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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 06:35

DIVORCE (1)« DIVORCE À L’ITALIENNE » réunit tout ce qu’on aime dans la comédie transalpine : la bouffonnerie, les ruptures de ton, l’arrière-plan politique (une toile de fond, ici), le sens de la caricature, le rire grinçant. Cette farce sicilienne idéalement rythmée, présente une belleDIVORCE galerie de « monstres », qu’on voit s’entredévorer avec avidité et stupidité, esclaves de leurs pulsions et probablement d’une lourde hérédité.

Tout est parfaitement à sa place, équilibré, jamais excessif. Pourtant, Pietro Germi n’y va pas de mainmorte pour brosser ses protagonistes : Marcello Mastroianni – qui tutoie ici le génie – joue un noble légèrement dégénéré, obsédé par de molles passions qu’on peut deviner dans son œil vitreux. Impossible d’oublier le tic nerveux qui l’agite (un petit « tsk » du coin de la bouche) quand il est contrarié. Face à lui, la génialissime Daniela Rocca joue sa femme, effrayant portrait de l’épouse sicilienne au front bas, au duvet noir au-dessus de la lèvre, virago lascive et avaricieuse, à la bêtise colossale. Sa façon se susurrer « Fefé » (le surnom de son cher et tendre) à tout bout de champ, peut DIVORCE (2)effectivement justifier les envies de meurtre ! Sans oublier la toute jeune et magnifique Stefania Sandrelli, en femme idéale, même si ce ne sera pas pour longtemps.

Dans son genre, « DIVORCE À L’ITALIENNE » est un film quasi-irréprochable. On ne cesse de sourire, de rire aux éclats parfois, devant l’agitation de ces pantins décérébrés et au spectacle désolant de leurs complots minables et de leurs vices. Germi met à mal « l’honneur » à la sicilienne, renvoie dos à dos l’Église, la mafia, la noblesse, le mariage, avec une joyeuse virulence. C'est un film anti-morosité, un véritable petit chef-d’œuvre de méchanceté à revoir jusqu'à plus soif.

 

À NOTER : le très sympathique et amusant clin d’œil à « LA DOLCE VITA » et à Fellini, via la projection du film dans le cinéma du village, avec des extraits où est – bien évidemment – absent Mastroianni.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 06:30

ARGENT (1)Qu'est-ce qui différencie un long-métrage de cinéma d’un téléfilm lambda ? Pas forcément le sujet, ni même le casting. Au vu de « L’ARGENT DES AUTRES », cela saute aux yeux : c'est le parti-pris. En stylisant la mise en scène et la bande-son, en sélectionnant d’immenses décors inhumains, hors du temps, Christian de Chalonge plonge instantanément le spectateur dans un univers cauchemardesque, kafkaïen, obligeant à nousARGENT identifier à Jean-Louis Trintignant, employé de banque médiocre et timoré, se retrouvant subitement bouc-émissaire d’une énorme escroquerie.

Revoir aujourd'hui, encore plongés dans la crise de 2008, ce film datant de plus de 40 ans, est assez édifiant. Les mécanismes étaient déjà les mêmes, les banquiers rongeaient l’édifice de l’intérieur et l’issue n’était pas compliquée à anticiper. Extrêmement froid et maîtrisé, ne laissant place à aucune fantaisie, aucune digression, « L’ARGENT DES AUTRES » n’est pas un film facile à aimer, mais il fascine indéniablement, d’autant que sa construction scénaristique est assez savante et les flash-backs – par exemple – très intelligemment amenés. On en ressort suffoqué, paranoïaque et quelque peu découragé.

Trintignant est formidable de transparence. Son ambiguïté naturelle ajoute une seconde couche à ce personnage qui n’est pas que victime, mais aussi un peu coupable par soumission et négligence. Autour de lui, un bon cast : Michel Serrault en banquier paternaliste et abject, l’excellent François Perrot en faux-ami redoutable, Catherine Deneuve dans un rôle trop superficiel d’épouse dévouée et Claude Brasseur amusant en crapule professionnelle.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 06:54

NEVER SAY (2)Drôle de bouillabaisse que ce « NE DITES JAMAIS ADIEU », un mélodrame avec un Rock Hudson échappé d’un film de Douglas Sirk et inspiré d’une pièce de… Pirandello.

Un médecin retrouve sa femme allemande, disparue pendant sept ans. Les trois-quarts du scénario sont consacrés au flash-back de leur rencontre à Berlin, de leur mariage, de laNEVER SAY (1) naissance de leur fille, etc. Ensuite, il s’agit de ramener la fräulein au bercail et de la faire accepter par la gamine qui a toujours cru que sa mère était morte, alors qu'elle était prisonnière derrière le rideau de fer.

Autant le dire tout de suite, c'est hautement improbable, grandement ridicule et parfaitement idiot. Les personnages sont stupides et illogiques, compliquant à loisir des situations NEVER SAY (3)pourtant limpides, pour le seul plaisir d’arracher quelques larmes. Habitué aux ‘tearjearkers’, Hudson a rarement eu l’air aussi niais et emprunté que dans ce rôle de docteur énamouré mais fou de jalousie. Sa mollesse naturelle ne convient pas très bien au rôle ! Face à lui, Cornell Borchers sorte d’avatar teuton d’Ingrid Bergman, joue la pianiste objet de toutes les adorations. George Sanders promène sa morgue amusée en caricaturiste quelque peu collant. On reconnaît çà et là des seconds rôles comme le bon vieux Ray Collins, le tout jeune David Janssen en militaire chaud-lapin et même Clint Eastwood qui apparaît dans les premières minutes du film, en chercheur qui vient prévenir Hudson qu’on le demande au téléphone et lui souhaite ensuite bon voyage, avant de se plonger, l’air très concentré dans la contemplation d’une radio.

NEVER SAY

Le complétiste eastwoodien se devra donc de voir et de posséder ce pudding indigeste à la BO dégoulinante, qui entre deux sanglots, s’offre des saillies anticommunistes. Tant qu’à faire…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 06:10

Don Mitchell est un acteur de TV des années 60 et 70, dont le seul titre de gloire est d’avoir joué ‘Mark Sanger’ un des subordonnés plus ou moins dociles de Raymond Burr dans la série « L'HOMME DE FER ».

Au cinéma, on l’aperçoit dans « SCREAM BLACULA, SCREAM » et dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… 2 SALOPARDS », film de montage tiré d’une série télé, où il est venu faire des « raccords » dix ans après.

Aujourd'hui, il fête ses 70 ans. Happy birthday, Mark.

DMITCHELL

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:09

Malachi Throne est un comédien de télévision, spécialisé dans les rôles « ethniques » et les accents les plus variés. Il fut un méchant idéal dans quelques épisodes de la série « MISSION : IMPOSSIBLE ». Au cinéma, il n’a tourné que très peu, comme récemment dans « ARRÊTE-MOI SI TU PEUX ».

Le téléfan se souvient surtout de Throne pour le rôle de ‘Noah Bain’, l'homme du Gouvernement qui donne ses missions à Robert Wagner dans la série « OPÉRATION VOL ».

Il vient de mourir à l'âge de 85 ans. R.I.P.

THRONE

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 06:36

Tout le monde a vu et revu « THE FULL MONTY », tout le monde connaît le film, beaucoup d’auteurs et producteurs en ont plagié le scénario ou tout du moins le concept. Qu’en reste-t-il aujourd'hui ? Plutôt de jolies choses, est-on presque surpris de constater.FULLMONTY

Déjà l’idée de départ de faire une comédie d’un postulat qui aurait pu donner lieu à un drame social à la Ken Loach, est sympathique et étonnamment bien traitée. Ensuite l’extrême simplicité du déroulement, qui permet de vrais développements de caractères et une évolution des rapports entre les personnages. Et puis un casting éblouissant de justesse, jusqu'au plus petit rôle, d’où se détachant Robert Carlyle qui n’a jamais été plus lumineux et charismatique qu’en chômeur porte-poisse, mais jamais battu, Mark Addy formidable d’émotion en « bon gros » tourmenté ou le toujours extraordinaire Tom Wilkinson en ex-contremaître amateur de nains de jardin. On retrouve également Lesley Sharp dans un rôle effacé, mais qui bénéficie de la meilleure réplique du film.

Désarmant par son premier degré, par le manque de sophistication de son écriture, par la portée de ce qu'il raconte et par son discours dépourvu de sentimentalité sur la solidarité, l’amitié et le courage au quotidien, « THE FULL MONTY » se laisse revoir avec un plaisir infini. À tel point que l’arrêt sur image final laisse sur une sensation de « pas assez ». C'est rare, ça !

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 06:20

« THE PITCHWAGON » est un épisode de la 4ème saison de la série « RAWHIDE », notable pour la seule et unique rencontre sur un écran de deux icônes du western : Clint Eastwood (ici seul ‘wagonmaster’ en l’absence d’Eric Fleming) et l’inamovible cabotin Jack Elam.

À part ce micro-évènement, c'est un film plutôt raté et mal écrit centré sur Buddy Ebsen, un charlatan itinérant. Attaqué par les Indiens, il est sauvé par Clint, mais un des cowboys est tué. Pour envoyer de l’argent à sa veuve, Ebsen organise un concert en ville, avec sa femme retrouvée tout à fait par hasard sur la route (sic !) en compagnie de son nouvel amant, le toujours sinistre Hugh Marlowe.

RAWHIDE elam

Le scénario est mal fichu, tiré par les cheveux, s’attarde sur les gaffes débiles de ‘Mushy’ le cuistot demeuré, mais il permet au moins de voir le grand Clint en train de chanter une vieille balade western sur une scène de saloon, devant des admiratrices pâmées et un Elam plus grimaçant que jamais, dans un rôle de ‘gambler’ tout de noir vêtu au sourcil machiavélique. Il y a des spectacles dont on ne se rassasie jamais !

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:28

Le titre et le casting font penser à ces nombreuses comédies romantiques tournées par Cary Grant depuis les années 30, la signature de Michael Curtiz est plutôt rassurante, la couleur est attractive. Bref, « NUIT ET JOUR » donne envie d’aller y jeter un coup d’œil, même siJOURNUIT la durée de deux heures devrait être une sonnette d’alarme.

En fait de comédie, il s’agit plutôt d’un ‘biopic’ excessivement fantaisiste de Cole Porter, un semi ‘musical’ kitsch et niaisement romancé, inventant la plupart des évènements biographiques qu'il décrit et occultant des pans entiers de la vie du musicien. Car oui, c'est bien Cary Grant qui l’incarne ! Et malgré toute l’admiration qu’on peut avoir pour l’acteur, force est d’admettre que s’il ressemble à quelqu’un, ce n’est certainement pas à Cole Porter, mais bel et bien et uniquement à… Cary Grant. Dirigé d’une main de fer, beaucoup trop, apparemment, il passe en pilotage automatique et traverse le film en zombie vaguement souriant, le sommet de ridicule étant atteint quand il est censé jouer un étudiant rebelle de 18 ans, ou qu'il écrit des partitions au milieu des bombardements dans les tranchées de la WW1. Il n’a qu’une seule scène amusante, celle où il pense que la femme de sa vie est devenue mère de famille nombreuse à Londres. Là, le temps de quelques mimiques et ‘double takes’, on retrouve ce bon vieux Cary tel qu’en lui-même.

Rallongé par ses numéros musicaux très élaborés mais beaucoup trop étirés, le film paraît interminable. Heureusement, les femmes sont belles, à commencer par la classieuse Alexis Smith et la toute jeune Dorothy Malone. On est moins gâté avec l’insupportable Monty Wooley jouant son propre rôle, qui vampirise la moitié du film en ami cabotin du génie.

Passée à la moulinette édulcorante des studios, la vie de Cole Porter ne présente donc pas le moindre soupçon d’intérêt. Reste – pour l’amateur – ses chansons, dont le film donne un aperçu in extenso.

JOURNUIT (1)

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:16

Christian Marquand est un acteur français des années 50,  connu pour ses rôles dans « ET DIEU CRÉA LA FEMME » ou « J’IRAI CRACHER SUR VOS TOMBES », mais qui poursuivit également une curieuse carrière internationale.

Il apparaît en officier dans « LORD JIM », en médecin dans « LE VOL DU PHÉNIX », en metteur en scène dans « CANDY » (qu'il réalise avec un cast impressionnant), en commandant de bord dans « VICTOIRE À ENTEBBE » et de retour en France, en ex-complice de Montand dans « LE CHOIX DES ARMES ».

À noter qu'il apparaît en planteur français dans la longue séquence réintégrée dans le montage de « APOCALYPSE NOW – REDUX ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Christian.

MARQUAND

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 06:47

Acteur au physique passe-partout devenu inquiétant avec l'âge, Ray Barry apparaît en artiste snob dans « LA FEMME LIBRE », en collègue et ami d’enfance de Rourke dans « L’ANNÉE DU DRAGON », en supérieur hostile dans « COP », en flic toujours dans « RAPID FIRE » et « CHUTE LIBRE » où il est le supérieur odieux de Robert Duvall, en milliardaire fana d’alpinisme dans « K2 », en père de Tom Cruise dans « NÉ UN 4 JUILLET », en vice-président des U.S.A. dans « MORT SUBITE ».

BARRY

Il fait forte impression dans « LA DERNIÈRE MARCHE » où il incarne le père d’une victime, entre bigotterie et tolérance avec une grande subtilité. On le revoit peu après dans un film très proche, « L’HÉRITAGE DE LA HAINE » où il est stupéfiant en pilier du KKK suintant la haine par tous les pores de la peau.

Il apparaît brièvement en ripou du FBI dans « TRAINING DAY », en malfrat sadique dans « BLEU PROFOND ».

À la TV, on le voit en sénateur protégeant plus ou moins Mulder, dans la série « X-FILES », dans quelques épisodes de « COLD CASE » et en père dangereux du héros de la série « JUSTIFIED ».

Aujourd'hui, il fête ses 74 ans. Happy birthday, Raymond.

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