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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 06:46

Généralement considéré comme un bon ‘giallo’, « MAIS QU’AVEZ-VOUS FAIT À SOLANGE ? » est d’abord et avant tout une drôle de bouillabaisse multinationale. Le film est situé à Londres, mais hormis Fabio Testi qui joue un Italien installé en Angleterre, les britons sont joués par des comédiens italiens et… allemands ! Et bien sûr, dans la v.o., tout ce beauSOLANGE monde s’exprime dans la langue de Pirandello. Autant dire qu’on a un peu de mal à savoir exactement où on est !

Il y a 40 ans, il est possible que ce ‘whodunit’ légèrement voyeuriste avec pour toile de fond le thème de l’avortement clandestin, ait pu sembler scandaleux. Aujourd'hui, c'est à peine plus choquant et passionnant qu’un épisode de « DERRICK » et le scénario prend l’eau de partout. L’enquête menée par ce prof d’Italien (et de gym !) qui devance constamment les flics, est totalement invraisemblable, la résolution de l’énigme est d’une simplicité désarmante et elle est d'ailleurs expédiée en trois répliques et c'est plié. Autant dire qu’on s’ennuie copieusement, qu’on aurait aimé que quelqu’un confisque son zoom au signore Dallamano tant il en abuse sans retenue et que le beau Fabio est à peu près aussi crédible en professeur qu'il l’aurait été en rat de bibliothèque puceau. Il a quelques répliques cocasses. Alors qu'il se prélasse dans un parc avec sa femme et décrit les « dépravations » des lycéennes d’un air effaré : partouzes, homosexualité, etc., il conclut d’un air grave : « Ça ne m’étonnerait pas qu'elles se droguent ». Sacré Fabio.

Des raisons de tenter tout de même le coup ? Pas beaucoup, franchement. La BO du maestro Morricone, qui ne s’est pas exagérément foulé, quelques jolis plans de la Tamise, des fringues et coiffures « vintage » à mourir de rire et la curiosité de voir Camille Keaton, la petite-fille de Buster et héroïne de « I SPIT ON YOUR GRAVE » dans un rôle catatonique. Voilà, en gros…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 05:57

« THE CASE OF THE ONE-EYED WITNESS » est un épisode de la 1ère saison de la série « PERRY MASON », dont tous les scénarios ont une fâcheuse tendance à se ressembler et à tourner à la formule. La mécanique est parfaitement au point, les histoires sont embrouillées, les fausses-pistes fignolées jusqu'à la confusion. L’intérêt qu’on peut porter à la série tient en fait à la qualité de ses ‘guest stars’.

PERRY MASON angie d

Ici, on a heureusement droit à Angie Dickinson, quelques mois avant qu'elle ne tourne « RIO BRAVO ». Ce n’est certes pas le rôle de sa vie, mais elle est très séduisante en femme mariée victime d’un maître-chanteur. Celui-ci menace de dénoncer le frère de la jeune femme en cavale, campé par Paul Picerni et monte une machination infernale avec une complice qui va jusqu'à assassiner deux personnes, dont l’époux pas très net d’Angie.

Pas compris ? Aucune importance. De toute façon tout se résoud au tribunal par le numéro de claquettes habituel de Raymond Burr, qui fait craquer le témoin en un tournemain, avec une ruse tellement subtile, qu’on n’y comprend rien. Pas grave. On a vu Angie, on est content…

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:43

YELLOWSTONE K (2)Une bonne surprise que « LE GÉANT DU GRAND NORD », un western de plein-air qui au départ cherche visiblement à capitaliser sur la popularité TV de Clint Walker qui y tient à peu près le même rôle que dans sa série « CHEYENNE », mais bénéficie ici de beauxYELLOWSTONE K (1) extérieurs et de la couleur.

L’atout du film est d’abord son scénario, signé Burt Kennedy, qui concocte une captivante histoire autour d’une ‘squaw’ aux yeux bleus qui rend tous les hommes YELLOWSTONE K (3)cinglés et provoque involontairement le malheur où qu'elle aille. Sioux et « visages pâles » gravitent autour d'elle, tentent de la tuer, de la violer, de la faire évader et tous – hormis un ou deux veinards – y laissent leur peau.

Plus à l’aise que d’habitude, Walker fait un « homme des bois » plausible : taiseux, peu souriant, pragmatique, il assure avec une belle autorité et parvient à s’attirer la sympathie sans donner aucune profondeur à son personnage. Face à lui, le pâle Edd Byrnes YELLOWSTONE Kavec sa tête brillantinée de surfer californien est le gros point faible du casting. Andra Martin est plutôt sexy malgré un maquillage un peu excessif. Et l’amateur de western reconnaîtra avec toujours le même plaisir le vétéran Claude Akins en sergent bourru et bagarreur (il assure d'ailleurs une belle baston sans doublure avec Walker) et le débutant Warren Oates dans un tout petit rôle quasi-muet de caporal. Une mention à John Russell étonnamment crédible en chef indien noble et juste.

La mise en scène un peu trop anonyme de Gordon Douglas empêche le film de s’élever au-dessus de son statut de produit manufacturé standard, mais on ne s’ennuie pas une seconde, les Indiens sont traités sans manichéisme idiot dans un sens comme dans l’autre et les séquences d’action sont tout à fait satisfaisantes. Autrement dit, pourquoi s’en priver ?

YELLOWSTONE K (4)

 

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:20

Les chiffres assénés quotidiennement sur l’état de l’économie planétaire étant toujours plus déprimants, « WWW » a décidé de se remonter le moral en effectuant un petit bilan de ses chiffres à lui, en cette fraîche matinée hivernale. Ce qui explique que Charley soit dans un mood aussi festif, au point de claquer des doigts et de danser un petit sirtaki. 

BILAN 2013 WWW

D’abord, hier le blog en était à 576 348 visiteurs depuis sa création il y a plus de trois ans. Et ceux-ci ont parcouru plus de 1 530 000 pages. La journée-record fut le jour de Noël 2012 avec 2451 pages lues. Le mois-record janvier 2013 avec 60 000 pages visitées !

Le nombre de visiteurs quotidiens oscille entre 650 et 900 selon l’actualité, les diffusions télé, etc. À part ça, « WWW » a récemment dépassé les 1000 posts d’anniversaire, ce qui en fait entre autres un appréciable dictionnaire des comédiens plus ou moins célèbres. Depuis sa création, « WWW » a déploré la disparition de 168 artistes du monde entier, ce qui fait tout de même beaucoup !

D’une manière générale, le blog a publié plus de 4 400 articles toutes catégories confondues. Il est aujourd'hui classé à la 392ème place des blogs d’Overblog et à la 15ème place du sous-classement télé-cinéma.

Voilà, folks. Tout ceci n’était certes pas indispensable au bon fonctionnement de notre vieille terre, mais c'est toujours plus revigorant que les chiffres du chômage…

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:04

Au cours d’une carrière de 30 ans, Vaughn Taylor a tourné près de 180 films et téléfilms, avec sa tête d’honnête homme et son physique passe-partout.

Parmi cette imposante filmographie, que retenir ? Le reporter de « CETTE NUIT OU JAMAIS », le directeur de l’hôtel dans « COWBOY », le docteur dans « TRAQUENARD », un notable dans « L'HOMME AUX COLTS D’OR », le boss de Janet Leigh dans « PSYCHOSE », le banquier dans « LES PROFESSIONNELS ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 102 ans. Happy birthday, Vaughn.

TAYLOR

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 06:51

« THE CASE OF THE HAUNTED HUSBAND » est un épisode de la 1ère saison de la longue série « judiciaire » : « PERRY MASON », qui fit une star populaire de Raymond Burr, jusque-là confiné aux rôles de méchants retors et glauques. Ici, il incarne un avocat mondain et ironique, n’hésitant pas à frôler l’illégalité pour innocenter ses clients, face à un procureur (William Talman) particulièrement incompétent, puisqu’il ne gagna pas un seul procès tout au long de la série !

PERRY M steele

Cet épisode est un peu confus, il commence par un accident de voiture, une autostoppeuse accusée d’homicide, puis se poursuit par deux assassinats où est impliqué un ‘producer’ hollywoodien en chemise de soie. En quoi se distingue-t-il alors, ce téléfilm ? Par la présence de la « bombe » Karen Steele, l’égérie de Budd Boetticher, qui joue la meilleure amie de l’accusée, qui se porte volontaire pour espionner un suspect au service de Burr. Ce n’était certes pas la plus grande actrice du monde, c'est sûr, mais quel plaisir pour les yeux de l’honnête homme ! À part Miss Steele, c'est la routine. À noter Ray Collins, très drôle en flic septuagénaire bougonnant.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 06:45

Ex-champion de foot et jeune premier viril des sixties, Gary Lockwood est un étudiant dans « LA FIÈVRE DANS LE SANG », le futur appelé dans le film français « LOLA », le braqueur dans « LES HOMMES DE LAS VEGAS ».

On le voit dans bon nombre de westerns, en lieutenant d’Henry Fonda dans « 5 HORS-LA-LOI » par exemple. Son rôle le plus mémorable même s’il n’y parle presque pas, demeure celui du cosmonaute éliminé par Hal 2000 dans « 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE ».

Lockwood fait l’essentiel de sa carrière à la TV, où il est  le héros de la série « THE LIEUTENANT ». À noter qu'il apparaît dans le second pilote de la série « STAR TREK », en boxeur dans « STARSKY & HUTCH » et dans une quantité considérable de ‘guests’.

Aujourd'hui, il fête ses 76 ans. Happy birthday, Gary.

LOCKWOOD

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:30

Épisode de la 5ème saison de la série « RAWHIDE », « INCIDENT OF THE MOUNTAIN MAN » apparaît essentiellement comme un écrin à la performance d’un grand second rôle des années 50 : l’imposant et rabelaisien Robert Middleton, vu dans bon nombre de westerns et de polars.

Il joue un ancien trappeur devenu ‘scout’, accusé de meurtre et sauvé du lynchage par Clint Eastwood. Celui-ci doit accompagner l'homme et sa fille métisse en ville pour qu'il soit jugé, mais ils prennent la fuite. ‘Rowdy’ se lance à leur poursuite et les rattrape, mais les Kiowas s’en mêlent. Si l’intrigue est faiblarde, le personnage de « l'homme des montagnes » est plutôt intéressant : perdu dans un monde de progrès qu'il ne comprend pas, voyant ses grands espaces se réduire de jour en jour, il choisira de mourir en héros plutôt que de renoncer à son mode de vie.

RAWHIDE middleton

Middleton est fait des tonnes, comme souvent, ponctuant toutes ses répliques d’un gros rire épais. Mais il a une belle présence. Face à lui, Eastwood comme d'habitude s’adapte aux situations : il est un grand nigaud emprunté devant son boss et cesse de jouer les idiots dès qu'il se retrouve seul face à d’autres partenaires. ‘Rowdy Yates’ est définitivement un personnage schizophrénique ! On reconnaît l’incontournable Robert J. Wilke, jouant un père éploré qui préfère lyncher avant de juger.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 06:35

« TEENAGE CAVEMAN » est une aimable allégorie anti-bombe, réalisée par Roger Corman le roi du ‘low cost’, dont le scénario aurait à peine rempli un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes. D'ailleurs, à bien y repenser, n’y a-t-il pas là-dedans les prémices de « LACAVEMAN (1) PLANÈTE DES SINGES » justement écrit par Rod Serling ? Tout se recoupe !

Toujours est-il que lorsqu’il ne se passe rien, qu'il n’y a pas de décors, que chaque réplique prête à rire, même une heure peut sembler bien longue. Bien sûr, le spectateur un brin tordu se réjouira de voir le jeune Robert Vaughn jouer un ‘rebelle sans cause’ préhistorique portant une jupe à bretelle et fixant l’horizon tel un Hamlet qui se serait trompé de plateau de tournage. Alors que sa tribu de Cro-Magnon vit selon « La Loi », lui se demande ce qu'il y a au-delà et rêve d’explorer le vaste monde, tel un Rahan bien peigné et brillantiné. Au passage, histoire de s’occuper, il invente l’arc et les flèches et même la musique, grâce à une flûte de pan qu'il fabrique au petit bonheur. Ce qui ne l’empêche pas de draguer la seule blonde peroxydée du coin, qui est de plus naturiste ce qui ne gâte rien.

Tout cela est d’une bêtise confondante, les « F/X » sont fabuleux : un bébé croco et un iguane auxquels on a collé des crêtes en plastique se battent sauvagement sous l’œil effaré de nos héros. Des chiens sauvages (mais très propres et bien nourris) attaquent tels des meutes de loups mais ne semblent pas très convaincus. Heureusement que les figurants prennent des airs effrayés !

CAVEMAN

Si Vaughn traverse tout cela avec un sérieux imperturbable et un air vaguement gêné, Frank DeKova s’éclate en méchant ambitieux. On peut donc voir « TEENAGE CAVEMAN » (ah ! Ce titre !) comme une critique du repli communautaire, un avertissement contre l’ère atomique qui se profilait alors. On peut aussi y jeter un rapide coup d’œil curieux et passer directement à la « chute » finale qui a au moins le mérite d’être en avance de quelques années.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 06:31

« COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FEMMES » est un authentique et total délice ! À la base, c'est une variante de « PYGMALION », mais l’auteur en profite au passage pour parler de l’Amérique telle qu'il la rêve, des méfaits de l’ignorance, de démocratie et – pendant qu’onBORN (1) y est – de fascisme.

Tout un programme porté par un dialogue pétillant et constamment spirituel, des personnages parfaitement dessinés, des situations cocasses et même un chouïa émouvantes. Et enfin et surtout, joué par des acteurs au sommet de leur forme : Judy Holliday est unique en ‘dumb blonde’. Avec sa voix aiguë, sa vulgarité roborative, son sens du timing qui frise parfois le génie, cette petite touche de pathos qu'elle met toujours sous la comédie, elle crée un personnage formidable d’humanité, transcendant le symbolisme du texte. Face à elle, le toujours très classe William Holden, à l’ironie tranquille, joue son « professeur », un idéaliste à la Capra qui décèle la pureté et l’innocence sous la façade de « poule » abrutie et soumise. Et puis Broderick Crawford, qui campe un véritable aïeul de Tony Soprano, puisqu’il incarne un gangster du New Jersey propriétaire de sociétés de ramassages d’ordures et s’achetant des politiciens à Washington. Braillard, brutal, insensible, il compose un parfait salopard  tout en parvenant à rester parfois drôle. La longue partie de gin rammy entre lui et Miss Holliday est inoubliable.

BORN

Élégamment écrit, idéalement rythmé, intégrant de jolis extérieurs dans un ensemble plutôt théâtral, « COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FEMMES » est un vrai remède contre le cafard.

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