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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:06

CAPT NEWMAN (1)Précédant de sept ans l'iconoclaste « M*A*S*H* » d’Altman, « LE COMBAT DU CAPITAINE CAPT NEWMANNEWMAN » en porte déjà les germes irrévérencieux. Situé dans un hôpital militaire, dans la sectionCAPT NEWMAN (2) psychiatrique pendant la WW2, le film parvient à créer un équilibre aussi précaire qu’improbable entre le drame humain et la grosse comédie burlesque. Sans jamais complètement céder à l’un ou à l’autre. C'est déjà sensible dans le casting qui oppose un Gregory Peck raide et digne comme à son habitude, à un Tony Curtis hilarant en infirmier surdoué et débrouillard : on dirait qu'ils font chacun leur film de leur côté et se croisent de temps en temps !

Le scénario est un peu construit comme un film à sketches, étudiant plusieurs cas CAPT NEWMAN (3)successivement. Tous ne sont pas du même calibre. Ainsi si Eddie Albert est épatant en colonel rongé par le remords qui dédouble sa personnalité, Bobby Darrin – sorte de Coluche yankee – est insupportable de cabotinage éhonté et vampirise une bonne partie du métrage. Robert Duvall (qui sera aussi du Altman, tiens…) est déjà égal à lui-même en jeune officier catatonique, enfermé dans sa honte et Angie Dickinson n’a pas grand-chose à faire dans un personnage très convenu d’infirmière sexy, véritable madonne des HP.

En fait, cela ressemblerait presque à un pilote de série TV. On imagine très bien un cas à résoudre chaque semaine pour le bon capitaine Newman, car l’humour n’est pas très éloigné de certaines sitcoms deCAPT NEWMAN (4) l’époque. C'est d'ailleurs ce qui ressort le mieux du film aujourd'hui, car les séquences « sérieuses » paraissent naïves et schématiques, réduisant la psychothérapie à une bonne dose de penthotal, une grosse crise de larmes et basta !

Très bien photographié par Russell Metty, « LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN » quoique très daté, se laisse tout de même regarder sans déplaisir, surtout grâce à un Curtis absolument déchaîné : le numéro de danse en yiddish lors de la fête de Noël à la fin, est un pur régal !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:11

DESERT TARTARES (2)Inspiré du chef-d’œuvre de Dino Buzzati, « LE DÉSERT DES TARTARES » avait tout pour échouer dans son entreprise : un sujet considéré comme inadaptable, un scénario de DESERT TARTARESplus de deux heures où il ne se passe rigoureusement rien, un casting de coproduction. Mais par la grâce du talent deDESERT TARTARES (1) son réalisateur Valerio Zurlini, le film prend son envol dès les premières minutes et apparaît comme une sorte de western métaphysique, qui pose bien plus de questions qu'il n’apporte de réponses et envoûte durablement.

Le décor naturel de ce fort perdu au milieu de nulle part est fascinant. Et il est l’âme de cette histoire hautement symbolique qui parle de l’absurdité de la guerre, sans qu’on n’y voie un seul combat, de la folie des hommes alors qu'ils ne font rien. Rien qu’attendre un ennemi sans visage, quitte à laisser filer leur vie et leur jeunesse entre leurs doigts. DESERT TARTARES (3)Arrivé en jeune officier conquérant et ambitieux, le lieutenant Drogo se transforme progressivement en vieillard émacié, flageolant, comme si le fort avait aspiré toute vie de ses veines. Peu à peu, Drogo devient tous ces hommes qui l’ont précédé et qui lui semblaient si absurdes à son arrivée. Jacques Perrin est exceptionnel dans ce qui reste le rôle de sa vie. Sa transformation physique qu’on ne remarque qu’à la toute fin, est admirablement amenée. À ses côtés, Giuliano Gemma est très surprenant, Jean-Louis Trintignant discret en médecin résigné, Max Von Sydow a rarement été meilleur. Un magnifique cast d’ensemble.

La photo de Luciano Tovoli est pour beaucoup dans la réussite du film, tout comme la BO d’Ennio Morricone particulièrement inspiré.

« LE DÉSERT DES TARTARES » est un quasi chef-d’œuvre, un film qui marque profondément et donne à réfléchir quant à l’absurdité de nos existences…

 

À NOTER : le film, copro franco-italo-allemande est étonnamment inédit en DVD en France. On peut le trouver aux U.S.A. aux éditions « NO SHAME » en italien sous-titré anglais, dans un très beau transfert. Il serait grand temps qu'il soit réhabilité. En Blu-ray, tiens !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 12:18

« THE SET-UP » est un épisode de la 1ère saison des « RUES DE SAN FRANCISCO » réalisé par George McCowan, qui confronte le lieutenant Stone (Karl Malden) à un vieux mythe du polar : le ‘hitman’, autrement dit le tueur à gages.

RUES SAN FRANCISCO whitman

Stuart Whitman, rugueux et taciturne, s’est retiré en France depuis huit ans. À l’appel de son ex-employeur, il revient au pays pour un dernier contrat. En fait, c'est un piège destiné à l’éliminer pour qu'il ne puisse jamais témoigner d’un meurtre dont il fut le témoin. L’épisode est bâti sur le vieux cliché du tueur rêvant d’une retraite impossible. Whitman y est presque parvenu puisqu’il est devenu un père de famille. Mais son passé le rattrapera, évidemment.

Pas particulièrement original, le film tient par la présence de sa ‘guest’ principale, un Stuart Whitman hyper ‘pro’ mais qui a visiblement perdu la main. À ses côtés, Jack Albertson en barman aveugle qui le trahit pour une transplantation de cornée, l’élégant Jason Evers en mafioso planche-pourrie et Claudine Longet, starlette française connue pour son rôle dans « LA PARTY ».

À retenir tout de même, une volonté de réalisme dans la mise en scène, qui évite les nuits américaines et les transparences lors des séquences en voiture.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:34

Ce n’est pas parce qu’aujourd'hui est un jour férié, qu'il faut négliger les dossiers importants. Un exemple ? Le lien occulte et inexpliqué récemment découvert entre Charles Bronson, mascotte de « WWW » et… les ice-creams.

Cela a apparemment commencé avec « HOT ICE CREAM », un épisode de « MAN WITH A CAMERA ». Charley n’y mange pas de glace, mais il enquête sur le très méchant Lawrence Tierney qui se fait passer (le salaud !) pour un marchand de crèmes glacées. On aperçoit son chariot à l’arrière-plan de la 1ère photo. Est-ce là qu’a démarré l’obsession ?

BRONSON ice cream

Quelques années plus tard, c'est dans un épisode du « FUGITIF » que Bronson mord allègrement dans un cône, alors que rien ne le justifie scénaristiquement parlant. Cinq ans plus tard, dans « LE FLINGUEUR », il photographie sa cible à Naples en mangeant un ‘cornetto’ crémeux qu'il se refuse à jeter, alors qu'il est en pleine filature. L’addiction s’accentue.

Et elle se confirme définitivement dans « LE JUSTICIER DE NEW YORK » où il abat un loubard en pleine rue en dégustant un eskimo.

Freud aurait certainement quelque chose à dire là-dessus. MAIS... QUOI ???

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 07:37

Cela fait maintenant plusieurs années que ses choix artistiques et ses prestations peuvent laisser perplexes. Mais on l’avait beaucoup aimée, Renée Zellweger à ses débuts, que ce soit dans le méconnu « THE WHOLE WIDE WORLD » ou face à Tom Cruise dans « JERRY MAGUIRE » et dans le rôle-titre de « NURSE BETTY ». À partir du « JOURNAL DE BRIDGET JONES », l’attraction a fondu comme neige au soleil. Mais tout espoir n’est pas perdu, comme l’a prouvé son rôle de ‘tough girl’ dans « RETOUR À COLD MOUNTAIN » !

Aujourd'hui, elle fête ses 42 ans. Happy birthday, Renée.

ZELLWEGER anniv

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:22

LARAMIE durDans « LA LOI DU SEIGNEUR » de William Wyler, quelques comédiens débutants apparaissent quelques secondes, tels Doug McClure, le nain Billy Curtis ou Joe Turkel.

Mais si on regarde plus attentivement la séquence de la fête foraine, on reconnaît deux acteurs qui allaient se retrouver trois ans plus tard pour devenir les héros de la série TV « LARAMIE » : John Smith et Robert Fuller.

LARAMIE dur (1)

Le premier a un bon petit rôle de Quaker costaud et batailleur et le second ne fait qu’une figuration en soldat qui regarde Gary Cooper s’exercer au tir.

Il faut bien démarrer quelque part…

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:06

LOI DU SEIGNEUR (1)À quoi peut bien tenir le charme persistant de « LA LOI DU SEIGNEUR » ? Un film qui en toute logique devrait irriter, exaspérer même, à cause d’une ambiance à la « PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE », d'une musique de chœurs qui renvoie à ce qu'il y a de plus LOI DU SEIGNEURsirupeux chez Disney et d'un discours pas très clair sur la non-violence.

Il y a fort à parier que si ce film garde un tel attrait aujourd'hui, il le doit en grande partie à la présence de Gary Cooper. C'est indéniablement un de ses rôles les plus sympathiques et il y déploie sans aucun complexe sa vieille panoplie de mimiquesLOI DU SEIGNEUR (2) embarrassées, de gestes ébauchés, de sourires en coin avec un métier achevé. Alors qu'il était lui-même marié à une Quaker dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » tourné cinq ans plus tôt, ‘Coop’ se retrouve ici confronté au même dilemme : que faire quand on a fait serment de ne jamais avoir recours à la violence, lorsqu’on vous attaque ? Le scénario étant en grande partie tourné vers la comédie familiale, les enjeux ne vont pas très loin. Il suffit d’un balai pour chasser des pillards affamés et si quelques seconds rôles trouvent la mort, toute la famille s’en sort avec des égratignures. Même l’oie !

« LA LOI DU SEIGNEUR » est un film sur lequel il est facile d’ironiser. Mais force est de LOI DU SEIGNEUR (3)reconnaître qu'il fonctionne toujours, malgré ses redondances et une certaine lourdeur. La mise en scène de William Wyler est comme toujours d’une rigueur irrépro-chable. D'ailleurs, il aligne quelques courses de carrioles qui pourraient annoncer le morceau de bravoure de « BEN-HUR » qu'il tourna deux ans plus tard. Notons aussi un ton parfois égrillard plutôt inattendu avec un sujet pareil, tout particulièrement une séquence dans la ferme d’un quatuor de femmes privées d’hommes, qui frise la pantalonnade.

Dorothy McGuire a bien du mérite de se sortir d’un rôle aussi casse-pied et moralisateur, Anthony Perkins joue les ados tourmentés et Robert Middleton est excellent en voisin hilare.

Un spectacle optimiste et tranquille, qu’on jugerait certainement avec moins d’indulgence, sans la présence de Cooper, dont le timing comique est un plaisir de chaque instant.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 17:55

« HONEY WEST » est une série d’espionnage tournée entre 1965 et ’66, qui se voulait une sorte de réponse américaine à « CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR ». L’héroïne n’est d'ailleurs pas sans évoquer physiquement et par ses tenues, la première co-équipière de Steed, Honor Blackman.

Espionne et détective privée, Honey West travaillait en tandem avec un partenaire viril. Les héros étaient interprétés par Anne Francis et Jon Ericson qui jouaient des frères et sœurs exactement dix ans plus tôt au grand écran dans « UN HOMME EST PASSÉ ».

« ROCKABYE THE HARD WAY » est le 15ème épisode de la série. Nos enquêteurs sont engagés par un chauffeur-routier qui a perdu son job, soupçonné d’avoir volé du matériel informatique. Cela commence au Mexique dans des décors sortis d’un vieil épisode de « ZORRO » pour finir à L.A. où nos privés affrontent de vilains espions friands de high-tech.

HONEY WEST baker

C'est gentiment débile, extrêmement fauché, les cascadeurs sont douloureusement reconnaissables à chaque petite action physique (Anne Francis change fréquemment de gabarit !), mais c'est emblématique des sixties, où tout le monde cherchait à ramasser les miettes du succès planétaire des aventures de 007. L’amateur appréciera les formes de l’actrice principale moulées dans des tenues sexy. À noter que l’épisode marque les tout débuts de Joe Don Baker devant une caméra : c'est lui qui enrôle nos héros et il apparaît le temps de deux séquences dans un ‘diner’.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 15:45

KNOCK ANY DOOR« LES RUELLES DU MALHEUR » est un des films les plus simples de la filmo de Nicholas Ray et peut-être son plus émouvant. Raconté en un enchaînement de flash-backs, le parcours de ce jeune délinquant italo-américain accusé de meurtre, porte un généreux discours sur le crime engendré par la misère, par l’indifférence et la cruauté de la société. Le laïus final de l’avocat joué par Humphrey Bogart est sincère et culpabilisant, mais la vraie force du film est de n’être pas aveuglé par sesKNOCK ANY DOOR (1) propres convictions. Au lieu d’une conclusion lénifiante, le coup de théâtre final remet tout ce qu’on vient de voir en perspective, sans au bout du compte en modifier la teneur. La culpabilité de ‘Pretty Boy’ Romano pour ce crime précis, n’a au fond que peu d’importance. Cela aurait fini par arriver un jour ou l’autre. Le combat de Bogart n’en est que plus nécessaire, même s’il est dérisoire.

‘Bogie’ est assez inhabituel dans ce rôle. Loin de ses emplois de durs à cuire cyniques, il campe un homme loyal et combatif, venu lui aussi des bas-fonds, sans jamais perdre sa foi en l'homme, qui confine à la naïveté. L’acteur – également producteur du film – a rarement été aussi séduisant et animé à l’image, se renouvelant de façon subtile. Face à lui, John Derek est idéalement casté dans un rôle écrasant qu'il remplit sans démériter. Et l’extraordinaire George Macready crève l’écran en procureur balafré et féroce. La scène où il s’acharne sur Derek au procès, donne des envies de meurtre ! Dommage que les rôles féminins soient moins fignolés. Le personnage de la femme de Romano par exemple, sorte de sainte sortie d’une image d’Épinal, confine à la caricature pure et simple.

KNOCK ANY DOOR (2)

Film de prétoire exemplaire, « LES RUELLES DU MALHEUR » n’a pas énormément vieilli et garde aujourd'hui encore tout son pouvoir d’indignation, même si les « sauvageons » ont changé de look et de langage. Et même si on sait que les avocats ressemblent rarement à Bogie…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:49

BLUE CHARLEYCharles Bronson n’est pas une vedette très représentée sur le support Blu-ray. En France, on trouve « LES 7 MERCENAIRES », qui n’est pas à proprement parler un film « de » Bronson et aux U.S.A., on peut se procurer « 12 SALOPARDS » ou « LA BATAILLE DES ARDENNES ». Encore des seconds rôles.

Curieusement, c'est en Allemagne que sont sortis trois films de l’acteur-fétiche de « WWW » : « CABO BLANCO » édité il y a déjà quelque temps. Considérant qu’un mauvais film en HD reste un mauvais film, nous n’avons pas « testé pour vous ». Mais « LE FLINGUEUR » vient de sortir sous son titre allemand « KALTER HAUCH », avec une jaquette plutôt moche et illisible, montrant des douilles sur un fond gris.

Sur le transfert, il ne faut pas s’attendre à des miracles : les films des seventies ont à peu près tous ce même look granuleux qui ne disparaît pas en haute définition. Malgré tout, l’image est plus propre, plus nette et écrase à plate-couture le tristounet DVD disponible un peu partout.

Et puis, bonne nouvelle, nos voisins d’outre-Rhin annoncent pour juin prochain un autre Bronson en Blu-ray : l’également culte « MISTER MAJESTYK » !

Danke schön…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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