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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 06:24

Comment décrire « CALIGULA » ? Péplum dégénéré ? Clip disco porno ? Opérette hardcore ? En fait, c'est pratiquement impossible, mieux vaut le voir pour le croire, même si on aurait du mal à le recommander.

Tourné dans d’immenses décors kitsch qui évoquent les shows de variétés de la RAI, torché CALIGULAau zoom, truffé de plans flous, caviardé – dans sa version longue – d’inserts pornographiques insistants, le film a pour seul mérite de ne ressembler à rien de connu et d’avoir bien involontairement ouvert la voie à de grandes séries TV comme « ROME » ou « SPARTACUS », bien des années plus tard.

Bien que signé par le très honorable Gore (ça ne s’invente pas) Vidal, le scénario est un enchaînement ininterrompu de partouzes dantesques, de crises de démence de l’empereur, d’interminables intermèdes où des figurants de tous sexes se roulent par terre dans de sinistres étreintes. On devine par flashes, que le film aurait pu être autre chose (la séquence où Caligula offre les femmes des sénateurs à ses soldats), mais il y a manifestement eu trop de monde aux commandes et le voyeurisme l’emporte haut-la-main sur le reste, laissant sur le carreau le gratin du théâtre britannique qui se demande ce qu'il est venu faire là. Si John Gielgud et Peter O’Toole ont la chance de disparaître rapidement, Malcolm McDowell est omniprésent. On ne peut lui reprocher d’en faire des tonnes, c'est l’essence même de son rôle. Mais nul n’aurait pu se sortir indemne d’un tel contexte, et ses éruptions de folie, ses hurlements, ses rires hystériques finissent par lasser. Helen Mirren est à peu près la seule à se sortir dignement du marasme, traversant le film avec un sourire moqueur.

2 H 30 ça peut être long. Très long. Sauf pour l’amateur de bizarrerie et de porno qui en aura pour son argent. On en sort quelque peu éberlué, incrédule et vaguement écœuré. Était-ce le but recherché par ce film-monsre ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS D'HELEN MIRREN
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:38

Avec son visage lugubre, son jeu austère, Paul Stewart fut un pilier du ‘film noir’. Il apparaît en patron dans « CITIZEN KANE », en coach dans « LE CHAMPION », en homme à tout faire des studios dans « LES ENSORCELÉS », en gangster dans « EN QUATRIÈME VITESSE », mais il trouve ses plus beaux rôles avec les cheveux blancs : le commanditaire de la course dans « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », Ziegfield dans « W.C. FIELDS ET MOI », un mafioso dans « LA MALÉDICTION DE LA PANTHÈRE ROSE », l’agent impuissant de « S.O.B. ».

À la fin de sa carrière, il joue souvent aux côtés de John Cassavetes, déjà croisé dans la série « JOHNNY STACCATO » et qui l’avait dirigé dans « UN ENFANT ATTEND » : il est son père dans « TEMPÊTE » et le producteur de la pièce dans « OPENING NIGHT ».

À la TV, Stewart incarne M. Grant dans la série « THE MAN WHO NEVER WAS », il joue « le vieux » dans la minisérie « UN PRIVÉ DANS LA NUIT ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 105 ans. Happy birthday, Paul.

PSTEWART

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:34

Autant le dire tout de suite, « SINISTER » ne révolutionne pas le film de fantômes et s’inspire directement des classiques que sont « SHINING » (l’écrivain qui s’installe avec sa famille dans une maison hantée) et « RING » (les films Super-8 remplaçant les VHS from Hell). On est donc en terrain familier et le manque relatif de moyens se fait rapidementSINISTRER sentir : on ne sort pratiquement jamais du décor principal, le nombre de personnages est limité au strict nécessaire.

Pourtant, « SINISTER » parvient à générer quelques frissons pas piqués des vers. L’ambiance réaliste, sous-éclairée, plusieurs moments-choc comme les « terreurs nocturnes » du petit garçon, des idées visuelles bien flippantes comme ces spectres se mouvant au ralenti à l’intérieur d’un plan en vitesse normale, sont autant de poussées d’adrénaline qui tiennent en haleine et font oublier les faiblesses de la narration. Ainsi, les deux apparitions – sur écran d’ordi – de Vincent D’Onofrio, en érudit spécialiste de l’Occulte, sont-elles pétries dans le cliché le plus éculé et ramènent à la série « BUFFY CONTRE LES VAMPIRES ». Quant à la conclusion, elle laisse sur un sentiment diffus d’insatisfaction et de « tout ça pour ça ».

Reste que les fameux films Super-8 renvoient efficacement au sous-genre du ‘found footage’, que leur contenu est franchement angoissant dans leur horreur toute simple, que Ethan Hawke est très bien en écrivain fiévreux, obsédé par la renommée, quitte à mettre les siens en danger et que la montée de la trouille est la plupart du temps, parfaitement maîtrisée.

Sans être particulièrement original, « SINISTER » a au moins le mérite d’offrir des images-choc (les enfants pendus, par exemple) qui risquent de s’imprimer pour longtemps dans les mémoires.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 06:05

Sara Lane est une jeune première des années 60, dont le principal titre de gloire est d’avoir interprété ‘Elizabeth Grainger’ l’héritière du ranch Shiloh dans quelques saisons – et plus de 100 épisodes – de la série TV « LE VIRGINIEN ».

Elle tourna « THE TRIAL OF BILLY JACK » et « BILLY JACK GOES TO WASHINGTON », sequels d’un grand succès, sous le nom de ‘Russell Lane’, avant de se retirer en 1977.

Aujourd'hui, elle fête ses 64 ans. Happy birthday, Sara.

LANE

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 05:54

WARPAINT (2)Excellente découverte que ce « WAR PAINT » ! Un petit western dépouillé et ultra-nerveux, aux personnages évolutifs, à l’intrigue tellement concentrée qu'elle en devient quasi-théâtrale et tourné exclusivement dans des extérieurs de désert.

Le scénario suit une troupe de cavalerie chargée de délivrer un traité de paix à un chef indien. Mais le fils de celui-ci, accompagné de sa sœur, font tout pour empêcher les soldatsWARPAINT d’arriver à bon port. D’abord présentés comme les « méchants », des traîtres fourbes et scalpeurs, les « redskins » finissent par s’exprimer et donner leurs raisons. Et force est d’admettre qu'ils n’ont pas complètement tort de vouloir éviter cette paix qui mènera leur peuple à sa perte. Cela n’empêchera pas la ‘squaw’ d’admirer le capitaine, prêt à risquer sa vie pour remplir sa mission, même si lui-même finit par avoir des doutes.

Mais en fait, le vrai thème du film, c'est la soif. Pendant plus d’une heure, on voit des hommes dépérir, marcher jusqu'à l’épuisement, jusqu'au suicide même dans la rocaille, devenir fous et se mutiner parce qu'ils n’ont plus une goutte d’eau. Cela finit par devenir stressant, obsédant et à donner sa colonne vertébrale au film tout entier. L’autre intérêt de « WAR PAINT » c'est son magnifique casting de ‘character actors’, un vrai catalogue : en tête Robert Stack, toujours aussi chaleureux en officier impassible et entêté. Il est suivi de Charles McGraw en sergent dévoué, Peter Graves en félon, Robert J. Wilke en obsédé sexuel et Paul Richards en ‘trooper’ dont la femme vient d’accoucher (et qui donc, par définition, ne s’en sortira pas vivant !).

Des décors grandioses, de bons acteurs, une belle bagarre à flanc de montagne entre Stack et Graves (encore bien loin de « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? ») et un suspense à couper au couteau. Franchement, que demander de plus ?

WARPAINT (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 06:44

Grand vainqueur des Oscars 2013, « ARGO » est-il à la hauteur de ces honneurs ? Oui, dans le sens qu'il maîtrise complètement son sujet et sa technique, qu'il se concentre pour créer un suspense qui va crescendo jusqu'à l’insupportable et qu'il parvient à passionner pour une histoire somme toute parfaitement anecdotique, toute à la gloire de la généralement décriéeARGO CIA.

Le scénario – tiré de faits réels légèrement dramatisés – fait penser à un mélange de « MIDNIGHT EXPRESS » pour l’angoisse de l’étranger cerné, seul contre tous en terre inconnue et de « DES HOMMES D’INFLUENCE » pour l’intervention d’Hollywood dans une affaire d’État. Alors que le montage de ce film fictif inventé pour « exfiltrer » des otages en Iran aurait pu générer de l’humour, Ben Affleck a choisi un ton ultra-sérieux, presque monacal pour traiter son récit. Les scènes de rues, d’émeutes, de violence, sont tout à fait angoissantes et d’un réalisme à faire frémir et on sent que John Goodman et Alan Arkin (génial en vieux renard hollywoodien) contiennent leur propension à la comédie.

Tout cela donne un film palpitant et tendu comme une corde à piano, dont le seul défaut est justement de paraître trop « in control ». Pas un dérapage, pas une fausse note, pas vraiment de surprise. Jusque dans le ‘climax’ final à l’aéroport, tellement bien agencé et monté, qu'il en devient un peu artificiel, tout en demeurant efficace à 100%.

En tant qu’acteur, Affleck a rarement été plus charismatique qu’en « exfiltreur » impassible, planqué derrière une pilosité à la Chuck Norris. Tous les seconds rôles sont impeccables, en particulier Bob Gunton et Philip Baker Hall en représentants du gouvernement, décrits comme « les vieux du Muppet Show ».

À noter le bref caméo de la revenante Adrienne Barbeau, en « sorcière galactique ».

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 06:17

Diane Brewster est une actrice de TV des années 50 et 60, vue au cinéma en épouse de Glenn Ford dans « LA DERNIÈRE TORPILLE », de Paul Newman dans « CE MONDE À PART », elle joue ‘Samantha’ dans 4 épisodes de « MAVERICK », un des personnages récurrents de la série « THE ISLANDERS ». Son rôle le plus mémorable est pourtant le plus bref : elle est l’épouse assassinée du Dr. Kimble dans la série « LE FUGITIF » !

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 82 ans. Happy birthday, Diane.

BREWSTER

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 06:40

De quoi parle donc « L’ÉCLIPSE », le classique italien d’Antonioni, datant d’un demi-siècle ? D’incommunicabilité ? De solitude dans un monde obsédé par l’argent et le matériel ? De la déshumanisation de l'homme moderne ? De l’inanité des relations amoureuses ? Sans doute… En fait, pour profiter pleinement du spectacle esthétiquement ECLIPSEtrès séduisant offert par cette œuvre étrange et légèrement rébarbative, il ne faut justement pas trop se poser de questions et se laisser porter. Se laisser séduire par le jeu de Monica Vitti, jeune femme apathique, à la dérive, animée de temps en temps d’éclairs de joie de vivre et de fantaisie (scène étonnante où elle se déguise en Africaine), rapidement réprimés et traînant son ennui dans des rues désertes, des appartements trop grands, trop sombres ou plongeant parfois dans l’hystérie de la « vraie vie ». Ainsi, la très longue séquence de la Bourse, allant crescendo dans la frénésie, jusqu'au crash, est-elle aussi brillamment exécutée que dérangeante. Car au fond, c'est le seul moment où les personnages paraissent passionnés, animés, voire tout simplement… vivants.

Antonioni s’éternise dans de longs plans magnifiquement cadrés, qui ressemblent à des photos de maîtres, ose d’interminables silences et clôt même son film par dix minutes de plans muets sur des extérieurs et des visages d’inconnus. C'est dire qu'il s’agit d’un cinéma exigeant, dont il est facile de se détourner, voire de se gausser, mais avec un minimum d’effort, le voyage en vaut la chandelle.

Aux côtés de l’intrigante Monica, au regard incroyablement changeant, Alain Delon compose un remarquable portrait de prédateur agité, sans cœur, sans âme, un ‘trader’ accro au pognon et à l’adrénaline. À lui seul, il trace les contours de « l'homme du futur » et cela n’a rien de réconfortant.

À ne pas mettre entre toutes les mains donc, cette « ÉCLIPSE » glaciale qui nous plonge dans un monde en mutation, dans une Italie bien éloignée des clichés folkloriques véhiculés par le cinéma ou la musique.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 06:16

GUNGADIN (2)Tourné quatre ans après « LES TROIS LANCIERS DU BENGALE », dont il est une sorte de clone-remake avec Cary à la place de Gary, « GUNGA DIN », inspiré d’un poème de Rudyard Kipling est tout aussi enthousiasmant et jouissif que son aïeul.GUNGADIN

Pas question ici de rechigner devant le ton paternaliste des scènes entre Anglais et Indiens ou de relever le portrait épouvantablement misogyne de la seule femme jouée par Joan Fontaine. Non, il s’agit simplement de s’installer confortablement et de profiter du spectacle. Tout fonctionne dans « GUNGA DIN » : la relation « à la vie, à la mort » entre les trois sergents, l’alchimie entre les comédiens, les séquences d’action et de batailles superbement réglées, le suspense final. Ça n’a pas pris une ride.

Si Victor McLaglen et Douglas Fairbanks, Jr. sont excellents chacun dans leur emploi de grosse brute sentimentale et de bellâtre fougueux, c'est Cary Grant qui pique la vedette à tout le monde en campant le ‘comic relief’ du trio. Entre deux actes héroïques, il s’en donne à cœur-joie, n’hésite pas à en faire des kilos, à pousser des petits cris aigus, à prendre des mines ébahies ou indignées. Sa maîtrise du cabotinage est impressionnante et sa relation avec Sam Jaffe – étonnamment crédible en porteur d’eau hindou – est drôle et touchante.

C'est le mélange de grand spectacle exotique et de comédie débridée qui donne son cachet à ce petit chef-d’œuvre de cinéma populaire. Bien sûr, on en veut un peu à Blake Edwards et à Peter Sellers de nous avoir gâché la fin, en la pastichant génialement dans « THE PARTY » !

GUNGADIN (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 05:52

Sa silhouette chenue de vieillard avant l’âge n’a jamais été mieux utilisée que dans « QUAND LA VILLE DORT » où Sam Jaffe joue l’escroc allemand responsable du hold-up.

On le découvre dans le rôle-titre du clairon hindou « GUNGA DIN », en savant dans « LE JOUR OÙ LA TERRE S'ARRÊTA », en esclave et ami de « BEN-HUR », en prêtre courageux dans « LA BATAILLE DE SAN SEBASTIAN », en libraire dans « L’APPRENTIE SORCIÈRE ». Il apparaît (en tête coupée !) dans « LES MERCENAIRES DE L’ESPACE ».

À la TV, on le voit dans le rôle du ‘Dr. Zorba’ dans la série « BEN CASEY », en producteur assassiné dans « COLUMBO », en cordonnier témoin d’un meurtre dans « LES RUES DE SAN FRANCISCO ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 122 ans. Happy birthday, Sam.

JAFFE

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