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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 06:00

LAYERCAKE (2)Quand le film démarre, on craint un énième plagiat des « AFFRANCHIS » de Scorsese à la sauce anglaise : emploi de la voix « off », milieu des gangsters, stylisation du dialogue, montage éclaté, jeux de pouvoir, etc. Mais peu à peu, « LAYER CAKE » prend son identitéLAYERCAKE (1) et s’affirme comme un remarquable polar amoral et aiguisé, à l’image de son protagoniste, un dealer élégant et malin, qu’on finit malgré soi par trouver attachant. Daniel Craig y offre sa meilleure prestation, louvoyant entre les zones d’ombres de cet individu opaque.

Ça va vite, le scénario est compliqué mais jamais hermétique, la violence est omniprésente, mais on ne sait par quel miracle, on s’intéresse toujours à ces personnages pourtant peu ragoutants et on sourit souvent à cet humour noir et pince-sans-rire que seuls pratiquent les britanniques.

Narré avec un beau sens de l’ellipse, monté avec maestria, le film est porté par un cast de haute-volée où se distinguent Michael Gambon, impérial en caïd tireur de ficelles et donneur de leçons, Colm Meaney et même un tout jeune Tom Hardy, quasi-figurant dans le rôle d’un des associés de Craig, le gominé.

« LAYER CAKE » ne suscite aucune réflexion, ne délivre aucune espèce de message, ne se conclue par aucune morale. C'est juste un spectacle extrêmement bien conçu, qui procure un plaisir immédiat indéniable, comme un tour en Grand-8. À voir surtout pour les détracteurs de Daniel Craig soupçonné depuis ses 007 de n’avoir aucun registre en tant que comédien. Wrong !

LAYERCAKE

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 08:09

D’emblée et ne serait-ce que par la signature du réalisateur Sam Mendes, « SKYFALL » se situe dans la lignée des 007 atypiques, au côté de « AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ » et « JAMAIS PLUS JAMAIS ». On retrouve d'ailleurs des points communs dans la narration, dans l’humanisation du héros et son vieillissement utilisé comme moteur dramatique.

Le consensus critique a été d’affirmer que « c'est un bon film mais un mauvais James Bond ». Ce qui n’est pas faux, mais – en ce qui nous concerne – est plutôt une bonne nouvelle. Le scénario simplifie les enjeux, se focalise sur une vengeance « œdipienne » enSKYFALL lieu et place de la quête d’un ‘McGuffin’ sans intérêt et, cerise sur le gâteau, la dernière partie dans le château familial des Bond en Écosse est une véritable plongée dans le passé enfin révélé de l’agent secret, voire dans sa psyché tourmentée. D'ailleurs, le simple fait d’en avoir fait un écossais est un habile clin d’œil au créateur de 007, l’irremplaçable Sean Connery. Quand le film s’achève, ‘M’ est redevenu un homme, Miss Moneypenny a réintégré son bureau et la boucle est bouclée. Back to the future !

Pour qui a suivi les 50 années d’existence de la franchise, c'est vraiment jouissif, tant Mendes joue en virtuose des codes et passages obligés. Le ‘bad guy’, blond comme le furent Robert Shaw ou Christopher Walken, est une sorte de jumeau dégénéré et incestueux de Bond. Javier Bardem fait un numéro de haute-voltige entre folie furieuse et cabotinage au second degré. Tous les ingrédients sont là, mais ils sont redistribués et surtout, on voit avec surprise les silhouettes quasi-abstraites du passé, devenir peu à peu des êtres humains de chair et de sang, névrosées et mortelles comme tout un chacun.

Alors « SKYFALL » est-il un « vrai James Bond » ? C'est en tout cas la bonne réponse à la lassitude qui s’installait à la vision des derniers films, et une remise à niveau drastique mais indispensable pour affronter les Ethan Hunt et Jason Bourne d’aujourd'hui. Daniel Craig assume crânement un « coup de vieux » notable, Judi Dench est parfaite comme d'habitude, révélant le « dark side » de son personnage et les ‘girls’ sont somptueuses. Jolly good show, lads !

 

À NOTER : la situation de Bond dans la dernière partie du film, à savoir son passé traumatisant, le manoir familial, le vieux garde-chasse qui l’a connu enfant… Tout cela ne rappellerait-il pas légèrement un certain justicier masqué en costume de chauve-souris, par le plus grand des hasards ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 06:17

Ji-Tu Cumbuka est un acteur de télévision des seventies, remarqué en lutteur dans la minisérie « RACINES » et en ‘guest’ dans un nombre considérable de séries policières.

Il est un ‘Native’ dans « TRADER HORN, L’AVENTURIER », joue « LE VAMPIRE NOIR », un esclave dans « MANDINGO », un ‘hobo’ dans « EN ROUTE POUR LA GLOIRE », un taulard dans « COMME UN HOMME LIBRE ».

Aujourd'hui, il fête ses 71 ans. Happy birthday, Ji-Tu.

CUMUBKA

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 05:41

DW2 postersPour « UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 », pas de regret : à film moche, affiches moches. C'est logique, dans l’ordre des choses.

De fait, le poster U.S. montre Bronson, son bonnet de laine sur la tête, tenant son flingue à deux mains avec la ‘tagline’ : « BRONSON EST DE NOUVEAU LÂCHÉ ! » (c'est mieux en anglais). Le poster français est un montage photo-dessin des plus laids, l’allemand en est une variante, le japonais met l’accent sur les loubards et colle une tête de Bronson tirée du premier film de la franchise, les jaquettes DVD sont… moyennes, disons. Mais elles mettent en avant la bande de ‘muggers’ parmi lesquels Larry Fishburne, devenu célèbre entretemps est tout à fait identifiable. Ça ne peut pas nuire !

« WWW » a placé à part la seule qui présente un effort de créativité, un projet américain : Bronson a ouvert un plan de L.A. (il est architecte, rappelons-le) qu'il tient ouvert en posant son arme dessus et révèle la cité des anges en relief, faisceaux lumineux compris. On n’ira pas jusqu'à dire que c'est réussi (qui ira épingler ça dans son salon ?), mais au moins il y a de l’idée.

DW2 posters (1)

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 06:27

Quelques années de séries B ou Z, 140 épisodes du ‘soap’ « SUNSET BEACH » ne préparaient certainement pas à l’arrivée de Laura Harring dans le cinéma, avec son rôle d’amnésique flamboyante dans l’intoxiquant « MULHOLLAND DR. ». Mélange des stars d’antan, d’Ava Gardner à Marie Windsor, on lui prédisait le plus bel avenir.

Mais l’actrice est retombée dans les seconds rôles comme dans « JOHN Q. » ou « THE PUNISHER » et les apparitions télé anonymes. Mystère…

Aujourd'hui, elle fête ses 49 ans. Happy birthday, Laura.

HARRING

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 06:19

Écrit par l’auteur de « RIO CONCHOS » et des « COMANCHEROS », l’épisode « STRANGE REQUEST » de la série « RIVERBOAT », reprend le thème fordien de l’enlèvement d’enfants blancs par les Indiens, pour le traiter de façon originale et intéressante.

Une actrice célèbre (Jan Sterling) engage le capitaine Darren McGavin pour aller en bateau à la recherche de son fils disparu depuis dix ans. C'est le patibulaire Lee Van Cleef qui lui assure que sa famille a recueilli le garçon et attend une récompense pour leur peine. L’impresario de Sterling (Larry Dobkin) craint qu'elle n’abandonne sa carrière si elle retrouve l’enfant, aussi fait-il tout pour la décourager. Car il s’avère que même si la famille de pécores a menti, le gamin est bel et bien le fils de la comédienne…

RIVERBOAT lvc

À fleur de peau, Jan Sterling porte l’épisode sur les épaules avec son habituel métier. Ses scènes avec l’enfant sont touchantes. Quant à Van Cleef, même s’il apparaît pour la première fois dans le film dans un plan « à la Leone » (yeux dissimulés par le bord du chapeau, en relevant lentement la tête), il n’a qu’un rôle épisodique de brute épaisse mal rasée et finit rapidement dans la salles des machines, à remplir la chaudière avec ses frangins !

Le jeune Burt Reynolds joue le bras-droit du capitaine et se démène dans une bagarre atrocement mal réglée, où il fait le coup de poing avec Van Cleef. Autrement dit : un moment-culte pour « WWW » !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE VAN CLEEF
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 06:01

Les histoires de voyages dans le temps ont toujours fasciné. Les paradoxes temporels sont stimulants pour l’esprit. C'est incontestable. Mais il faut vraiment n’avoir pas vu un seul épisode de « TWILIGHT ZONE » et n’avoir jamais entendu parler de « TERMINATOR » etLOOPER « L’ARMÉE DES 12 SINGES » pour apprécier pleinement « LOOPER » et y trouver une certaine originalité.

Nous sommes ici en terrain familier. Trop familier ! Les auteurs connaissent visiblement par cœur leurs classiques et outre les œuvres citées plus haut, ont mixé le tout avec le « FURY » de DePalma, pour concocter un scénario brillant d’apparence, mais au fond, fait de bric et de broc. Après une bonne mise en route, le film s’enlise à l’arrivée à la ferme et se perd en fusillades répétitives. Il faut dire que le casting n’aide pas : qu'il s’agisse des incolores Joseph Gordon-Levitt et Emily Blunt ou de Bruce Willis, devenu une sorte d’ectoplasme de lui-même jouant sur sa gamme de trois mimiques, aucun ne parvient à intéresser vraiment.

Alors on suit plus ou moins les méandres d’une histoire alambiquée, on s’agace de voir les relations entre le jeune ‘looper’ et son double sexagénaire traitées aussi superficiellement. Ils n’avaient rien de plus passionnant à se dire ? Les coups de poing dans la gueule et les échanges de coups de flingue remplacent-ils donc un vrai face-à-face ?

Reste quelques points positifs : un premier quart d’heure prometteur, un petit garçon inquiétant à souhait, une bonne idée pour communiquer à distance avec son futur soi-même : la scarification, une fin prévisible mais bienvenue. Mais franchement, mieux vaut revoir les classiques de Cameron et Gilliam.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 07:09

AWFUL« CETTE SACRÉE VÉRITÉ » est le premier des trois films que Cary Grant tourna avec Irene Dunne et fait aujourd'hui partie des grands classiques de la comédie américaine. PourAWFUL (1) autant, a-t-il bien vieilli ?

Si on se réfère à sa première heure, on peut affirmer qu'il a bien passé l’épreuve des ans. C'est un sympathique vaudeville sur le mariage, la jalousie, les jeux de l’amour, dans lequel Cary en passe d’être divorcé, fait tout pour gâcher les fiançailles de sa future « ex ». Jusque-là, tout va bien. C'est rapide, drôle, enjoué, volontiers caricatural. Tout le monde AWFUL (2)prend visiblement du bon temps, même le chien amateur de cache-cache et Ralph Bellamy jouant un plouc fils-à-maman au rire idiot.

Ça se gâte hélas, dans le dernier tiers, où les rôles s’inversent et c'est au tour d’Irene Dunne de pourrir la vie de son ancien mari. Comédienne extrêmement irritante, grimacière et cabotine, elle transforme le film en one-woman-show avec des numéros de chant, de danse et d’imitation hors-sujet et le film part littéralement en quenouilles sous nos yeux navrés, pour s’achever dans une maison d’hôte à la montagne, dans la confusion la plus totale.

Il faut donc aimer beaucoup Cary Grant, ses fous-rires spontanés, ses mimiques embarrassées, son œil qui frise, pour supporter les frasques de sa partenaire. Ou alors, arrêter la projection à la fin de cette fameuse première heure !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 06:37

CRY (3)Un simple coup d’œil au générique de « CRI DE TERREUR » suffirait à le faire estampiller film-culte de « WWW ». Grande est donc la déception de découvrir qu'il n’en est rien. Au lieu CRY (2)du suspense de série B âpre et tendu qu’on espérait, on n’a qu’un pensum mou et lent, presque télévisuel, qui n’arrive jamais à prendre vie et dont le casting de rêve est ridiculement sous-utilisé, quand ce n’est pas carrémentCRY gaspillé.

Le maître-étalon de ce genre de scénario demeure « LA MAISON DES OTAGES » de William Wyler. Ce film n’en est qu’une pâle variante : des malfrats prennent une famille en otage en organisant un complot à l’aide de mini-bombes placées dans des avions. C'est trop fastidieux à détailler, mais l’essentiel du métrage est consacré à l’épouse apeurée (Inger Stevens, qui n’a jamais été aussi mal dirigée) quiCRY (1) tente d’échapper à un des voyous (Neville Brand), un violeur patenté à moitié abruti de benzédrine et aux tentatives d’évasion du mari (James Mason, très mal casté) au nez et à la barbe des ravisseurs. Sans oublier la laborieuse enquête d’agents du FBI chez… les dentistes new-yorkais.

Tout cela est mécanique, prévisible, d’une inertie soporifique et on s’attriste de voir Rod Steiger en « cerveau » de la bande, grassouillet et binoclard, singer la diction nasale et les marmonnements de Brando, tandis que notre chère Angie Dickinson joue une complice sadique et sans scrupule. Eh oui ! Tout ce (très) beau monde réuni pour… pas grand-chose. Même la poursuite finale dans le métro est tellement mal filmée et montée, qu’on ne la suit qu’en bâillant, déjà assommés par 90 minutes de somnolence. Rageant !

CRY (4)

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 06:28

« RUN OF THE CAT » est un excellent épisode de la 4ème saison de la série « LA GRANDE VALLÉE », réalisé par Bernard McEveety. Et il est à marquer d’une pierre blanche puisqu’il illustre la rencontre d’un membre de la famille de « BONANZA » avec celle des Barkley, par la présence en ‘guest star’ de Pernell Roberts, ex-interprète du personnage d’Adam dans la légendaire série familiale.

Attaqué par un puma, Peter Breck en reste blessé et traumatisé. Pour surmonter ses peurs, il exige d’accompagner Roberts, le chasseur professionnel engagé par son frère, pour tuer le fauve. D’abord rivaux, les deux hommes vont apprendre à s’apprécier. L’épisode est bien mené, psychologiquement intéressant, d’autant que le chasseur est un personnage intrigant : élégant et classieux, il aime la culture chinoise et le bon vin, s’exprime dans un langage châtié. Le film prend un chemin de traverse inattendu quand les deux hommes s'arrêtent dans une cabane où vit un ex-hors-la-loi recherché et une pauvre fille qu'il a « gagnée » lors d’un poker.

À la fin, Breck se retrouvera face à face avec le félin…

BIG VALLEY roberts

Barbara Stanwyck apparaît peu, comme le reste de la famille, mais l’épisode offre un bon parfum de ‘buddy movie’ à la sauce « MOBY DICK » du Far-West et passionne de bout en bout.

À noter une bagarre dans la cabane entre le chasseur et le ‘bad guy’ où les cascadeurs sont tellement visibles, qu’on a tout loisir de se rendre compte que celui doublant Roberts n’est même pas barbu !

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