Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:47

BRUTE FORCE (1)Même après avoir vu la traumatisante série TV « OZ », il est impossible de nier l’impact des « DÉMONS DE LA LIBERTÉ » tourné cinq décades plus tôt. Dans un magnifique noir & blanc et sur un scénario de Richard Brooks, Jules Dassin signe un film âpre et violent, que quelques rares envolées sentimentales en flash-back (qu’on sent imposées par le studio) n’arrivent pas à édulcorer.BRUTE FORCE (2)

Les hommes enfermés sont des bêtes fauves, mais le pire d’entre eux est le chef des gardiens. Hitchcock avait coutume de dire qu’un film était réussi si son méchant était réussi. Le moins que l’on puisse dire est que ‘Munsey’ (génialement joué par Hume Cronyn) est un petit bijou : nabot ivre de pouvoir, nazillon sadique se repaissant de la souffrance des détenus, c'est un des personnages les plus haïssables qu’on puisse voir sur un écran. À côté de lui, les taulards ont l’air de braves types dont on est prêt à excuser tous les débordements ! La séquence où il torture un détenu au nerf de bœuf est extrêmement glauque et dérangeante.

Dans un cast solide, Burt Lancaster se détache nettement. Tendu à craquer, la narine frémissante de haine rentrée, le rictus dégoûté aux lèvres, il ne décroche pas un sourire de tout le film (rare, chez lui !) et compose un forçat emblématique avec un charisme fou. Il arrive même à se sortir sans dommage d’un flash-back le montant amoureux d’une gentille infirme sortie d’un conte de fées. Pauvre excuse tentant d’humaniser celui qui est quand même censé être le « héros » du film. D'ailleurs, malgré leur inutilité aveuglante, ces fameux flash-backs (tous les prisonniers de la cellule de Burt ont le leur !) sont ingénieusement amenés par Brooks, grâce à un portrait de femme épinglé au mur, qui représente toutes les femmes « de l’extérieur » et ravive les souvenirs.

BRUTE FORCE

« LES DÉMONS DE LA LIBERTÉ » a un peu vieilli par ses côtés militants et quelques personnages un peu lourds comme ce médecin ivrogne, mais c'est un film dense et compact, sans le moindre temps mort. La tentative d’évasion finale est encore aujourd'hui assez spectaculaire et d’une sèche brutalité…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT LANCASTER
commenter cet article
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 10:21

À première vue, on pourrait croire qu'il s’agit d’une hallucination : 40 ans après « MON NOMDOC WEST EST PERSONNE », Terence ‘Trinita’ Hill, alias Mario Girotti revient. Et il n’a pas changé d’un iota ! Même silhouette, même tenue, même chapeau. Et il forme un duo avec un gros barbu. À part que cette fois, c'est Paul Sorvino qui remplace Bud Spencer.

En y regardant de plus près, on s’aperçoit que le blondinet aux yeux bleus a un peu vieilli, que quelques rides viennent buriner son visage souriant. Normal me direz-vous, à 70 ans. Malgré tout, le revoilà dans le rôle de Minnesota West une légende de l'Ouest à la recherche des hors-la-loi qui l’ont détroussé.

« DOC WEST » un téléfilm en deux parties de 90 minutes chacune, coréalisé par il signore Girotti lui-même, sort incessamment en DVD zone 1. Également à l’affiche la toujours belle Ornella Muti et dans un petit rôle, le vieux copain de Terence : le cascadeur Neil Summers. La BO est signé de Maurizio de Angelis (sans son frère Guido), qui assurait déjà celles des « TRINITA ». Ce film est censé être le ‘pilote’ d’une éventuelle série. À suivre, donc.

Pour les nostalgiques des années ‘spaghetti’…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
commenter cet article
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 09:08

Comédien discret, qui tourna énormément de westerns de série B, auxquels le prédestinaient un visage buriné, des yeux perpétuellement plissés et un jeu assez grimaçant, Jim Davis a parfois tenu des rôles minuscules, proches de la figuration et a attendu d’avoir les cheveux blancs pour enfin trouver le succès dans le ‘soap’ « DALLAS » où il incarnait Jock Ewing, le patriarche d’une famille de pétroliers du Texas.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 101 ans. Happy birthday, Jim…

JDAVIS anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 17:30

SECRET PLANETE SINGES (1)« LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES », tourné un an après le succès du premier film n’est pas réellement une sequel. C'est un ersatz. Tous les éléments semblent être présents à l’appel : singes, décors, personnages, mais rien à faire. Ce film est à celui de F.J. Schaffner ce que la bière sans alcool est à la bière.SECRET PLANETE SINGES (2)

Vétéran de la télévision, Ted Post est un honnête faiseur et remplit son contrat. On sent dès le début que le scénario aurait été plus cohérent et logique si Charlton Heston avait tenu le rôle principal. Mais celui-ci s’est poliment désisté, laissant la place à une sorte de clone, portant la même barbe et le même pagne, héritant de la même copine. Le sympathique James Franciscus, vedette de séries télé, n’a pas l’envergure de son aîné et marche laborieusement sur ses brisées.

La seconde moitié du film, portée par un louable « message » antiatomique, sombre dans le ridicule le plus rédhibitoire avec cette secte de mutants à têtes d’écorchés adorant leur Dieu, qui n’est autre… qu’une bombe à neutrons ! Les scènes où ces braves gens communiquent par télépathie, forçant nos héros à commettre des actes violents, sont du plus haut comique. D'ailleurs, Victor Buono pour arranger le tout, a de faux-airs de Villeret dans « LA SOUPE AUX CHOUX » !

Pas grand-chose à sauver donc, hormis une bonne séquence dans le métro new-yorkais retourné à l’état sauvage (même si les décors de carton-pâte et les matte-paintings ont pris un méchant coup de vieux) et la présence fugace de l’ami Heston venu en voisin, qui après avoir prêté sa voix à Dieu dans « LES 10 COMMANDEMENTS », prendra la décision de faire péter la bombe, bouclant ainsi la boucle.

SECRET PLANETE SINGES

Repost 0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:34

BLOODY DEAD« LA MAIN DE L’ÉPOUVANTE » est un de ces nombreux films allemands inspirés de l’œuvre ‘pulp’ du romancier Edgar Wallace et dans lesquels Klaus Kinski fit ses classes. Sorti en 1967, il offrait à l’acteur un double rôle : des jumeaux ennemis. L’un interné en HP (pour changer un peu), l’autre en liberté mais peu recommandable. Évidemment, il y aura échange d’identité. Sinon à quoi cela servirait-il d’avoir des jumeaux dans un film ?

Ça peut être amusant au énième degré : les nuits d’orage, les couloirs de l’hôpital, une armure dont le gant dissimule des poignards rétractiles, des flics du Scotland Yard menant leur enquête comme Hercule Poirot, avec l’explication finale réunissant tous les suspects en rang d’oignon. Rien ne manque…

Quelques années plus tard, un producteur américain nommé Sam Sherman acquit les droits du film. Mais celui-ci était très désuet et n’avait aucune chance sur le marché du film d’horreur contemporain. Aussi décida-t-il de tourner quelques séquences supplémentaires ainsi que des « inserts » gore, afin d’attirer un public averti. Le film original est donc caviardé de gros-plans de gorges tranchées, d’infirmières étripées, de scènes de poursuite mal fichues dans des décors tentant maladroitement de ressembler à celui du film d’Alfred Vohrer. Le plus drôle est que malgré ces « rajouts », c'est beaucoup plus court !

BLOODY DEAD (1)

La chose est tout à fait irregardable, mais comme toujours dans ces tripatouillages, assez jouissive si on est dans le bon état d’esprit. Le « film » s’intitule à présent « THE BLOODY DEAD » (« LE MORT SANGLANT » !) et c'est un cas d’école.

Les deux versions sont éditées en zone 1 par « IMAGE Entertainment » dans des transferts granuleux et antédiluviens. Le fan masochiste de Klaus Kinski pourra s’infliger les deux films pour comparer.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KLAUS KINSKI
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:12

Nous apprenons avec tristesse la mort d'Ahna Capri à l’âge de 66 ans dans un accident de voiture.

CAPRI RIP

Starlette blonde et sexy des sixties, elle a beaucoup tourné pour la TV et s’est surtout distinguée dans son rôle de ‘bad girl’ au décolleté généreux dans le culte « OPÉRATION DRAGON ». R.I.P.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 08:40

Le plus célèbre Écossais du monde a discrètement pris sa retraite il y a quelques années, après plusieurs échecs d’affilée. C'est par la seule force de sa personnalité que Sean Connery a su faire oublier ses 007 et se bâtir une carrière magnifique. Dans cette masse de bons et de mauvais films, que retenir ? Ce sera selon le goût de chacun, il y a le choix : son rôle de flic poissard et ambigu dans « THE OFFENCE », sa glorieuse année 1975 où il tourna « LA ROSE ET LA FLÈCHE » (en Robin des bois vieillissant), « LE LION ET LE VENT » (en brigand arabe) et « L'HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI » d'après Kipling. Il y en a d’autres.

Aujourd'hui, il fête ses 80 ans. Happy birthday, Mr Connery. Et si vous prenait subitement l’envie d’un petit comeback inopiné, ne vous gênez surtout pas, on est prêts !

CONNERY anniv

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 19:56

C'était il y a 35 ans et quelques jeunes acteurs new-yorkais s’étaient dégotés un job dans « NEXT STOP : GREENWICH VILLAGE » de Paul Mazursky. Des noms au hasard ? Christopher Walken, Jeff Goldblum, Antonio Fargas, Joe Spinell, Rutanya Alda, Vincent Schiavelli et... (non-mentionné au générique) Bill Murray.

MURRAY dur

Dans le rôle de ‘Nick Kessel’ on le croise une première fois dans un restaurant où il arbore une grosse moustache et un sombrero. On apprend qu'il avait tout largué pour aller au Mexique. Trois secondes à l’image. « A crazy guy », le définit le héros du film. On l’entrevoit ensuite pendant une party, à l’arrière-plan, joyeux et volubile. Encore une poignée de secondes. Le plus minuscule des petits rôles du film !

Voilà… C'était le premier film du futur protagoniste de « LOST IN TRANSLATION ». Il fallait vraiment avoir la foi !

Repost 0
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:27

OUTFIT« WE WANT OUR DVD ! » s’exclame aujourd'hui l’excellent site américain « CinemaRetro », concernant le polar « ÉCHEC À L’ORGANISATION » réclamé voilà déjà un moment par « WWW ».

C'est bon parfois de se sentir épaulé dans sa quête… En allant jeter un coup d’œil sur le lien ci-dessous, vous pourrez vous faire une petite idée de la sèche méchanceté de ce film ‘hard boiled’ moins stylé mais aussi percutant que « LE POINT DE NON-RETOUR » de Boorman, grâce à un extrait bien saignant avec Robert Duvall. Oui, décidément, nous aussi on veut notre DVD !!!

 

http://www.cinemaretro.com/index.php?/archives/4869-WE-WANT-OUR-DVD!-THE-OUTFIT-MGM,-1974-STARRING-ROBERT-DUVALL.html

 

(sur la photo : Richard Jaeckel et Sheree North en « rednecks » dangereux)

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
commenter cet article
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 16:39

2 SOEURSFortement ancré dans un courant du cinéma fantastique qui va de « L’AUTRE » de Robert Mulligan au plus récent film espagnol « LES AUTRES », « 2 SŒURS » déroule très lentement sa thématique, mêlant de façon de plus en plus perturbante temps réel, flash-backs, imaginaire et cauchemars, jusqu'à créer un univers clos étouffant et sans2 SOEURS (1) échappatoire.

Nous l’avons dit, le rythme est lent, très lent, et il faut s’accrocher un peu pour profiter de l’évidente intelligence de ce film élégant qui se joue de nos attentes. Ainsi la chute que l’on soupçonne depuis un moment, survient-elle… 40 minutes avant la fin, laissant place à des développements encore plus atroces. D'ailleurs, c'est un des charmes de ce film que de ne pas tout dévoiler. À la fin, la réalité des choses ne saute pas automatiquement aux yeux et il faut y réfléchir à deux fois pour tout comprendre, pour saisir tous les tenants et aboutissants, démêler le vrai du faux. Sans y parvenir obligatoirement. Ou alors en en créant sa propre version. Tout l’inverse de Shyamalan, en somme.

La photo est d’une grande finesse, la musique parfaitement choisie et les fulgurances « fantastiques » renvoient au cinéma d’horreur japonais à la « RING ». Mais « 2 SŒURS » est coréen et ne se laisse jamais entraîner vers la série B. Un film exigeant donc, pas facile d’accès, auquel on repensera. Forcément.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens