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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 17:10

VALHALLA (1)Quatre décennies plus tard, « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » continue de faire des émules. « LE GUERRIER SILENCIEUX » lui ressemble énormément : épopée immobile, voyage dans le temps débarrassé de tout pittoresque, de tout spectaculaire, théâtre grotesque des ambitions humaines, c'est un film complètement à part. Ce qui n’empêche pas qu’on y lise les références comme dans un livre ouvert : Terrence Malick, Herzog bien sûr et aussi certains classiques du cinéma japonais. Et même (un peu) Ridley Scott.

Le scénario est mince. Très mince. À peine plus riche que « LA GRANDE TRAVERSÉE » l’album d’Astérix (qui traite d’un sujet similaire), mais c'est la réalisation et ses parti-pris drastiques qui lui donnent son identité.

Découpé en chapitres, le film avance par tableaux complètement figés, souvent filmés au ralenti. Au point qu’on a parfois l’impression de voir une image arrêtée. La BO sourde et enveloppante rappelle Popol Vuh et accentue l’aspect surnaturel de ce ‘trip’ aux enfers.

Malgré l’ennui qui pointe parfois son nez, impossible de n’être pas fasciné, hypnotisé même, par cette aventure morbide et boueuse, où la mort violente est filmée crument, où VALHALLAaucun son répugnant ne nous est épargné, où on éviscère ses ennemis à mains nues. Cette arrivée dans le Nouveau Monde est vue à travers les yeux de ces Vikings superstitieux et ressemble donc à un cauchemar grisâtre, une antichambre de la mort.

Borgne, crasseux, émacié, blafard, Mads Mikkelsen n’a vraiment aucun rapport avec un autre Viking borgne du 7ème Art : Kirk Douglas dans le film de Richard Fleischer.

Une œuvre excessivement étrange, à voir avec un esprit ouvert et sans s’attendre à un autre « OUTLANDER » !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:54

À la fin de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », Harmonica affronte Frank dans un duel à mort. Pendant que le méchant cherche une position stratégique pour éviter d’avoir le soleil dans l’œil, notre héros laisse faire, souriant, déjà persuadé qu'il va sortir vainqueur.

Une fois la chose accomplie, il va reprendre son baluchon dans la maison des McBain, où attendent Jill et ‘Cheyenne’. Maison qui doit se trouver à une centaine de mètres grand maximum du lieu du duel. Pourquoi cette précision ? Parce pendant ce court trajet et un laps de temps qui n’a pas dû excéder deux minutes montre à gousset en main, les cheveux d’Harmonica ont dramatiquement raccourci !

HARMONICA hair (1)

Qu'est-ce à dire ? A-t-il croisé un coiffeur qui, pour fêter la mort de Frank lui a offert une coupe-express dégagée autour des oreilles ? Est-ce un vieux rite indien (Harmonica est métis) : quand on a tué son ennemi, on se coupe les cheveux ?

HARMONICA hair

Pour rester plus terre-à-terre, disons plutôt que les scènes d’intérieur ont été filmées en studio à Rome au début du tournage et que les extérieurs espagnols ont dû être tournés trois mois plus tard. Et que Charley a probablement refusé de passer chez le coupe-tifs. On sait que Robert Aldrich avait déjà dû le menacer d’une action en justice pour lui faire sa coupe bidasse dans « 12 SALOPARDS ». Mais quoi ! Frank avait bien les cheveux gris pendant la scène de lit avec Jill, avant qu'ils ne deviennent noirs de jais.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 09:38

Même si elle n’a pas beaucoup tourné, Joan Allen a acquis une belle réputation de reine du film indépendant. Elle éclate en jouant la First Lady dans « NIXON » et se spécialise un peu dans les personnages d’épouses souffrantes et stoïques. Elle tourne avec John Woo, Francis Coppola, Michael Mann.

On peut avoir un faible pour ses rôles dans « PLEASANTVILLE » (film charmant, un peu oublié) et « LES BIENFAITS DE LA COLÈRE ».

Aujourd'hui, elle fête ses 54 ans. Happy birthday, Joan.

ALLEN anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:51

RACCROCHEZAdapté d’une pièce radiophonique, « RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR » commence très bien : un jeune homme pauvre mais séduisant et ambitieux (Burt Lancaster) épouse l’héritière d’un empire pharmaceutique (Barbara Stanwyck). Enfin, non… Ce n’est pas tout à fait le début. Au début, elle est clouée au lit invalide et surprend une conversation téléphonique entre deux tueurs… Ensuite… Non ! C'est une ancienne amie qui l’appelle chez elle pour la prévenir que…

Bon. Disons pour faire simple, que c'est un film difficile à raconter. Construit en poupée-gigogne, avec une succession ininterrompue de flash-backs imbriqués les uns dans les autres, le scénario devient de plus en plus confus en avançant, et la multiplication des points de vue rend l’identification à n'importe quel personnage impossible. Alors l’intérêt s’émousse peu à peu et quand ce mélodrame bourgeois en huis clos se métamorphose tout doucement en tentative de ‘film noir’ avec des trafiquants de drogue, des flics et des mafiosi, on ne sait plus très bien ce qu’on est en train de regarder.

C'est dommage, car Stanwyck se donne à fond dans un rôle particulièrement antipathique d’enfant gâtée capricieuse, de « malade imaginaire » exaspérante qui passe toutes ses scènes à geindre et à se plaindre. Dans un rôle plus effacé, Lancaster tout en tension et frustration n’a guère l’occasion de développer un caractère, malgré une introduction prometteuse. Parmi les seconds rôles, on reconnaît William Conrad encore chevelu, en gangster au langage de business man.

RACCROCHEZ (1)

La réalisation d’Anatole Litvak est élégante (particulièrement un magnifique mouvement de grue qui part de Stanwyck couchée dans son lit, passe par la fenêtre, glisse le long de la façade de la maison pour finir au rez de chaussée), mais quelques transparences sont assez vilaines et l’essentiel du scénario se résume quand même à d’incessantes explications en lieu clos.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 12:00

TARGET ZERO (1)Puisque c'est aujourd'hui l’anniversaire de L.Q. Jones, exhumons un de ses premiers films : « 10 HOMMES POUR L’ENFER » un film de guerre tourné en 1955 par le grand Harmon Jones (« GORILLA AT LARGE » !).

Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Certainement pas à cause de son scénario, centré sur les efforts d’un groupe de G.I.s et de soldats anglais tâchant de regagner le front en pleine guerre de Corée. Encore moins pour les moyens mis en œuvre, puisqu’il s’agit d’une série B tournée dans les collines de L.A., et encore moins pour la love story plaquée là-dessus, histoire d’aguicher un public féminin. Non, s’il faut déterrer « 10 HOMMES POUR L’ENFER », ce sera uniquement pour son casting.

Car notre ami L.Q. est plutôt bien entouré : en capitaine courageux et responsable, Richard Conte sort de ses rôles de gangsters ‘italo’. Sa troupe est composée de Charles Bronson en sergent gueulard mais bien brave au fond, Chuck Connors, le futur producteur Aaron Spelling, l’incorruptible Abel Fernández. Sans compter que L.Q. côtoie pour la première fois Strother Martin, qui sera son acolyte dans plusieurs classiques de Peckinpah.

Notons que le scénario est tout de même signé James Warner Bellah, responsable de plusieurs John Ford et que la BO est l’œuvre de David Buttolph.

TARGET ZERO

Le film est introuvable en DVD, hormis en Allemagne sous le titre « SPERRFEUER AUF QUADRANT ZERO », dans une copie floue et probablement tirée d’une VHS et… en doublage allemand uniquement. Bronson s’y retrouve en tête d’affiche et sa tête (moustachue !) remplace celle de Conte sur le poster U.S. ci-contre.

Une petite édition dépoussiérée serait donc sympathique.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:21

Grande figure du western des années 70, membre à plein temps de la ‘stock company’ de Sam Peckinpah, réalisateur occasionnel, L.Q. Jones est un de ces grands seconds rôles qui ont tout traversé.

Son rôle le plus connu est sans doute le chasseur de primes balafré de « LA HORDE SAUVAGE ».

Aujourd'hui il fête ses 83 ans. Happy birthday, L.Q.

LQ JONES anniv

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 18:11

Bette Davis est considérée comme une des plus grandes comédiennes du cinéma américain.STRANGERS Des années 30 jusqu'à sa mort, elle a tout tenté, tout osé même la monstruosité avec « QU’EST-IL ARRIVÉ À BABY JANE ? ». Gena Rowlands, de 22 ans sa cadette a eu une carrière totalement différente, se faisant connaître grâce aux films indépendants de son mari John Cassavetes et sa personnalité ‘borderline’ loin de tout cliché hollywoodien.

Les deux grandes dames ont tourné ensemble en 1979 dans un téléfilm intitulé « STRANGERS : THE STORY OF A MOTHER AND DAUGHTER », signé Milton Katsulas. Atteinte d’un mal incurable, Gena venait rendre visite à sa mère perdue de vue depuis des années, pour s’installer chez elle et y mourir.

Pas une comédie, donc ! Mais on imagine les étincelles provoquées par la rencontre des deux monstres sacrés. Autour d'elles des vétérans du second rôle comme Ford Rainey, Royal Dano ou Whit Bissell.

Eh bien ce face à face n’a apparemment jamais été édité en vidéo, encore moins en DVD, il ne repasse jamais à la TV. Cela doit cesser !

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 15:10

FELONY (1)Il y a les séries B, les séries Z. Les premiers sont fauchés mais sont souvent sauvés par leur énergie ou leur humour, les seconds sont si nuls qu'ils en deviennent parfois « culte ». Et FELONY (3)puis il y a l’entre deux.  Disons les « séries C ». Les DTV tournés pour quelques dollars enFELONY dix jours, sans scénario, presque sans réalisateur, pas même regardables au 10ème degré.

« FELONY » fait partie de ceux-là. L’histoire se résume à une course-poursuite avec une cassette vidéo pour enjeu, entre des ripoux de la CIA, des flics et des FBI ‘undercover’. N'importe quel épisode de n'importe quelle série TV est mieux réalisé que ce film. C'est presqu’un cas d’école : chaque plan dure systématiquement une ou deux secondes de trop, rendant le montage invraisemblable de mollesse, la BO évoque les vieux pornos des seventies et en guise d’action, des véhicules explosent toutes les vingt minutes.

Il est facile pour l’amateur de se laisser piéger. En têtes d’affiche, deux ‘stars’ du film d’horreur : Jeffrey ‘Reanimator’ Combs (aux FELONY (2)yeux outrageusement maquillés au charbon) et Ashley ‘Hellraiser’ Laurence. Et surtout des vétérans qu’on adore : Joe Don Baker vêtu en cowboy d’opérette jouant les espions goguenards, Lance Henriksen qui passe en voisin dans le rôle du méchant, David Warner en homme de main mâchouillant constamment son chewing-gum et Charles Napier en flic bourru. Comment résister ?

Malgré ce générique alléchant, « FELONY » n’a vraiment rien pour lui, pas même un tout petit élément positif à retenir. C'est d’un amateurisme inouï, d’un bâclage inimaginable. Mais comme chaînon manquant entre le ‘B’ et le culte, on peut le considérer comme un parfait exemple de démonstration.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:08

PASSAGER (1)« LE PASSAGER DE LA PLUIE » coproduction franco-italienne fut écrit spécialement par Sébastien Japrisot, pour profiter du succès rencontré par Charles Bronson en France avec PASSAGER« ADIEU L’AMI » (issu de la même équipe producteurs-auteur) et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Le film fut confié à un grand réalisateur, René Clément, dont « JEUXPASSAGER (2) INTERDITS » ou « PLEIN SOLEIL » sont des classiques. Le rôle principal est tenu par la jeune Marlène Jobert, alors en pleine ascension.

Suspense alambiqué, légèrement maniéré, « LE PASSAGER DE LA PLUIE » est un thriller psychologique faisant s’affronter une jeune femme traumatisée à la fois par son enfance malmenée mais aussi par un viol récent, et un étranger aux méthodes brutales. Mellie a tué son agresseur et s’est débarrassée du corps et Harry Dobbs veut récupérer un sac rouge bourré de dollars que celui-ci transportait.

Contre toute attente, le face à face entre les deux comédiens fonctionne à 100%, aidé par le contraste physique accentué par Clément. L'homme est un prédateur, la femme une proie. Jusqu'à ce que progressivement les rôles sans vraiment s’inverser, finissent par se brouiller.

Le film est truffé d’allusions à Lewis Carroll (son héroïne pourrait être une cousine d’Alice au pays des horreurs), à Hitchcock (le méchant se nomme ‘McGuffin’ un terme inventé par PASSAGER (3)le roi du suspense) et pour peu qu’on se laisse prendre à ses méandres, il finit par envoûter durablement. À condition d’oublier un montage « moderne » aujourd'hui très désuet et d’inutiles complications de scénario.

Dobbs est un personnage attachant et inquiétant à la fois, que Bronson joue avec un sourire quasi-permanent, une ironie tranquille. Sa façon de surnommer Marlène Jobert « Love-love » est entrée dans les annales, tout comme son petit jeu avec les noix qu'il balance sur des vitres. Le dernier plan, clin d’œil sympathique, confirme ce qu’on devinait déjà : le stoïque Dobbs n’est pas resté insensible au charme enfantin de Mellie. Ce qui marque un progrès par rapport à « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » où Bronson était complètement asexué.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît la fantaisiste belge Annie Cordy, l’Italien Gabriele Tinti un habitué des plateaux de Robert Aldrich et Marc Mazza dans le rôle du violeur à têtePASSAGER (4) de déterré. Jill Ireland apparaît également dans un petit rôle de mauvaise copine lookée comme dans un « AUSTIN POWERS ».

Il est à noter que Bronson est doublé en français par John Berry, réalisateur américain exilé par le maccarthisme.

Sans être un chef-d’œuvre, « LE PASSAGER DE LA PLUIE » a gardé tant d’années plus tard sa petite musique entêtante, son atmosphère vaguement cafardeuse du Midi hors-saison et son parfum d’enfance en train de s’achever. Ambiance parfaitement captée par la BO de Francis Lai.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 07:55

Il a consacré une bonne partie de sa carrière au western, a donné à son festival du cinéma indépendant le nom de son personnage dans « BUTCH CASSIDY & LE KID », il a joué les cowboys perdus dans les temps modernes du « CAVALIER ÉLECTRIQUE » à « L'HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DES CHEVAUX ».

Aujourd'hui, Robert Redford fête ses 74 ans. Happy birthday, « Kid ».

REDFORD anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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