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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:31

Ils se rencontrent pour la première fois (à l’écran) en 1973 pour « MEAN STREETS » le premier film important de Martin Scorsese. Harvey Keitel a 34 ans, il a le rôle principal et a déjà tourné avec le réalisateur. Pourtant, c'est Robert De Niro, 30 ans tout ronds, qui dans le rôle relativement secondaire de son cousin fêlé, va ramasser tous les honneurs et même… se retrouver en tête de générique !

Le trio se reforme trois ans plus tard avec « TAXI DRIVER » et les rôles sont inversés : c'est De Niro qui a le rôle principal, celui qui fera de lui une icône du 7ème Art, tandis que Keitel affublé d’une perruque horrible fait une « guest appearence » en ‘mac’ odieux. Il aura le tort de se moquer de la coupe iroquois de De Niro et finira mal le film.

Huit années se passent avant que les deux hommes ne se retrouvent pour « FALLING IN LOVE », un film intimiste mettant face à face De Niro et Meryl Streep dans des personnages de banlieusards de la ‘Middle Class’ tombant subitement amoureux et abandonnant leurs familles respectives. Keitel a cette fois un petit rôle de copain divorcé et ‘loser’ sans grand intérêt.

DENIRO KEITEL

Treize ans après, les retrouvailles sont plus palpitantes : il s’agit de l’excellent « COPLAND » où Keitel joue un ripou dominateur et De Niro – dans un rôle plus effacé – est un « bœuf-carottes » retors. Mais cette fois, les deux acteurs laissent la vedette à Sylvester Stallone qui s’y montre exceptionnel.

Seules leurs voix apparaissent au même générique de la version anglaise du film d’animation français « ARTHUR ET LES MINIMOYS ».

En 2004, « LE PONT DU ROI SAINT LOUIS », copro européenne fait se croiser les deux copains en costumes d’époque qui ne leur siéent pas vraiment bien. Anecdotique.

Et six ans plus tard, les voilà à nouveau réunis et quasi-septuagénaires, pour « LITTLE FOCKERS », le deuxième sequel à « MON BEAU-PÈRE ET MOI ». Là pour le coup, on craint le pire…

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:17

BAROUDEURS (1)L’acteur Leo Gordon avait une réputation de vrai dur à cuire, ayant fait de la prison haute-sécurité pour avoir accompli des braquages. C'est justement ce qu'il fait en tant que scénariste dans « LES BAROUDEURS » en pillant éhontément le western « VERABAROUDEURS CRUZ », jusque dans les moindres péripéties.

Cette coproduction anglo-américano-turque se traîne une terrible réputation de navet depuis sa sortie à la fin des sixties. Il serait difficile de crier à l’injustice, mais à le revoir aujourd'hui, « LES BAROUDEURS (3)BAROUDEURS » signé du Brtiannique à la mode Peter Collinson, a plutôt bien vieilli, le côté film d’aventures à grand spectacle fonctionne à plein et le dépaysement est toujours bienvenu. Entièrement tourné en Turquie, le film transpose donc l’action du chef-d’œuvre de Robert Aldrich pendant la guerre civile de 1922.

La première moitié est enlevée, mouvementée, colorée, la seconde s’empêtre dans de trop nombreuses séquences de batailles et les protagonistes se perdent dans la foule et la fumée. Mais le CinémaScope est bien employé, l’image lumineuse et les extérieurs sont parfaitement choisis, quitte à faire parfois trop dépliant touristique (la Turquie, ses villages pittoresques, ses temples…).

Charles Bronson, qui tenait un petit rôle de joueur d’harmonica dans « VERA CRUZ », BAROUDEURSF3suitereprend ici le rôle de Lancaster et joue à présent de la guimbarde. Plus musculeux que jamais, plus souriant que d’habitude, il forme un tandem sympathique avec Tony Curtis qui adopte déjà ici ses maniérismes de Danny Wilde. Les deux hommes semblent s’amuser beaucoup et assurent le spectacle avec entrain. À leurs côtés, Michèle Mercier joue les espionnes arabes, reprenant l’emploi que tenait une autre française (Denise Darcel) chez Aldrich. Leo Gordon apparaît dans le rôle du lieutenant de Bronson, et a vraiment une sacrée gueule !

Malgré ses évidents défauts, dont le plagiat n’est pas le moindre, « LES BAROUDEURS » mérite d’être réédité et découvert par une génération de cinéphiles qui n’ont pas eu accès au film depuis des années. Les éditions allemandes et espagnoles sont toutes deux médiocres, recadrées et/ou en 4/3.

BAROUDEURS (4)

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 06:50

Il a beaucoup tourné pour la TV et a trouvé le succès via sa collaboration avec Paul Newman sur « LUKE LA MAIN FROIDE » (son chef-d’œuvre), « WUSA », « LES INDÉSIRABLES » et « LA TOILE D’ARAIGNÉE ». Sa fin de carrière fut moins brillante avec des semi-réussites comme « AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE », « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE », « LE PAPE DE GREENWICH VILLAGE » ou « BRUBAKER ».

Aujourd'hui, le réalisateur Stuart Rosenberg aurait fêté ses 83 ans. Happy birthday, Mr Rosenberg…

ROSENBERG anniv

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 19:55

« WHO WILL CHEER MY BONNIE BRIDE » est encore un curieux épisode d’une curieuse série : « ROUTE 66 ». Ici, Glenn Corbett qui remplaça George Maharis à partir du milieu de la 3ème saison, est kidnappé en faisant du stop par deux « rednecks » (Rip Torn et Albert Salmi) qui au passage font un hold-up. Pour sauver sa peau, Corbett va devoir garder Torn blessé en vie. Car celui-ci a un rendez-vous important : sa fiancée doit se marier avec quelqu’un d’autre le lendemain !

ROUTE 66 Hackman

Maharis n’était pas un acteur génial, mais Corbett est aussi expressif qu’une planche à repasser et le couple de copains qu'il forme avec Martin Milner paraît plus déséquilibré, même s’ils ne se voient pas énormément dans cet épisode précis. Le suspense est trop étiré, les personnages sont peu attachants et l’enjeu n'a rien de bien palpitant. Ce n’est donc pas un des fleurons de cette série. Mais on peut malgré tout y trouver un intérêt en la présence d’un tout jeune Gene Hackman jouant un automobiliste naïf, qui se fait « car-jacker ». On le voit dans trois courtes séquences. C'est toujours ça !

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:40

COURRIER DIPLOMATIQUE (1)Patricia Neal vient de nous quitter. Connue des cinéphiles pour quelques films seulement, elle a tourné des œuvres complètement oubliées aujourd'hui et introuvables en DVD. Parmi celles-ci, une ne pouvait pas ne pas interpeler « WWW » : « COURRIER DIPLOMATIQUE » de Henry Hathaway, produit par la Fox en 1952 et inspiré d’un roman de Peter Cheyney.

Il s’agit d’un film de Guerre Froide, situé en grande partie à Trieste et mettant en scène un diplomate (Tyrone Power) pris dans un feu croisé d’intrigues et de trahisons. Il croise la route de deux femmes mystérieuses : l’Allemande Hildegarde Neff et l’Américaine Patricia Neal, au sommet de sa sophistication et de son charme vénéneux.

Le reste du casting est tout aussi alléchant, puisqu’on y retrouve Karl Malden, Stephen McNally, Dabbs Greer et surtout dans de brèves apparitions situées dans la première partie du film : Lee Marvin en MP et même Charles Bronson en tueur du KGB.

La belle image noir & blanc est signée du grand Lucien Ballard (« LA HORDE SAUVAGE » et plusieurs autres Peckinpah) et le film, sans être un chef-d’œuvre du genre mérite bien une petite édition DVD.

COURRIER DIPLOMATIQUE

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 07:11

Second rôle très actif depuis la fin des années 30 (plus de 220 films au compteur) Jeff Corey fut surtout un professeur d’art dramatique extrêmement respecté, qui forma les plus grandes stars.

Son visage maigre et sourcilleux fut aperçu dans quelques grands westerns comme « L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE », « BUTCH CASSIDY & LE KID » et sa prequel où il joue le shérif amical, « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF » où il est le hors-la-loi traqué par Wayne.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 96 ans. Happy birthday, Mr Corey. 

COREY anniv

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 12:15

SORCERER (1)Le décès de Bruno Cremer nous renvoie instantanément à l’envie de le revoir dans un de ses grands rôles : le banquier Manzon exilé en Amérique du Sud dans « LE CONVOI DE LA PEUR » de William Friedkin (1977). On sait que celui-ci voulait plutôt Lino Ventura, mais son refus permit à Cremer d’endosser ce personnage massif et fragile, fort mais désespéré, avec toute sa puissance et sa complexité.

Le film fut généralement méprisé car passant pour un vulgaire remake du « SALAIRE DE LA PEUR » de H.-G. Clouzot. En fait le scénariste Walon Green (« LA HORDE SAUVAGE ») est reparti du roman de Georges Arnaud, pour signer une adaptation admirable. Au sommet de sa carrière Friedkin filma quelques séquences hallucinantes, comme cette traversée du pont de liane par un poids-lourd, en pleine tempête : inégalable ! Et le portrait qu'il brossa de ses protagonistes, quatre hommes finis, perdus, au bout du chemin, est poignant sans qu'il n’y injecte aucun sentimentalisme. On pourrait citer la plupart des morceaux de bravoure du film, mais… Autant le revoir !SORCERER

Outre Cremer, « LE CONVOI DE LA PEUR » est interprété par Roy Scheider dans le rôle de sa vie, Francisco Rabal en flingueur espagnol au visage parcheminé, Amidou extraordinaire en ex-terroriste. La BO envoûtante est l’œuvre des Tangerine Dream.

Plombé par le souvenir du chef-d’œuvre de Clouzot, par des affiches peu incitatives que ce soit aux U.S.A. ou en France, par un casting manquant de grands noms (Friedkin rêvait au départ d’un duo Steve McQueen-Ventura !), « LE CONVOI DE LA PEUR » n’est sorti qu’en zone 1, il y a bien longtemps dans un antique Pan & Scan.
Il mérite une résurrection en bonne et due forme. Et en Blu-ray, tiens !

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:34

Elle était apparue à la fin des années 40, avec sa classe naturelle, son air moqueur, sa voix de fumeuse et avait marqué les esprits dans « LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA » et « LE REBELLE ». C'est son rôle de serveuse fatiguée, usée avant l’âge dans « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS » qui revient en mémoire quand on pense à Patricia Neal.

NEAL RIP

Après de gros ennuis de santé, elle était revenue à l’écran pour jouer les vieilles dames dans « LE FANTÔME DE MILBURN » ou « COOKIE’S FORTUNE ».

Elle disparaît aujourd'hui à l’âge de 84 ans. R.I.P.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:57

Nous apprenons avec tristesse le décès de Bruno Cremer à l’âge de 80 ans, une des dernières « gueules » du cinéma français.

CREMER RIP

Son physique imposant, son visage marqué, sa voix particulière l’avaient longtemps catalogué dans les rôles de baroudeurs, mais il a tout de même tourné avec Sautet, Visconti, Friedkin, Costa-Gavras, Clément… Le personnage de Maigret, qu'il incarnait à la TV depuis vingt ans l’avait éloigné du cinéma. R.I.P.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:41

Auteur de théâtre, scénariste, comédien, le britannique Robert Shaw a connu une carrière extrêmement éclectique. Il a même tourné des westerns comme « CUSTER, L'HOMME DE L’OUEST » et « LES BRUTES DANS LA VILLE ». Le rôle de Quint le pêcheur fêlé des « DENTS DE LA MER » lui a permis de connaître un certain vedettariat aux U.S.A. à la fin de sa (courte) vie.

On peut avoir un faible pour son shériff de Nottingham dans « LA ROSE ET LA FLÈCHE » et le chauffeur amoureux fou dans « LA MÉPRISE ».

Aujourd'hui il aurait fêté ses 83 ans. Happy birthday, Mr Shaw.

SHAW anniv

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