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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 09:25

Une photo qui résume bien ce que signifiait la mise en scène pour Sergio Leone : pour filmer Charles Bronson évanoui sur un quai de gare, pas moins de trois caméras PanaVision ! Une en hauteur, deux au niveau du sol. Ou comment faire d’une situation toute simple un évènement cinématographique. Du grand spectacle sur deux mètres carrés de planches disjointes.

Aujourd'hui, il maestro aurait eu 82 ans. Happy birthday signore Leone.

LEONE anniv

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 19:02

GOOD NEIGHBOR (2)Avouons-le : la seule et unique raison qui puisse pousser à vouloir voir un film comme « PRÊTE-MOI TON MARI » (encore et toujours ces titres français affligeants !) tient dans GOOD NEIGHBOR (1)son casting incongru. Voir réunis au même générique des noms comme Jack Lemmon, Romy Schneider et Mike ‘Mannix’ Connors ne peut qu’intriguer.

Dès les premières images, on se croirait dans un épisode de « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE » : même ambiance, même GOOD NEIGHBOR (3)genre de décor, le personnage de Lemmon travaille même dans une agence de pub ! De sitcom familiale, le film devient une sorte de vaudeville gentiment érotique avec l’arrivée de Romy et le début des quiproquos. Puis cela dégénère en mauvais boulevard, les portes se mettent à claquer, les malentendus s’accumulent. Le pire étant que ce genre de scénario qui peine généralement à durer ses 90 minutes règlementaires, pousse ici le vice à atteindre les… 2 H 15 !

Paradoxalement, c'est Romy Schneider, parfaitement intégrée au film, qui s’en sort le mieux. Mutine et énergique, elle apporte une bonne humeur aux scènes où elle apparaît.GOOD NEIGHBOR Dorothy Provine est elle aussi très bien en ‘desperate housewife’ naïve. C'est Lemmon qui déçoit un peu, en cabotinant sans vergogne, en grimaçant à la moindre occasion. Edward G. Robinson a un rôle secondaire de client de l’agence, un vieux bigot intolérant et casse-pied.

En fait, outre la présence de Romy Schneider, le seul intérêt de cette interminable pitrerie est encore son ambiance qui rappelle la série TV « MAD MEN » qui s’est donné beaucoup de mal pour recréer un demi-siècle plus tard un monde qu’on voit en ‘live’ dans ce film de 1964.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 18:36

REBELLE (1)« LE REBELLE » est un film dont il est facile de se gausser : les personnages REBELLEemblématiques déclamant des répliques définitives à chaque détour de plan, la musique pesamment mélodramatique, les décors conceptuels, les scènes d’amour torride où on se griffe, on se jette parterre, on se déchire… Tout en fait, peut être tourné en dérision. Mais pour peu qu’on tende l’oreille auREBELLE (3) dialogue d’Ayn Rand, véritable plaidoyer pour l’individualisme, on retrouve des échos extrêmement actuels sur les médias, sur le triomphe de la médiocrité, sur l’écrasement systématique des visionnaires, sur la manipulation de l’opinion publique, le nivellement par le bas. Le même genre de discours qu’on retrouvera bien plus tard dans « AMADEUS », par exemple.

La mise en scène de King Vidor est virtuose, les ellipses sont parfaitement maîtrisées et la photo hyper-stylisée épouse le propos. On regrette parfois que les personnages soient taillés dans le roc dont on fait les symboles et manquent singulièrement de chair et d’émotion. Ils ne sont que les porte-étendards d’une plaidoirie passionnée et enflammée, REBELLE (2)qui pousse sa logique jusqu'à justifier l’égoïsme et la morgue des vrais créateurs.

Vidor a toujours déclaré qu'il aurait préféré avoir Bogart dans le rôle de l’architecte Roark. Mais il aurait probablement manqué de cette stature iconique (du moins dans cet emploi-là) qu’apporte Gary Cooper dès qu'il apparaît à l’image. Il représente idéalement l’Américain solitaire et autonome, incorruptible et habité par l’âme des pionniers. Sa relation avec Patricia Neal, malgré quelques excès enfiévrés qui peuvent prêter à sourire, est ce qu'il y a de plus vibrant dans le film.

Envers et contre tout, « LE REBELLE » demeure un grand film américain et quelques séquences font partie des vrais classiques : le coup de foudre entre les deux protagonistes par exemple. Elle le contemple l’air chaviré, pendant que trempé de sueur, il pilonne un bloc de marbre au marteau-piqueur. Faut-il avoir l’esprit mal tourné pour y voir une allusion sexuelle ?

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 09:43

Très belle comédienne polonaise, Joanna Pacula a tourné quelques films dans son pays natal avant de connaître un début fulgurant aux U.S.A. avec son rôle dans « GORKY PARK ». On la revoit dans le téléfilm « LES RESCAPÉS DE SOBIBOR », en faire-valoir de Seagal, dans le rôle de ‘Big Nose’ Kate dans « TOMBSTONE », avant qu'elle ne se perde corps et biens dans l’enfer de la série Z et du DTV.

Aujourd'hui, elle fête ses 54 ans. Happy birthday, Joanna.

PACULA anniv

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 08:31

Charley, la mascotte attitrée de « WWW » peine devant son ordi : en effet il essaie d’écrire un courrier au « Guinness book des records » pour leur signaler qu’en ce début 2011, « LE BLOG DU WEST » a gagné 95 places au classement du Top des blogs d’Overblog et a même atteint sa meilleure position jusqu'à présent, c'est à dire la 496ème !

TOP BLOG 496

Attention, Charley… Ne prends pas la grosse tête si tôt dans l’année…

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 17:33

SGT YORK (3)« Les voies du Seigneur sont impénétrables » déclare Alvin York, héros célébré par le monde entier, dont tous les rêves sont exaucés pour la simple raison qu'il a tué 25 hommes au combat, lui qui prônait le respect des dix commandements et s’était engagé commeSGT YORK (2) SGT YORK (1)objecteur de conscience. C'est toute la morale et la raison d’être de ce ‘biopic’ tiré de faits réels, de cette tranche d’Americana bien juteuse sentant la bonne terre du Tennessee.

« SERGENT YORK » est le genre de film qui aurait dû se démoder à toute allure et n’être plus aujourd'hui qu’une antiquité poussiéreuse et risible. Mais c'est oublier de lire le générique : John Huston compte parmi les scénaristes, Howard Hawks est à la caméra et le rôle-titre est tenu par Gary Cooper qui n’a jamais été aussi… Gary Cooper.

Le film démarre comme les vieilles BD d’Al Capp « LIL’ABNER », jusqu'à la révélation divine que connaît ce brave plouc querelleur de York, puis son départ en France pour la guerre de 14-18 où il fait face à son plus grand dilemme : doit-il suivre la Bible à la lettre ou lire la Constitution de son pays ? C'est parfois naïf et même grandiloquent, certains personnages comme la mère-courage d’Alvin sont des caricatures absolues, mais « SERGENT YORK » est comme touché par la grâce et… tout passe ! Il faut dire que l’omniprésence de Cooper aide énormément. Malgré sa quarantaine, il incarne un brave gars de la campagne d’une vingtaine d’années et s’y montre irrésistible. Faussement gauche, plus ou moins SGT YORKtimide, ignare mais déterminé, il synthétise l’Américain tel qu'il s’est toujours rêvé. Les scènes où il fait preuve de ses talents de tireur d’élite sont des morceaux de bravoure (son cri de dindon est une merveille !) et sa façon d’essuyer la mire de son fusil avant de viser fait partie de la mystique de l’acteur. À ses côtés, Joan Leslie est charmante et Walter Brennan absolument méconnaissable avec ses faux sourcils broussailleux, amusant en pasteur.

Par son ampleur – plus de deux heures, la richesse de ses personnages, le message qu'il fait passer de gré ou de force, « SERGENT YORK » prend des airs de grande saga et de légende américaine. Qu’on adhère ou pas avec ce qu'il professe, qu’on ait le droit de trouver l’épilogue longuet et trop sentimental, il est difficile de résister aux bouffées d’émotion et aux piques d’humour qui lui confèrent tout son charme. Indéniablement un des chefs-d’œuvre de Hawks et un écrin aux diverses facettes du comédien Cooper.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 11:00

2011 s’annonce bien pour les amateurs de western et de cinoche populaire.WEST BITCH Alors que « TRUE GRIT » cartonne au box-office U.S. et s'apprête à sortir chez nous, voilà qu’est annoncé « COWBOYS & ALIENS » qui semble concrétiser idéalement l’évolution de « WWW » ces derniers mois : une fusion entre tous les cinémas de genre, les générations et les délires. Ici, Indiana Jones et James Bond (Harrison Ford et Daniel Craig) jouent des hommes de l'Ouest confrontés aux extra-terrestres ! Que demander de mieux, franchement ? Un autre réalisateur que Jon Favreau, peut-être… Mais ne chipotons pas et attendons la chose avec impatience. 

C'est dans cet esprit de mélange des genres et de mixage culturel que « WWW » vous présente en guise de carte de vœux l’affiche impossible d’un film improbable : la confrontation au sommet entre l’alien de Giger et la plus belle ‘tough girl’ du Far West, Hannie Caulder. Attention, le sang acide va gicler à Almeria !

Excellente année à tous !

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:39

Acteur de TV des années 60, au physique ‘All American’, connu pour ses deux séries : « BRONCO » et « AVENTURES AUSTRALES ».

Au cinéma, il s’est illustré dans le film de guerre avec Fuller dans « LES MARAUDEURS ATTAQUENT » et en jouant le faux MP et vrai nazi dans « LA BATAILLE DES ARDENNES ». Ty Hardin est également apparu dans quelques ‘spaghetti westerns’.

Aujourd'hui, il fête ses 81 ans. Alors, Happy birthday Ty.

HARDIN anniv

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 19:42

WRECK MARY DEARE (2)« CARGAISON DANGEREUSE » est l’avant-dernier film de Gary Cooper et n’a pas très bonne réputation. C'est pourtant une excellente production anglaise, montée sur unWRECK MARY DEARE (1) WRECK MARY DEARE (3)scénario solide au suspense parfaitement agencé, tournant autour d’une escroquerie à l’assurance perpétrée par un armateur. Les séquences en mer, mélange de studio et de maquettes sont assez convaincantes, même les tempêtes et les plans sous-marins encore loin d’avoir été banalisés par les 007 sont bluffants.

 Le principal intérêt du film est en fait le personnage dévolu à ‘Coop’, très éloigné de son WRECK MARY DEAREarchétype : un capitaine de la marine marchande au passé houleux, un homme faible et confus et manifestement pas très doué pour son métier. C'est par sa seule présence, l’intensité de ses regards, que l’acteur vieillissant (il avait 58 ans mais en paraissait dix de plus) donne de l’épaisseur à ce rôle à première vue pas fait pour lui. Empêtré dans ses mensonges, seul contre tous, il atteint par moments au vrai pathétique. Face à lui Charlton Heston, tout droit sorti du plateau de « BEN-HUR » est très bien en remorqueur d’épaves viril, qui se prend de sympathie pour ce type dont tout le monde veut la mort. Leur tandem fonctionne à plein et porte le film. À leurs côtés quelques bons comédiens anglais et le jeune Richard Harris, qui cabotine sans retenue en officier ripou. Tellement ripou, qu'ilWRECK MARY DEARE (4) va jusqu'à planter un harpon dans l’épaule de Heston. Les deux acteurs devaient se retrouver six ans plus tard dans « MAJOR DUNDEE », sous le ciel mexicain.

« CARGAISON DANGEREUSE » n’est pas un film d’acteurs, mais un thriller mâtiné de ‘courtroom drama’, qui vaut aujourd'hui pour revoir deux légendes hollywoodiennes : l’aîné en toute fin de parcours et le cadet en passe d’entamer sa carrière de superstar. De la belle ouvrage.

 

À NOTER : le film est disponible en zone 1 sous-titré français dans le coffret « GARY COOPER : THE SIGNATURE COLLECTION » avec quatre autres films de ‘Coop’.

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:47

FEDORAÀ l’origine, c'est un roman de Tom Tryon l’ex-acteur et souffre-douleur d’Otto Preminger. À l’arrivée, c'est l’avant-dernier film de Billy Wilder tourné en 1978 et dans lequel il retrouve l’univers – et l’acteur principal – de son chef-d’œuvre « SUNSET BOULEVARD ».

Le scénario de « FEDORA » suit les efforts d’un réalisateur Has-been (William Holden) qui tente de retrouver une star retirée depuis des années, puis de la convaincre de faire son comeback à l’écran. Première surprise : la star recluse sur une île grecque, n’a pratiquement pas changé physiquement depuis plusieurs décades, seconde surprise… mais ne gâchons pas la fin !

Wilder a choisi Marthe Keller pour incarner ‘Fedora’, un personnage évidemment calqué sur Garbo. Curieux choix, vu que la charmante comédienne suisse-allemande ne dégage que peu de mystère. Autour d'elle : Hildegarde Nef, José Ferrer, Frances Sternhagen, Mario Adorf et en ‘guest stars’ Henry Fonda et Michael York dans leurs propres rôles. Stephen Collins tient le rôle de Holden dans les flash-backs.

La photo est signée Gerry Fisher, la BO est l’œuvre de Miklós Rósza et les décors sont imaginés par Alexandre Trauner. Toute une magie du vieil Hollywood reconstituée le temps d’un film.

« FEDORA » fut diversement apprécié à sa sortie, certains critiquèrent son côté désuet. Mais plus de trente ans après, il est probable que le film ait pris une autre coloration. Et de toute façon, il est anormal qu’un Billy Wilder demeure inédit en DVD !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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