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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:01

GREENFINGERS (1)À première vue et si on se fie au matériel publicitaire, « JARDINAGE À L’ANGLAISE » avec sa bande de taulards jardiniers et une « vieille dame » distinguée à leur tête, fait GREENFINGERSpenser aux comédies anglaises des fifties dans la lignée de « TUEURS DE DAMES ». En fait, il n’en est rien.

Mal vendu, le film est surtout le portrait d’un jeune type taiseux (Clive Owen) qui a passé la moitié de sa vie en prison et qui trouve sa voie vers la rédemption grâce au jardinage.

Malgré la modestie du propos, Owen a rarement été plus subtil que dans ce rôle complexe et introverti. Sa relation avec le vieux prisonnier malade joué par David Kelly est ce qu'il y a de plus attachant dans le film. La mise en avant de la grande Helen Mirren en tête d’affiche estGREENFINGERS (2) très exagérée, puisqu’elle n’apparaît que sporadiquement dans un rôle caricatural de « papesse » du jardinage à l’Anglaise qui semble sortie d’un roman d’Agatha Christie. Presque un ‘caméo’. On peut par contre sourire d’un plan où la future interprète d’Elizabeth II s'adresse à une toile représentant « the Queen ».

Inconsistant mais constamment plaisant et agréable, « JARDINAGE À L’ANGLAISE » est un spectacle inoffensif et léger, un passe-temps joliment filmé, pas vraiment une comédie, pas tout à fait un mélodrame. Le portrait doux-amer d’un homme qui s’arrache à sa condition et accepte d’enterrer son passé.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS D'HELEN MIRREN
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 19:29

PLAN SIMPLE (1)Et si « UN PLAN SIMPLE » était le meilleur film de Sam Raimi ?

La filiation avec le cinéma des frères Coen (complices de longue date du réalisateur) est évidente. On retrouve l’ambiance enneigée de « FARGO », l'humour en moins, l'émotion en PLAN SIMPLEplus. Des images comme ces omniprésents corbeaux noirs se détachant des paysages immaculés, symboles de la mort qui rôde, sont obsédantes. Ici, c'est un gros sac de dollars qui fait tout imploser : la cellule familiale, la fratrie, l’amitié, l’humanité.PLAN SIMPLE (2) Comment de braves gens sans histoire deviennent des monstres en un clin d’œil.

Bill Paxton et Billy Bob Thornton, déjà partenaires dans le remarquable « ONE FALSE MOVE » (scénarisé par le second), sont magnifiques. Surtout Thornton qui s'est façonné une tête d'abruti pathétique, de laissé-pour-compte, de brave type lent d'esprit sans jamais céder à la caricature. Une sorte de continuation du demeuré bouleversant de son sublime « SLING BLADE ». Bridget Fonda tire le maximum d'un rôle PLAN SIMPLE (3)ingrat de femme douce, métamorphosée par l'appât du gain. Dans certains gros-plans, elle en devient carrément hideuse. Du grand art. Au fait, que devient-elle, Bridget ?

« UN PLAN SIMPLE » est totalement maîtrisé, depuis son scénario plein de chausse-trappes jusqu'à la direction d’acteurs, mais ne cède à aucun effet racoleur. La mise en scène est invisible, les cadrages sont subtilement oppressants. Même Danny Elfman s'est fendu d'une BO qui ne ressemble pas à du Elfman recyclé.

En somme, « SPIDER-MAN » c'est très bien, ça rapporte des tonnes de dollars, mais il est heureux que de temps à autres, Raimi revienne à des œuvres personnelles comme ce film noir se passant dans le blanc, ou le marquant « INTUITIONS ».

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:35

CRITTERS (1)Premier opus d’une franchise de quatre films, « CRITTERS » se veut un anti « E.T. » (une poupée à l’effigie du petit héros de Spielberg est mise en pièces) et un condisciple deCRITTERS « GREMLINS ». Les intentions sont bonnes. Mais le budget misérable et un scénario infantile tuent dans l’œuf toute dimension aussi bien fantastique que satirique.

Situé dans une petite ville du Kansas et surtout dans le périmètre d’une ferme, « CRITTERS » étire interminablement des séquences vues et revues, s’essaie à CRITTERS (2)un comique pachydermique (l’alcoolique mythomane que personne ne croit alors qu'il a réellement vu les aliens débarquer) et propose des extra-terrestres à peu près aussi convaincants que les Ewoks : de grosses boules de peluches noires aux yeux rouges et aux dents de piranha.

Ne parlons même pas du prologue situé sur une planète d’un lointain système solaire, il y aurait trop à dire.

On passe le temps à reconnaître quelques visages familiers de la série B des années 80 comme Dee Wallace-Stone la maman de « E.T. » justement et de « CUJO » où elle affrontait déjà un alien et une grosse bête poilue. M. Emmet Walsh en shérif mou et suant, Billy ‘Green’ Bush en père plouc du jeune héros ou encore un tout jeune Billy Zane en citadin à catogan rapidement bouloté par les peluches.

Il faut plus que de l’indulgence pour voir jusqu'au bout ce navet qui paraît aujourd'hui encore plus vieillot que les séries Z noir & blanc des années 50. Cela nécessite beaucoup de curiosité cinéphilique et d’abnégation.

 

À NOTER : l’intégrale de la franchise « CRITTERS » est récemment sortie en zone 1 dans un double DVD avec des sous-titres uniquement anglais.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:51

Un riche avocat apprend qu'il n’a au mieux qu’un an ou deux à vivre. Profitant de ses derniers moments, il prend la route et décide de faire tout ce qu'il n’a pas encore accompli dans sa vie.

C'est le curieux ‘pitch’ de la série TV « MATCH CONTRE LA VIE », qui connut trois saisons entre 1965 et ’68. Pendant 86 épisodes, Ben Gazzara alias Paul Bryan, allait faire des rencontres, se mêler de la vie des autres, tomber amoureux, se trouver en danger. Si « LE FUGITIF » avait la police aux basques, Bryan lui, avait plus abstraitement… La mort aux trousses, comme dirait Alfred.MATCH CONTRE LA VIE

Parmi les réalisateurs : Michael Ritchie, Stuart Rosenberg, Leo Penn, Alf Kjellin et Gazzara lui-même qui en tourna trois épisodes.

La série accueillit quelques ‘guests’ de renom : Katharine Ross, Celeste Holm, Tippi Hedren (en parlant d’Alfred…), Telly Savalas, Henry Silva, James Whitmore, Ina Balin, Howard Keel, Gena Rowlands (que Gazzara allait retrouver dans un film de Cassavetes), Rossano Brazzi, Carol Lynley, Sal Mineo, Leslie Nielsen, Lesley Ann Warren, John Ireland, Jack Palance, Joan Collins, Peter Graves, Michael ‘Miguelito Loveless’ Dunn, Elizabeth Ashley (avec laquelle Gazzara tournera la scène d’amour la plus déprimante de l’Histoire dans « HAPPINESS », 30 ans plus tard), Bruce Dern, Ossie Davis, Ernest Borgnine, Cloris Leachman, Aldo Ray, Slim Pickens, Harry Carey, Jr., Karen Black, Rita Moreno, Ralph Bellamy, Don Stroud, Julie Harris, Robert Duvall (y a-t-il une série des sixties où il n’aurait pas joué ?), Tom Skerritt, Barbara Hershey, Eric Braeden, Janice Rule, Kim Darby, etc.

Cela fait pas mal d’excellentes raisons de rêver qu’un jour un éditeur avisé s’amuse à exhumer cette bonne série dans la lignée de « ROUTE 66 ».

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:59

Pour les très rares visiteurs de « WWW » qui n’auraient jamais vu « LE FLINGUEUR », qui n’auraient jamais pensé à acheter le DVD pour une poignée d’€ et qui ne seraient pas très familiers avec la carrière de Charley Bronson, signalons la diffusion ce soir de cet excellent polar à l’ambiance glauque et cauchemardesque sur RTL9.

FLINGUEUR RTL9

Un des meilleurs films de Michael Winner et le rôle le plus sexuellement ambigu de ‘Harmonica’.

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 07:08

Formé à la TV en direct des années 50, Robert Webber excellent acteur au physique de business man fut un des « 12 HOMMES EN COLÈRE ». Il apparaît dans un nombre incalculable de séries et joue un général déplaisant dans « 12 SALOPARDS », un tueur à gages gay dans « « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » » et s’est montré extraordinairement drôle en attaché de presse trouillard et incontinent dans « S.O.B. ». La scène où il vomit sur la tête de Richard Mulligan est totalement indélébile.

À noter que Webber a curieusement participé à des séries Z comiques françaises comme « SOLDAT DUROC, ÇA VA ÊTRE TA FÊTE » et des choses comme « TOUS VEDETTES » ou « MADAME CLAUDE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Bob.

WEBBER anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 18:10

COSA NOSTRATout ce que raconte « COSA NOSTRA » et qui est scrupuleusement tiré du livre de Peter Maas « THE VALACHI PAPERS » est passionnant. Pour la première fois, les rouages de COSA NOSTRA (3)la mafia italo-américaine étaient étalés au grand jour, grâce à la déposition d’un ex-soldat, autrement dit un tueur à la solde des ‘capi’.

Produit dans la foulée du « PARRAIN », le film est hélas une COSA NOSTRA (1)coproduction franco-italienne réalisée par Terence Young. Ce qui signifie automatiquement une image bâclée, un casting hétéroclite, une mise en scène approximative.

La narration en flash-back aurait probablement fonctionné si un jeune comédien avait interprété Joe Valachi à vingt ans (comme dans « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE »). Ici, Charles Bronson – qui avait alors déjà 50 ans passés – débute en vieil homme à cheveux blancs, puis pendant sa confession à un agent du FBI remonte jusqu'à sa jeunesse et ses débuts dans le crime organisé. Là, évidemment, le visage buriné de l’acteur, malgré des perruques noires affreuses, ne fait pas la blague du tout. Cela suffit déjà à décrédibiliser le film. Si on ajoute des F/X amateurs, des décors de téléfilm et des idées de casting absurdes (Jill Ireland en petite Sicilienne !), on comprendra que malgré son affiche plus qu’alléchante, « COSA NOSTRA » soit si indéfendable.

Alors que sauver, si veut absolument le défendre quand même ? Quelques séquences de violence assez traumatisantes comme l’attaque de Valachi dans les douches du pénitencierCOSA NOSTRA (2) et surtout la castration de son copain ‘Gap’ dans un restaurant désert. Et malgré un rôle relativement bref, l’interprétation de Lino Ventura absolument glaçant en mafieux implacable. Cela faisait des années que l’acteur n’avait pas joué un COSA NOSTRA (4)méchant de cet acabit, un emploi où on l’avait cantonné à ses débuts en France. La scène du « baiser de la mort » qu'il échange avec Bronson est mémorable, surtout si on sait que les deux comédiens détestaient embrasser des femmes sur la bouche à l’écran.

Bronson lui, est définitivement mal distribué. Même s’il fait des efforts notables d’expressivité et de gestuelle, il n’a rien d’un « rital » et son rôle de témoin souvent passif des évènements n’aide pas à en faire un protagoniste très passionnant. Seule sa relation avec le vieux parrain Joseph Wiseman suscite un semblant d’intérêt, voire d’émotion.

Cette histoire de la mafia racontée de l’intérieur, méritait vraiment un autre traitement. On rêve d’un remake en minisérie télé, avec des John Turturro, Danny Aiello, Robert De Niro ou Al Pacino. Que des acteurs dont le nom finirait par « o » ou « i ».

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:54

Quand un film est aussi parfait, léché, maîtrisé que « LE PARRAIN », le moindre défaut saute évidemment aux yeux et prend d’anormales proportions.

Comme cette séquence de passage à tabac. Apprenant que son « beauf » a frappé sa sœur, James Caan coince le gaillard dans la rue et le massacre à coups de poings. Jusqu'ici, tout va bien.

PARRAIN gaffe

À part que l’œil exercé du spectateur moyen s’aperçoit que le « beauf » en question a changé de tête d’un plan à l’autre, l’acteur Gianni Russo se muant subitement en cascadeur en survêtement orange « raccord ». Normal, on ne va quand même pas abimer les comédiens. Ce qui est beaucoup plus dommageable, c'est qu’un des « pains » que lui balance Caan passe très visiblement à 50 centimètres de son menton, mais qu'il a tout de même l’air de faire excessivement mal. Sans doute n’avaient-ils pas de meilleure prise à monter…

Un KO sans les mains…  Il est vraiment balèze, ce Caan.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:30

À peine remarqué en pâle complice de Bogart dans « HIGH SIERRA », Cornel Wilde s’est rapidement spécialisé dans le cinéma populaire, western, films d’époque et autres, il joua Chopin et le fils de D’Artagnan. Wilde a pris son destin en mains en devenant réalisateur.

On s’en souvient dans « SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE » en trapéziste handicapé, « ASSOCIATION CRIMINELLE » en flic obstiné.

Il signa un film de guerre novateur avec « LE SABLE ÉTAIT ROUGE », mais c'est son film de ‘survival’ africain « LA PROIE NUE » qui l’a rendu inoubliable.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 98 ans. Happy birthday, Cornel.

WILDE anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:11

Angelo Infanti fut le seul acteur à avoir joué dans « LE PARRAIN » (où il était Fabrizio, l’immonde garde du corps qui trahit Michael) et dans son ersatz « COSA NOSTRA » où il incarnait un glacial Lucky Luciano.

INFANTI RIP

Dans une carrière de plus de 100 films, on l’a vu dans quelques ‘spaghetti westerns’ comme « UN NOMMÉ SLEDGE », dans des copros franco-italiennes, dans « LE MANS » avec McQueen, et dans de nombreux films avec Terence Hill et/ou Bud Spencer.

Il vient de décéder à l’âge de 71 ans. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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