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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:45

Véritable légende, Sterling Hayden traverse les tourmentes du maccarthisme en y laissant quelques plumes, se gaspille dans la série B, mais préserve sa stature d’acteur-culte grâce à une autobiographie hemingwayienne et des rôles qui immortalisent sa carrure de colosse, son jeu hébété sous-tendu de désespoir, sur le fil.

Il est extraordinaire dans « QUAND LA VILLE DORT » en truand déraciné, « PRINCE VAILLANT » dans le rôle de Gawain, « CHASSE AU GANG » en flic brutal mâchonnant un cure-dents, « JOHNNY GUITARE » en pistoléro au bout du rouleau, « JE DOIS TUER » en shérif de province qui sauve le président des U.S.A., « ULTIME RAZZIA » en braqueur taciturne, « ALIBI MEURTRIER » en flic trop brutal, « DR. FOLAMOUR » en général fêlé qui craint pour ses « fluides corporels », « LE PARRAIN » en ripou qui abîme le portrait de Pacino.

HAYDEN anniv

On profite de son look hirsute de vieux hippie dans quelques films de fin de carrière : le vieil orignal dans « LE PRIVÉ », le flic en mission en France dans « LE SAUT DE L’ANGE », le paysan de « 1900 », le patriarche dans « LE ROI DES GITANS », le grand-père écolo de « VENIN » et celui qui meurt en envoyant son petit-fils en Irlande dans « MOURIR À BELFAST ».

À noter que Hayden apparaît même dans un ‘spaghetti western’, le très inconnu « CIPOLLA COLT ».

À la TV, Sterling Hayden incarne Grudge dans « CAROL FOR ANOTHER CHRISTMAS » réalisé par Joseph L. Mankiewicz.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 95 ans. Happy birthday, Sterling.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:03

Vu le succès inattendu rencontré sur « WWW » par Flora Robson grimée en esclave noire dans « L’INTRIGANTE DE SARATOGA », nous ne résistons pas à y revenir, le temps d’une image à la fois romantique et encourageante.

ROBSON

Cela s'adresse à toutes les jeunes femmes complexées par un physique… difficile. Voyez : on peut avoir le visage barbouillé de fond de teint brunâtre, des sourcils à faire pâlir de jalousie Jack Elam, un turban ridicule et malgré tout, finir dans les bras de Gary Cooper !

Soixante ans plus tard, Robert Downey, Jr. suivra l’exemple de Flora en incarnant un acteur blanc maquillé en noir dans l’hilarant « TONNERRE SOUS LES TROPIQUES ». Mais Flora fut la pionnière…

D'ailleurs, à la suite de ce franc succès doublé d’une crédibilité à toute épreuve, elle fut promue impératrice de Chine dans « LES 55 JOURS DE PÉKIN ». Peur de rien, Flora…

ROBSON2

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 06:54

Essentiellement actrice de télé, la rousse Marcia Cross est ce qu'il y a de plus délectable dans la série « DESPERATE HOUSEWIVES ». Son rôle de bourgeoise ultra-organisée, coincée, pète-sec et totalement givrée lui va comme un gant et éclipse souvent ses partenaires.

On l’aperçoit dans « BAD INFLUENCE », dans plus de cent épisodes du ‘soap’ « MELROSE PLACE » et dans divers rôles secondaires.

Aujourd'hui, elle fête ses 49 ans et on lui souhaite de faire oublier l’inoubliable Bree Van De Kamp dans d’autres personnages à sa mesure. Happy birthday, Marcia.

CROSS anniv

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 06:46

TENNESSEE CHAMP (1)Personne n’a jamais entendu parler de « TENNESSEE CHAMP », une série B pourtant réalisée par Fred M. Wilcox (« PLANÈTE INTERDITE », quand même !) en 1954, et à peu près invisible depuis, que ce soit en vidéo ou en diffusions télé. Le film n’est même pas sorti en Europe.

Le héros du film est Dewey Martin, récemment révélé par Howard Hawks, qui joue un jeune boxeur qui s’est réfugié dans la BibleTENNESSEE CHAMP après avoir mis KO et peut-être même tué un voyou qui l’attaquait (Charles Bronson). Pris en main par un manager véreux (Keenan Wynn) et sa femme (Shelley Winters), Dewey va s’imposer sur le ring. Quand il devra affronter le champion ‘Sixty Jubel’, il découvrira que celui-ci n’est autre que le voyou qu'il pensait avoir tué jadis.

Un drôle de scénario, mais un casting qui donne sérieusement envie de découvrir la chose. Également dans la distribution : la charmante Yvette Duguay, Earl Holliman en soigneur joueur d’harmonica (tiens…) et Jack Kruschen.

C'est certainement le film le moins connu de la filmo de Bronson, qui n’y tient qu’un rôle épisodique et sa première rencontre avec Keenan Wynn qu'il retrouvera plusieurs fois à la TV ainsi que dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et « LE FLINGUEUR ».

En voilà un qu’on aimerait bien voir ressurgir dans les « archives » de quelque éditeur (MGM, en l’occurrence).

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:17

AUBE ROUGE (1)À force, avec les années, « L’AUBE ROUGE » a fini par devenir une sorte de film-culte, au second degré. Du moins, on l’espère. On sait que John Milius n’a jamais été un gauchiste brandissant le signe de la paix dans des conventions écolo. Mais là, il se laisseAUBE ROUGE complètement aller à un pur délire anti-rouges, où s’épanouissent ses fantasmes belliqueux et ses vieux rêves d’héroïsme patriotique. C'est bien simple, on doit parfois se pincer pour croire à ce qu’on voit : un film de résistance déplacé de la vieille Europe aux Amériques. Mais qu’on se rassure : ce n’est pas « L’ARMÉE DES OMBRES » !

Pour résumer, c'est la WW3 et les États-Unis sont occupés par les armées russes et cubaines qui tirent sur tout ce qui bouge et feraient passer le 3ème Reich pour une bande de boy-scouts en goguette. Seuls résiste une poignée d’ados armés jusqu'aux AUBE ROUGE (2)dents qui mène une guérilla sans pitié à l’oppresseur. Entre les vieux clichés des films de guerre à la John Wayne vaguement recyclés, les répliques à l’emporte-pièce, les numéros d’acteurs « virils », on hésite parfois à prendre tout cela au sérieux. Et si Milius avait énormément d’humour ? Malgré tout, rien n’est moins sûr…

Le film est longuet, manque un peu de moyens et se résume souvent à des attaques répétitives et des discours autour du feu de camp. Mais c'est émouvant de revoir Patrick Swayze ou Charlie Sheen, jeunes et en pleine forme. De retrouver des vieux de la vieille comme Ben Johnson ou Harry Dean Stanton (il faut l’avoir vu crier : « Vengez-moi ! Vengez-moi ! ») qui apportent leur caution de vétérans. Mais c'est William Smith qui se taille la part du lion : il apparaît tard, joue l’intégralité de son rôle en russe, mais crève l’écran en officier féru de chasse à l'homme.

« L’AUBE ROUGE » est unique en son genre, tellement outré que son « message » (si tant est qu'il y en ait un...) perd en efficacité. Mais fallait-il que les auteurs y croient dur comme fer, pour porter ce projet jusqu'au bout.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 12:00

Henry Fonda, icône du cinéma américain de l’Âge d’Or, tourna on le sait, une série TV dans les années 50 : « THE DEPUTY », dans laquelle il se débrouilla pour ne pratiquement SMITH FAMILYjamais apparaître ! Il faut dire qu'il n’aimait déjà pas beaucoup le cinéma, mais haïssait carrément la télé !

Ce qu’on sait moins, c'est qu’entre 1971 et ’72, il tourna une autre série : « THE SMITH FAMILY ». Alors âgé de 67 ans, ‘Hank’ Fonda jouait un sergent de la Crim’. Mais contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une série policière, mais bien d’une… ‘sitcom’ ! Une comédie familiale, avec sa piste de rires ‘off’, centrée non pas sur les enquêtes du sergent-détective Chad Smith, mais plutôt sur sa vie de famille.

Fonda était entouré de Janet Blair jouant sa femme et ses enfants étaient campés par le futur réalisateur Ron Howard, Darleen Carr, Michael-James Wixted. Son supérieur avait les traits rugueux du vétéran Charles McGraw.

La série ne dura que 39 épisodes de 26 minutes et accueillit quelques ‘guest stars’ notables : A. Martinez, Bruce Gordon, Jo Ann Harris, Arthur O’Connell, Joanne Dru, Ahna Capri, Gene Evans, Agnes Moorehead, Sheree North, Neville Brand, John Larch, l’ex-Tarzan Mike Henry, Susan Oliver, Guy Madison et Tim Matheson.

C'est un pan complètement oublié, voire occulté (était-ce donc si mauvais ?) de la belle carrière de Mr Fonda. Une petite exhumation de l’intégrale, un de ces jours, serait peut-être une révélation ?

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 08:10

« FIGHTER » (le titre en v.f. est donc le même qu’en v.o., mais sans le « THE » d’origine !) est un film sur lequel il est curieusement difficile de se faire une opinion. Peut-être parce qu’on a la sensation d’avoir déjà vu ce genre de « success story » dans l’univers de la boxeFIGHTER des dizaines de fois, peut-être parce qu'il ne soutient pas la comparaison avec « ROCKY » dont il se réclame ouvertement, peut-être aussi parce que le numéro en ‘show-off’ de Christian Bale finit par lasser. Il n’est pas mauvais à proprement parler, mais la composition est tellement chargée, si « oscarisable »…

Pourtant, le film est bien fait, n’ennuie pas et – bonne surprise – l’habituellement transparent Mark Wahlberg fait une jolie performance en pugiliste introverti, écrasé par l’ombre d’un frère aîné adulé de tous.

Mais on reste extérieur et même si les combats de boxe sont filmés simplement et avec une réelle efficacité, ils renvoient par leur stratégie (se laisser cogner pour fatiguer l’adversaire) à la célèbre ‘franchise’ de Stallone.

Le plaisir viendra plutôt des seconds rôles : la décidément extraordinaire Melissa Leo, méconnaissable dans le rôle de la mère-manager étouffante et rayonnante de vulgarité, du toujours excellent Jack McGee en père grenouilleur et chaleureux. Sans compter les sœurs de nos héros, « croquées » avec cruauté et drôlerie.

« FIGHTER » est donc un plutôt bon film, jamais emballant, à voir pour modifier ses a priori contre Wahlberg et pour Melissa Leo, dont chaque apparition est un régal.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 07:48

William Smith, l’inoubliable et nocif Falconetti de la minisérie « LE RICHE ET LE PAUVRE », dont le visage à la Jack Palance et la musculature de superhéros de comics ont hanté quelques classiques et tant de séries Z, fête aujourd'hui ses 78 ans. Le même jour que Steve McQueen avec qui il se bagarrait – déguisé en Hindou – dans une scène de « LA PROIE DES VAUTOURS ».

Happy birthday, William…

SMITH anniv

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:22

SARATOGA (1)« L’INTRIGANTE DE SARATOGA » est un drôle de pot-pourri, commençant comme un gros mélodrame, évoluant en comédie coquine et se transformant subitement en film d’action autour d’une guerre entre propriétaires de lignes de chemins de fer. Difficile de s’y retrouver et de comprendre exactement où voulaient en venir les auteurs.SARATOGA

Reconstitué peu après « POUR QUI SONNE LE GLAS », le couple Ingrid Bergman-Gary Cooper n’est pas utilisé à son plein potentiel. C'est un véhicule pour la belle comédienne suédoise, sans aucun doute. En aventurière venue de France pour venger sa mère déshonorée à New Orleans, elle atterrit à Saratoga, une sorte de ville de cure, et décide d’épouser un milliardaire. Mais elle tombe amoureuse d’un beau Texan sans le sou. Bergman s’amuse beaucoup : friponne, hystérique, naïve, fielleuse, elle passe par tous les états et traîne derrière elle une servante noire (jouée par l’Anglaise tout ce qu'il y a de blanche Flora Robson, sous un maquillage grossier) et un nain sautillant, insupportable de cabotinage.

‘Coop’ lui, ne se fatigue pas énormément. Avec son beau chapeau blanc, ses longues jambes et son sourire entendu, il campe une espèce de sous-Rhett Butler et s’efface derrière sa partenaire qui fond littéralement dès qu'elle le croise. Utilisé en sex symbol, l’acteur traverse le film avec ironie et s’offre le luxe d’une dernière scène où il déploie toute sa panoplie de mimiques coopériennes et de battements de cils. Délectable !

Malgré ses magnifiques décors de studio, son couple de stars au sommet de leur séduction et quelques moments réussis, « L’INTRIGANTE DE SARATOGA » ne va nulle part et pâtit d’un scénario mal construit qui piétine pendant une bonne heure. Dommage…

SARATOGA (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 15:19

Elizabeth Taylor vient de mourir, à l’âge de 79 ans.

Actrice depuis l’enfance, elle devient une honnête comédienne, se révèle grâce à ses films avec J.L. Mankiewicz, acquiert un statut de superstar internationale en épousant Richard Burton.

TAYLOR RIP

Mais sa carrière est relativement décevante et elle est plus connue comme « people » que pour ses grands films.

On retiendra d'elle une beauté hors du commun et ses numéros ‘bigger than life’ dans « QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ? » ou « UNE BELLE TIGRESSE ». La fin d'une légende... D'une époque... R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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