Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 20:19

Comme à « WWW » on aime trop « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » pour ne pas y revenir régulièrement, même pour s’en moquer affectueusement, voici donc une autre « gaffe » d’un des plus beaux westerns du monde.

Alors que ‘Cheyenne’ se rase paisiblement dans la ferme de Jill, Harmonica et Frank se battent en duel dehors, à quelques pas de là. Quand ils dégainent, un coup de feu explose et… fait sursauter Cheyenne, qui se coupe avec son rasoir. Une vilaine balafre sanguinolente qui semble le désoler.

CHEYENNE cicatrice (1)

Une minute plus tard, le vainqueur du duel fait son entrée dans la maison. Et… Cheyenne a cicatrisé ! Plus trace de coupure, pas de pansement adhésif : rien ! Nada ! Et c'est dans cette même séquence qu’Harmonica a subi sa foudroyante et inexplicable coupe de cheveux !

CHEYENNE cicatrice

Que faisait donc la script-girl, ce jour-là ?

Repost 0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 17:46

UNBORN (1)Il est toujours agréable d’être surpris en bien par un film dont on ne sait rien et dont on n’attend donc rien non plus. « UNBORN » pioche son inspiration dans toute une frange de cinéma fantastique allant de « L’EXORCISTE » (on a même droit à plusieurs ‘spider walks’ !)UNBORN à « RING » en passant par « CANDYMAN ». Ce ne sont pas de mauvaises références, mais pour les égaler, il aurait fallu un scénario plus culotté et sortant davantage des sentiers battus.

Faire du démon « pazuzu » chassé par des prêtres catholiques, un « Dibbouk » confronté par un rabbin, ne change pas la donne : on est et on reste en terrain balisé et s’il fait parfois frissonner, « UNBORN » ne fait jamais peur et surtout, ne surprend à aucun moment.

S’il mérite néanmoins l’attention, ce sera pour l’excellence de sa facture : très bien réalisé, n’abusant jamais de F/X numériques, magnifiquement photographié et bénéficiant d’un montage de tout premier ordre, le film a tous les attributs d’une œuvre plus ambitieuse. Et c'est cela qui maintient l’intérêt jusqu'au bout et laisse même sur une impression que le film est meilleur qu'il n’est réellement.

UNBORN (2)Le casting est homogène, la jeune Odette Yustman (sosie de Jessica Alba, ce qui est loin d’être une tare !) jouant parfaitement les ‘scream queens’. On retrouve avec plaisir la grande Jane Alexander (déjà présente dans « RING » version U.S.) en rescapée des camps à l’accent prononcé, James Remar dans un rôle trop effacé et Gary Oldman étonnamment sobre et maître de lui dans un personnage d’exorciste. Carla Gugino apparaît fugitivement en flash-back et pas vraiment à son avantage !

« UNBORN », s’il n’évite aucun poncif du genre, est malgré tout un bel objet à déguster sans s’attendre à une révélation.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
commenter cet article
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:00

X15 (1)« X-15 » a beau être le premier long-métrage de Richard Donner, l'homme des « ARME FATALE », il a beau traiter d’héroïques pilotes d’avions-prototypes dans les années 60, il a beau compter quelques comédiens sympathiques à sonX15 (3) générique, ce n’est définitivement pas « L’ÉTOFFE DES HÉROS » !

Au niveau du look, le film ressemble plutôt aux vieilles pubs américaines pour machines à laver, avec leurs couleurs ripolinées, leurs vêtements immaculés, leur univers aseptisé. Pour le reste, c'est un mélange de propagande éhontée pour le programme spatial de l’Oncle Sam et de ‘soap opera’ bien-pensant en CinémaScope.X15 (2)

À l’affiche de « X-15 » donc, pour passer le temps, on aperçoit deux des « 7 MERCENAIRES » : Brad Dexter et Charles Bronson. Le second joue un des pilotes, un bon père de famille qui sert de faire-valoir à David MacLean. Le visage dissimulé par son masque à oxygène la moitié du temps, Bronson complètement « débronsonisé » n’a qu’une scène à défendre, celle où il parle à son jeune fils quelques heures avant de se crasher (oups ! Spoiler).

Le téléspectateur nostalgique de la série TV « HONDO » appréciera le retrouver le rare X15Ralph Taeger. On a également droit à Patricia Owens, Mary Tyler-Moore et Kenneth Tobey, tous vétérans de la série B ou des téléfilms. Ah ! Et il y a James Stewart, aussi. Enfin – la voix de James Stewart, qui commente doctement l’action, légitimé par son passé de héros de la WW2.

Le film pourra certainement intéresser le passionné d’aéronautique. Pour le cinéphile moyen, c'est ce qu’on peut poliment appeler une purge. Et bien malin qui aurait pu deviner le parcours de Donner en voyant ces débuts peu encourageants…

 

À NOTER : « X-15 » est sorti en zone 1, dans une copie en CinémaScope 4/3 à moitié floue, qui ne permet même pas de profiter du seul intérêt du film : les séquences en plein ciel.

Repost 0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:46

VENGEANCE DIEU (3)Quand Klaus Kinski tournait en Allemagne des polars tirés des romans d’Edgar Wallace, il tenait à peu près toujours le même emploi : le détraqué inquiétant, le coupable idéal, la menace rampante à tête deVENGEANCE DIEU (1) gargouille… qui se révélait innocent au bout du compte ! Une sorte de fausse-piste sur pattes, en somme. Il faut dire qu'il avait le physique de l’emploi.

« LA VENGEANCE DE DIEU » est un ‘spaghetti western’ de modeste envergure qui lui offre le même genre de rôle : un voyou arrogant et peu sympathique, emprisonné pour le meurtre d’une prostituée qu'il n’a pas commis. Kinski passe tout le film – ou presque – dans sa cellule àVENGEANCE DIEU (2) maugréer et à contempler le gibet en train de se construire à travers les barreaux de sa fenêtre.

Gianni Garko, sorte de dandy snob à la Roger Moore, est engagé pour enquêter sur ce meurtre. Abandonnant ses leçons de judo (sic !), il endosse sa tenue noire des ‘Sartana’ et va fouiner en ville. Là, le western se fait ‘whodunit’ et Garko va soupçonner les notables, les patrons de bordel et même le prêtre très peu catholique.

Malgré tout (c'est quand même Klaus Kinski !), innocenté du meurtre, le dénommé Chester VENGEANCE DIEUConway ne s’en tirera pas aussi facilement, puisque notre héros aura découvert entretemps qu'il est coupable d’un autre crime. Rares sont les ‘spaghettis’ que l’ami Klaus a fini sans mordre la poussière.

Malgré sa ressemblance avec le titre du plus beau rôle de l’acteur, « LA VENGEANCE DE DIEU » est une série B fauchée et bâclée à tous niveaux, pas drôle puisque Klaus ne prend même pas la peine d’en faire des tonnes. Il se contente de quelques moues et de postures tourmentées… Franchement !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KLAUS KINSKI
commenter cet article
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 17:10

VALHALLA (1)Quatre décennies plus tard, « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » continue de faire des émules. « LE GUERRIER SILENCIEUX » lui ressemble énormément : épopée immobile, voyage dans le temps débarrassé de tout pittoresque, de tout spectaculaire, théâtre grotesque des ambitions humaines, c'est un film complètement à part. Ce qui n’empêche pas qu’on y lise les références comme dans un livre ouvert : Terrence Malick, Herzog bien sûr et aussi certains classiques du cinéma japonais. Et même (un peu) Ridley Scott.

Le scénario est mince. Très mince. À peine plus riche que « LA GRANDE TRAVERSÉE » l’album d’Astérix (qui traite d’un sujet similaire), mais c'est la réalisation et ses parti-pris drastiques qui lui donnent son identité.

Découpé en chapitres, le film avance par tableaux complètement figés, souvent filmés au ralenti. Au point qu’on a parfois l’impression de voir une image arrêtée. La BO sourde et enveloppante rappelle Popol Vuh et accentue l’aspect surnaturel de ce ‘trip’ aux enfers.

Malgré l’ennui qui pointe parfois son nez, impossible de n’être pas fasciné, hypnotisé même, par cette aventure morbide et boueuse, où la mort violente est filmée crument, où VALHALLAaucun son répugnant ne nous est épargné, où on éviscère ses ennemis à mains nues. Cette arrivée dans le Nouveau Monde est vue à travers les yeux de ces Vikings superstitieux et ressemble donc à un cauchemar grisâtre, une antichambre de la mort.

Borgne, crasseux, émacié, blafard, Mads Mikkelsen n’a vraiment aucun rapport avec un autre Viking borgne du 7ème Art : Kirk Douglas dans le film de Richard Fleischer.

Une œuvre excessivement étrange, à voir avec un esprit ouvert et sans s’attendre à un autre « OUTLANDER » !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
commenter cet article
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:54

À la fin de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », Harmonica affronte Frank dans un duel à mort. Pendant que le méchant cherche une position stratégique pour éviter d’avoir le soleil dans l’œil, notre héros laisse faire, souriant, déjà persuadé qu'il va sortir vainqueur.

Une fois la chose accomplie, il va reprendre son baluchon dans la maison des McBain, où attendent Jill et ‘Cheyenne’. Maison qui doit se trouver à une centaine de mètres grand maximum du lieu du duel. Pourquoi cette précision ? Parce pendant ce court trajet et un laps de temps qui n’a pas dû excéder deux minutes montre à gousset en main, les cheveux d’Harmonica ont dramatiquement raccourci !

HARMONICA hair (1)

Qu'est-ce à dire ? A-t-il croisé un coiffeur qui, pour fêter la mort de Frank lui a offert une coupe-express dégagée autour des oreilles ? Est-ce un vieux rite indien (Harmonica est métis) : quand on a tué son ennemi, on se coupe les cheveux ?

HARMONICA hair

Pour rester plus terre-à-terre, disons plutôt que les scènes d’intérieur ont été filmées en studio à Rome au début du tournage et que les extérieurs espagnols ont dû être tournés trois mois plus tard. Et que Charley a probablement refusé de passer chez le coupe-tifs. On sait que Robert Aldrich avait déjà dû le menacer d’une action en justice pour lui faire sa coupe bidasse dans « 12 SALOPARDS ». Mais quoi ! Frank avait bien les cheveux gris pendant la scène de lit avec Jill, avant qu'ils ne deviennent noirs de jais.

Repost 0
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 09:38

Même si elle n’a pas beaucoup tourné, Joan Allen a acquis une belle réputation de reine du film indépendant. Elle éclate en jouant la First Lady dans « NIXON » et se spécialise un peu dans les personnages d’épouses souffrantes et stoïques. Elle tourne avec John Woo, Francis Coppola, Michael Mann.

On peut avoir un faible pour ses rôles dans « PLEASANTVILLE » (film charmant, un peu oublié) et « LES BIENFAITS DE LA COLÈRE ».

Aujourd'hui, elle fête ses 54 ans. Happy birthday, Joan.

ALLEN anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:51

RACCROCHEZAdapté d’une pièce radiophonique, « RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR » commence très bien : un jeune homme pauvre mais séduisant et ambitieux (Burt Lancaster) épouse l’héritière d’un empire pharmaceutique (Barbara Stanwyck). Enfin, non… Ce n’est pas tout à fait le début. Au début, elle est clouée au lit invalide et surprend une conversation téléphonique entre deux tueurs… Ensuite… Non ! C'est une ancienne amie qui l’appelle chez elle pour la prévenir que…

Bon. Disons pour faire simple, que c'est un film difficile à raconter. Construit en poupée-gigogne, avec une succession ininterrompue de flash-backs imbriqués les uns dans les autres, le scénario devient de plus en plus confus en avançant, et la multiplication des points de vue rend l’identification à n'importe quel personnage impossible. Alors l’intérêt s’émousse peu à peu et quand ce mélodrame bourgeois en huis clos se métamorphose tout doucement en tentative de ‘film noir’ avec des trafiquants de drogue, des flics et des mafiosi, on ne sait plus très bien ce qu’on est en train de regarder.

C'est dommage, car Stanwyck se donne à fond dans un rôle particulièrement antipathique d’enfant gâtée capricieuse, de « malade imaginaire » exaspérante qui passe toutes ses scènes à geindre et à se plaindre. Dans un rôle plus effacé, Lancaster tout en tension et frustration n’a guère l’occasion de développer un caractère, malgré une introduction prometteuse. Parmi les seconds rôles, on reconnaît William Conrad encore chevelu, en gangster au langage de business man.

RACCROCHEZ (1)

La réalisation d’Anatole Litvak est élégante (particulièrement un magnifique mouvement de grue qui part de Stanwyck couchée dans son lit, passe par la fenêtre, glisse le long de la façade de la maison pour finir au rez de chaussée), mais quelques transparences sont assez vilaines et l’essentiel du scénario se résume quand même à d’incessantes explications en lieu clos.

Repost 0
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 12:00

TARGET ZERO (1)Puisque c'est aujourd'hui l’anniversaire de L.Q. Jones, exhumons un de ses premiers films : « 10 HOMMES POUR L’ENFER » un film de guerre tourné en 1955 par le grand Harmon Jones (« GORILLA AT LARGE » !).

Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Certainement pas à cause de son scénario, centré sur les efforts d’un groupe de G.I.s et de soldats anglais tâchant de regagner le front en pleine guerre de Corée. Encore moins pour les moyens mis en œuvre, puisqu’il s’agit d’une série B tournée dans les collines de L.A., et encore moins pour la love story plaquée là-dessus, histoire d’aguicher un public féminin. Non, s’il faut déterrer « 10 HOMMES POUR L’ENFER », ce sera uniquement pour son casting.

Car notre ami L.Q. est plutôt bien entouré : en capitaine courageux et responsable, Richard Conte sort de ses rôles de gangsters ‘italo’. Sa troupe est composée de Charles Bronson en sergent gueulard mais bien brave au fond, Chuck Connors, le futur producteur Aaron Spelling, l’incorruptible Abel Fernández. Sans compter que L.Q. côtoie pour la première fois Strother Martin, qui sera son acolyte dans plusieurs classiques de Peckinpah.

Notons que le scénario est tout de même signé James Warner Bellah, responsable de plusieurs John Ford et que la BO est l’œuvre de David Buttolph.

TARGET ZERO

Le film est introuvable en DVD, hormis en Allemagne sous le titre « SPERRFEUER AUF QUADRANT ZERO », dans une copie floue et probablement tirée d’une VHS et… en doublage allemand uniquement. Bronson s’y retrouve en tête d’affiche et sa tête (moustachue !) remplace celle de Conte sur le poster U.S. ci-contre.

Une petite édition dépoussiérée serait donc sympathique.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
commenter cet article
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:21

Grande figure du western des années 70, membre à plein temps de la ‘stock company’ de Sam Peckinpah, réalisateur occasionnel, L.Q. Jones est un de ces grands seconds rôles qui ont tout traversé.

Son rôle le plus connu est sans doute le chasseur de primes balafré de « LA HORDE SAUVAGE ».

Aujourd'hui il fête ses 83 ans. Happy birthday, L.Q.

LQ JONES anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens