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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 06:23

Sidney Poitier restera dans l’Histoire pour avoir été la première star noire « agréée » par Hollywood. Et la première à avoir jamais obtenu l’Oscar !

Si son jeu manque parfois de fantaisie, il est mémorable en délinquant intelligent dans « GRAINE DE VIOLENCE », en affranchi dans « L’ESCLAVE LIBRE », en interne dans « LA PORTE S’OUVRE ». Il trouve un de ses grands rôles en forçat évadé menotté à un raciste dans « LA CHAÎNE ».

On le revoit dans « DEVINE QUI VIENT DÎNER » où il incarne parfaitement « l’African American » intégré et « TO SIR WITH LOVE » où il est enseignant. Il retrouvera d'ailleurs ce rôle plus de vingt ans plus tard dans un « TO SIR WITH LOVE 2 » pour la TV.

Poitier est reporter dans « AUX POSTES DE COMBAT ! », prisonnier politique dans « LE VENT DE LA VIOLENCE », il est inattendu en ex-sergent dandy dans « LA BATAILLE DE LA VALLÉE DU DIABLE ».

POITIER

Il trouve avec ‘Virgil Tibbs’ le flic élégant et cool, un rôle adapté à son style de jeu dans « DANS LA CHALEUR DE LA NUIT » et le retrouve dans deux sequels : « APPELEZ-MOI MONSIEUR TIBBS » (réplique-clé qu’il prononçait dans le film original) et « L’ORGANISATION ».

Il disparaît peu à peu des écrans à la fin des seventies, mais revient en homme du FBI dans « LITTLE NIKITA » et surtout en flic citadin plein d’humour dans « RANDONNÉE POUR UN TUEUR » et en voleur dans « LES EXPERTS ». Poitier joue un chef du FBI dans « LE CHACAL ».

À la TV, il est un avocat sud-africain dans « SEPARATE BUT EQUAL », le chasseur de primes dans « CHILDREN OF THE DUST » et carrément le grand Nelson dans « MANDELA & DEKLERK ».

Aujourd'hui retiré des écrans, il fête ses 86 ans. Happy birthday, Monsieur.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 08:44

DRAGNET marvinEn 1951, Lee Marvin débutait au cinéma dans « LA MARINE EST DANS LE LAC ». Un an plus tard, un de ses partenaires dans ce film, Jack Webb, l’invitait dans sa série TV « DRAGNET » et le dirigea lui-même.

L’épisode « THE BIG CAST », est un festival Marvin. Le scénario est en fait un long interrogatoire, qui commence dans une chambre d’hôtel, se poursuit au commissariat et s’achève par la confession du tueur, dans un restaurant où Marvin insiste pour manger bio. Dans le rôle de ‘Henry Elsworth Ross’, Lee Marvin est fascinant en serial killer des autoroutes. Un sociopathe décontracté et plutôt heureux de s’être fait arrêter, qui se confesse sans trop de difficulté aux deux flics venus l’interroger sur la disparition d’un automobiliste. D’abord dans le déni, Marvin se soumet à un détecteur de mensonge, pour finir par avouer douze meurtres totalement gratuits. Pourquoi a-t-il tué ? Pour l’argent bien sûr, mais aussi pour prouver que tuer quelqu’un était « no big deal ». Pas comme au cinéma ou dans les romans policiers. « On donne un ou deux coups sur un type et puis voilà… ».

DRAGNET marvin (1)

Visiblement captivé par son acteur, Webb filme Marvin en gros-plans, allant jusqu'à isoler sa bouche, ses yeux, voire un seul œil ! Étonnant de voir à quel point, même si tôt dans sa carrière, ‘Big Lee’ était déjà en complète possession de ses moyens et de sa technique de jeu.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 06:50

Actrice de second, voire de troisième plan, à l’obscure carrière faite de petits rôles dans des séries B et d'apparitions à la TV, Ann Savage a pour particularité de s’être inscrite dans l’Histoire du cinéma pour un seul film : le culte « DÉTOUR », dans lequel elle campe une femme fatale venimeuse et vulgaire avec une verve stupéfiante.

Pourquoi n’a-t-elle pas confirmé l’essai ensuite et est-elle aussitôt retombée dans les silhouettes anonymes ? Mystère… Elle a tout de même surnagé dans la comédie « THE DARK HORSE » et a tenu le rôle-titre d’une espionne sudiste dans le ‘low budget’ « RENEGADE GIRL ».

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 92 ans. Happy birthday, Ann.

SAVAGE

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 06:31

Pour célébrer comme chaque année, l’anniversaire de l’autre mascotte du blog, le grand Lee Marvin, « WWW » saisit l’occasion d’annoncer la sortie très prochaine (début mars) d’un livre – en anglais uniquement – qui lui est consacré : « LEE MARVIN : POINT BLANK », signé Dwayne Epstein aux éditions Schaffner Press.

LEE book

Apparemment basé sur de nombreuses interviews de proches et de collaborateurs, il se pourrait que ce soit le livre qu’attendaient les fans depuis longtemps. On vous tiendra au courant ! Et… Happy birthday Lee, pour ce qui aurait été ta 89ème année.

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:57

« LA MAISON AU BOUT DE LA RUE » tient manifestement à perpétuer la tradition hitchcockienne de « PSYCHOSE » et à créer un descendant à Norman Bates. Mais ce faisant, le scénario prend de vrais risques : celui de paraître banal, prévisible, convenu, de suivre lesHOUSE END règles à la lettre sans rien apporter de nouveau ou de personnel. Le piège est donc d’abandonner le film en route, en se disant que de toute façon, on connaît l’histoire.

Grosse erreur ! Car quand survient le ‘twist’ bien avant la fin, on est complètement cueilli et assez heureux de s’être fait ainsi balader et manipuler. Car les auteurs jouent de la cinéphilie du spectateur, de sa connaissance du genre et des clichés inhérents à ces histoires d’adolescentes trop seules, de jeunes exclus, de maison au lourd passé, pour tout à coup opérer un volte-face spectaculaire avec maestria et sans tricherie narrative. La seule recommandation que peut donc vous faire « WWW » sans risquer de déflorer, c'est qu'il faut s’accrocher, car le scénario vaut mieux qu'il n’en a l’air.

L’autre atout, c'est un casting d’excellents acteurs comme Jennifer Lawrence et Elizabeth Shue qui parviennent par leur seule authenticité à arracher cette relation mère-fille au poncif et même à lui donner une réelle profondeur. Max Thieriot est également très bien dans un rôle à facettes, éclairé par le tout dernier plan du film. Donc, en fait, DEUX recommandations : ne pas zapper au début et rester jusqu'à la toute fin !

Il n’y a rien là-dedans de bien révolutionnaire, mais l’amateur y jouera avec plaisir avec les conventions et les balises d’un genre qu’on croit toujours connaître par cœur.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 06:49

On ne peut pas dire que Kevin Smith nous ait souvent convaincu par le passé. Et la citation de Tarantino sur l’affiche (« I freakin’ love this movie ! ») est plus inquiétante qu’autre chose. Mais parfois, des films sortis de nulle part s’avèrent être de bonnes surprises. Et « RED STATE » en est une.RED-STATE-copie-1.jpg

Ce n’est pas un chef-d’œuvre, bien sûr, mais avec une énergie frénétique, un bon sens du mouvement et de la violence, Smith parle d’une Amérique qui fait peur, qui dégoûte et qu’on ne voit pas très souvent au cinéma, du moins dans ce genre de série B. À bien y regarder, l'auteur a utilisé le cadre du thriller pour traiter de sujets brûlants comme l’intolérance, la religion dévoyée, l’homophobie, la vente libre d'armes à feu et renvoie tout le monde dos à dos, de cette secte d’allumés assassins aux flics incompétents et n’hésitant pas à tuer de sang-froid pour couvrir leurs erreurs.

Avec un manque de complexe rafraîchissant, il n’hésite pas à éliminer des personnages qu’on pensait centraux et donne la part belle à des vétérans absolument déchaînés : John Goodman (qu’on n’a jamais vu aussi mince !) en SWAT anti-terroriste à la morale élastique, Melissa Leo hallucinante en fanatique illuminée et dangereuse et surtout Michael Parks qu’on n’a jamais vu meilleur qu’en gourou verbeux et charismatique.

On ne voit pas le temps passer, même pendant les longs sermons de Parks, car ils sont toujours sous-tendus d’une menace en filigrane, on est scotché par des fusillades très bien mises en scène et on se surprend même à sourire par instants, grâce à quelques idées absurdes et/ou dérisoires assez réjouissantes de cynisme. Bref, s’il n’est pas indispensable, « RED STATE » tend un miroir peu complaisant à l’Oncle Sam. Et ce n’est déjà pas rien.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 06:43

Mary Ure est une belle comédienne anglaise, morte très jeune et qui n’a tourné qu’une petite quinzaine de films et téléfilms.

On s’en souvient dans le remake de « QUATRE PLUMES BLANCHES », en amie du poète imbibé dans « LES CORPS SAUVAGES », en espionne dans « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT » et jouant l’épouse de son véritable conjoint Robert Shaw dans « CUSTER, L'HOMME DE L’OUEST » et « A REFLECTION OF FEAR ».

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 80 ans. Happy birthday, Mary.

URE

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 06:25

PLEIN SOLEIL (2)Étonnant de constater à quel point, plus d’un demi-siècle après sa sortie, « PLEIN SOLEIL » exerce toujours la même fascination inusable, provoque le même trouble, PLEIN SOLEIL (3)envoûte et implique aussi totalement. Car au fond, ce n’est qu’un polar psychologique certes pervers etPLEIN SOLEIL (1) diabolique, mais il bénéficie d’une conjugaison d’éléments qui s’harmonisent mystérieusement pour arriver à une sorte de perfection formelle absolue. Qu'il s’agisse de la photo sublime d’Henri Decae (l’Italie a-t-elle déjà été mieux filmée ?), de la BO déconcertante de Nino Rota, de l’alchimie entre les comédiens, tout est à sa place.

La mise en scène de René Clément alterne les moments soigneusement prémédités (la longue séquence où ‘Ripley’ apprend à imiter la signature) et d’autres visiblement improvisés, voire digressifs (la balade du même personnage dans un marché au poisson napolitain), les face à face dialogués au cordeau et les scènes plus PLEIN SOLEIL (4)chaotiques (la tempête sur le bateau), saisies « sur le vif ».

Mais ce qui fait fonctionner « PLEIN SOLEIL » tient en fait à la présence du jeune Alain Delon. Prédateur sociopathe déguisé en parasite inoffensif, il aimante littéralement la caméra qui ne le lâche pas d’une semelle, se permettant des gros-plans extrêmes étonnants pour l’époque, détaillant sa démarche, sa silhouette, sans jamais s’en rassasier. L’acteur a eu beaucoup de « grands rôles » au cours de sa carrière, mais aucun ne lui aura autant collé à la peau que celui-ci. Le mélange d’innocence et de cruauté qu'il dégage en font une sorte de félin dangereux et quasi-inhumain. Sa relation à Maurice Ronet est extraordinairement tordue, celui-ci continuant à « vivre » à travers son assassin par unPLEIN SOLEIL (5) jeu troublant de doublage. Quant à Marie Laforêt, si elle semble un peu gauche, elle s’intègre idéalement parmi ces « beautiful people » dans ce monde de dolce vita décadent.

Bien sûr, tout n’est pas parfait : si la post-synchro est remarquable quand Delon « imite » Ronet, elle est moins convaincante sur les seconds rôles doublés pour raisons purement techniques et fausse parfois l’ambiance. Certains personnages comme le flic romain sont un peu trop vite brossés.

Œuvre unique, sensuelle, étouffante même en plein mer, étude d’un cas pathologique de criminel totalement amoral et caméléonesque, suspense à la lenteur hypnotique, « PLEIN SOLEIL » a incroyablement bien vieilli et parvient à faire jaillir l’émotion quand on s’y attend le moins. Chef-d’œuvre. 

PLEIN SOLEIL

 

À NOTER : Romy Schneider apparaît vers le début du film, dans un ‘caméo’ non-mentionné au générique, jouant une des deux jeunes filles accompagnant Billy Kearns à Rome.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 06:31

Marc Lawrence est un second rôle dont la carrière s’est étendue de 1932 à 2003, avec plus de 200 films à son actif. Typé par son visage maigre et grêlé, par son regard inquiétant, il a surtout joué les tueurs, les espions, les félons en tous genres.

On se souvient qu'il finit étranglé par ‘Coop’ dans « CAPE ET POIGNARD », qu'il est un sorcier indien dans « LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE », un gangster dans « KEY LARGO », une balance dans « QUAND LA VILLE DORT », un tueur dans « MARATHON MAN », un mafioso dans « THE BIG EASY ». Il tient un motel dans « UNE NUIT EN ENFER ».

LAWRENCE

À noter qu'il apparaît (fugitivement) dans deux 007 : « LES DIAMANTS SONT ÉTERNELS » et « L'HOMME AU PISTOLET D’OR ». Comble du bizarre, il partage l’affiche de « DU MOU DANS LA GÂCHETTE » avec… Serrault, Blier et Lefebvre !

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 103 ans. Happy birthday, Marc.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 05:59

« NORTHANGER ABBEY » est une des nombreuses adaptations de l’œuvre de Jane Austen, produites par la BBC. C'est du travail soigné, bien exécuté, même si le texte lui-même estABBEY plutôt léger. L’héroïne est une jeune fille de province, qui se rend dans la ville mondaine de Bath accompagnant un couple bourgeois, et à la suite d’un malentendu, passe pour une riche héritière et devient l’objet de convoitise d’une bande d’escrocs et autres charognards.

C'est plus primesautier que romantique, les fantasmes de l’adolescente sont illustrés par de courts extraits sortis d’un film de cape et d’épée et le passage à l’âge adulte se fait « à la dure », quand la mesquinerie humaine supplante peu à peu les rêves de grandeur de l’innocente. Felicity Jones est fraîche et enthousiaste dans ce personnage attachant de presque-femme, qu'elle joue sans affectation. À ses côtés, la toujours excellente Carey Mulligan tient un rôle plus complexe et ambigu de petite peste intéressée, dans lequel elle parvient à insuffler des vestiges de pureté et de pathétique.

L’absence de scénario solidement charpenté ou d’enjeux gravissimes, permet au réalisateur de s’attarder sur les mœurs de l’époque : les mondanités des classes privilégiées, la chasse à la dot, la description minutieuse des convenances, voire des modes de transport, et il parvient à retranscrire réellement l’ambiance de l’époque, son quotidien dans tout ce qu'il avait de banal. C'est à vrai dire, le principal intérêt de ce joli téléfilm, aussitôt vu, aussitôt oublié.

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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