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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:06

FUGUE (1)« J'ai déjà vu un film de Rohmer. C'est aussi excitant que de regarder de la peinture en train de sécher », déclare Moseby à sa femme. Critique gratuitement méchante ? FUGUE (2)Avertissement subtil, signalant au bon public yankee que « LA FUGUE » n'a rien d'un polar traditionnel et qu'il s'adresse à un public plus restreint ? FUGUE

Arthur Penn est fidèle au film dit ‘de privé’ en tournant un scénario embrouillé et dont la finalité n'a au fond, que peu d'importance (un vague trafic d'antiquités rapidement expédié). Ce qui intéresse ici, c'est le portrait d'un antihéros total : un ex-sportif revenu de tout, pourtant naïf et immature, aussi peu doué pour les relations humaines que pour son job, qu'il accomplit mollement, sans talent particulier.

C'était la grande époque de Gene Hackman encore sur sa lancée de « FRENCH CONNECTION », qui est formidable dans un personnage d’homme quelconque, touchant et sans le moindre héroïsme bidon hollywoodien. Sa confrontation avec l'amant de sa femme, joué par l'impeccable Harris Yulin, déjoue tous les pronostics quant à son déroulement, esquivant habilement les clichés et retrouvant par instants des accents inattendus de cinéma-vérité.

FUGUE (3)« LA FUGUE » pèche par sa lenteur, sa BO (pourtant signée de l'excellent Michael Small de « KLUTE ») typée seventies jusqu'à la caricature, qui fait parfois penser à une vieille série télé, et des personnages trop rapidement esquissés, comme l'amant déjà mentionné ou le mécano hippie joué par un jeune James Woods. Les rôles féminins sont mieux servis, surtout la très belle et étrange Jennifer Warren qui bénéficie des meilleures répliques du film, et Melanie Griffith, parfaite en lolita idiote.

Un peu trop improvisé et déstructuré par moments, « LA FUGUE » n'en demeure pas moins un bon film noir, qui exploite parfaitement ses décors à L.A. ou Miami, sans tomber dans le touristique gratuit et propose un ‘privé’ comme on n'en a jamais vu ou d'ailleurs revu. Le final sur le bateau, est un beau morceau de bravoure et le dernier plan renvoie curieusement à celui légendaire de « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » tourné trois ans plus tôt.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:04

HAND (1)Précédé d'une mauvaise réputation de série B d'horreur sur laquelle Oliver Stone se fit la main (sans jeu de mots) en attendant des jours meilleurs, « LA MAIN DU HANDCAUCHEMAR » vaut mieux que cela. S’il n'a rien d'un chef-d'œuvre oublié, il est une vraie tentative de film de terreur psychologique, une étude assez poussée de la schizophrénie. En fouillant un peu, on pourrait même voir dans l'histoire de ce rescapé, la métaphore d'un survivant du Vietnam incapableHAND (2) de se réinsérer dans la vie quotidienne et se réfugiant dans le phantasme.

Impossible malgré tout, de deviner la griffe du futur réalisateur de « JFK », car c'est tourné comme un téléfilm de l'époque, sans aucun style (si ce n'est quelques plans noir & blanc annonçant ses recherches futures), mais on reconnaît la parano de Stone dans le portrait très crédible de ce dessinateur mutilé qui sombre peu à peu dans la démence la plus totale.

Très éloigné de ses emplois habituels, y compris dans son aspect physique, Michael Caine HAND (3)est surprenant dans sa (dé)composition et il fait carrément peur dans la dernière partie, hirsute et bestial. Il faudra attendre l’excellent « BLOOD & WINE » pour le retrouver aussi inquiétant. L'acteur porte le film sur les épaules, entouré de seconds rôles fadasses.

Œuvre de commande, le film n'a rien d'indigne, même s'il manque de maîtrise et de cohérence. La scène de l'accident qui prive Caine de sa main, est brillamment exécutée et tout à fait traumatisante. Et malgré son manque d'ambition, le film a finalement mieux vieilli que certaines œuvres plus estimées de la même période, comme les premiers opus de David Cronenberg par exemple.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 08:47

1000 HILLS (1)« DUEL DANS LA BOUE » bénéficie d'un excellent scénario sur l'ambition, la revanche sociale, l'ingratitude et survole cinq ans de la vie d'un personnage parti de rien, pour arriver à presque tout. Comme plus tard, dans la minisérie TV « LE RICHE ET LE PAUVRE », le 1000 HILLSparcours de Lat Evans est mis en parallèle avec celui de son vieux copain qui lui, s'enfonce dans la délinquance.

Richard Fleischer en artisan méticuleux, gère parfaitement le passage du temps, sans jamais rien perdre de sa lisibilité, ni de la fluidité du récit. Il parvient à diriger le fade Don Murray, qui évolue du puceau naïf,1000 HILLS (2) au politicard roué avec crédibilité. À ses côtés, la toujours ravissante Lee Remick est parfaite en prostituée au grand cœur et Stuart Whitman est bien distribué en loser né.

Mais ce qui manque clairement à cet honorable western, pour s'inscrire dans les vrais classiques du genre, c'est un cast de premier ordre.

Malgré les superbes images en CinémaScope, les décors somptueux et quelques scènes 1000 HILLS (3)fortes (le lynchage, la fameuse bagarre entre Murray et le méchant Richard Egan), il manque quelque chose, un réel attachement aux personnages, une empathie. Même si Lat connaît in extremis une forme de rédemption morale, son retour chez bobonne laisse une impression mitigée, la sensation d'un personnage qu'on n'a pas osé pousser jusqu'au bout de sa logique.

À noter le très curieux titre français, alors que le fameux « duel dans la boue » (qui est d'ailleurs une bagarre, plutôt) n'occupe que quelques maigres minutes à la fin du film. Le titre en v.o. « CES MILLIERS DE COLLINES » n’est pas, admettons-le, beaucoup plus explicite.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 06:28

YOUNG BILLY (1)Avec « LA VENGEANCE DU SHÉRIF », Burt Kennedy auteur-réalisateur attachant mais excessivement inégal, est allé puiser son inspiration dans l'œuvre d’Howard Hawks : Angie Dickinson avec ses bas noirs joue une ‘Feathers’ mûrissante, le shérif est assiégé dans son ‘office’ avec un prisonnier, un jeune pistolero lui prête main-forte et on voit même unYOUNG BILLY conducteur de diligence imitant ouvertement Walter Brennan. On nage en pleine mythologie « RIO BRAVO ». Mais malgré ces belles références, YOUNG BILLY (2)ce pastiche-hommage-plagiat s’avère assez catas-trophique...

On a l’étrange sensation que les producteurs ont tenté après-coup, de donner des airs de comédie à un western tout ce qu'il y avait de sérieux, en lui collant une musique « cartoonesque », dissonante qui fausse complètement l'ambiance. Les décors sont franchement laids, à peine dignes d'un « BONANZA », et l'action se traîne de cliché en cliché. Robert Mitchum fait son vieux numéro routinier, bedaine en avant, en soupirant (un peu trop souvent) de lassitude. On peut le comprendre ! Le jeune Robert Walker, Jr. est YOUNG BILLY (3)quasiment invisible tant il est transparent et David Carradine se débat mollement avec un rôle imprécis de faux-gentil-méchant-traître-copain.

On ne comprend pas très bien la nécessité de produire un tel film, surtout que Hawks venait lui-même de signer un quasi-remake de « RIO BRAVO », avec son « EL DORADO », autrement plus réussi. Et dans lequel apparaissait également Mitchum ! Oui, décidément, il y avait vraiment de quoi être las…

Un western qui n'honore ni la filmo de l’acteur alors au plus bas à cette époque, ni même celle plus erratique de Kennedy. Et pour le coup, la patine du temps n’a même pas joué en sa faveur.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 06:18

Elle a débuté dans le roman-photo en Italie, a fait fantasmer des générations d’ados érotomanes, a tourné un western algérien avec John Wayne, un autre western comique signé George Cukor, et s’est peu à peu imposée comme une grande comédienne.

La mère de famille nombreuse succombant au charme d’un voisin gay dans « UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE », la veuve vengeresse dans « D’AMOUR ET DE SANG » comptent parmi ses plus beaux rôles.

Aujourd'hui, Sophia Loren fête ses 76 ans. Joyeux anniversaire, signora…

LOREN anniv

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 16:40

SADDLE WIND (2)« LIBRE COMME LE VENT » est un drôle d'objet. Écrit par Rod Serling (l'homme derrière la série « TWILIGHT ZONE »), peu accoutumé aux grandes plaines de l'Ouest, le film SADDLE WINDparticipe clairement de la veine « psychologique » du western des fifties et se focalise sur la relation entre deux frères : un ex-pistolero repenti et son jeune frère idolâtre etSADDLE WIND (3) hors contrôle. La différence d'âge considérable entre Robert Taylor et John Cassavetes en fait plus une relation père-fils, rendue encore plus complexe par le fait que Taylor a lui-même un père de substitution, en la personne du riche propriétaire terrien qui lui a donné son ranch. Donald Crisp compose d'ailleurs un curieux personnage, quasi « biblique », régnant en maître sur ses terres, tel un Dieu sévère mais juste.

C'est Cassavetes qui donne sa tension permanente à « LIBRE COMME LE VENT ». SADDLE WIND (4)Complètement habité (déformé ?) par la ‘Méthode’ de Lee Strasberg, il crée un malaise dès ses premières scènes, laisse planer une menace diffuse par sa façon de rire, ses regards obliques, sa nervosité à fleur de peau. On le sent prêt à exploser à chaque instant et c'est ce qui donne tout son intérêt au film. À ses côtés, Taylor semble un peu roide et figé et Julie London ressemble beaucoup à ce qu'elle fut dans « L'HOMME DE L’OUEST », sorti la même année (avant ou après, that is the question). Sa scène de chanson par contre, estSADDLE WIND (1) totalement incongrue et frise la faute de goût.

John Sturges a participé à la réalisation, sans être mentionné au générique. Il est donc ardu de repérer son travail, même si certains cadrages en CinémaScope (le duel avec Royal Dano, certains choix d’extérieurs) portent manifestement sa griffe.

« LIBRE COMME LE VENT » est un western, mais il aurait tout aussi bien pu se dérouler dans le Bronx, dans les années 50. Le personnage de Tony, névrosé, rebelle sans aucune cause, semble sorti de « GRAINE DE VIOLENCE » et sa fin est aussi abrupte que surprenante.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 10:02

SHEBAAdaptation plutôt réussie d'une pièce de théâtre à succès, « REVIENS, PETITE SHEBA », est un film intimiste d'une infinie tristesse sur le couple et les illusions perdues, et vaut le SHEBA (1)coup d'œil pour l'interprétation de Shirley Booth essentiellement connue à Broadway et qui créa le rôle sur scène, en « femme au bord de la crise de nerfs », aussi émouvante qu'exaspérante.SHEBA (2) Sa joie de vivre forcée, son numéro de vieille petite fille dissimulent les fêlures d'une vie gâchée. À ses côtés, Burt Lancaster bien trop jeune pour son rôle (il n'avait alors que 39 ans et Booth 54 !), malgré les tempes artificiellement grisonnantes, est également remarquable en kiné alcoolique rongé par l'échec et en lutte permanente contre de puissants démons intérieurs. Même si on a du mal SHEBA (3)à accepter l’âge de l’acteur, Lancaster apporte au personnage une dimension inattendue, celle d’une bombe à retardement qui n’attend qu’une étincelle pour exploser ou imploser.

Tout cela ne fait pas un spectacle bien joyeux, à ne surtout pas voir un jour de cafard, mais le texte est beau, le symbole de la petite chienne disparue (Sheba, c'est elle) est touchant et cela s'achève sur une note d'espoir. Dérisoire peut-être, mais d'espoir tout de même. Du théâtre filmé d'un autre âge, à voir pour ses acteurs. Parmi ceux-ci, un tout jeune Richard Jaeckel qui joue un lanceur de javelot peroxydé.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT LANCASTER
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 08:39

Ancien acteur, ex-répétiteur sur les plateaux, Sydney Pollack avait fait ses classes de30 MINUTES réalisateur sur diverses séries télé. C'est Burt Lancaster qui l’aida à tourner son premier long-métrage en 1965. « 30 MINUTES DE SURSIS » (« LE FIL FRAGILE » en v.o.) est un suspense psychologique en « temps réel » où un bénévole de S.O.S. Amitié (Sidney Poitier) reçoit l’appel d’une femme désespérée (Anne Bancroft) qui vient d’avaler une surdose de somnifères. Il va tout faire pour la sauver.

Outre ces deux ‘poids-lourds’ oscarisés dont le face à face est des plus alléchants, le cast comprend également Telly Savalas dans un rôle de psy, Ed Asner en flic, Steven Hill en époux de la suicidée, Dabney Coleman (qui tournera souvent avec Pollack), H.M. Wynant et même George, le petit frangin de Savalas vu à ses côtés dans la série « KOJAK ».

Si on ajoute que le scénario est signé Stirling Silliphant et David Rayfiel (fréquent collaborateur du réalisateur), que la BO est l’œuvre de Quincy Jones et que les costumes sont dus à la légendaire Edith Head, on comprend mal pourquoi avec un tel sujet et une telle affiche, ce film soit si peu renommé et surtout pourquoi la vidéo ne lui a jamais donné une chance de réhabilitation.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 08:06

Comédien anglais exilé à Hollywood, David McCallum a tourné des superproductions comme « LA GRANDE ÉVASION » ou « LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE » (où il incarnait… Judas), avant de devenir une star de TV grâce au rôle de l’espion russe Illya Kuriakin dans la série « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » dont il tourna quatre saisons en tandem avec Robert Vaughn.

Après des années de télé et de séries B périssables, McCallum a récemment retrouvé le succès grâce à la série « N.C.I.S. : ENQUÊTES SPÉCIALES » où il est un vieux légiste excentrique.

Aujourd'hui, il fête ses 77 ans. Happy birthday, Mr Kuriakin.

McCALLUM anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 17:05

INFORMERS« J'ai besoin que quelqu’un me dise ce qui est bon », pleurniche un des gosses de riche chnoufés jusqu'à l’os qui fait office de protagoniste, « Et j'ai besoin de quelqu’un qui me dise ce qui est mauvais ».

Eh bien, le spectateur n’aura besoin de personne pour lui dire que « INFORMERS », ce n’est pas bien bon. Cela se voudrait manifestement un « film choral » à la Robert AltmanINFORMERS (1) ou Paul Thomas Anderson, une mosaïque de destins croisés située pendant les années 80, au début du SIDA. Mais on n’a jamais le sentiment de se trouver à cette époque et tous les personnages, absolument tous sont des parasites du showbiz sans substance, du ‘producer’ adultère à la rock star (anglaise, of course) cocaïnée, en passant par l’acteur raté devenu portier. Les jeunes comédiens sont insignifiants et les noms plus connus comme Kim Basinger (qui vieillit décidément très bien), Billy Bob Thornton ou Winona Ryder errent de séquence en séquence, tels des statues de cire anorexiques.

Seul Mickey Rourke, physiquement moins abimé que dans ses derniers films, apporte un peu d’animation dans un rôle de kidnappeur à la petite semaine.

On comprend bien l’ambition de départ du projet, le crépuscule des années d’insouciance, etc. mais seule la toute dernière scène sur la plage à la tombée du jour, avec cette fille malade qui supplie pour quelques minutes de soleil en plus, fait vraiment mouche. Et là, d’un seul coup, on se dit que cela aurait pu être un bon film. Dommage…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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