commando pour libérer les otages.

Pas moins de trois films sont montés cette même année : deux téléfilms U.S. et un long-métrage tourné en Israël. Les faits seront également relatés bien plus tard dans « LE DERNIER ROI D’ÉCOSSE » sans en être le centre d’intérêt.

Le plus intéressant des trois films, « RAID SUR ENTEBBE », est produit pour la chaîne ABC. Tourné en quelques rapides semaines, pour pouvoir être diffusé « à chaud », le film d’une durée de 2 H, est réalisé par Irvin Kerschner faiseur éclectique qui signera entre autres « L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE ». Suivant les faits avec minutie et sans trop céder au pathos ou au manichéisme, le scénario est efficace, crédible et fait habilement monter la tension jusqu'à l’attaque nocturne. La construction et le déroulement font parfois penser aux films-catastrophe, tout particulièrement la série des « AIRPORT » mais lestée par la proximité des évènements relatés.

RAID ENTEBBE (1)

Le casting comprend de grands noms comme Peter Finch dont ce sera la dernière apparition à l’écran, Jack Warden, Yaphet Kotto (excellent en Adi Amin Dada), Martin Balsam, Stephen Macht, Sylvia Sidney, John Saxon, le jeune James Woods et Horst Buchholz dans le rôle du terroriste allemand tenu par Helmut Berger et Klaus Kinski dans les autres films. Sans oublier l’Américain Eddie Constantine incarnant le pilote… français.

Pour tenir le rôle du général Dan Shomron qui mena le raid, Steve McQueen est sollicité, mais finit par décliner. Second choix, Charles Bronson donne son accord, revenant à la télévision après dix années d’absence. Pour lui, c'est l’affaire de quelques jours de tournage, mais auréolé de son image toute récente de ‘vigilante’, il incarne à merveille l’attitude de l’autorité israélienne face aux prises d’otages. S’il n’apparaît pas souvent et n’a guère modifié son aspect physique pour jouer un militaire, sa seule présence ajoute du prestige au film, au même titre que Finch qui venait de rencontrer un grand succès personnel avec le « NETWORK » de Sidney Lumet, qui lui vaudra un Oscar posthume.

« RAID SUR ENTEBBE » légèrement abrégé, connut une sortie en salles dans certains pays, dont la France. Avec Bronson abusivement placé en tête d’affiche, comme il se doit.

 

À NOTER : le film est sorti en DVD aux U.S.A. et dans quelques pays comme l’Allemagne, mais dans des transferts à peine dignes d’une vieille VHS. Une vraie sortie serait bienvenue.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 07:25

De Robert Aldrich à Walter Hill, de Louis Malle à Robert Altman, de Sam Fuller à Ridley Scott, ils ont tous fait tourner ce fils de John Carradine plutôt branché musique, qui poursuit une carrière nonchalante et étonnamment riche depuis quatre décennies. Il a magnifiquement incarné des légendes de l'Ouest telles que Buffalo Bill ou ‘Wild’ Bill Hickok.

Aujourd'hui, Keith Carradine fête ses 61 ans. Happy birthday, Keith.

KCARRADINE anniv

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:16

BROTHERS RICO (1)Adapté d’un roman de Simenon, « LES FRÈRES RICO » est un film de mafia, sous-genre pas si courant dans les années 50, au thème de tragédie grecque (enfin – sicilienne, en l’occurrence).

BROTHERS RICOUn ex-comptable de la Cosa Nostra devenu un honnête business man est manipulé par un caïd new-yorkais pourBROTHERS RICO (2) retrouver son jeune frère disparu, qui a un contrat sur sa tête. Le scénario ne donne pas la part belle à ce personnage joué par Richard Conte, en en faisant un naïf crédule, parfois presqu’un crétin. Comment n’a-t-il pas deviné qu'il est utilisé et suivi, mettant son propre frère en danger, alors que le spectateur l’a compris dès les premières séquences ? Sa prise de conscience prend beaucoup trop de temps et plombe le suspense.

Phil Karlson filme et monte avec dynamisme et sans chichi. Il opte pour une photo assez plate de téléfilm, tournant le dos aux clairs-obscurs de rigueur dans le ‘film noir’. Cela BROTHERS RICO (3)donne un aspect quasi-documentaire à certaines scènes et ajoute à la crédibilité. Il n’évite pas toujours le mélo dans le personnage de la « mamma » larmoyante sortie d’un catalogue de clichés ou dans cet épilogue d’une niaiserie dégoulinante. Heureusement, les seconds rôles de gangsters sont bien croqués et joués par des « gueules » qu’on reverra souvent dans « LES INCORRUPTIBLES » comme Paul Picerni, Dick Bakalyan ou l’excellent Harry Bellaver en tueur pragmatique. On reconnaît aussi le jeune James Darren (futur héros de la série-culte « AU CŒUR DU TEMPS ») dans le rôle du frangin fugitif.

Un film assez mineur, mais jamais ennuyeux, qui rend bien compte du pouvoir tentaculaire de la mafia, d’un État à l’autre, sans échappatoire possible.

 

À NOTER : le film est disponible en zone 1 dans le 2ème volume de « FILM NOIR CLASSICS », édité par la Columbia et Martin Scorsese.

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 07:59

Actrice de théâtre qui a relativement peu tourné, Verna Bloom (à ne pas confondre avec Claire) a imposé sa silhouette austère, son visage sans artifice dans quelques beaux films : elle est la femme abandonnée et endurcie de Peter Fonda dans « L'HOMME SANS FRONTIÈRE », la femme de notable qui couche avec l’Étranger dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES ». Eastwood la réemploiera dans « HONKYTONK MAN ». On l’a également vue chez Scorsese dans « AFTER HOURS » et « LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST » dans le rôle de Marie.

Aujourd'hui, elle fête ses 71 ans. Happy birthday, Verna.

BLOOM anniv

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