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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 05:57

« LA STREGA » est un épisode de la 2ème saison de la série « THRILLER » qui s’avère plutôt original : il se déroule dans un petit village italien perturbé par une sorcière maléfique qu'ils appellent ‘la strega’ (ce qui veut tout bêtement dire… la sorcière). Un jeune peintre espagnol fraîchement installé accepte d’aider la petite-fille de la vieille qui a fugué, mais se voit accablé d’une malédiction.

Le scénario est d’abord intrigant, mais très vite le format 52 minutes se fait cruellement ressentir : chaque situation est étirée à mort, les personnages répètent plusieurs fois la même chose et la chute bien prévisible rappelle les vieilles BD de « CREEPY » ou « EERIE ».

THRILLER andress

S’il faut tout de même jeter un coup d’œil curieux à la chose, c'est d’abord parce que c'est réalisé par Ida Lupino et qu'elle accomplit un beau travail, surtout au niveau de la photo digne d’un long-métrage. Ensuite parce qu'il fut tourné la même année que « DOCTEUR NO » et qu’Ursula Andress y est absolument sublime de beauté. Bien sûr, elle et son partenaire Alejandro Rey, ne risquaient pas d’obtenir d’Emmy Award pour leurs prestations gauches et balourdes. À leurs côtés, Jeanette Nolan méconnaissable sous son maquillage d’Halloween, se laisse complètement aller en ‘strega’ au rire de gremlin et Frank DeKova joue un ‘carabiniere’ empesé.

À retenir enfin, un « black sabbath » en forêt particulièrement ridicule, se résumant à un ballet exécuté par des danseurs en collant noir.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 06:42

« LE MAÎTRE DU MONDE », adaptation à petit budget de deux romans de Jules Verne est un cas à part dans la filmo de Charles Bronson. Tourné alors qu'il n’était pas encore vedette, il y tient le premier rôle devant Vincent Price.

MASTER posters

Mais en 1961, la publicité s’est entièrement axée sur le nom plus vendeur de Price, reléguant Bronson aux petits caractères et à une silhouette minuscule sur l’affiche. Donc, quand dix ans plus tard, il fut mis en avant – en excluant cette fois Price ! – ce n’était pas vraiment une escroquerie. Presque un juste retour des choses.

On notera parmi ces visuels, une constante dans le bariolé sympathique et la présence du vaisseau volant. On s’aperçoit que seuls les Allemands lui ont collé une moustache, que les Italiens le montrent la main menaçant le globe terrestre comme s’il était le fameux « maître du monde » (c'est Price) ou lui allongent les cheveux pour lui donner un visage plus familier.

MASTER posters (1) 

 

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 06:38

On dit « voir un Tex Avery » comme on dit « voir un Walt Disney ». Les deux noms sont devenus synonymes de ‘cartoon’, de dessin animé, presque des noms communs. Pourtant, les styles sont bien différents, voire aux antipodes l’un de l’autre.

Dans l’imposante filmo de Mr Avery, on garde une vraie tendresse pour Droopy, le chien dépressif, pour Wolfie, le loup hypersexué, pour ses affolantes pin-ups, pour ses chiens abrutis, pour sa folie contagieuse.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 105 ans. Happy birthday, Tex.

AVERY

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 06:13

REED (5)

Oliver Reed est un acteur tout à fait à part dans le cinéma anglais et international. À l’instar de Richard Burton ou Lee Marvin, sa réputation de ‘hellraiser’ (fauteur de troubles) a REED (3)éclipsé une carrière pleine de promesses mais finalement décevante et bien en-deçà de ses capacités, voire de son génie.

Neveu du réalisateur Carol Reed, il connut quelques années de galère, comme figurantREED et second rôle à la télé. Il signe un contrat avec la Hammer et se fait connaître avec le rôle-titre de « LA NUIT DU LOUP-GAROU ». On le revoit en cinglé dans « PARANOÏAQUE », en chef d’une bande de loubards dans « LES DAMNÉS » (personnage qui inspira Anthony Burgess pour créer ‘Alex’ dans « ORANGE MÉCANIQUE »), en oisif dans « THE PARTY’S OVER », en bandit hindou dans « THE BRIGAND OF KANDAHAR ». En 1965, une REED (2)bagarre dans un pub lui laisse une vilaine cicatrice au visage, qui ne gênera pourtant nullement sa carrière.

Il tourne plusieurs films avec Michael Winner, dont « QU’ARRIVERA-T-IL APRÈS » en as de la pub en proie au doute, puis éclate dans « OLIVER ! » réalisé par son oncle, où il campe un formidable ‘Sikes’. Il s’évade à dos d’éléphant dans « L’EXTRAORDINAIRE ÉVASION » et acquiert ses galons de star avec l’ambigu « LOVE » où saREED (1) bagarre entièrement nu avec Alan Bates est devenue anthologique. Le même Ken Russell lui offre ensuite le rôle de sa vie : l’ecclésiastique dépravé dans « LES DIABLES » où Reed est absolument grandiose. Paradoxalement, à partir de là, sa carrière ne fera que décliner…

Il est un hors-la-loi illettré dans le western « LES CHAROGNARDS », un malfrat évadé dans « LA CIBLE HURLANTE », un braqueur dans « RAPT À L’ITALIENNE », un directeur de prison dans « LA POURSUITE IMPLACABLE ». Il incarne un remarquable ‘Athos’ dans « LES TROIS MOUSQUETAIRES » et ses REED (4)deux sequels, la beau-père de « TOMMY », un Indien ivrogne hilarant dans « UN COWBOY EN COLÈRE », un patron de boîte dans « LE GRAND SOMMEIL ». Il est particulièrement inquiétant en psy borderline dans « CHROMOSOME 3 », joue un général italien dans « LE LION DU DÉSERT », un chauffeur ripou dans « VENIN », le naufragé dans « CASTAWAY ». Mais à ce stade, Reed tourne n'importe quoi, sans discernement. Il apparaît fugitivement en Vulcain dans « LES AVENTURES DU BARON DE MUNCHAUSEN », joue un riche rancher écossais dans la minisérie « RETOUR À LONESOME DOVE ».

Son dernier rôle – inachevé – sera heureusement un chant du cygne. Il est magnifique en marchand de gladiateurs dans « GLADIATOR ».

Une carrière certainement pas à la hauteur de ce grand personnage…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 06:26

FEMME PLAGECurieux produit que « LA FEMME SUR LA PLAGE » qui semble contenir deux longs-métrages très différents dans le même film. Et qui ne vont pas forcément très bien ensemble. Le plus accrocheur est le ‘film noir’ : un brave garde-côte traumatisé par la guerre, qui tombe amoureux d’une mystérieuse ‘bad girl’ mariée à un peintre possessif,FEMME PLAGE (1) devenu aveugle. Va-t-elle le pousser à se débarrasser de l’encombrant ? L’autre aspect du scénario est beaucoup plus flou et indéfinissable : séquences de cauchemar ultra-kitsch, scènes de plage dans la brume quasi-oniriques, décors de studio dépouillés à l’extrême.

Le plus bizarre est encore de trouver la signature de Jean Renoir à la réalisation. En plein dans sa période américaine, il signe là une œuvre bancale et inaboutie, mais comme hantée par des démons intérieurs malsains et obsédants. Comme la relation entre Joan Bennett et Charles Bickford, qui tient franchement du sadomasochisme et entraîne dans son sillage tous les jeunes hommes passant à leur portée et se méprenant sur ce curieux mariage. Ainsi, Robert Ryan, un peu âgé et intense, pour jouer les naïfs manipulés, se voit-il devenir le jouet de ce couple maudit qui lui fait renoncer à la fille qu'il aime et qui lui promet une existence « saine » et… passablement ennuyeuse.

Le film est heureusement assez court pour qu’on ne s’y ennuie pas trop, assez joliment photographié pour qu'il baigne dans une indéniable poésie morbide. Et puis Joan Bennett est toujours intéressante à regarder, surtout quand elle joue les « tramps » toxiques et ambiguës comme ici.

FEMME PLAGE (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE ROBERT RYAN
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 06:23

Un ex-taulard retiré des voitures, devenu capitaine d’un bateau de plaisance pour touristes, ça vous évoque quelque chose ? Si en plus il est marié, papa d’une petite fille et qu'il porte un T-shirt noir… Et si il voit subitement ressurgir des complices qui lui réclament de l’argent et kidnappent sa famille ? « DE LA PART DES COPAINS », bien sûr ! Un des grands succès européens de Charles Bronson.

THRILLER mcgraw

Eh bien pas du tout ! Nous parlons de « THE BIG BLACKOUT », un épisode de la série « THRILLER », tourné exactement dix ans auparavant. Les similitudes sont incroyablement nombreuses avec le polar de Terence Young, mais il s’agit certainement de coïncidences. La grosse différence est que le héros, Jack Carson est un ancien alcoolique qui doute de sa propre identité et de son passé, car sa mémoire embrumée par le whisky le trahit. Le film fonctionne bien, le mystère tient en haleine, les comédiens sont tous parfaits, à commencer par Charles McGraw en shérif rancunier et Jeanne Cooper qu’on n’a jamais vue aussi séduisante dans un rôle ambigu et sexy.

Bien développé sur 48 minutes, bénéficiant de quelques extérieurs et d’une mise en scène aérée et – en bonus – présenté par Boris Karloff, ce téléfilm fait partie des produits haut-de-gamme de cette période faste de l’Histoire de la TV U.S.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 05:57

À la tête d’une filmo de 190 films et téléfilms, l’acteur de second plan Bert Remsen a débuté dans les années 50 et a hanté les plateaux pendant un demi-siècle.

On s’en souvient en lieutenant dans « LA GLOIRE ET LA PEUR », en barman dans « LA MORT FRAPPE TROIS FOIS » puis plus tard dans « DICK TRACY », en sergent de police dans « LES POULETS », en bras-droit du trafiquant d’hommes dans « CHICANOS – CHASSEUR DE TÊTES ». Il tourna de nombreuses fois pour Robert Altman.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 88 ans. Happy birthday, Bert.

REMSEN

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:19

Notre ami ‘Marc’ nous ayant donné envie d’en savoir plus sur « DEUX GRANDES2 GG GUEULES », une coproduction italo-française de 1974, réalisée par le très inégal Sergio Corbucci, « WWW » s’est penché sur la question.

Le film raconte l’histoire de deux copains camionneurs, un napolitain et un milanais qui décident de s’associer pour devenir leurs propres patrons. S’ensuit une série d’aventures à la mode ‘road movie’ qui leur fera traverser l’Europe.

Écrit par les célèbres duettistes Sergio Donati et Luciano Vincenzoni, oui : ceux de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », le film dure 1 H 40 et il est interprété par un tandem peu assorti : Giancarlo Giannini alors porte-drapeau d’un cinéma plus politisé et aujourd'hui acteur international et Michel Constantin, ex-sportif reconverti dans les rôles de durs-à-cuire plus ou moins comiques en France et ailleurs. À leurs côtés Giuseppe Maffioli, la belle Dalila Di Lazzaro, Enzo Fiermonte, Philippe Hersent.

La photo était signée Giuseppe Rotunno et la BO était l’œuvre de Guido & Maurizio De Angelis.

Le film a plutôt bonne réputation et donne bien envie d’y jeter un coup d’œil.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 06:27

« C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES » a toujours été un film à problèmes. Atypique dans la carrière exclusivement « commerciale » de Bronson, ce n’est ni tout à fait un western, ni vraiment une comédie sentimentale. Autrement dit, un produit compliqué à promouvoir et à vendre.

FROM NOON posters

Ce malaise se traduit dans les diverses affiches et jaquettes du film : certaines jouent l’aspect comique avec un dessin très « cartoon », la française montre les visages des deux vedettes sur un fond de… de bois. Comme des têtes de cerfs empaillées (?). D’autres montrent le couple au lit avec en arrière-plan des pendus ou des scènes d’action. 

La plus juste est encore l’américaine à fond jaune-canari montrant Jill Ireland confrontée aux divers déguisements de Bronson. Mais c'est aussi la plus vilaine !

FROM NOON posters (1)

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 06:12

C'est grâce à son rôle dans « LE PARRAIN » que le visage d'Abe Vigoda est encore aussi familier aujourd'hui. Il y jouait ‘Sal Tessio’, un des caporegime de la famille Corleone, celui qui trahit à la fin. Il tient un rôle de parrain lui-même dans « DON ANGELO EST MORT ».

Il joue le même personnage de flic dans les séries TV comiques « FISH » et « BARNEY MILLER », le papy dans « ALLÔ, MAMAN ! ICI BÉBÉ », un indigène dans « JOE CONTRE LE VOLCAN ».
Aujourd'hui, il fête ses 92 ans. Happy birthday, Tessio.

VIGODA

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