Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 18:55

FILDU RASOIR84 (2)Vu dans la foulée de la version réalisée par Edmund Goulding quelques 40 ans plus tôt, « LE FIL DU RASOIR » étonne déjà par ses nombreux points communs avec le film original. Les deux adaptations du roman de Maugham sont très proches. Mais la plus récente a au moins réparé l’erreur d’ellipser l’expérience de la guerre. À part qu’entre trop et pas assez,FILDU RASOIR84 (1) l’équilibre n’est pas facile à trouver. Les séquences au front ne sont pas suffisamment atroces et traumatisantes pour justifier et faire ressentir le choc subi par Larry, à l’instar – par exemple – de celles de « VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER ». Tout ici est délicat, suggéré et en demi-teintes et une fois encore, on a un peu de mal à comprendre tout à fait ce qui déclenche la quête du personnage. Heureuse idée par contre, de ne pas faire intervenir le romancier dans sa propre fiction. L'histoire en est grandement allégée. 

Si Bill Murray est intrigant dans ce rôle « sérieux » (où il ne peut s’empêcher de glisser quelques impros comiques), sa personnalité rend le personnage opaque et distant. Il FILDU RASOIR84domine néanmoins un cast assez faible dans l’ensemble, surtout Catherine Hicks décevante et banale Isabelle. Theresa Russell est touchante, mais est loin de valoir Anne Baxter.

À travers la vision des deux films, on devine la difficulté à adapter l’œuvre de l’écrivain, car malgré leurs visions différentes, les décennies qui les séparent, les deux films retombent exactement dans les mêmes ornières narratives. Bien sûr, les scènes au Népal sont ici plus réussies visuellement, les protagonistes couchent ensemble au lieu de passer des années à s'embrasser platoniquement, mais les deux « FIL DU RASOIR » finissent par se compléter et… se confondre. Et à nouveau survient l’envie de lire le roman, pour enfin tout comprendre…

Repost 0
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 11:44

Entre les superproductions, les navets internationaux, les téléfilms, Richard Burton et Elizabeth Taylor ont tourné douze fois ensemble pendant leur tumultueux mariage. Et même après.

Pourtant, certains pourraient s’étonner de la présence de Liz au générique de « ANNE DES MILLE JOURS », où ‘Rich’ partageait l’affiche avec Geneviève Bujold (ce qui n’est pas mal non plus). Selon plusieurs sources, elle apparaîtrait dans un ‘caméo’. On a même vu des photos de plateau la montrant en costume de courtisane. Alors… Où est Liz ?

Après minutieuse enquête, elle apparaît bel et bien dans le film. Dans deux plans très exactement. Et pendant cinq secondes. Poursuivie par un galant, elle pénètre en gloussant dans la chapelle où la Reine (Irène Papas, bien aussi) est en train de prier. Celle-ci se retourne courroucée. Liz honteuse se voile la face avec un masque de carnaval et s’éclipse. Sans qu’on ait eu le temps de voir son visage !

LIZ ANNE 1000 JOURS

On imagine la logistique qu'il a fallu ce jour-là, pour convoquer la star, aller la chercher à l’hôtel, les essayages, le maquillage, la coiffure, l’habillage… Tout ça, pour ça ! Magie du cinéma…

Repost 0
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:16

FIL DU RASOIRL’évènement fondateur de la personnalité du protagoniste du film (le sacrifice d’un camarade sur le champ de bataille, qui lui a sauvé la vie) n’est pas montré à l’écran, FIL DU RASOIR (4)seulement raconté. C'est peut-être ce qui rend ce ‘Larry’ si difficile à capter et à comprendre. Si abstrait.

« LE FIL DU RASOIR » trahit ses origines littéraires à chaque détour de scène. La construction est étrange, les ellipses sontFIL DU RASOIR (1) parfois abruptes et les émotions passent beaucoup trop par le dialogue.

Reste que cette adaptation de W. Somerset Maugham – qui est intégré au récit, comme spectateur-commentateur permanent – garde un certain pouvoir de fascination par son thème-même, tout à fait d’actualité. Dans un monde matérialiste qui court à sa perte, un jeune homme en quête de spiritualité et de sens à l’existence, traverse l’après-guerre (la première) comme une sorte de saint illuminé, touché par le doigt de Dieu. Pour un sujet aussi initiatique, on peut regretter que tout ait été tourné en studio, des rues de Paris aux montagnes du Népal. Cela donne aujourd'hui un aspect artificiel au film, sans doute moins gênant au moment de sa sortie.

Malgré l’édulcoration due à la censure d’époque, la description des personnages est assez âpre : de l’oncle implicitement ‘gay’ et mondain, courant derrière les honneurs, à la fiancée obnubilée par l’argent et la réussite sociale, tout le monde dissimule la noirceur de son âme sous des dehors clinquants et joyeux. La beauté époustouflante de Gene Tierney sert magnifiquement de façade à une manipulatrice sans scrupule, trop longtemps sublimée par son entourage. En fait, le seul personnage vraiment humain est joué par l’excellente Anne FIL DU RASOIR (2)Baxter, en jeune veuve qui a sombré dans l’alcoolisme et la déchéance. Ses scènes dans les bouges parisiens sont d’un réalisme détonnant nettement avec le reste.

Tyrone Power est un peu fade, comme toujours, mais suffisamment sympathique pour qu’on l’accepte dans ce rôle complexe. « LE FIL DU RASOIR » oscille constamment entre la grande épopée humaine et le kitsch hollywoodien. Mais si on préfère oublier l’épisode en Inde, esthétiquement ridicule aujourd'hui, on n’oubliera pas la séquence superbe où Gene Tierney froide prédatrice, pousse littéralement Anne Baxter dans la mort, en laissant une bouteille d’alcool à sa portée et s'en va, l'abandonnant à la tentation.

Un film long, inégal, traversé de belles fulgurances, qui réussit en tout cas sur un point important : il donne envie de lire le roman ! Ou de voir le remake

FIL DU RASOIR (3)

Repost 0
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 07:26

Elle n’a pas beaucoup tourné et n’a rien fait de très remarquable, hormis son rôle d’aventurière à la beauté sauvage dans « LA FUGUE » d’Arthur Penn, où elle formait un beau tandem avec Gene Hackman.

On a aperçu Jennifer Warren dans les flash-backs de « UN AUTRE HOMME, UNE AUTRE CHANCE », dans le faux-film bidouillé « THE SWAP » avec De Niro, dans un George Roy Hill et dans quelques télés.

Aujourd'hui, elle fête ses 69 ans. Happy birthday, Jennifer.

JWARREN anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:31

Ils se rencontrent pour la première fois (à l’écran) en 1973 pour « MEAN STREETS » le premier film important de Martin Scorsese. Harvey Keitel a 34 ans, il a le rôle principal et a déjà tourné avec le réalisateur. Pourtant, c'est Robert De Niro, 30 ans tout ronds, qui dans le rôle relativement secondaire de son cousin fêlé, va ramasser tous les honneurs et même… se retrouver en tête de générique !

Le trio se reforme trois ans plus tard avec « TAXI DRIVER » et les rôles sont inversés : c'est De Niro qui a le rôle principal, celui qui fera de lui une icône du 7ème Art, tandis que Keitel affublé d’une perruque horrible fait une « guest appearence » en ‘mac’ odieux. Il aura le tort de se moquer de la coupe iroquois de De Niro et finira mal le film.

Huit années se passent avant que les deux hommes ne se retrouvent pour « FALLING IN LOVE », un film intimiste mettant face à face De Niro et Meryl Streep dans des personnages de banlieusards de la ‘Middle Class’ tombant subitement amoureux et abandonnant leurs familles respectives. Keitel a cette fois un petit rôle de copain divorcé et ‘loser’ sans grand intérêt.

DENIRO KEITEL

Treize ans après, les retrouvailles sont plus palpitantes : il s’agit de l’excellent « COPLAND » où Keitel joue un ripou dominateur et De Niro – dans un rôle plus effacé – est un « bœuf-carottes » retors. Mais cette fois, les deux acteurs laissent la vedette à Sylvester Stallone qui s’y montre exceptionnel.

Seules leurs voix apparaissent au même générique de la version anglaise du film d’animation français « ARTHUR ET LES MINIMOYS ».

En 2004, « LE PONT DU ROI SAINT LOUIS », copro européenne fait se croiser les deux copains en costumes d’époque qui ne leur siéent pas vraiment bien. Anecdotique.

Et six ans plus tard, les voilà à nouveau réunis et quasi-septuagénaires, pour « LITTLE FOCKERS », le deuxième sequel à « MON BEAU-PÈRE ET MOI ». Là pour le coup, on craint le pire…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
commenter cet article
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:17

BAROUDEURS (1)L’acteur Leo Gordon avait une réputation de vrai dur à cuire, ayant fait de la prison haute-sécurité pour avoir accompli des braquages. C'est justement ce qu'il fait en tant que scénariste dans « LES BAROUDEURS » en pillant éhontément le western « VERABAROUDEURS CRUZ », jusque dans les moindres péripéties.

Cette coproduction anglo-américano-turque se traîne une terrible réputation de navet depuis sa sortie à la fin des sixties. Il serait difficile de crier à l’injustice, mais à le revoir aujourd'hui, « LES BAROUDEURS (3)BAROUDEURS » signé du Brtiannique à la mode Peter Collinson, a plutôt bien vieilli, le côté film d’aventures à grand spectacle fonctionne à plein et le dépaysement est toujours bienvenu. Entièrement tourné en Turquie, le film transpose donc l’action du chef-d’œuvre de Robert Aldrich pendant la guerre civile de 1922.

La première moitié est enlevée, mouvementée, colorée, la seconde s’empêtre dans de trop nombreuses séquences de batailles et les protagonistes se perdent dans la foule et la fumée. Mais le CinémaScope est bien employé, l’image lumineuse et les extérieurs sont parfaitement choisis, quitte à faire parfois trop dépliant touristique (la Turquie, ses villages pittoresques, ses temples…).

Charles Bronson, qui tenait un petit rôle de joueur d’harmonica dans « VERA CRUZ », BAROUDEURSF3suitereprend ici le rôle de Lancaster et joue à présent de la guimbarde. Plus musculeux que jamais, plus souriant que d’habitude, il forme un tandem sympathique avec Tony Curtis qui adopte déjà ici ses maniérismes de Danny Wilde. Les deux hommes semblent s’amuser beaucoup et assurent le spectacle avec entrain. À leurs côtés, Michèle Mercier joue les espionnes arabes, reprenant l’emploi que tenait une autre française (Denise Darcel) chez Aldrich. Leo Gordon apparaît dans le rôle du lieutenant de Bronson, et a vraiment une sacrée gueule !

Malgré ses évidents défauts, dont le plagiat n’est pas le moindre, « LES BAROUDEURS » mérite d’être réédité et découvert par une génération de cinéphiles qui n’ont pas eu accès au film depuis des années. Les éditions allemandes et espagnoles sont toutes deux médiocres, recadrées et/ou en 4/3.

BAROUDEURS (4)

Repost 0
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 06:50

Il a beaucoup tourné pour la TV et a trouvé le succès via sa collaboration avec Paul Newman sur « LUKE LA MAIN FROIDE » (son chef-d’œuvre), « WUSA », « LES INDÉSIRABLES » et « LA TOILE D’ARAIGNÉE ». Sa fin de carrière fut moins brillante avec des semi-réussites comme « AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE », « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE », « LE PAPE DE GREENWICH VILLAGE » ou « BRUBAKER ».

Aujourd'hui, le réalisateur Stuart Rosenberg aurait fêté ses 83 ans. Happy birthday, Mr Rosenberg…

ROSENBERG anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 19:55

« WHO WILL CHEER MY BONNIE BRIDE » est encore un curieux épisode d’une curieuse série : « ROUTE 66 ». Ici, Glenn Corbett qui remplaça George Maharis à partir du milieu de la 3ème saison, est kidnappé en faisant du stop par deux « rednecks » (Rip Torn et Albert Salmi) qui au passage font un hold-up. Pour sauver sa peau, Corbett va devoir garder Torn blessé en vie. Car celui-ci a un rendez-vous important : sa fiancée doit se marier avec quelqu’un d’autre le lendemain !

ROUTE 66 Hackman

Maharis n’était pas un acteur génial, mais Corbett est aussi expressif qu’une planche à repasser et le couple de copains qu'il forme avec Martin Milner paraît plus déséquilibré, même s’ils ne se voient pas énormément dans cet épisode précis. Le suspense est trop étiré, les personnages sont peu attachants et l’enjeu n'a rien de bien palpitant. Ce n’est donc pas un des fleurons de cette série. Mais on peut malgré tout y trouver un intérêt en la présence d’un tout jeune Gene Hackman jouant un automobiliste naïf, qui se fait « car-jacker ». On le voit dans trois courtes séquences. C'est toujours ça !

Repost 0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:40

COURRIER DIPLOMATIQUE (1)Patricia Neal vient de nous quitter. Connue des cinéphiles pour quelques films seulement, elle a tourné des œuvres complètement oubliées aujourd'hui et introuvables en DVD. Parmi celles-ci, une ne pouvait pas ne pas interpeler « WWW » : « COURRIER DIPLOMATIQUE » de Henry Hathaway, produit par la Fox en 1952 et inspiré d’un roman de Peter Cheyney.

Il s’agit d’un film de Guerre Froide, situé en grande partie à Trieste et mettant en scène un diplomate (Tyrone Power) pris dans un feu croisé d’intrigues et de trahisons. Il croise la route de deux femmes mystérieuses : l’Allemande Hildegarde Neff et l’Américaine Patricia Neal, au sommet de sa sophistication et de son charme vénéneux.

Le reste du casting est tout aussi alléchant, puisqu’on y retrouve Karl Malden, Stephen McNally, Dabbs Greer et surtout dans de brèves apparitions situées dans la première partie du film : Lee Marvin en MP et même Charles Bronson en tueur du KGB.

La belle image noir & blanc est signée du grand Lucien Ballard (« LA HORDE SAUVAGE » et plusieurs autres Peckinpah) et le film, sans être un chef-d’œuvre du genre mérite bien une petite édition DVD.

COURRIER DIPLOMATIQUE

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
commenter cet article
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 07:11

Second rôle très actif depuis la fin des années 30 (plus de 220 films au compteur) Jeff Corey fut surtout un professeur d’art dramatique extrêmement respecté, qui forma les plus grandes stars.

Son visage maigre et sourcilleux fut aperçu dans quelques grands westerns comme « L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE », « BUTCH CASSIDY & LE KID » et sa prequel où il joue le shérif amical, « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF » où il est le hors-la-loi traqué par Wayne.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 96 ans. Happy birthday, Mr Corey. 

COREY anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens