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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 06:43

« THE LT. BURTON STORY » a beau n’être qu’un épisode de la 5ème saison de la série « LA GRANDE CARAVANE », c'est surtout un excellent petit western de 50 minutes, réalisé avec efficacité par le petit maître du serial qu’est William Witney.

À la poursuite de deux jeunes déserteurs terrorisés par leur sadique sergent, une troupe de cavalerie menée par un lieutenant inexpérimenté, frais émoulu de West Point, croise la route de la caravane. Le scénario se focalise sur l’affrontement âpre et sans concession entre le jeune officier peu sûr de lui et le sergent, un vieux « chien de guerre » fielleux, aigri et à moitié cinglé, qui a décidé de l’humilier et ne pense qu’à abattre les fugitifs sans sommation.

WAGON mcgraw

Si Dean Jones est excellent dans le rôle-titre du lieutenant, tout en hésitation, c'est Charles McGraw qui accapare l’écran. Il fait carrément peur ! Littéralement ivre de haine et de rancœur, jusqu'à glousser de bonheur quand il assassine des Indiens innocents, il parvient à se montrer insultant rien que dans la façon dont il prononce « Yes, Sir ! ». Un méchant absolument saisissant, haïssable et hors-contrôle, auquel l’acteur prête ses traits taillés dans la pierre et sa voix râpeuse. Très grand numéro d’acteur qui dans un contexte de cinéma, se serait certainement inscrit dans une anthologie des grands ‘bad guys’ du western.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 06:37

1MILLION« UN MILLION CLEFS EN MAIN » risque de surprendre le fan de Cary Grant puisqu’il n’y joue pas son rôle habituel de séducteur-malgré-lui gaffeur et oisif, mais carrément… le mari de « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE » : un publicitaire empoté, père de famille, naïf et crédule et pas bien malin. Un contremploi donc, dont l’acteur s’acquitte avec beaucoup d’autodérision.

En fait, cette comédie enjouée parlera surtout à tous ceux qui se sont un jour lancés dans l’achat d’une maison ou même dans des travaux quels qu'ils soient. On suit avec un effarement amusé les déboires de ce couple ‘middle class’, qui se fait dépouiller par tous les corps de métier, rouler dans la farine, ruiner, pour parvenir à leur rêve : une jolie maison dans le Connecticut. C'est très bien observé, jusqu'aux réactions des « pigeons », qui ne cessent de fanfaronner, de prendre les mauvaises décisions, de se laisser saigner à blanc.

L’autre intérêt du film, c'est l’étrange couple à trois formé par Grant, sa femme Myrna Loy – très pince-sans-rire – et Melvyn Douglas, « l’ami de la famille » constamment collé à eux et amoureux en secret de Madame depuis le collège. Une drôle de situation, souvent malaisée, qui donne une tonalité dissonnante au récit. Et c'est tant mieux.

1MILLION (1)

C'est rapide, bien dialogué, le cast s’entend manifestement à merveille et se complète parfaitement. À noter la présence du futur Tarzan Lex Barker, bizarrement distribué en contremaître du chantier au physique de top model.

En tout cas, un charmant moment de détente, qui pourra légèrement crisper ceux qui ont survécu à de gros travaux sous leur toit.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 09:50

DAMIANI-001Nous apprenons la mort, à l’âge de 91 ans, du réalisateur italien Damiano Damiani.

Sur ses 38 films, il compte au moins un chef-d’œuvre : « EL CHUNCHO », film politique déguisé en ‘spaghetti western’, un excellent thriller (également politique) « CONFESSION D’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE » et un gros échec : « UN GÉNIE, DEUX ASSOCIÉS, UNE CLOCHE », un sous-Leone raté.

Le reste de sa carrière est moins connu hors des frontières italiennes. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 06:10

KILLDRAGON (2)« TRAFIC DANS LA TERREUR » est réalisé par Michael Moore, mais pas celui que tout le monde connaît. C'est un scénario qui semble écrit pour Bogart, mais ce n’est pas Bogart qui l’interprète. Bref, en un mot comme en cent, c'est une arnaque !

Situé à Hongkong, le film est bâti sur le vieux schéma des « 7 SAMOURAÏS » déjà tant de KILLDRAGON (1)fois recyclé : un pauvre village rançonné par un méchant (il faut dire que les gueux lui ont chouravé une cargaison de nitro…), trois habitants vont enrôler des mercenaires en ville pour les tirer d’affaire. C'est Jack Palance qui joue le leader : il est ‘skipper’ comme Bogart dans « LE PORT DE L’ANGOISSE » et s’appelle ‘Rick’ comme le même Bogie dans « CASABLANCA ». Mais les comparaisons s'arrêtent là. S’il fut un inégalable ‘bad guy’,KILLDRAGON (3) Palance n’a jamais été très bon en séducteur canaille et nonchalant. Ici, il est même mauvais comme un cochon et réduit son interprétation à un inamovible sourire et à quelques plissements de nez. À ses côtés, des tronches comme Aldo Ray en guide touristique (il a une scène monstrueuse, déguisé en chinoise aguicheuse !), Don Knight et le pénible Fernando Lamas en ‘Calvera’ de service.

KILLDRAGONIl ne se passe rigoureusement rien, hormis quelques bastons poussives, deux ou trois fusillades cacochymes, égayant à peine d’infernaux tunnels de bavardage mal dialogués. Le seul intérêt est touristique, puisque le film explore HK de long en large et même en travers et nous offre même une visite des îles environnantes. La seule bonne idée : Palance joue à la roulette russe en tirant avec deux balles dans son barillet sur un bidon de TNT , est salement gâchée par une mise en scène désolante.

À noter qu’à un moment donné, Jack se présente en disant : « Je m’appelle Rick Masters, né dans les mines de Lattimer en Pennylvanie et j'ai 41 ans ». C'est effectivement là qu’est né Palance, mais… il avait déjà 47 ans ! Où va se nicher la coquetterie.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 05:53

Fils d’un acteur de second plan des années 30, Alan Hale, Jr. reprit le flambeau encore enfant, et tourna pas moins de 214 films et téléfilms.

À la TV, il fut le héros-espion de la série « BIFF BAKER, U.S.A. », joue des soldats dans des westerns comme « LA MISSION DU COMMANDANT LEX » ou « LA RIVIÈRE DE NOS AMOURS », tient le rôle-titre de la série « CASEY JONES », joue le capitaine dans la centaine d’épisodes de « GILLIGAN’S ISLAND », joue un lyncheur dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT ».
Aujourd'hui, il aurait fêté ses 92 ans. Happy birthday, Alan.

HALE

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 06:23

« AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » est un des grands films-cultes de « WWW ». AussiAGUIRRE posters se devait-on de lui rendre hommage au travers des diverses affiches et jaquettes qui ont jalonné ses éditions et rééditions en salles ou en vidéo depuis 40 ans, maintenant.

Si les jaquettes sont uniformément laides et bâclées (nous en reproduisons ici quelques-unes parmi les moins pires), le film fut plutôt chanceux côté posters.

D’abord, l’affiche originale allemande (en grand) est aussi belle qu’évocatrice, reprenant une image du film, quitte à ‘spoiler’ un petit peu. Mais malgré sa simplicité, elle replonge dans l’ambiance du film.

Parmi les autres, la française (avec le casque) a de l’idée, malgré un nuage qui vient gâcher la composition, l’américaine est très belle et là encore retranscrit parfaitement l’atmosphère des images de Werner Herzog.

Sans oublier la polonaise complètement déjantée avec ses singes grouillant sur la tête casquée de l’ami Klaus. Là encore, il y a de l’idée.

AGUIRRE posters (1)

AGUIRRE posters (2)

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 06:09

Les auteurs de « OUTLAW » ont dû se dire que tant qu’à produire un énième film de ‘vigilante’ et compte tenu du fait qu'étant anglais, ils ne portent pas le poids des vieilles mythologies westerniennes sur les épaules, ils pouvaient traiter le sujet à fond et en explorerOUTLAW toutes les facettes.

Tournant donc le dos à l’héroïsme frelaté des standards américains du genre (est-il encore besoin de les citer, surtout sur « WWW » ?), ils tentent une approche originale, complexe et très ambiguë. D’honnêtes citoyens de tous milieux se voient bafoués, humiliés, massacrés par des gangsters et ensuite abandonnés par la justice. Ils se tournent vers un ex-soldat revenu d’Irak quelque peu perturbé et organisent une improbable milice.

Mais leurs actes n’ont rien d’extraordinaire ou de cathartique, ce sont les tentatives bordéliques d’une bande de bras-cassés qui n’arrivent même pas à s’entendre entre eux, d’autant plus qu’au moins deux de la bande sont de graves psychopathes. On regarde ces gens « normaux » s’enfoncer progressivement dans le nihilisme et le jusqu'auboutisme suicidaire, perdants qu'ils sont dès le départ dans leur lutte dérisoire contre le Système.

Le scénario un peu touffu, n’en demeure pas moins passionnant. Dommage alors que le filmage en HD et la caméra prise d’une tremblote permanente, ne soient jamais en accord avec le sujet et finissent par donner le tournis. Sean Bean émacié et vieilli avant l’âge, est parfait en Rambo du pauvre, aussi dangereux que ceux qu'il traque. Bob Hoskins également, en vieux flic équivoque et Sean Harris est flippant à souhait en fou furieux incontrôlable.

À ranger avec les classiques du sous-genre donc, dont il est un reflet « réaliste » et non-romantisé, en regrettant vraiment une facture aussi inutilement sale.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 08:52

« L’ASSASSIN » est le premier film d’Elio Petri, réalisateur majeur du cinéma italien, qui n’a tourné que 17 films et qui a disparu à l’aube de la cinquantaine. La plupart de ses films sont devenus des classiques d’un cinéma politique militant au ton volontiers satirique et abrasif. Ce premier opus est plus que prometteur et brosse le portrait de « l'homme moderne » desASSASSIN années 60.

Coécrit par le grand Tonino Guerra, le scénario est la grande force de « L’ASSASSIN » : placé en garde à vue pour le meurtre de sa maîtresse, l’antiquaire Marcello Mastroianni va pendant cette longue nuit, repenser à sa vie, à ce qu'il est. Il n’avouera pas le meurtre puisqu’il ne l’a pas commis, mais avouera tout le reste, que ce soit aux flics ou à lui-même. Son égoïsme, son indifférence aux autres, sa foncière malhonnêteté, son goût de la manipulation, son mépris pour ses frères humains. Comme c'est Mastroianni qui l’incarne, le personnage n’arrive pas à être complètement odieux. L’acteur lui prête sa languide séduction, son anxiété fébrile au point qu’on finit par croire que l’épreuve parviendra à le changer et lui servira de voie vers la rédemption. L’épilogue remettra heureusement les choses à leur place. Et le rire final de ce « beau dégueulasse » clôturera l’aventure par une note aussi drôle que noire. À l’Italienne, quoi !

La construction en flash-back est brillamment gérée, les personnages sont bien dessinés. À commencer par l’excellent Salvo Randone, dont le petit-flic-qui-ne-ressemble-à-rien fait plus qu’évoquer un célèbre enquêteur de télé. Il se nomme d'ailleurs – coïncidence ! – ‘Palumbo’ !

À voir absolument donc, car il est toujours bénéfique pour les neurones de profiter d’un cinéma intelligent, subtil, drôle et triste et qui fait longtemps gamberger après le mot « fin ». En espérant qu’on ne ressemble pas trop à ce répugnant mais si sympathique individu, à cette « ordure ordinaire » !

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 06:32

Trente ans avant la vogue de films post-apocalyptiques qui a fleuri aux U.S.A. principalement, « MALEVIL » explore déjà le même territoire et s’avère d’autant plus remarquable qu'il s’agit d’une production européenne (franco-allemande pour être précis) et qu’au vu du casting, on ne pouvait guère prévoir une telle réussite.

L’action se déroule à la campagne et suit quelques survivants d’un holocauste nucléaire quiMALEVIL apprennent à s’en sortir dans les cendres et les décombres. Ils feront même connaissance d’un autre groupe, mené par un dictateur givré car, comme l'homme est ce qu'il est, il y aura une guerre, des morts, des luttes de pouvoir alors même qu'il ne subsiste qu’une poignée d’individus.

La fable est belle et poignante, les décors sont d’une magnifique austérité mortuaire, les cadrages en format Scope superbes de maîtrise. On a rarement (jamais ?) vu Michel Serrault aussi sobre et puissant qu’en leader mutique. On sera plus réservé sur le choix de Jacques Villeret dans un rôle de débile mental. Il le joue tout à fait bien, mais sa personnalité est bien trop identifiable pour qu’on y croie un instant. Sans doute cela passait-il mieux à l’époque de la mise en production.

À noter un plus bref mais efficace numéro de Jean-Louis Trintignant jouant le « directeur », gourou mégalo de l’autre groupe, abject personnage pourtant si crédible.

À condition d’accepter d’emblée le rythme extrêmement lent, la rareté des dialogues, la froideur de la narration, « MALEVIL » est vraiment un très beau film, unique dans le cinéma français. On pourra regretter l’épilogue qui tombe comme un cheveu sur la soupe, pas suffisamment explicite pour faire un bon « twist » et gâchant légèrement le ‘mood’ général du film.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:27

Albert Finney, on l’a vu évoluer depuis ses débuts dans les sixties, du jeune premier « prolétaire » jusqu'au vétéran au visage rougeaud. On l’a vu prendre du poids, en reperdre, se raser le crâne, se grimer… Mais on l’a toujours reconnu.

Là, votre ami FJW doit avouer qu'il fut stupéfait de découvrir son nom au générique de fin de « SKYFALL ». Albert Finney ??? Mais où ? Quand ? Qui ? Comment ? Un caméo ? Une figuration ? Pas du tout ! Un vrai rôle, parfaitement identifiable. Finney joue bel et bien dans le dernier 007, il incarne le garde-chasse de Skyfall, le domaine familial des Bond en Écosse, qui a un petit faible pour ‘M’ qu'il appelle ‘Emma’. Il est très bien d'ailleurs, à part qu’il est totalement méconnaissable…

FINNEY SKYFALL

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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