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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 08:38

Pilier de l’Actors Studio au jeu fortement marqué par la Méthode, Ben Gazzara est surtout connu aujourd'hui pour ses films avec John Cassavetes : « HUSBANDS », « MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS » (probablement le rôle de sa vie) ou « OPENING NIGHT ». Il a également tourné la série TV « MATCH CONTRE LA VIE » en héros condamné par la maladie. Il fut un « CAPONE » peu convaincant mais se montra remarquable dans « JACK LE MAGNIFIQUE ».

Aujourd'hui, il travaille toujours régulièrement et fête ses 80 ans. Happy birthday, Ben.

GAZZARA anniv

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 19:33

CRISS CROSS« POUR TOI, J'AI TUÉ… » malgré son rébarbatif titre français, est un fleuron du ‘film noir’ de la bonne époque du genre, au scénario implacable en forme de tragédie, au romantisme désespéré. Dès les premiers plans, le protagoniste Burt Lancaster se présente lui-même en voix « off » comme un pantin aux mains d’un destin auquel il ne cherche pas à échapper. Il a son ‘ex’ dans la peau, même si tout le monde autour de lui sait qu'elle ne lui apportera que du malheur. Mais notre héros est un loser né qui va au devant des emmerdements, au devant des catastrophes pour la seule et unique raison qu'il est complètement obsédé.CRISS CROSS (2)

Pourtant, l’objet de ses fantasmes est une idiote égoïste, certes belle (c'est Yvonne de Carlo) mais capricieuse et intéressée. Lui ne voit rien que ce qu'il veut voir. Le personnage féminin est écrit avec une effrayante misogynie, une vision de la femme quasiment haineuse. La dernière séquence renvoie toutes les ‘bad girls’ du genre à leurs chères études. Yvonne est une salope haut-de-gamme ! Face à elle, Burt est très déroutant dans la peau de ce Steve monomaniaque et sans volonté. Mais peu à peu on comprend le choix de Robert Siodmak, tant est fort le contraste entre l’aspect physique de l’acteur plus athlétique que jamais, et sa personnalité infantile et irresponsable. Face au couple, Dan Duryea est un petit caïd odieux à souhait et avec une bonne vue, on peut reconnaître le débutant Tony Curtis qui apparaît fugitivement en danseur au bras d’Yvonne, dans la séquence des retrouvailles entre les ex-époux.

CRISS CROSS (1)

Joliment photographié, truffé de beaux mouvements de caméra, doté d’une BO oppressante de Miklós Rósza, « POUR TOI, J'AI TUÉ… » comprend même un morceau de bravoure de choix avec cette attaque de fourgon blindé noyé dans le brouillard de fumigènes.

À noter que Steven Soderbergh a tourné un remake de ce film « À FLEUR DE PEAU » (1995) plutôt réussi, d'ailleurs.

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 08:45

PAROLE HOMMEEn 1976, Peter H. Hunt ex-monteur et réalisateur de seconde équipe des 007, a tourné en Afrique du Sud (et en plein apartheid) « PAROLE D’HOMME » un gros film d’aventures britannique. Monté sur le duo Roger Moore-Lee Marvin, le film est bâti sur un scénario à la « AFRICAN QUEEN » : un braconnier anglais s’associe à un baroudeur yankee pour détruire un vaisseau de guerre allemand en pleine WW1.

Le film est édité et réédité un peu partout en DVD, même en France. On le trouve en Angleterre, en Allemagne, en Espagne. Partout ! Seulement voilà, à sa sortie « PAROLE D’HOMME » était en format CinémaScope et durait 2 H 30. Et les copies disponibles aujourd'hui sont toutes recadrées en 1.78 :1. et ne durent plus que 1 H 54 environ. Parfois moins. Même le DVD proposé sur Amazon.uk indiquant à peu près la bonne durée, propose en fait le montage tronqué habituel.

Le film a reçu un accueil mitigé mais a ses défenseurs. Quoiqu’il en soit, comment juger un film quel qu'il soit, lorsqu’il en manque plus d’une demi-heure ? Il serait donc heureux qu’un éditeur ait un jour l’idée de retrouver une copie intégrale, l’époussète un peu et l’édite proprement, pour qu’on puisse se faire une petite idée.

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 07:59

Égérie de « WWW », Tuesday Weld a connu son heure de gloire dans les sixties, grâce à l’étonnant contraste entre son physique ‘All American’ de poupée blonde et une personnalité volontiers névrotique. Elle donna deux fois la réplique à Steve McQueen, trouva un de ses bons rôles en sociopathe dans « PRETTY POISON » et accomplit un petit comeback dans « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » de Leone où elle joue la compagne de James Woods et « CHUTE LIBRE » en épouse ‘borderline’ de Robert Duvall.

Retirée des écrans depuis dix ans, aujourd'hui elle fête ses 67 ans. Happy birthday, Tuesday.

WELD anniv

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:47

BRUTE FORCE (1)Même après avoir vu la traumatisante série TV « OZ », il est impossible de nier l’impact des « DÉMONS DE LA LIBERTÉ » tourné cinq décades plus tôt. Dans un magnifique noir & blanc et sur un scénario de Richard Brooks, Jules Dassin signe un film âpre et violent, que quelques rares envolées sentimentales en flash-back (qu’on sent imposées par le studio) n’arrivent pas à édulcorer.BRUTE FORCE (2)

Les hommes enfermés sont des bêtes fauves, mais le pire d’entre eux est le chef des gardiens. Hitchcock avait coutume de dire qu’un film était réussi si son méchant était réussi. Le moins que l’on puisse dire est que ‘Munsey’ (génialement joué par Hume Cronyn) est un petit bijou : nabot ivre de pouvoir, nazillon sadique se repaissant de la souffrance des détenus, c'est un des personnages les plus haïssables qu’on puisse voir sur un écran. À côté de lui, les taulards ont l’air de braves types dont on est prêt à excuser tous les débordements ! La séquence où il torture un détenu au nerf de bœuf est extrêmement glauque et dérangeante.

Dans un cast solide, Burt Lancaster se détache nettement. Tendu à craquer, la narine frémissante de haine rentrée, le rictus dégoûté aux lèvres, il ne décroche pas un sourire de tout le film (rare, chez lui !) et compose un forçat emblématique avec un charisme fou. Il arrive même à se sortir sans dommage d’un flash-back le montant amoureux d’une gentille infirme sortie d’un conte de fées. Pauvre excuse tentant d’humaniser celui qui est quand même censé être le « héros » du film. D'ailleurs, malgré leur inutilité aveuglante, ces fameux flash-backs (tous les prisonniers de la cellule de Burt ont le leur !) sont ingénieusement amenés par Brooks, grâce à un portrait de femme épinglé au mur, qui représente toutes les femmes « de l’extérieur » et ravive les souvenirs.

BRUTE FORCE

« LES DÉMONS DE LA LIBERTÉ » a un peu vieilli par ses côtés militants et quelques personnages un peu lourds comme ce médecin ivrogne, mais c'est un film dense et compact, sans le moindre temps mort. La tentative d’évasion finale est encore aujourd'hui assez spectaculaire et d’une sèche brutalité…

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 10:21

À première vue, on pourrait croire qu'il s’agit d’une hallucination : 40 ans après « MON NOMDOC WEST EST PERSONNE », Terence ‘Trinita’ Hill, alias Mario Girotti revient. Et il n’a pas changé d’un iota ! Même silhouette, même tenue, même chapeau. Et il forme un duo avec un gros barbu. À part que cette fois, c'est Paul Sorvino qui remplace Bud Spencer.

En y regardant de plus près, on s’aperçoit que le blondinet aux yeux bleus a un peu vieilli, que quelques rides viennent buriner son visage souriant. Normal me direz-vous, à 70 ans. Malgré tout, le revoilà dans le rôle de Minnesota West une légende de l'Ouest à la recherche des hors-la-loi qui l’ont détroussé.

« DOC WEST » un téléfilm en deux parties de 90 minutes chacune, coréalisé par il signore Girotti lui-même, sort incessamment en DVD zone 1. Également à l’affiche la toujours belle Ornella Muti et dans un petit rôle, le vieux copain de Terence : le cascadeur Neil Summers. La BO est signé de Maurizio de Angelis (sans son frère Guido), qui assurait déjà celles des « TRINITA ». Ce film est censé être le ‘pilote’ d’une éventuelle série. À suivre, donc.

Pour les nostalgiques des années ‘spaghetti’…

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 09:08

Comédien discret, qui tourna énormément de westerns de série B, auxquels le prédestinaient un visage buriné, des yeux perpétuellement plissés et un jeu assez grimaçant, Jim Davis a parfois tenu des rôles minuscules, proches de la figuration et a attendu d’avoir les cheveux blancs pour enfin trouver le succès dans le ‘soap’ « DALLAS » où il incarnait Jock Ewing, le patriarche d’une famille de pétroliers du Texas.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 101 ans. Happy birthday, Jim…

JDAVIS anniv

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 17:30

SECRET PLANETE SINGES (1)« LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES », tourné un an après le succès du premier film n’est pas réellement une sequel. C'est un ersatz. Tous les éléments semblent être présents à l’appel : singes, décors, personnages, mais rien à faire. Ce film est à celui de F.J. Schaffner ce que la bière sans alcool est à la bière.SECRET PLANETE SINGES (2)

Vétéran de la télévision, Ted Post est un honnête faiseur et remplit son contrat. On sent dès le début que le scénario aurait été plus cohérent et logique si Charlton Heston avait tenu le rôle principal. Mais celui-ci s’est poliment désisté, laissant la place à une sorte de clone, portant la même barbe et le même pagne, héritant de la même copine. Le sympathique James Franciscus, vedette de séries télé, n’a pas l’envergure de son aîné et marche laborieusement sur ses brisées.

La seconde moitié du film, portée par un louable « message » antiatomique, sombre dans le ridicule le plus rédhibitoire avec cette secte de mutants à têtes d’écorchés adorant leur Dieu, qui n’est autre… qu’une bombe à neutrons ! Les scènes où ces braves gens communiquent par télépathie, forçant nos héros à commettre des actes violents, sont du plus haut comique. D'ailleurs, Victor Buono pour arranger le tout, a de faux-airs de Villeret dans « LA SOUPE AUX CHOUX » !

Pas grand-chose à sauver donc, hormis une bonne séquence dans le métro new-yorkais retourné à l’état sauvage (même si les décors de carton-pâte et les matte-paintings ont pris un méchant coup de vieux) et la présence fugace de l’ami Heston venu en voisin, qui après avoir prêté sa voix à Dieu dans « LES 10 COMMANDEMENTS », prendra la décision de faire péter la bombe, bouclant ainsi la boucle.

SECRET PLANETE SINGES

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:34

BLOODY DEAD« LA MAIN DE L’ÉPOUVANTE » est un de ces nombreux films allemands inspirés de l’œuvre ‘pulp’ du romancier Edgar Wallace et dans lesquels Klaus Kinski fit ses classes. Sorti en 1967, il offrait à l’acteur un double rôle : des jumeaux ennemis. L’un interné en HP (pour changer un peu), l’autre en liberté mais peu recommandable. Évidemment, il y aura échange d’identité. Sinon à quoi cela servirait-il d’avoir des jumeaux dans un film ?

Ça peut être amusant au énième degré : les nuits d’orage, les couloirs de l’hôpital, une armure dont le gant dissimule des poignards rétractiles, des flics du Scotland Yard menant leur enquête comme Hercule Poirot, avec l’explication finale réunissant tous les suspects en rang d’oignon. Rien ne manque…

Quelques années plus tard, un producteur américain nommé Sam Sherman acquit les droits du film. Mais celui-ci était très désuet et n’avait aucune chance sur le marché du film d’horreur contemporain. Aussi décida-t-il de tourner quelques séquences supplémentaires ainsi que des « inserts » gore, afin d’attirer un public averti. Le film original est donc caviardé de gros-plans de gorges tranchées, d’infirmières étripées, de scènes de poursuite mal fichues dans des décors tentant maladroitement de ressembler à celui du film d’Alfred Vohrer. Le plus drôle est que malgré ces « rajouts », c'est beaucoup plus court !

BLOODY DEAD (1)

La chose est tout à fait irregardable, mais comme toujours dans ces tripatouillages, assez jouissive si on est dans le bon état d’esprit. Le « film » s’intitule à présent « THE BLOODY DEAD » (« LE MORT SANGLANT » !) et c'est un cas d’école.

Les deux versions sont éditées en zone 1 par « IMAGE Entertainment » dans des transferts granuleux et antédiluviens. Le fan masochiste de Klaus Kinski pourra s’infliger les deux films pour comparer.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:12

Nous apprenons avec tristesse la mort d'Ahna Capri à l’âge de 66 ans dans un accident de voiture.

CAPRI RIP

Starlette blonde et sexy des sixties, elle a beaucoup tourné pour la TV et s’est surtout distinguée dans son rôle de ‘bad girl’ au décolleté généreux dans le culte « OPÉRATION DRAGON ». R.I.P.

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