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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 06:39

On sait depuis longtemps que Kathryn Bigelow a l’étoffe d’une grande cinéaste. On l’a vue s’affirmer, se perdre, se gaspiller, revenir en force et aujourd'hui avec « ZERO DARK THIRTY » s’imposer pour ce qu'elle est réellement.

Ce film basé sur la traque de Ben Laden par la CIA, une chasse à l'homme qui dura dix ans,ZERO est époustouflant. Parce qu'il n’esquive aucun sujet qui fâche (les tortures atroces infligées par les Américains aux suspects), parce qu'il est d’un tel réalisme qu'il frôle parfois le docudrama, parce que malgré sa durée il ne comporte aucune longueur, aucun fléchissement, ce film dur, fascinant, écœurant, monte en puissance pour s’achever en une demi-heure en « temps réel » sur l’attaque de la planque de la « cible », qui est d’une maîtrise technique à rendre jaloux tous les films d’action de ces dernières années.

Seule concession – nécessaire – à la dramatisation hollywoodienne, le personnage de Jessica Chastain qu’on suit du début à la fin, et qui semble concentrer sur sa seule personne tous les responsables de la traque. Avec une intensité exceptionnelle, une finesse admirable, l’actrice change subtilement sous nos yeux, passant de la novice au cœur sensible à la guerrière obsessionnelle. Car c'est bien de cela qu'il s’agit : d’obsession. Et cette héroïne désincarnée, mono-orientée, incapable de profiter de la vie ou même de sourire, représente l’état d’esprit d’une Amérique humiliée en quête de vengeance.

Un excellent casting, jusqu'aux tout petits rôles, permet à Jason Clarke de crever enfin le grand écran, dans un rôle digne de sa carrure. Ses premières scènes d’interrogatoire font froid dans le dos.

« ZERO DARK THIRTY » est un grand film de guerre contemporain, un magnifique morceau de cinéma. À se demander ce qu’avaient les votants des Oscars dans les yeux, quand ils lui ont préféré l’agréable mais inoffensif « ARGO » !

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 06:24

Philip Ober est un acteur de seconds rôles des années 50, spécialisé dans les emplois de business men ou de militaires rigides.

On s’en souvient en capitaine marié à Deborah Kerr dans « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES », en lieutenant dans « ESCAPADE AU JAPON », en politicien dans « 10, RUE FRÉDÉRICK », en révérend dans « ELMER GANTRY, LE CHARLATAN », en ambassadeur dans « LE VILAIN AMÉRICAIN ». Il fut plusieurs fois sur le banc des accusés dans la série « PERRY MASON ».
Aujourd'hui, il aurait fêté ses 111 ans. Happy birthday, Philip.

OBER

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:03

La sortie en version longue du classique de Dario Argento « LES FRISSONS DE L’ANGOISSE » permet de se replonger, bien des années après sa découverte, dans une œuvre adulée des fans du réalisateur et du ‘giallo’ en général. Il s’agit au final d’une version TRÈS longue ! Car sur deux heures et des poussières, Argento étire jusqu'à l’exaspération unDEEPRED sujet extrêmement mince, une sorte de ‘whodunit’ assez maladroit, qui n’est prétexte qu’à des effets de style et parfois de virtuosité.

Car c'est bien de cela qu'il s’agit : de mise en scène. Peu soucieux de cohérence dramatique, le scénario alterne les moments drolatiques (les relations entre le pianiste-enquêteur et la journaliste) aux plages de suspense, elles-mêmes entrelardées de séquences-choc, voire ‘gore’. Argento se regarde filmer, allonge d’interminables – et très jolis – travellings dans des couloirs, des plans-séquences eux aussi très étirés, ignore le concept de l’ellipse. Quand on visite une maison « hantée » ou les archives d’un lycée dans la nuit, c'est de A jusqu'à Z, mètre après mètre, marche après marche. Cela demande beaucoup de vénération pour le maestro et une infinie patience. Car au bout du compte, il ne se passe pas grand-chose ! Et même si elle a elle aussi ses fans acharnés, la BO prend parfois sérieusement la tête.

David Hemmings promène sa bonne bouille de chérubin anglais dans un rôle improbable, Daria Nicolidi est amusante jusqu'à un certain point et les seconds rôles sont généralement désolants.

Heureusement, quelques plans impriment la rétine : cet automate qui s'avance vers la caméra en sortant de l’ombre, ce combat de chiens d’une férocité inouïe, qui ne dure que quelques secondes et n’est relié à rien, cette petite fille au faciès franchement inquiétant, la révélation finale…

Alors, chef-d’œuvre ? Pour certains, c'est indéniable. Pour « WWW », pas vraiment. Mais… nobody’s perfect.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 06:22

Virginia Grey est une piquante et très expressive actrice de composition qui débuta enfant dans « LA CASE DE L’ONCLE TOM » et tourna pas moins de 140 films et téléfilms durant sa longue carrière.

Elle est une des « FEMMES » de Cukor, apparaît dans « LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE » ou « LA ROSE TATOUÉE ».
Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 96 ans. Happy birthday, Virginia.

VGREY

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 06:15

James Coco est un acteur de second plan des seventies venu de Broadway, sorte de précurseur de Danny DeVito, qui trouva des bons rôles et même quelques-uns en vedette.

Il est marin dans « ENSIGN PULVER », épicier dans « DES FRAISES ET DU SANG », mondain dans « DES AMIS COMME LES MIENS ». Il joue ‘Sancho Pança’ pour Peter O’Toole dans « L'HOMME DE LA MANCHA », un comique de l’époque du Muet dans « THE WILD PARTY » (son meilleur rôle, pour James Ivory), apparaît dans le « RÊVE DE SINGE » de Ferreri et joue un avatar d’Hercule Poirot dans « UN CADAVRE AU DESSERT ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 83 ans. Happy birthday, James.

COCO

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 05:53

« LA FEMME RÊVÉE » est le premier des quatre films que Deborah Kerr et Cary Grant tournèrent ensemble et probablement le pire. C'est un « boulevard » mal fichu à tousDREAMWIFE points de vue, qui maltraite pesamment le thème de la libération de la femme à travers un scénario infantile et – pire que tout ! – jamais drôle.

Parce qu'il trouve sa fiancée trop « moderne » et émancipée, Cary rompt avec elle et demande une princesse exotique en mariage. Le père de celle-ci possède des puits de pétrole, aussi leurs retrouvailles à New York sont-elles très surveillées. D'ailleurs, c'est l’ex (Kerr) du futur époux qui sert d’interprète. Au passage, elle ouvrira les yeux de la jeune promise, en lui inculquant des notions de féminisme.

Tout ou presque se passe dans une chambre d’hôtel, on entre, on sort, on claque les portes, on accumule les quiproquos. On est un peu gêné de voir le cher Cary se compromettre là-dedans. Étonnamment mince, presque frêle, un brin précieux, il recycle ses vieilles mimiques sans entrain et n’est que l’ombre de lui-même. Les « gags » sont d’une lourdeur incroyable : il faut l’avoir vu déclarer sa flamme au ‘bodyguard’ géant de sa fiancée, en lui caressant la barbe (pas d’ambiguïté, il fait sombre, il le prend pour la princesse !). À ses côtés, Miss Kerr s’en sort mieux en adoptant une réserve bienvenue. Si Betta St. John n’est pas vraiment à la hauteur de sa tâche, on aperçoit des seconds rôles familiers comme Walter Pidgeon, Richard Anderson ou Steve Forrest.

DREAMWIFE (1)

Mal filmé, platement photographié, atrocement démodé dans son propos, faisant peu de cas du talent de ses interprètes, « LA FEMME RÊVÉE » est à éviter soigneusement si on veut garder intacte l’image du futur couple de « ELLE ET LUI ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 06:15

Edgar Buchanan fait partie de ces seconds rôles stakhanovistes (plus de 170 films, téléfilms et séries TV), dans la mouvance des Walter Brennan ou Chill Wills, spécialisés dans les personnages de vieillards avant l’heure, d’ivrognes sympathiques, de juges truculents et autres.

On s’en souvient en sergent dans « BUFFALO BILL », en frère Tuck dans « LE FILS DE ROBIN DES BOIS », en fermier dans « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES », en juge dans « LES RÔDEURS DE L’AUBE ». Il était parfaitement casté dans la série TV « JUDGE ROY BEAN », joue encore un juge dans « LES COMANCHEROS » et « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », un avocat dans « LA TAVERNE DE L’IRLANDAIS », le tonton dans plus de 200 épisodes de la sitcom « PETTICOAT JUNCTION » et l’adjoint de Glenn Ford dans la série « SAM CADE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 110 ans. Happy birthday, Edgar.

BUCHANAN

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 06:09

7 SAINTSInterprété par des acteurs de séries TV western à la mode comme Clint Walker (« CHEYENNE ») et Roger Moore (« MAVERICK »), « LE TRÉSOR DES 7 COLLINES » ne manque pas d’attrait, grâce à un scénario sec et rapide, tournant autour d’un chargement d’or qui attire toutes les convoitises et des paysages que n’aurait pas reniés John Ford. Le7 SAINTS (1) seul vrai regret vient de l’absence de couleur : la beauté des extérieurs et le CinémaScope l’exigeaient pourtant.

Le film accroche dès le début et ne relâche la pression que lors d’une longue et pénible parenthèse dans le ranch d’un ami mexicain, surjoué de façon éhontée par Robert Middleton dont le rire gras systématique finit par taper sur le système.

Hormis ce terrible « ventre mou » en son milieu, ce western d’aventures tient 7 SAINTS (3)par son âpreté, son réalisme dans la description du désert et de la folie générée par l’or. Le tandem formé par Walker étonnamment à l’aise dans son rôle habituel de trappeur taiseux et le jeune Moore, plutôt inhabituel en ‘sidekick’ chaud-lapin et tête brûlée fonctionne à merveille. Le duo est attachant, crédible et maintient l’intérêt grâce à des échanges incessants et drolatiques. De bons seconds rôles comme Gene Evans ou le peckinpien Chill Wills remplissent parfaitement leur office.

Plus simple et épuré que les autres westerns que Walker tourna avec Gordon Douglas, « LE TRÉSOR DES 7 COLLINES » a très bien vieilli, maintient un bon suspense, utilise intelligemment le désert et s’offre même un fin « hustonienne » comme on les aime, qui semble être un clin d’œil direct au « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE ». On a vu pire, comme référence.

7 SAINTS (2)

À noter une excellente réplique : alors que le méchant supplie Walker d’ôter le rocher qui lui écrase la jambe, notre héros prend une poignée de poudre d’or et la lui jette à la figure : « Crève riche ! », dit-il.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:37

Charles McGraw semblait né pour jouer les gangsters dans « LES INCORRUPTIBLES », ce qu'il fit d'ailleurs à plusieurs reprises. Dans l’épisode « PORTRAIT OF A THIEF » de la 1ère saison de la mythique série de la Desilu, il incarne ‘Johnny Torrio’ un bootlegger impitoyable et odieux, qui saigne à blanc un ancien taulard devenu business man et propriétaire d’une société d’alimentaire. C'est l’excellent Edward Andrews qui incarne celui-ci, flanqué d’Henry Jones qui campe son frère noyant son humiliation dans l’alcool.

L’enquête de Ness, entre Chicago et New York se résoudra – comme dans la réalité – grâce à un bête livre de comptes. Les quelques fusillades à la mitraillette ne sont manifestement là que pour animer quelque peu le scénario.

INCOS mcgraw

L’épisode se laisse regarder sans ennui grâce à la qualité de son casting de ‘guests’ et pour une image archétypique de Robert Stack : contemplant le cadavre d’Andrews gisant au milieu des dollars, il jette un coup d’œil à sa photo anthropométrique et la déchire en deux avant de jeter les morceaux sur le mort. Dire qu'il fait partie des ‘good guys’ !

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:01

Tige Andrews (oui, en français, c'est un drôle de nom !) est un acteur de TV des seventies, essentiellement connu pour avoir joué le chef des jeunes héros de la série « LA NOUVELLE ÉQUIPE ». Il fut également flic dix ans plus tôt dans la centaine d’épisodes de « THE DETECTIVES ».

Au cinéma, il a surtout joué les militaires dans « PERMISSION JUSQU'À L’AUBE », « LE GÉNÉRAL CASSE-COU » ou « LES DÉCHAÎNÉS ». On l’aperçoit dans « LE DERNIER NABAB ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 93 ans. Happy birthday, Tige (oui, ça fait bizarre).

TIGEANDREWS

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